AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2747057917
Éditeur : Bayard Jeunesse (06/02/2019)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 12 notes)
Résumé :
« Prenez du plaisir à porter ce tee-shirt.
Les esclaves qui l'ont cousu n'en ont pas eu. »

Émilie, 17 ans, est Norvégienne. Et comme beaucoup de filles de son âge, elle aime faire les boutiques et rêver aux garçons sans penser au lendemain.
À l'autre bout du monde, Reena, 12 ans, se tue à la tâche dans une usine du Bangladesh, où elle coud des vêtements destinés aux grands magasins.
Un univers sépare les deux jeunes filles.
... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
letilleul
  31 mars 2019
« Le poing levé » de Simon Stranger est un roman excellent par son engagement dans une cause peu traitée en littterature « Young Adult » ; celui de l'industrie Mondiale du textile qui camoufle un esclavage moderne international. Il nous informe sur ce qui se passe derrière l'écriture « Made in Bangladesh » d'un vêtement. L'auteur ne passe pas par quatre chemins et tente, par le biais de l'héroïne Emilie, d'apporter un éclairage et une conscience au lecteur afin de nous faire prendre conscience des inscidences de nos achats. Il ne s'agit pas de morale mais d'une fiction documentée qui permet d'appréhender des clés de lecture du monde actuel. le discours est efficace et militant, le roman est à circuler dans toutes les consciences.
Commenter  J’apprécie          210
orbe
  18 février 2019
Emilie se retrouve seule depuis que son amie a un petit copain. Lorsqu'elle rencontre Antonio qui colle des étiquettes sur des vêtements pour alerter sur les conditions de fabrication de ces produits, elle décide de s'engager à son tour.
Elle découvre, au bout de la chaîne, les hommes, les femmes, les adolescents mais aussi un grand nombre d'enfants qui sont surexploités dans des conditions similaires à l'esclavage.
Enfermés toute la journée, manipulant parfois des matériaux toxiques et mis à la porte à la moindre faiblesse.
Leur groupe disparate tente d'alerter l'opinion publique sur l'absence de contrôle des conditions de travail de ces sous-traitants lointains qui permettent d'obtenir des produits à moindre coût : chocolat, habits mais aussi téléphones et autres appareils...
Mais leurs actions non violentes ont peu d'impacts. Faut-il passer à d'autres formes de lutte ?
Un livre sur l'engagement des jeunes et l'ouverture des yeux et de la conscience sur les conséquences de la surconsommation et des prix bas.
J'ai apprécié entendre les voix de ces êtres trop souvent invisibles. Car certains chapitres et passages les donnent en écho des propos des jeunes scandinaves.
Il y a aussi la question de l'action à la fois au sein de la société et de la famille et des moyens choisis de lutte.
Un excellent livre pour débattre et modifier nos modes de consommation !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
zazimuth
  25 septembre 2019
J'ai emprunté ce roman pour ados à la médiathèque sur les recommandations de la bibliothécaire.
J'ai aimé les thèmes abordés dans le récit et la réflexion du personnage d'Emilie mais j'ai trouvé la construction un peu décousue.
L'héroïne intègre un groupe de jeunes activistes (?) qui veulent dénoncer l'exploitation de populations plus défavorisées par la mondialisation des industries occidentales. Cela se passe en Norvège et les jeunes s'attaquent autant au commerce du cacao qu'à Apple et aux usines textiles en Asie sans oublier les conditions d'élevage des animaux dans l'agroalimentaire. Les chapitres alternent avec des bouts de vie quotidienne et le point de vue de travailleurs aux quatre coins du monde, surtout Reena qui coud des chemisiers pour H&M mais pas seulement.
Je pense que ce livre est une excellente approche de sensibilisation pour que les ados découvrent cela et les enjeux de la société de consommation. Cela donne des idées d'action en plus d'informations statistiques mais j'ai trouvé le roman moins puissant que "Made in Vietnam".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
tichoulit
  20 février 2019
Il est clair que ce roman n'y va pas par quatre chemins. Il dénonce haut et fort l'esclavage dont usent des marques de vêtements tels que H&M ou Gap pour fabriquer leur collection. " Prenez du plaisir à porter ce tee-shirt. Les esclaves qui l'ont cousu n'en n'ont pas eu." Mais ce n'est pas tout, Simon Stranger s'en prend aussi à l'industrie du chocolat et aux conditions de travail de la branche électronique ( Mac et Apple en ligne de mire). de quoi nous révolter car les fabricants à la chaîne de nos marques favorites se tuent à la tâche au Bangladesh ou en Chine, et personne ne dit rien. Personne ? Un petit groupe norvégien, se faisant appeler " Les Sauveurs du Monde" s'essayent aux actions coup de poing. Exemple : poser des autocollants sur les codes barres des vêtements avec un slogan amenant à faire réagir les gens. Leur but : amener l'opinion à se rendre compte que ce qu'ils achètent à bas prix à un coût, la surexploitation d'hommes et femmes et bien souvent d'enfants pour effectuer ce travail de fabrication. Emilie, intriguée, va rejoindre ce groupe grâce à Antonio, le leader qu'elle rencontre par hasard lors d'une de ses actions. C'est désormais toute la chaîne de fabrication ouvrière que la jeune femme va remettre en cause et interroger. Elle se révèle être une parfaite militante. Jusqu'où les mèneront ces opérations ? Faut-ils que la presse s'en mêle ? Qu'ils recrutent plus de membres ?
C'est un bon roman, qui sait divulguer l'information là où ça fait mal, qui n'hésite pas à mélanger amours et problématiques adolescents, et conditions d'enfermements des poulets dans les entrepôts. Un savant mélange n'est-il pas ? Une prise de conscience nécessaire aujourd'hui. Ce livre fait ouvrir les yeux. Je le rapprocherai de Blue Gold, d'Elizabeth Stewart publié chez Bayard aussi il y a quelques années.
Cependant, il 'est pas parfait à mon sens: la construction est alambiquée, ce mélange de personnages et de formes de narration au sein d'un même chapitres n'est pas évident et on perd un peu le fil du récit. Ensuite, l'écriture est à mon sens trop simple, oui ça se lit vite mais il y a peu de style ( la traduction est-elle en cause ?). Enfin, la fin ouverte m'a énormément déçue. On termine en pleine action, laissant des doutes, des questions, on s'attend à un retour sur leur dernière action d'exception, et non ça se finit comme ça. C'est tellement dommage. Comme si, tout ce qu'on avait lu jusqu'à maintenant sur cette association émergente, n'avait servi à rien...
À part cela, le poing levé est un bon roman engagé, qui parle de faits réels, de la vraie vie d'objets qu'on connait (vêtements, électroniques, nourriture...), de la société de consommation. Il nous invite à nous battre nous aussi pour des causes fortes, parce qu'une petite action par personne, peut avoir d'énormes conséquences.
Lien : https://lelamaquilit.blogspo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
leslecturesdeDoris
  10 mars 2019
T'es tu déjà demandé comment étaient fabriqués tes vêtements, ta nourriture, tes accessoires ?
Après avoir lu ce livre, tu devrais normalement te poser la question…
Pour moi qui suis engagée dans une démarche éco-responsable concernant ma consommation et mon alimentation, ce livre n'a fait que renforcer mes convictions mais j'espère qu'il permettra à un plus grand nombre d'ouvrir les yeux. Pourtant écrit en 2011-2012, on voit qu'en 2019, les mêmes problématiques sont toujours là, et ça me fait mal au coeur…
Mais revenons-en au roman.
C'est l'histoire d'Emilie, une lycéenne norvégienne comme les autres, qui aime dépenser son argent en vêtements pas chers pour se sentir jolie, intégrée et plaire aux garçons. Or un jour, en faisant du shopping, elle aide un garçon à apposer des autocollants dénonçant les conditions de fabrication sur des t-shirts et fait connaissance avec une association secrète : Les Sauveurs du monde. Leur but : faire ouvrir les yeux aux consommateurs sur les conditions de fabrication de leurs objets du quotidien et de leur alimentation. C'est un choc pour la jeune fille qui prend conscience de l'horreur de la vie de ces personnes à l'autre bout du monde qui s'échinent au travail pour le plaisir éphémère des consommateurs des pays riches… Au Bangladesh, d'ailleurs, le lecteur rencontre Reena, une adolescente qui travaille justement dans une usine de fabrication dédiée à la fast-fashion et qui rêve d'une vie meilleure dans les bras du garçon qui fait battre son coeur…
Outre Reena, l'auteur fait aussi référence à plein d'autres travailleurs de l'ombre mais aussi d'autres personnages, pour mettre en perspective tous les points de vue (même le sien !). Il n'y a pas de côté moralisateur mais l'exposition des faits est suffisamment parlante pour faire réagir le lecteur, ce qui en fait pour moi un livre incontournable pour la jeune génération qui va avoir bien du mal à réparer les erreurs de ses aînés.
Je ne vois que deux points négatifs à ce roman. La plume m'a parfois semblée un peu sèche, ce qui vient peut-être de la difficulté à traduire le norvégien et ne permet pas trop de faire passer les émotions.
La fin m'a aussi parue très abrupte, comme s'il manquait des pages au roman. C'est dommage car j'aurais vraiment voulu en savoir plus et je n'aurais pas dit non à une vingtaine de pages supplémentaires, surtout que le livre est très court et se lit quasiment d'une traite.
En tout cas, c'est un roman à lire absolument et parfaitement dans l'air du temps, que je vais m'empresser de recommander largement en espérant une prise de conscience massive. Après tout, si chacun agit à son niveau, on a peut-être encore une chance de corriger le tir.
Lien : http://dorisbouquine.canalbl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
chieuxabigaelchieuxabigael   15 février 2019
Je suis le garçon mort qu'on porte à travers un camp de réfugiés au soudan. Mes bras pendent ballants et mon pied se balance chaque pas de mon père , comme si mon pied se souvenait du ballon de foot [....]
Je suis la fille qui travaille à Derrin Electronics à Dongguan, en chine et qui dort dans un dortoir avec onze autres filles. Toutes Jeunes.[....]
Je suis la petite fille de sept ans qui creuse à mains nues pour trouver du micca brillant, à la périphérie d'une métropole en Inde. [....]
je suis Min, la fille qui a installé le disque dur dans le Mac de Lars dans une gigantesque usine à Dongguan. cela fait un an que je suis venue dans cette grande ville et, comme tant d'autres, j'ai compris que je ne pourrais pas rentrer chez moi [....]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
orbeorbe   17 février 2019
Sais-tu qui a assemblé les comosants de ton téléphone portable ? Que c'est peut-être fait la nuit, par une adolescente de seize ans ? Sais-tu combien d'heures d'affilée les ouvriers travailent ? Connais-tu leur salaire misèrable ?
Commenter  J’apprécie          50
letilleulletilleul   31 mars 2019
Prenez du plaisir à porter ce tee-shirt.
Les esclaves qui l'ont cousu n'en ont pas eu.
Commenter  J’apprécie          100
zazimuthzazimuth   25 septembre 2019
Des êtres humains au plus bas de l'échelle. Les invisibles.
Des êtres humains qui créent tout ce dont nous aimons nous entourer. Ce sont eux qui cueillent le coton pour nos vêtements. Ce sont eux qui cueillent les fruits dans de gigantesques plantations. Ce sont eux qui cousent, qui construisent des routes et qui extraient le charbon pour alimenter les centrales électriques. Des gens qui sacrifient leur vie et leur santé pour que nous puissions, par une belle journée d'été, exhiber un nouveau tee-shirt ou jouer avec un nouveau téléphone portable.
Notre rôle dans les Sauveurs du monde est de rendre à ces personnes leur visibilité. D'ouvrir les yeux des gens. De leur montrer le vrai visage du monde dans lequel ils vivent. (p.32)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
zazimuthzazimuth   25 septembre 2019
A quoi ça sert de dire qu'on respecte des normes éthiques si l'on interdit aux gens de l'extérieur de vérifier si elles sont réellement suivies ? Tous ces blablas sur les valeurs éthiques, c'est comme les bonnes résolutions du Nouvel An... Sauf que maintenant il y a des gens qui sont morts à cause de cette hypocrisie. (p.222)
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : société de consommationVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Charade-constat

Première saison d'une épopée

Iliade
Bible
Saga
Genji

6 questions
33 lecteurs ont répondu
Thèmes : sociologie , météorologie , vacancesCréer un quiz sur ce livre