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EAN : 9782080243447
208 pages
Mialet Barrault (02/02/2022)
3.55/5   287 notes
Résumé :
Azincourt, un joli nom de village, le vague souvenir d'une bataille perdue.

Ce 25 octobre 1415, il pleut dru sur l'Artois. Quelques milliers de soldats anglais qui ne songent qu'à rentrer chez eux se retrouvent pris au piège par des Français en surnombre. Bottés, casqués, cuirassés, armés jusqu'aux dents, brandissant fièrement leurs étendards, tous les aristocrates de la cour de France se précipitent pour participer à la curée. Ils ont bien l'intenti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
3,55

sur 287 notes

cascasimir
  13 mars 2022
Il pleut des hallebardes, sur l'Artois.
Il pleut dru sur Azincourt, ce 25 octobre 1415. Merci à Jean Theulé pour cette révision de mots et d'expressions ...médiévales!

Quelques milliers de soldats anglais qui ne songent qu'à rentrer chez eux, par Calais, se retrouvent pris au piège par des Français en surnombre, qui leur cherchent noise.

La veille, les Français ont fait... bombance :), bonne chère et ripaille, en faisant la nique aux anglais...
Aucun de ces chevaliers, casqués, cuirassés, armés jusqu'aux dents, n'est à la queue leu leu! Non que nenni, ils sont rangés, collés l'un à l'autre, serrés comme des sardines dans leur armure de fer, brandissant fièrement leurs étendards. Serrés au point qu'ils ne peuvent dégainer leur épée, mettre flamberge au vent
Et ils doivent raccourcir leur lance de 4 mètres, qui rentre dans le fondement de leur voisin de devant...

Tout ce que la cour de France compte de nobles et de chevaliers se précipite pour participer à la curée, pour frapper de taille et d'estoc l'ennemi. Ces hommes ont bien l'intention de se couvrir de gloire, dans la grande tradition de la chevalerie française. Aucun n'en reviendra vivant.

"S'ils dédaignent s'en prendre aux archers, ceux-ci, moins bégueules, veulent bien leur tirer dessus. " Chevaliers et destriers s'écroulent.
-"Ça ne se passe pas bien, ça ne se passe pas bien ! râle l'un d'eux.
Le comte de Vendôme, accroché au harnais d'or de son cheval, se scandalise :
- Pourquoi a-t-on laissé l'ennemi avancer jusque-là ? Quel grave manque d'organisation !"
Aucun des champions de France ne peut battre sa coulpe. Exterminer la vermine anglaise va être une autre paire de manches! On a "fait le Jacques" ce jour là, on a fait l'idiot du village...

Pas besoin d'être grand clerc, pour deviner la suite!
"Toutes les armées du monde ont, un jour ou l'autre, pris la pâtée, mais pour un désastre de cette ampleur, un seul mot s'impose : grandiose !"
Sur la terre boueuse du champ de bataille, parmi les ruisseaux noirs et les larmes de sang, fleurit une "Fleur de Lys,", une gueuse et ribaude qui...

Après la défaite, Henry V ordonne à son armée de décapiter les chevaliers, et de les rendre méconnaissables, à coups de maillets...
La perfide Albion construit actuellement un sous marin nucléaire, qu'elle va nommer... Azincourt.
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fnitter
  28 février 2022
Edifiant et horrifiant.
On ne présente plus l'une des plus célèbres victoire des Anglais contre les Français durant la guerre de cent ans (1415). Où 6.000 anglais fatigués, malades, démoralisés ont foutu la plus belle peignée de tous les temps connus à ce jour, à 10.000, 20.000, 30.000 français (selon les sources, la taille du poisson pêché continue d'augmenter, même après sa mort). A tel point, que ces prochains jours, un SNA Anglais va être baptisé du nom de la célèbre victoire.
Et c'est un français qui raconte. Il ne cherche pas d'excuses, ne fait pas une thèse sur les forces en présence, la politique, les nobles, l'histoire. Non, il décrit la boucherie (il n'y a pas d'autres noms) et liste les conneries, les énormes conneries que les français ont fait pour en arriver là.
Le choix du terrain, le choix de l'organisation de l'armée, des bourdes qui auraient valu la pendaison à tout troufion normalement constitué. Des bêtises habillement relevées par Fleur de Lys, l'unique prostituée qui s'est tapé la moitié du camp français (pour la caution, du cul du cul du cul, ça fait toujours vendre).
On parle souvent de la supériorité des armes de distance (ici les célèbres longbow, les arcs long des Anglais) contre les charges de cavalerie. Ok. mais si les Français avaient fait preuve d'un tant soi peu de préparation, on les aurait dérouillés ces Roosbeefs. Et des armes de distance, on en avait aussi (les arbalètes). Mais elles font partie des erreurs qui ont permis ce massacre. Ce magnifique massacre, cette boucherie, cette sublime victoire.
On aura au moins retenu la leçon après. L'artillerie développée par la suite fera la fierté des armées françaises. Mais c'est une autre histoire.
Bref, un bouquin trop court si on aime la baston, trop long si on est effrayé par un peu de sang et des boyaux qui giclent. Mais en tout cas, l'action est là, l'humour est là et l'histoire est là.
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Zephirine
  01 août 2022
Que ce court roman est jouissif ! Jean Teulé manie à merveille la langue, mâtinant le vieux français d'expressions bien actuelles, et il communique au lecteur ce plaisir gourmand de la langue à la verve joyeuse assaisonnée d'ironie. Pourtant, le sujet n'est pas des plus réjouissant puisqu'il nous conte par le détail cette cuisante défaite des français face aux anglais près D Azincourt. C'est de cette débâcle monstrueuse et sanglante que ce petit village sortira de l'anonymat.
Nous sommes le 25 octobre 1415, sous une pluie battante, ce qui est important pour la suite de l'épopée tragi-comique. Face à quelques anglais épuisés par la dysenterie et leur roi Henry V, se déploie la fine fleur de la chevalerie française. Arrogants, vaniteux et trop sûrs d'eux, ils festoient toute la nuit, persuadés que, grâce à leur nombre et leur vaillance, ils ne feront qu'une bouchée de ces anglais amoindris qui ne pensent qu'à rejoindre Calais pour retrouver leurs navires et rentrer chez eux.
Hélas ! Très vite, l'issue de la bataille tourne à l'avantage des anglais menés par un roi stratège tandis que les vaniteux français en quête de gloriole s'embourbent dans la fange. Et c'est une dérouillée monumentale.
« Les français ne bougent pas parce qu'ils ne peuvent bouger. Ils sont englués dans la boue jusqu'aux genoux. Les chevaux, sur les ailes, c'est jusqu'aux flancs »
Un personnage singulier, Fleur de Lys, la catin à soldats, émaille le récit de ses remarques pertinentes que les chevaliers méprisent. Pour qui se prend-elle, celle-là ? Tout en vaquant à sa tâche de putain, la fine mouche, qui se comporte mieux que tous ces nobles, écoute et observe et son bon sens face à la situation nous ébaudit.
« Fleur de Lys n'a pas du tout la tête rentrée dans les épaules. Il se dégage d'elle une noblesse peu commune dans le secteur malgré la foison de comtes, barons, lords et tout le tintouin. »
« Azincourt par temps de pluie » est un roman réjouissant dont on ne fait qu'une bouchée.

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BurjBabil
  23 mai 2022
Oyez, bonnes gens, la cruelle et douloureuse histoire des chevaliers qui sont l'incarnation du passé…
Et que ceci serve d'exemple à tous ceux que la paresse écarte du progrès
Tout petits à la propriété…
A la place des outils ils avaient des épées
En guise de vêtements des armures d'acier
Ne vous étonnez pas si leur tout premier méfait
Fut d'avoir engrossé les bonnes femmes qui les servaient...
TAGADA TAGADA, VOILA LES CHEVALIERS,
TAGADA TAGADA, VOILA LES CHEVALIERS,
C'ETAIENT LES CHEVALIERS
TAGADA TAGADA, Y'A PLUS d'Français
Les journées passèrent…
Ils s'étaient débrouillés pour rattraper les anglais
Et les fixer sur un bout de terrain,
Et puis rameutèrent les seigneurs tous bien parés,
S'amusant à gueuletonner, puis de leurs pets accusant l'intestin.
TAGADA TAGADA, VOILA LES CHEVALIERS,
TAGADA TAGADA, VOILA LES CHEVALIERS,
C'ETAIENT LES CHEVALIERS
TAGADA TAGADA, Y'A PLUS d'Français
Ils étaient bonhommes…
Un conseil, l'anglois, avant de les croiser,
Bande ton arc, une flèche dans la main,
Vite sur tes pieux à moules va les empaler,
Tranche-leur la gorge et jette-les dans l'ravin !

TAGADA TAGADA, VOILA LES CHEVALIERS,
TAGADA TAGADA, VOILA LES CHEVALIERS,
C'ETAIENT LES CHEVALIERS
TAGADA TAGADA, Y'A PLUS d'Français
Car en face la piétaille rigolait...
Ce beau jour les têtes d'aciers s'envolaient
Sous la pluie, du bon acier bien ajouré...
Qu'ils étaient vaniteux et avides d'ornements
Ils se livrèrent eux-mêmes aux flèches des anglais
Car ils étaient encore plus bêtes que méchants
TAGADA TAGADA, VOILA LES CHEVALIERS,
TAGADA TAGADA, VOILA LES CHEVALIERS,
C'ETAIENT LES CHEVALIERS
TAGADA TAGADA, Y'A PLUS d'Français
Et le pire ?
Combien de fois cela a recommencé ?
+ Lire la suite
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oran
  04 février 2022
Avec sa gouaille et une langue bien verte, Jean Teulé transforme une tragique et sanglante défaite historique en une pasquinade .
Cette célèbre bataille étudiée en classe de quatrième était restée dans ma mémoire : 1415, une défaite, 1515, plus tard, une victoire , deux dates faciles à retenir !
« Azincourt : les armées française et anglaise se rencontrent en Picardie, non loin De Crécy. Pour la troisième fois, la chevalerie française subit un épouvantable désastre. »
J'avais écopé de deux heures de colle quand en histoire lors d'un contrôle trimestriel oral , interrogée sur la grande peste noire (1347-1352 ) j'avais évoqué  « La Peste » de Camus que je venais de lire . Une très bonne note au demeurant, mais deux heures de retenue pour avoir fait état devant toutes les élèves intéressées par les sombres détails rapportés (pas de mixité à cette époque au lycée) , d'une lecture jugée subversive par ma professeure choquée. Pour tout vous dire, depuis ce temps là, et vous avez pu le constater Camus, je l'aime ! Et maintenant Camus non pas « philosophe pour classe terminale » selon le pamphlet de l'écrivain Jean-Jacques Brochier, mais Camus au programme du bac de français.
J'imagine donc, la même scène, à la même époque, évoquant cette bataille en faisant état de ma dernière lecture et de la version donnée par Jean Teulé. le renvoi , à coup sûr !
Une lecture choisie et assumée, je savais ce que j'allais y trouver après avoir écouté une interview de l'auteur, pour une parenthèse ludique entre deux ouvrages plus sérieux, mais j'avoue, je préfère des lectures plus conventionnelles !
Azincourt,( toponymie que ce village a gardé : Azin, patronyme d'origine germanique et court - domaine rural), que j'ai voulu voir il y a quelques années, le champ de bataille : une grande prairie à l'herbe grasse... depuis, des aménagements ont été réalisés...

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critiques presse (4)
LaLibreBelgique   03 mai 2022
Une bataille inutile que les Français croyaient pouvoir gagner facilement et qui fit 10000 morts.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
RadioFranceInternationale   24 mars 2022
Après Crénom, Baudelaire !, Jean Teulé revient avec sa verve et son humour en revisitant cette fois-ci l'une des plus grandes défaites de l'histoire de France, la bataille d'Azincourt.
Lire la critique sur le site : RadioFranceInternationale
LePoint   16 février 2022
1415 : la France se fait estourbir par l’Angleterre. Une raclée historique joyeusement racontée par Jean Teulé dans « Azincourt par temps de pluie ».
Lire la critique sur le site : LePoint
LaTribuneDeGeneve   15 février 2022
Au passage de cette débandade, notons la langue de l’auteur, alerte et vive, qui pourlèche les babines du vieux français, le mâtine de modernité. Une alliance «franco-british» inédite en la circonstance!
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   13 février 2022
L’un des opposants politiques évoqués, l’Armagnac, s’était choisi deux épis d’orge pour nouvel emblème. L’autre, le Bourguignon, qui ne pouvait pas saquer son noble confrère, avait alors changé le sien par de l’ortie, sous-titré de la devise : « Attention, qui s’y frotte s’y pique ! » La menace était claire mais c’était sans compter sans la réplique du premier qui vira alors l’orge de sa bannière pour le remplacer par un bâton noueux utilisé dans les campagnes afin de saccager la plante urticante. Au motif représenté il fit ajouter l’expression JE LENNUIE (comprendre : « Je l’emmerde, ce fils de pute, et je vais lui pourrir sa gueule. »).
+ Lire la suite
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oranoran   04 février 2022
- Comment nomme-t-on ce château dont on aperçoit les créneaux derrière la cime des arbres de cette forêt ? demande aussi le monarque (Henry V) qui ne sait même pas où il a accompli la déconfiture du monde féodal de Charles VI.
-C'est celui du village d'Azincourt.
- Et bien, puisque toutes les batailles doivent porter le nom de la forteresse la plus proche, celle-ci, dès maintenant et perdurablement, aura nom : la bataille d'Agincourt.
- On prononce "Azincourt", sire ! rectifie le héraut français au roi anglais dont la partie gauche de la mâchoire démolie à Shrewsbury lui fait articuler les "zeu" comme des "gueu".
- Agincourt, c'est bien ce que z'ai dit.
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fnitterfnitter   02 mars 2022
Suite à la victoire nous avons tué aussi les prostituées des Flamands ou des Liégeois… mais après leur avoir fait l’amour ! Eh, chevalerie tout de même !
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carrecarre   12 février 2022
Ce n'est guère fair-play ni dans la coutume de la chevalerie comme ce coup de hache, lancé verticalement de bas en haut, dans l'entrejambe d'un duc qui était parvenu à se remettre sur pied mais dont les organes génitaux maintenant tombent au sol en générant un fort épanchement de sang. Il est à espérer qu'il ait eu le temps de se reproduire parce que, là, ça va devenir difficile côté descendance de sa ducale lignée.
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fnitterfnitter   01 mars 2022
Toutes les armées du monde ont, un jour ou l’autre, pris la pâtée, mais pour un désastre de cette ampleur, un seul mot s’impose : grandiose !
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