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Georges d' Ostoya (Traducteur)Gustave Masson (Traducteur)
EAN : 9782070307401
96 pages
Éditeur : Gallimard (13/05/2005)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Après une longue journée de réunions, décrets et audiences, le jeune tsar s'endort en attendant sa femme pour le réveillon. Lorsqu'il rouvre les yeux, il n'est plus dans son palais mais à la frontière avec la Prusse et voit un soldat tirer sur un contrebandier. Toute la nuit, il voyage ainsi à travers la Russie et prend peu à peu conscience du poids des responsabilités qui lui incombent...
Des contes d'une vérité poignante, témoins d'une époque en train de di... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Under_the_Moon
  16 mai 2013
La plume du créateur d'Anna Karénine et moi avons été présentés : voilà pour sûr une bonne chose de faite !
Je n'ai pas été très emballée par les 2 premières nouvelles, en revanche j'ai apprécié les 2 suivantes (dont la nouvelle éponyme) qui ont été écrites sur un ton bien plus passionné.
En bref, dans ces nouvelles, Tolstoï nous parle de la Russie de la fin du 19ème siècle. Cette Russie où restent certaines marques d'élégance comme l'utilisation du français dans les hautes sphères de la société, les bals, l'armée du tsar et bien sûr, l'incarnation de la Russie : le tsar lui-même !
Passée cette jolie carte postale, Tolstoï donne aussi sa place aux paysans et aux pauvres bougres qui, loin de l'opulence des palais tentent de survivre à leur vie misérable en s'aidant des spiritueux - et pas qu'un peu ! La Russie de Tolstoï, et la Russie éternelle sans doute, c'est aussi la cruauté humaine et le mysticisme - poussé à un tel idéalisme qu'il est étonnant pour moi. Peut-être était-ce un moyen de survie - chose que moi pauvre lectrice du 21ème siècle serai à jamais inapte à comprendre ?
Et oui, qu'ils soient riches ou pauvres, qu'ils s'en offusquent ou s'y complaisent : tous ces personnages sont égaux devant Dieu - une bien maigre consolation pour ceux qui ne mangeaient pas à leur faim, certes.
Je referme donc ce recueil avec un avis positif, même si, j'ose soupçonner ce maître de la littérature russe d'avoir été plus doué dans l'art du roman que dans celui de la nouvelle. Mais peut-on lui en vouloir ?
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missmolko1
  01 janvier 2014
Je débute cette année 2014 avec ce recueil de quatre nouvelles de Tolstoï. J'ai commencé ce recueil hier 31 décembre, soir de réveillon (avec un titre comme ça, je ne pouvais pas faire autrement).
J'aime beaucoup cette collection "folio 2€", déjà pour les petits prix mais aussi et surtout car elle nous fait découvrir des textes de grands auteurs un peu moins connus. Par exemple ici, si je vous dis Tolstoï, vous pensez tout de suite a "Anna Karénine" ou encore a "Guerre et paix" mais certainement pas a "Ainsi meurt l'amour" ou a "Une âme simple".... Et pourtant c'est bien dommage car c'est quatre nouvelles sont excellentes.
Le recueil commence avec "Les mémoires d'un fou", je vous le dis de suite, c'est la nouvelle que j'ai le moins apprécié. Pourquoi ça? Tout simplement parce que je ne l'ai pas comprise. Quel message veut faire passer l'auteur? Je ne sais pas. Et de quoi souffre réellement le narrateur? Crisse d'angoisse, anxiété, fanatisme religieux? Un beau mélange de tout ça je pense....
Viens ensuite "Une âme simple", nouvelle vraiment remarquable. Il s'agit d'un jeune homme un peu simple d'esprit mais tellement attendrissant et travailleur. Son père l'envoie travailler loin de chez lui et il tombe amoureux. J'ai vraiment été touché malheureusement pas de "happy end" ici, la fin est vraiment très triste.
"Le réveillon du jeune tsar" est la troisième nouvelle qui donne ici son titre au recueil et je vais dire qu'elle est un peu a part. Ici l'auteur cherche a faire réfléchir, peut-être même a dénoncer la politique? Au début du récit, nous sommes avec le tsar et ses ministres. le tsar ne rêve que d'une chose retrouver sa jeune épouse et avoir une soirée tranquille, il expédie donc un peu les décisions a prendre. Et puis il s'endort et rêve... Il prend alors conscience a son réveil de la lourde tache qu'il a sur les épaules ainsi que le destin de milliers de personnes entre les mains.
Une nouvelle remarquablement construite.
Enfin "Ainsi meurt l'amour", ma préférée. J'ai été transporté. Quand je pense a la Russie (et la je sens que je vais me faire taper sur les doigts), j'imagine la pauvreté, la vodka et l'alcool qui coule a flot, les gens un peu rustre.... Ainsi rien de tout ça, au contraire : de l'amour, des bals, les beaux jeunes hommes qui courtisent les jeunes filles, bref bien loin de ce que je pouvais imaginer....... J'ai donc été agréablement surprise! Et puis encore une fois pas de fins heureuses, car un événement vient bouleversé tout ça... Une belle leçon de vie en tout cas et une nouvelle vraiment réussite.
Bref je suis conquise, l'écriture de Tolstoï est magnifique et elle n'a absolument pas vieilli! Ces quatre nouvelles sont vraiment très intéressante, et courte a lire alors si vous avez une soirée de libre, foncez vous ne le regretterez pas!
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Moan
  26 novembre 2012
Un tout petit livre de Tolstoï où quatre nouvelles racontent beaucoup de la Russie.
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Tipee
  02 mai 2016
C'est un recueil de contes, en partie autobiographique, traitant surtout de politique et de la misère sociale de la Russie.
A travers ces différents récits, Tolstoï décrit l'horreur des comportements de la classe dirigeante envers le peuple, ou les ennemis, se posant lui-même en désaccord total avec eux.
Le premier texte "Les mémoires d'un fou", que je pense autobiographique, le montre comme un fou, puisque en désaccord avec le reste de la société (en accord avec la folie dans les concepts de Foucault : il a donc 100 ans d'avance).
Pour en venir au conte éponyme, le narrateur est le tsar. Dépasser par son travail qui lui demande trop de ressources physiques, il s'assoupit. Il se réveille face à un homme capable de l'amener devant son peuple, le confrontant à la misère qu'il a lui-même entraîner.
Ces récits sont court, très bien écrits. Si jamais vous voulez vous plonger dans la Russie du 19ème siècle, c'est l'occasion ou jamais. le recueil se lit en moins d'une heure...
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Cer45Rt
  27 mai 2018
Ces charmants petits contes philosophiques font un certain plaisir à l'esprit ; en effet, les géniaux le Réveillon du Jeune Tsar et Ainsi meurt l'Amour, portent une patte si agréable et si particulière que l'on ne peut ignorer le génie de Tolstoï, dans son art de la prose. Jusque-là, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Mais après ? La lecture des histoires un peu simplettes, qui ne permettent plus de se rendre compte de la maîtrise tolstoïenne de l'art de la prose, Les Mémoires d'un Fou et Une âme simple, sont décevantes ; l'élégance et l'esprit du maître russe y sont moins prégnantes.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Under_the_MoonUnder_the_Moon   16 mai 2013
Voilà où vous en êtes, vous, la jeunesse d'aujourd'hui. Vous ne voyez rien d'autre que le corps. Jadis, nous n'étions pas ainsi. Plus j'aimais, plus elle devenait pour moi immatérielle. Maintenant vous voyez des pieds, des chevilles et vous déshabillez par la pensée les femmes que vous aimez. Pour moi, comme le disait Alphonse Karr, un excellent écrivain celui-là, l'objet de mon amour avait des vêtements de bronze. Nous autres, comme les bons fils de Noé, nous couvrions la nudité. Mais vous ne comprenez rien à tout cela.


(dans "Ainsi meurt l'amour" - 1903)
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TipeeTipee   02 mai 2016
Dieu a fait cela. Pourquoi? On dit : N'interroge pas, mais prie Dieu. Je priais, comme à Arzamas. Mais là-bas, ç'avaient été des prières enfantines, tandis que, maintenant, ma prière avait un sens. "Si Tu existes, révèle-moi ce que je suis et pourquoi j'existe !" Je me prosternais, je disais toutes les prières que je connaissais, j'en inventais, et j'ajoutais : "Mais révèle-Toi donc ! Mais il n'y avait pas de réponse - comme il n'y a personne pour répondre. Et je restais seul, seul avec moi-même.

(Les mémoires d'un fou)
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missmolko1missmolko1   01 janvier 2014
J'étais alors un garçon très gai, très avenant et au surplus riche. Je possédais un beau cheval qui trottait l'amble, je menais les jeunes filles sur des montagnes russes (les patins n’étaient pas encore a la mode) ; je faisais la noce avec les camarades (en ce temps-la nous ne buvions que du champagne ; si l'on n'avait pas d'argent, on ne buvait pas, mais jamais de vodka comme aujourd'hui.)

[extrait de la nouvelle : Ainsi meurt l'amour]
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   16 mai 2013
Je vis, j'ai vécu, il me faut vivre, et pourtant la mort va venir et tout anéantir. Pourquoi vivre ? Mourir ? Se tue à l'instant même ? J'ai peur. Attendre la mort ? Je le crains encore plus. Alors, vivre ? Pourquoi ? Pour mourir ?


(dans "Les mémoires d'un fou ")
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TipeeTipee   02 mai 2016
L'un avait la barbe arrachée, l'autre un bras cassé. Dans l'entrée, la fille, ivre aussi, se donnait à un vieux moujik encore plus ivre.
- Mais ce sont des bêtes féroces, dit le jeune tsar.
- Non, ce sont des enfants.
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Videos de Léon Tolstoï (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Léon Tolstoï
Léon Tolstoï : Analyse spectrale de l’Occident (1965 / France Culture). Photographie : Portrait de Léon Tolstoï, non daté • Crédits : Bettmann - Getty. Diffusion sur France Culture le 13 mars 1965. Par Pierre Sipriot. Avec Maurice Genevoix (écrivain), et les Académiciens Henri Troyat (écrivain, académicien), Jean Guéhenno (écrivain, critique littéraire) et André Maurois (romancier, biographe, conteur, essayiste). Lectures par Alain Cuny, Fernand Ledoux et Silvia Montfort. Léon Tolstoï, nom francisé de Lev Nikolaïevitch Tolstoï (en russe : Лев Никола́евич Толсто́й, [lʲɛf nʲɪkɐˈlaɪvʲɪtɕ tɐlˈstoj]), né le 28 août 1828 (9 septembre 1828 dans le calendrier grégorien) à Iasnaïa Poliana et mort le 7 novembre 1910 (20 novembre 1910 dans le calendrier grégorien) à Astapovo, en Russie, est un écrivain célèbre surtout pour ses romans et nouvelles qui dépeignent la vie du peuple russe à l'époque des tsars, mais aussi pour ses essais, dans lesquels il prenait position par rapport aux pouvoirs civils et ecclésiastiques et voulait mettre en lumière les grands enjeux de la civilisation. "Guerre et Paix" (1869), que Tolstoï a mis dix ans à écrire et qui est une de ses plus grandes œuvres romanesques, brosse le portrait historique et réaliste de toutes les classes sociales au moment de l'invasion de la Russie par les troupes de Napoléon en 1812, dans une vaste fresque des complexités de la vie sociale et des subtilités de la psychologie humaine, d'où émane une réflexion profonde et originale sur l'histoire et la violence dans la vie humaine. Tolstoï est un écrivain dont le talent a été rapidement reconnu et qui s'est fait connaître par les récits autobiographiques de son enfance et sa jeunesse, puis de sa vie de soldat à Sébastopol (Crimée). Il est devenu très célèbre, comme il le souhaitait ardemment, avec le roman "Anna Karénine" en 1877. Au terme d'une recherche aussi ardente que celle de la célébrité, menée de manière rationnelle pour répondre à ses questionnements existentiels et philosophiques, il s'enthousiasme pour la doctrine du Christ. Dès lors et jusqu'à la fin de sa vie, il exprime son idéal de la vérité, du bien, de la justice et de la paix, encore parfois dans des fictions et des nouvelles, mais surtout dans des essais. Il prône le travail manuel, la vie au contact de la nature, le rejet du matérialisme, l'abnégation personnelle et le détachement des engagements familiaux et sociaux, confiant que la simple communication de la vérité d'une personne à une autre ferait éventuellement disparaître toutes les superstitions, les cruautés et les contradictions de la vie. Après avoir été porté aux nues comme romancier, Tolstoï est devenu un point de mire en Russie et dans tout le reste de l'Europe, par admiration ou par acrimonie à cause de sa critique des Églises nationales et du militarisme. Il a eu une brève correspondance vers la fin de sa vie avec Mahatma Gandhi, qui s'est inspiré de sa « non-résistance au mal par la violence » pour mettre en avant sa doctrine de « non-violence ». Vers la fin du XXe siècle, divers courants philosophiques (libertaire, anticapitaliste, etc.) se sont réclamés de l'héritage de Tolstoï, à partir de sa critique des Églises, du patriotisme et des injustices économiques. Sa réflexion chrétienne est toujours restée en marge des grandes Églises, et son génie littéraire est universellement reconnu.
Sources : France Culture et Wikipédia
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