AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2290147192
Éditeur : J'ai Lu (11/10/2017)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Dans un hôpital d’Arcachon, une femme et son bébé de 4 mois disparaissent mystérieusement. Le commissaire de la PJ de Paris, Edwige Marion, descend épauler son ancien collègue bordelais, accompagnée d’Alix de Clavery, une jeune psycho-criminologue aux méthodes singulières.

L’enfant est retrouvé… sans sa mère.

Commence alors une enquête difficile où la spécialiste se heurte aux murs du silence et à la puissances des tabous.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
SZRAMOWO
  08 octobre 2016
Je n'avais jamais lu de romans de Danielle Thiéry avant que Masse Critique de Babelio et les éditions Flammarion ne décident de mettre un terme définitif à cette anomalie et je les en remercie du fonds du coeur.
Un polar comme je les aime. Ancré dans le réel. Précis. Fiévreux. Entraînant. Sans esbroufe. Enfin, un roman policier digne de ce nom.
En regardant sur les pages de garde du livre j'ai constaté, non sans plaisir, qu'il me restait plus d'une vingtaine de romans de Danielle Thiéry à lire, ce à quoi je vais m'employer avec ardeur dans les semaines et les mois qui viennent.
Avec Tabous, le lecteur découvre l'univers méconnu et sombre des violences familiales.
Le roman se déroule du 22 au 26 décembre. La chronologie des faits est présentée en 57 chapitres très courts qui maintiennent le lecteur en haleine.
Deux affaires a priori différentes se déroulent simultanément. le lecteur est baladé sans ménagements de l'une à l'autre, rapidement persuadé qu'elles vont se télescoper, mais à aucun moment il n'imagine ni comment ni pourquoi.
Un point à mettre à l'actif de l'écriture et de la narration.
Truc, l'enfant de la DDASS devenu adulte est en cavale. Il est transparent au point que c'est comme cela qu'on l'appelle depuis qu'il traine de famille d'accueil en famille d'accueil. Sur un scooter rouge qu'il a volé sur le parking du Pôle Santé de la Teste-de-Buch en Gironde. Il se dirige vers le village de Silos dans les Landes où il pense trouver refuge chez Brandon Bossart un ancien compagnon de cellule. Mais rien ne se passe comme prévu.
«  Putain !
Des ombres s'agitèrent sur le bas-côté, une masse dont il aurait pu capter les grognements si cette saleté de moteur avait fait moins de bruit. Une harde de sangliers, au moins sept ou huit…. »
Parallèlement, au centre de santé de la Teste-de-Buch, une femme, Celia Meddi-Laporte, a disparue avec son bébé de quatre mois, Roxane.
L'Office Central pour la Répression des Violences faites aux Personnes (OCRPV) de Nanterre reçoit l'information suivante :
« Objet : double disparition inquiétante et suspicion d'homicides volontaire ou de tentatives. »
L'OCRPV de Nanterre, c'est avant tout sa directrice Edwige Marion, et son équipe, le commissaire Louis Zénard, la capitaine Valentine Cara, les lieutenants Jean-Charles Annoux et Gregory Fix, et la jeune psycho-criminologue, Alix de Clavery.
Presqu'une famille réunie autour de sa chef. Attentive au moindre haussement de sourcils de Edwige Marion. Des jalousies, des interrogations, des frustrations, des peurs, des interrogations, des doutes.
Ils partent pour Arcachon répartis dans deux voitures. La première transporte Marion, Zénard et de Clavery, la deuxième Cara, Annoux et Fix.
Cela préfigure l'ambiance dans lequel va se dérouler l'enquête sur le terrain. Alix est mal accepté par ses collègues-flics. C'est peu de le dire comme çà ! Ils trouvent que Marion lui passe tout. Ils considèrent que ces méthodes sont du pipeau. Ils trouvent qu'elle en fait trop. Alix se défend auprès de Cara notamment :
«  - Tu es flic, tu travailles sur les faits, moi je regarde ailleurs, autrement. Et les mères violeuses ou assimilées, c'est l'angle mort des statistiques des violences faites aux enfants. C'est ce que les spécialistes qui ne se voilent pas la face nomment « l'ultime tabou »…
Le récit s'appuie sur le rôle de la pyscho-criminologue. Elle est la seule à disposer d'une capacité d'écoute qui la conduit à ne pas se satisfaire des apparences. Mais elle agace Cara :
« - Je t'ai déjà dit, Alix, l'OPJ c'est moi. On interroge hors présence de l'avocat, ça n'a aucune valeur en procédure. Je ne veux pas de déclaration ou d'aveux qui seraient frappés de nullité parce que, si tu la pousses à bout c'est ce qui va se passer »
Elle inquiète les avocats :
« Son regard mobile, intense, l'avait instantanément perturbé. Ou bien c'était sa qualité. »
« Une psycho-criminologue, en plus. Pour qui se prenaient-ils ? »
Elle déclenche la colère des prévenus :
« Pardon, s'empressa la psy, je me suis mal exprimée, j'ai juste remarqué que vous n'avez pas prononcé une seule fois le nom de Celia depuis que vous êtes arrivés. (…) de pire en pire. Annette Laporte blêmit, Guy devint rouge brique. (…) En voilà assez ! fit Guy Laporte sèchement, nous n'allons pas nous laisser insulter davantage. Vous devriez apprendre les bonnes manières à votre personnel, madame la directrice !»
Pourtant, même si ses collègues ne l'admettent que du bout des lèvres, c'est Alix qui va donner les impulsions décisives à l'enquête.
Obstinée, elle va reprendre toutes les données du dossier et établir des liens que personne n'avaient mis en évidence entre des faits et des personnes. Elle ne se satisfait pas des logiques trop simplistes qui conduisent à « construire » le coupable « idéal ».
Son seul défaut, est qu'elle agit seule. Au détriment du danger. N'hésitant pas à mettre en péril l'instruction, comme le lui reproche Cara.
L'interêt du roman réside dans cette tension entre les enquêteurs, restituée de façon réaliste et crédible par Danièle Thiéry. Chacun d'entre eux a ses propres problèmes et ses convictions qui interfèrent dans les relations avec ses collègues.
Irène Cara vit avec la légiste Rose Duverne. Alix de Clavery subit la tyrannie de sa mère Hortense. Edwin Marion transfère sur son compagnon Olivier Martin la gestion de la crise d'appendicite de leur fille Nina. Jean-Charles Annoux vit lui avec Luc Abadie.
Côtés prévenus. Truc se débat avec la violence qu'il a subit tout au long de son enfance et de son adolescence et qu'il fait subir à sa compagne Carole Zinou. Les Laporte ne supportent pas que leur fille Celia se soit mariée à un Iranien Cyrus Meddi, aussi riche soit-il. Leur éducation austère et disciplinaire conduit à établir des relations ambiguës entre Celia et son frère Armel qui seront au coeur d'une intrigue que seule Alix parviendra à comprendre et à dénouer.

Cet imbroglio humain est à l'image de la tempête qui sévit dans les Landes tout au long de l'enquête et impose sa loi. Loi des hommes contre loi de la nature. C'est l'autre force du récit, de nous plonger à la fois dans la tempête sous les crânes et dans la tempête tout court qui freine l'enquête et donne du temps aux prévenus.
« Il trouvait même plutôt bonne l'idée de revenir à Silos avant que les masses noires au zénith ne leur choient sur la tête, à lui et à sa vieille mère. le ciel brassait des nuages énormes et le vent forcissait de minute en minute. Dans moins d'une heure, il serait dangereux de circuler sur les routes de forêt où les chutes de branches et de pins allaient se multiplier. »
« Au pont de Martinet, la tempête avait déjà jonchée branches la piste et les bas-côtés. Des bouts de bois volaient dans les airs, des toupets arrachés aux pins fusaient autour des flics et du maçon. (…) Courbés en deux, tous peinaient à se maintenir debout. »
« Truc n'en menait pas large. le vent faisait claquer les volets roulants comme des oriflammes. Des débris divers percutaient les murs et il avait entendu des vitres se briser. »
Grace au travail conjoint des enquêteurs et de Alix, la vérité sera rétablie, mais le mal ne sera pas réduit. Pas d'angélisme dans le récit de Danièle Thiéry. Les survivants seront peut-être amenés à oublier, à pouvoir revivre en fonçant ce qu'ils ont vécus. Pas facile !
La fin connait un rebondissement qui remplit d'aise le lecteur. A vous de le découvrir.
Roman à lire. Pour le sujet traité. Pour la façon dont il est traité. Pour les personnages et leurs personnalités attachantes.
Danielle Thiéry, une auteure à découvrir. Par chance il me reste à lire les vingt livres précédant Tabous.





Lien : http://desecrits.blog.lemond..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
Tostaky61
  20 novembre 2016
Une nouvelle enquête du commissaire Marion. Bon, j'avoue, c'est la première fois que j'entre dans l'univers litteraire de Danielle Thiéry et sa policière fétiche.
Le hasard d'une rencontre sympathique au salon Lire à l'hôpital de Chalon-sur-Saône, à donc placé entre mes mains le dernier opus de l'auteure. Une découverte donc, et quelle découverte puisque, à peine terminée ma lecture que je me mets en quête des précédents romans de l'écrivain(e).
Tabous, c'est une enquête policière d'abord. Une jeune femme et son bébé disparaissent mystérieusement d'une maternité. Et c'est aussi une enquête psychologique, c'est d'ailleurs avec Alix, une psycho-criminologue que nous allons évoluer, et évaluer chacun des protagonistes au cours d'une affaire compliquée . Tabous, c'est avant tout les mensonges et secrets de famille autour des enfants, petits ou grands.
Et puis dans Tabous, il y a un Truc.... mais, je n'en dis pas plus.
En tout cas, avec son récit mené tambour battant, Danielle Thiéry m'a scotché. Vous savez, Tabous, c'est ce genre de livre qui vous envoute, que vous ne pouvez plus lâcher parce que vous avez peur d'en perdre le fil, peur que quelque coupable ne s'échappe durant votre abscence, peur que l'affaire ne soit résolue sans que vous ne soyez présent, celui qui noue l'estomac, vous avez un temps d'avance sur les enquêteurs, vous aimeriez leur souffler la solution, parce que ces criminels on ne peut quand même pas les laisser en liberté. ..
Moi, je dis que quand le lecteur se fait ce genre de réflexion, quand il ressent un tel malaise, c'est que l'auteur a drôlement bien fait son boulot.
Tiens, si ce n'est déjà fait, allez donc découvrir vous aussi l'écriture de Danielle Thiéry, elle le mérite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          321
mjaubrycoin
  10 octobre 2016
"Tabou" se dit d'une chose ou d'un être qu'il n'est pas permis de toucher ou d'un sujet qu'il n'est pas permis d'aborder .
Est en général tabou dans toutes les sociétés, l'enfant auquel il est interdit de faire du mal. Et pourtant, il suffit d'ouvrir les yeux pour constater que ce tabou spécifique est bien mal respecté! Danielle Thiery, première femme commissaire divisionnaire en France est vraiment bien placée pour savoir que le mal est partout à l'oeuvre et que trop souvent ce sont les petits qui en font les frais.
Ce sujet douloureux est au centre de son nouveau roman. En pleine période de Noël, la commissaire Edwige Marion se trouve confrontée à la disparition d'une jeune mère dans les locaux d'un service pédiatrique et à la découverte de son nouveau-né dans un panier de linge sale.
Séparée de son époux iranien et mère d'un autre enfant, un petit garçon de six ans, Célia a disparu subitement et malgré les recherches menées, elle reste introuvable, ce qui conduit à craindre qu'elle n'ait été la proie d'un meurtrier prédateur.
Cependant sa famille proche, son frère et ses parents, ont une attitude bien étrange et ne sont peut être pas aussi innocents qu'ils cherchent à le faire paraître.
Pour mener cette difficile enquête la commissaire Marion sera épaulée par Alix la brillante psychologue, dont les intuitions fulgurantes permettront la résolution de l'enquête .
Au sein de la forêt landaise, dévastée par un vent violent, toute l'équipe policière passera un bien triste Noël qui verra la révélation d'une tragique vérité.
Je découvre Danielle Thiery avec ce roman et j'ai été un peu déroutée au début par l'utilisation alternative des noms et prénoms des membres de l'équipe qui sont manifestement des personnages récurrents mais que je ne connaissais pas, ce qui m'a demandé un temps d'adaptation.
L'évocation des affaires passées m'a également laissée perplexe (qui est Swan pour la psychologue Alix et que s'est il passé pour que ce personnage revienne la hanter?)
Passons cela car ce n'est pas primordial; ce qui m'a par contre nettement plus dérangée, c'est le style d'écriture qui parfois fait fi de la grammaire et de la construction de la phrase (j'ai du en relire certaines plusieurs fois ), l'utilisation de mots d'argot qui paraissent déplacés dans le contexte où ils sont utilisés ou même incompréhensibles (qu'est ce qu'une "marrade" ? que veut dire "se détroncher à se démolir les cervicales"? " se cuire les yeux" ?) et les impropriétés dans certaines descriptions ( on n'éclaire pas une lampe, on l'allume p 122) ( on n'intime pas de la rejoindre, on intime l'ordre de la rejoindre page 93)
Par ailleurs quand deux femmes s'échappent ensemble pour un road trip imprévu, on pense à Thelma et Louise et non à Tatie Danièle (p 413)
Je suis surprise qu'une relecture attentive n'ait pas permis de purger le texte de ces bourdes, ce qui aurait permis au lecteur exigeant d'aborder le roman dans toute sa complexité et sa richesse thématique sans ronchonner.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          54
aaahhh
  20 octobre 2016
Quatre jours seulement, au fin fond d'un hiver venteux dans les Landes, un noël pas tout à fait comme les autres... Un enlèvement, un meurtre, bien sûr on s'y attend, c'est un polar... Ce à quoi le lecteur est bien moins préparé en revanche, même si le titre du roman était pourtant honnête, c'est à être confronté au malaise et au choc que peut créer la rencontre avec le plus ultime de tous les tabous... En ressortira t'il indemne, pas si sûr...
Moi en tous cas j'ai reçu une bonne claque et j'ai même eu besoin à certains moments de poser ma lecture pour m'aérer la tête car je gère beaucoup moins bien qu'Alix de Clavery, la délicate et formidable psycho-criminologue qui suit l'affaire avec son équipe, la terrible réalité de certains secrets nauséabonds...
Cela dit, aucune outrance, aucun abus et aucune démesure chez Danièle Thiéry, qui reste de bout en bout élégante et douce avec son lecteur et ne le malmène pas avec des scènes de tortures excessives ou autres joyeuserie. Juste une prose et une imagination au plus près de la réalité même, mais pas la plus paisible, cela va sans dire...
Une histoire bien ficelée et prenante mais surtout une écriture magistrale qui m'a tenue en haleine de bout en bout. Des personnages attachants et qu'on a envie de connaître d'avantage! Une belle rencontre quoi, mais pour qui a le coeur bien accroché!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
fuji
  16 décembre 2016
L'OCRPV de Nanterre, dont Edwige Marion est directrice, et son équipe,constituée du commissaire Louis Zénard, du capitaine Valentine Cara, des lieutenants Jean-Charles Annoux et Gregory Fix, et d'Alix de Clavery, petite nouvelle, jeune psycho-criminologue, est appellé à la rescousse de la PJ de Bordeaux qui doit faire face à une disparition inquiétante, celle de Célia Laporte et de son bébé Roxane. le père de cette dernière est iranien et issu d'une famille puissante.
Si Edwige Marion est toujours à la tête de son équipe, elle est affaiblie par les séquelles de sa dernière enquête.
Une disparition d'enfant étant toujours un cas délicat à traiter, elle laisse sur le terrain, à sa nouvelle recrue Alix de Claverie, spécialiste des crimes sur enfants, toute latitude, ce qui agace prodigieusement son équipe et tout spécialement Valentine Cara.
Deux histoires se croisent, celle de Truc petit malfrat et l'affaire pour laquelle tous sont mobilisés.
Et nous sommes à J-3 de Noël...
Du 22 décembre au 26, les journées vont être denses.
Le lecteur entre dans une histoire familière, qui n'a pas vu ça au 20 heures TV? Mais, et là est la différence, Danielle Thièry déroule son histoire en y mettant ses ingrédients dont certains sont secrets et nous emmène là où elle veut, comme elle le veut.
Truc est un personnage haut en couleurs. Son surnom pas banal pour une vie où sa transparence fait que sa vie est plutôt nébuleuse.
Truc est une ordure, sans scrupules, mais pour lequel on se surprend à une certaine ampathie, certains passages, très imagés, nous font rire.
Pourtant le rire n'est pas l'ingrédient principal de la destinée de Truc.
Truc j'aurais aimé en savoir plus sur son parcours, qui nous est suggéré mais pas approfondi.
Quel lien peut-il y avoir entre Truc et les familles Laporte et Meddi?
Le travail de cette équipe va faire remonter à la surface les turpitudes de toute une famille.
Les landes, aussi profondes et tourmentées par la tempête, sont le pendant imagé, le reflet de la tempête qui souffle sur cette famille.
Et la nouvelle recrue, Alix est aussi pugnace qu'il faut l'être pour découvrir la vérité mais elle ne manque pas de l'intuition et de l'humanité nécessaire vis vis des victimes.
Danielle Thiéry traite l'aspect, plus que délicat de ces tabous avec beaucoup de subtilité, elle distille mais ne délaye pas, elle dit mais n'en rajoute pas, elle ne fait à aucun moment de surenchère du côté malsain de la situation et cela devient suffisamment rare pour être souligné.
Un polar très efficace avec des personnages que l'on a plaisir à retrouver et la petite nouvelle Alix est une vraie réussite.
Cette histoire est construite comme une mécanique de précision dont seule Danielle Thiéry connait les ressorts.
Le lecteur y trouve le plaisir d'un suspense, qui garde ses secrets jusqu'au bout.
Un final très réussi met son point d'orgue à cette histoire sordide.
©Chantal Lafon de Litteratum Amor 16 décembre 2016
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
marlene28marlene28   25 octobre 2016
Il devait se limiter à appliquer les principes qu’on lui avait enseignés en taule : tu es poli « oui m’sieur », « non m’sieur », « merci m’sieur » et c’est tout. En flagrant délit tu chipotes, le reste du temps tu chiques ! Mieux, tu fais semblant de ne pas comprendre. Jusqu’ici la recette avait fonctionné mais, pour des petits délits de branleur dont tout le monde se fichait, c’était facile. Le commissaire avait parlé de crime, de prison à vie. On ne jouait plus dans la même catégorie, les niveaux à franchir n’étaient plus les mêmes. C’était comme une course de haies dont on aurait doublé la hauteur des obstacles
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
marlene28marlene28   18 octobre 2016
A n’en pas douter, ce rebondissement allait de nouveau faire le buzz. Il n’était pas bien difficile de deviner dans quel sens. Une mère au bout du rouleau jette son enfant dans une corbeille de linge sale, le cache sous des couches merdeuses et s’enfuit. Pour aller où ? Se suicider quelque part ? Se réfugier en un lieu où elle se sentirait protégée après un acte aussi aberrant ? A moins, bien sûr, qu’on ne la retrouve ici, pas loin de sa fille, morte ou vive, dans un autre bac à déchets.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
marlene28marlene28   25 octobre 2016
La famille, du moins l’idée qu’il s’en faisait, héritée, était la seule valeur sûre, l’unique fondement de son existence… La surface devait rester lise même si, en dessous, des failles s’ouvraient, des plaies couvaient leur pus. Lorsqu’elles explosaient, si elles explosaient, geysers putrides, c’était à l’abri des murs de la maison de famille. Les secrets devaient rester à leur place, au secret
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   19 octobre 2016
Arribe est un voleur… Il a très bien pu se rendre au Leclerc, par exemple, et pousser jusqu’au Pôle santé où il y a toujours une opportunité, un sac qui traîne, un téléphone oublié sur un bureau ou une table de chevet, un ordi, des médocs, un peu de came… Un prédateur sait cela, même un petit bras comme lui…
Commenter  J’apprécie          20
ValettesangpagesValettesangpages   15 avril 2017
"Truc considéra avec perplexité les vêtements de la femme par terre. Un foulard à fleurs lui entourait la tête et son manteau gris râpè la boudinait. Le col en fausse fourrure, les gros bas de laine et les chaussures, un genre de bottines sorties tout droit d'un grenier ou d'un vieux cliché de la guerre 14-18. Fermant les yeux pour surmonter son dégoût, il retourna le corps.
Avec un bruit mou, la femme se retrouva sur le dos, libérant une canne en bois coincée sous elle. Truc la ramassa et, avec le bout en caoutchouc, tâta le ventre flasque, les cuisses qu'il distinguait entre les plans écartés du manteau et sous la jupe beige relevée. Des membres décharnés tenus par des articulations épaisses, gonflées."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Danielle Thiéry (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Danielle Thiéry
Entretien avec Dominique Sylvain à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com, le 8 novembre 2016 pour son roman Kabukicho, publié chez Viviane Hamy.
La page du livre : http://www.babelio.com/livres/Sylvain-Kabukicho/880606
Le compte-rendu de la rencontre entre Danielle Thiéry et ses lecteurs : https://babelio.wordpress.com/2016/11/16/quand-les-lecteurs-de-babelio-rencontrent-dominique-sylvain/
autres livres classés : Bordeaux (Gironde)Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Quiz sur le livre "Dérapages" de Danielle Thiéry.

Comment s'appelle le médecin légiste ?

Jean-charles Annoux
Olivier Martin
Jean Theuret

10 questions
12 lecteurs ont répondu
Thème : Dérapages de Danielle ThiéryCréer un quiz sur ce livre
. .