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ISBN : 2203017392
Éditeur : Casterman (07/11/2008)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 132 notes)
Résumé :
En cette année de commémoration du 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre, et alors que le dernier poilu vient de disparaître, Tardi renoue avec la mémoire de 14-18 à travers son nouveau projet: une évocation en bande dessinée du premier conflit mondial, et de la place qu’y ont occupée, au quotidien, les hommes qui s’y sont affrontés et entretués. Un récit de fiction, mais où le souci de véracité et la rigueur de la reconstitution historique occupent une pla... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
RosenDero
  10 février 2017
Les premières années de la grande guerre, du point de vue d'un fantassin français conscient de l'absurdité des combats.
Outre les informations nombreuses (complétées par un dossier documentaire très fourni), on retiendra de cette BD (et de l'oeuvre de Tardi en ce qui concerne cette période) le réalisme froid et dur avec lequel la « putain » de guerre est décrite.
Loin des manuels d'histoire, des macro-évènements et des stratagèmes politiques, c'est la (sur)vie quotidienne des hommes envoyés à la boucherie qui est montrées là. Avec tout ce qu'elle peut avoir de plus crade ou perturbant, qu'il s'agisse de manger de la boue ou de retrouver un ami s'étant fait sauter la cervelle, ou de (moyennement) rassurant, pour une trêve de Noël ou dans le refus d'assassiner ses semblables…
L'emploi du vocabulaire des tranchées est très immersif (et comme les choses sont bien faites, on a même le droit à un lexique en fin de tome) ; certains dessins font froid dans le dos.
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Davalian
  04 février 2017
Publié à l'occasion du 90ème anniversaire de la fin de la Grande Guerre, Putain de guerre s'intéresse aux années 1914-1916 et offre un récit mémoriel assez déconcertant.

Jacques Tardi s'est associé à Jean-Pierre Verney pour produire un album atypique. Nous touchons ici aux limites de la bande dessinée. La mise en page est particulière : il faut compter trois panoramas par planche avec un texte assez abondant. Il y a une certaine articulation entre les deux, mais le plus souvent cette présentation donne l'impression de faire défiler des petits tableaux commentés.

Ce manque de dynamisme est assez déroutant, il donne l'impression d'être une synthèse malheureuse entre explications et images. Par ailleurs, en fin d'ouvrage du texte attend encore le texte. le seul mérite de ce discours se limite à la mise en page façon journal et les photographies. Tout ce qui est développé dans l'album ne brille pas par son originalité sinon par la volonté assumée de contester tout ce qui s'est fait pendant cette période douloureuse. L'orientation pacifiste rend impossible toute démarche historique… pourtant les auteurs tentent de jouer cette carte là.

Il est difficile d'entrer dans le récit. le protagoniste que l'on nous propose de suivre est trop formaté. Il s'agit d'un jeune homme mais dont les réflexions trahissent la main et les réflexions de quelqu'un qui comprend les événements avec une vision politique très orientée.. Autant dire qu'il n'est pas ici question d'histoire mais de contestation et de revendication.

Certaines pistes sont intéressantes mais elles finissent invariablement par se heurter à cette approche trop partisane. Ainsi, l'insertion de l'argot est une idée riche mais contrebalancée par le recours trop fréquent aux insultes, certaines sont banalisées (boche) alors qu'elle comporte une violence plus grande que d'autres. Amalgames et approximations historiques sont trop nombreux pour faire de cet album quelque chose de sérieux. Pour enfoncer le clou, l'on nous offre même une référence en verlan !

Il faudra également adhérer au style graphique. Les dessins sont assez particuliers. Très honnêtement, certains donnent l'impression d'avoir été composés par un enfant talentueux, mais certainement pas par un professionnel du crayon. Les proportions, notamment posent question. Plusieurs scènes sont à la limite du soutenable et il est évident que Tardi a lourdement insisté sur certains détails scabreux. le pas du glauque et du gore est franchi nous laissant avec un profond sentiment de malaise. Assurément l'on ne sort pas indemne de cette lecture…

La démarche peut plaire ou déplaire et susciter des positions bien campées. Ce premier album a donc le mérite de permettre un débat. Il est toutefois fortement recommandé aux moins informés sur la période de passer leur chemin et de revenir un peu plus tard, tant l'approche est partisane et orientée.
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BrunoA
  23 mars 2013
Superbes albums de Tardi qui décrit sans fard l'horreur vécue par des générations entières de jeunes hommes envoyés à une mort certaine pour arracher une victoire qui n'est venue que bien tardivement avec l'aide des Alliés.
Des images très réalistes dont certaines sont inspirées de photos réelles ou des films réalisés par l'armée dans les tranchées.
On vit, par l'intermédiaire d'un soldat, toute la souffrance d'hommes confrontés chaque jour à une indicible horreur et aux mitrailleuses ennemies.
Témoignage implacable qui permet à ces malheureux poilus, dont les tombes jonchent certaines de nos régions, de ne pas être oubliés.
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badpx
  20 août 2018
Cette BD est une sorte de journal de la guerre, raconté du point de vue d'un soldat, englué dans le combat qui ne sait pas trop où il est ni où il va. Et donc la principal préoccupation est de rester en vie. Il perçoit de loin des soubresauts d'offensives décidées par des généraux bien éloignés des réalités des tranchées, sans qu'elles ne soient des démonstrations de forces suffisantes à faire reculer l'ennemi.
La BD seule n'apporte pas beaucoup d'informations. C'est le dossier très complet en fin de volume qui replace les événements racontés par le soldat, dans une situation plus globale.
Un livre édité à l'occasion des 90 ans de la fin de la guerre, bien loin de ce que je me souviens avoir appris sur les bancs de l'école, où les cours d'histoire était encore très patriotique (qu'en est il aujourd'hui). Ce récit m'a donc touchée, troublée : comment une telle boucherie est possible ?
A méditer donc.
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bdelhausse
  30 avril 2016
Au départ, j'ai eu un stress. Tardi en couleur? J'aime Tardi, en duo avec Verney. C'est puissant, dur, sans concession, mais généralement sans (trop de) parti pris. Alors, le voir "colorisé", même si c'est Tardi qui est à la manoeuvre, cela m'a surpris. Et puis, j'ai été saisi, transporté, cueilli, bombardé, explosé... Car Tardi joue avec les couleurs pour mieux renforcer l'horreur. Ah oui, le beau pantalon rouge garance... et les sombres nuances de brun, les gris et les bleus... C'est impeccable, en fait.
Ici, les deux auteurs proposent de suivre un poilu comme tant d'autres. Il est projeté, balancé. Son amie est à Paris, elle participe à l'effort de guerre.
Il est de tous les coups durs. Il est à la Butte du Vauquois, puis à Verdun. Il voit les désertions, les exécutions, les Tommies qui entrent en guerre. Les Sénégalais, les Indiens et les Russes. Il se fait même un "kamarad" à un moment.
Les 10 pages d'explications historiques de Verney sont impeccables à nouveau. Documentées, sans pathos, avec des photos et des chiffres. Tout cela glace le sang.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
EnkiEnki   14 novembre 2014
C'est là, au cœur du brasier, que je les aurais voulus, tous les gros malins : Joffre, le Président, le Kaiser, les ministres, les curés, tous les généraux, et ma mère pour m'avoir mis au monde !
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RosenDeroRosenDero   10 février 2017
Les Anglais tenaient à ce que les peuplades de leur empire colonial - qu'ils aveint "éduquées" et auxquelles ils avaient apporté les bienfaits inestimables de leur magnifique civilisation - participent un peu à leur guerre, ne serait-ce que par décence, histoire de rendre un petit service à leurs "bienfaiteurs"... Que les choses n'aillent pas toujours dans le même sens !
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BibliotekanaBibliotekana   21 octobre 2014
C'est qu'il en fallait de la viande humaine pour rassasier les appétits insatiables de nos maîtres !
C'est qu'il en fallait de la viande, pour nourrir les hommes qui allaient mourir, les boyaux à l'air, encore remplis de la bidoche chaude et puante des bêtes !
C'est qu'il en fallait, c'était fatal, de la viande, puisqu'on avait fait de nous des moutons d'abattoir !
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RosenDeroRosenDero   08 février 2017
"Je pense que ces évènements sont fort heureux, il y a quarante ans que je les attends. La France se refait, et selon moi, elle ne pouvait pas se refaire autrement que par la guerre qui la purifie."
Alfred BAUDRILLART. Évêque.
Le Matin. 16/08/1914
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BibliotekanaBibliotekana   21 octobre 2014
Les Tommies, eux non plus, n'étaient pas mécontents du déplacement. "Dieu est mon droit" contre "Dieu est avec nous"... Obligatoire que ça finisse mal ! Mais qui pouvait bien être ce Monsieur Dieu ? Encore un de ces faux-culs qui bouffent à tous les râteliers !
"Chacun pour soi et Dieu contre tous" : la voilà la vraie formule magique pour les petits enfants !
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Videos de Jacques Tardi (78) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Tardi
Max Cabanes est un grand nom de la bande dessinée et un témoin privilégié des grandes heures de la production française. L?homme natif de Béziers a la gouaille du sud mais la modestie et la discrétion d?un auteur inconnu. Et pourtant, quelle carrière ! Remarqué dans la série "Dans les villages", il travaille avec Jean-Claude Forest, scénarise ou dessine des récits fantasmagoriques et réalise une superbe fresque dans la ville d?Angoulême. Il obtient même le Grand Prix d?Angoulême en 1990 grâce à une carrière accomplie où il s?est essayé à tous les genres et tous les styles graphiques avec une inventivité surprenante. Il prend ensuite un virage serré avec l?adaptation de trois célèbres polars du maître du genre, Jean-Patrick Manchette : la fusion entre deux monstres artistiques, rendue possible par le fils de Manchette, Doug Headline, donne forcément un rendu explosif. Dans son style graphique unique où le dessin crève la planche et les couleurs marquent les esprits, Cabanes parvient à égaler Jacques Tardi dans le même exercice. Nous avons eu la chance de l?interviewer lors du festival Quai des bulles, peu de temps après la publication de "Nada". « Rencontre du 3ème super type » en exclusivité pour Planetebd?
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