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Émile Burnouf (Traducteur)H Bornecque (Traducteur)
ISBN : 2080700715
Éditeur : Flammarion (04/01/1999)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Dans les Annales, on trouve d'abord un siècle d'histoire romaine - le plus grand - d'Auguste à Néron.
Les scènes dramatiques ou sanglantes, les catastrophes y abondent, comme les personnages complexes, les figures hors série, du philosophe Sénèque au monstrueux Néron. Par-delà, Tacite propose une théorie du pouvoir politique : comment devient-on dictateur ? Comment une démocratie se soumet-elle à un pouvoir totalitaire ? comment se comporter dans ces situatio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
LydiaB
  26 novembre 2012
On apprend énormément en lisant ce livre. Oui, mais quoi de plus qu'un autre livre d'Historien romain me demanderez-vous ? Ce à quoi je répondrai qu'il est toujours intéressant de comparer. Et puis, on découvre des choses qui sont uniques à chacun. Ainsi, dans Les Annales de Tacite, je me suis rendue compte qu'un peuple mentionné avait un nom particulier : "les Chattes". Il s'agit d'un peuple germanique ancien ayant joué un rôle important dans la fin de l'expansion romaine au-delà du Rhin. Ils sont à l'origine de la Hesse actuelle. Quand je vous disais qu'on était toujours surpris ! Ah, relire des classiques, ça a quand même du bon !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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michfred
  23 février 2015
Encore une passionnante leçon d'histoire romaine, celle de l'Empire,en suivant les règnes successifs d'Auguste, Tibère, Caligula, Claude et Néron.
Autant le premier est un homme d'état véritable, le pendant un peu plus paternaliste et autocratique de Périclès en Grèce- autant les suivants (et après Néron, les choses ne sont pas allées en s'améliorant!) sont des figures inquiétantes, terribles ou carrément des fous furieux à enfermer!
Une petite prédilection pour les fous furieux, peut-être? C'est en tous les cas en lisant les annales que Racine a puisé les traits de son Néron, de sa redoutable mère et de leur billard à deux bandes: tu ne m'écoutes plus, je chouchoute Britannicus, tu chouchoutes Britannicus, j'empoisonne ce petit con...
La tragédie et ses ingrédients de choc: sexe, pouvoir, inceste et poison- les 12 Césars à des doses variables ont de quoi satisfaire Corneille, Racine, Shakespeare et leurs héritiers..
Le coup d'état de Néron après le meurtre enfin réussi de sa mère -il avait fait quelques tentatives infructueuses, dure à occire, la vieille...- est un vrai modèle de prise de pouvoir fasciste: on occupe les instances religieuses et le sénat par des prières publiques et des voeux de prompt rétablissement, on fait monter la garde prétorienne, on nomme quelques séides aux postes-clés...et pendant que la vieille impératrice rend son dernier souffle sous des couvertures, on fait proclamer le trop jeune Néron empereur par des soldats armés jusqu'aux dents..Imparable!
Tacite, comme Thucydide, a une langue acérée et dense, un sens inné de la narration rapide et ciselée, un art de la rhétorique, et une acuité psychologique dans ses portraits qui rendent sa lecture vivante, passionnante, toujours actuelle.Chez lui, rien de vulgaire ou de facile, de crédule ou de racoleur comme c'est souvent le cas chez Suétone, qui a raconté les mêmes règnes troublés, mais sans faire le tri ni imposer de cohérence à son récit.
On lit Tacite comme un historien, un romancier, un dramaturge, un psychologue. Comme un moderne.
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pdbloti17730
  08 mai 2016
Pour qui veut comprendre ce que grandeur veut dire.
Le livre somptueux d'un écrivain de génie à la hauteur de son sujet.
Vérité historique? je ne sais pas
Mais la Rome de Tacite me fait rêver depuis toujours.
Époque où la médiocrité n'existait pas.
Ouvrage taillé dans le marbre !
Ouvrage si universel qu'il est immédiatement accessible à tout public
Star War petit bras à côté...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   26 novembre 2012
(Cécina chez les Chattes)
LVI. Germanicus donne à Cécina quatre légions, cinq mille auxiliaires et les milices levées à la hâte parmi les Germains qui habitent en deçà du Rhin. Il prend avec lui le même nombre de légions et le double de troupes alliées, relève sur le mont Taunus (1) un fort que son père y avait jadis établi, et fond avec son armée sans bagages sur le pays des Chattes, laissant derrière lui L. Apronius, chargé d'entretenir les routes et les digues. Une sécheresse, rare dans ces climats, et le peu de hauteur des rivières, lui avaient permis d'avancer sans obstacles ; mais on craignait pour le retour les pluies et la crue des eaux. Son arrivée chez les Chattes fut si imprévue, que tout ce que l'âge et le sexe rendaient incapable de résistance fut pris ou tué dans un instant. Les guerriers avaient traversé l'Éder à la nage et voulaient empêcher les Romains d'y jeter un pont. Repoussés par nos machines et nos flèches, ayant essayé vainement d'entrer en négociation, quelques-uns passèrent du côté de Germanicus ; les autres, abandonnant leurs bourgades et leurs villages, se dispersèrent dans les forêts. César, après avoir brûlé Mattium, chef-lieu de cette nation, et ravagé le plat pays, tourna vers le Rhin. L'ennemi n'osa inquiéter la retraite, comme le font ces peuples lorsqu'ils ont cédé le terrain par ruse plutôt que par crainte. Les Chérusques avaient eu l'intention de secourir les Chattes ; mais Cécina leur fit peur en promenant ses armes par tout le pays. Les Marses eurent l'audace de combattre : une victoire les réprima.

1. Selon Malte-Brun, le mont Taunus est situé au nord de Francfort, et se nomme aujourd'hui die Hoehe (la hauteur).
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finitysendfinitysend   11 septembre 2012
( assassinat de Britannicus par Néron )
Livre XIII , XVI ,
C'était l'usage que les fils des princes mangeassent assis avec les autres nobles de leur âge, sous les yeux de leurs parents, à une table séparée et plus frugale. Britannicus était à l'une de ces tables. Comme il ne mangeait ou ne buvait rien qui n'eût été goûté par un esclave de confiance, et qu'on ne voulait ni manquer à cette coutume, ni déceler le crime par deux morts à la fois, voici la ruse qu'on imagina. Un breuvage encore innocent, et goûté par l'esclave, fut servi à Britannicus ; mais la liqueur était trop chaude, et il ne put la boire. Avec l'eau dont on la rafraîchit, on y versa le poison, qui circula si rapidement dans ses veines qu'il lui ravit en même temps la parole et la vie. Tout se trouble autour de lui : les moins prudents s'enfuient ; ceux dont la vue pénètre plus avant demeurent immobiles, les yeux attachés sur Néron. Le prince, toujours penché sur son lit et feignant de ne rien savoir, dit que c'était un événement ordinaire, causé par l'épilepsie dont Britannicus était attaqué depuis l'enfance ; que peu à peu la vue et le sentiment lui reviendraient. Pour Agrippine, elle composait inutilement son visage : la frayeur et le trouble de son âme éclatèrent si visiblement qu'on la jugea aussi étrangère à ce crime que l'était Octavie, soeur de Britannicus : et en effet, elle voyait dans cette mort la chute de son dernier appui et l’exemple du parricide. Octavie aussi, dans un âge si jeune, avait appris à cacher sa douleur, sa tendresse, tous les mouvements de son âme. Ainsi, après un moment de silence, la gaieté du festin recommença.
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finitysendfinitysend   11 septembre 2012
Le Problème des débordements du Tibre ) .
Les Annales de Tacite , livre I ,
LXXIX. Le sénat examina ensuite, sur le rapport d'Arruntius et d'Atéius, si, afin de prévenir les débordements du Tibre, on donnerait un autre écoulement aux lacs et aux rivières qui le grossissent. On entendit les députations des municipes et des colonies. Les Florentins demandaient en grâce que le Clanis ne fût pas détourné de son lit pour être rejeté dans l'Arno, ce qui causerait leur ruine. Ceux de Terni parlèrent dans le même sens : "On allait, disaient-ils, abîmer sous les eaux et changer en des marais stagnants les plus fertiles campagnes de l'Italie, si l'on ne renonçait pas au projet de diviser le Nar en petits ruisseaux." Riétin ne se taisait pas sur le danger de fermer l'issue par où le lac Vélin se décharge dans le Nar : "Bientôt ce lac inonderait les plaines environnantes. La nature avait sagement pourvu aux intérêts des mortels, en marquant aux rivières leurs routes et leurs embouchures, le commencement et la fin de leur cours. Quelque respect aussi était dû à la religion des alliés, chez qui les fleuves de la patrie avaient un culte, des bois sacrés, des autels ; le Tibre lui-même, déshérité du tribut des ondes voisines, s'indignerait de couler moins glorieux." Les prières des villes ou la difficulté des travaux ou enfin la superstition, firent prévaloir l'avis de Pison, qui conseillait de ne rien changer.
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LydiaBLydiaB   26 novembre 2012
Ségeste et Arminius
LV. Sous le consulat de Drusus César et de C. Norbanus, le triomphe fut décerné à Germanicus, quoique la guerre durât encore. Il se disposait à la pousser vigoureusement pendant l'été ; ce qui n'empêcha pas que, dès les premiers jours du printemps, il ne fît par avance une soudaine incursion chez les Chattes. Il comptait sur les divisions de l'ennemi, partagé entre Ségeste et Arminius, qui avaient tous deux signalé envers nous, l'un sa fidélité, l'autre sa perfidie. Arminius soufflait la révolte parmi les Germains : Ségeste en avait plus d'une fois dénoncé les apprêts. Même au dernier festin, après lequel on courut aux armes, il avait conseillé à Varus de s'emparer de lui Ségeste, d'Arminius et des principaux nobles : "La multitude n'oserait rien, privée de ses chefs ; et le général pourrait à loisir discerner l'innocent du coupable." Mais Varus subit sa destinée, et tomba sous les coups d'Arminius. Ségeste, entraîné à la guerre par le soulèvement général du pays, n'en garda pas moins ses dissentiments, et des motifs personnels achevaient de l'aigrir. Sa fille, promise à un autre, avait été enlevée par Arminius, gendre odieux, qui avait son ennemi pour beau-père ; et ce qui resserre, quand on est d'intelligence, les nœuds de l'amitié, n'était pour ces cœurs divisés par la haine qu'un aiguillon de colère.
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