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ISBN : 2290120219
Éditeur : J'ai Lu (09/03/2016)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 91 notes)
Résumé :
Un corps d’enfant, très déconcertant, est découvert sur une plage du Nord de la France. Un cas troublant qui laisse perplexes tant les forces de police que le médecin légiste.

Même la commissaire Edwige Marion, qui dirige maintenant un important service de la PJ parisienne, n’a jamais rien vu de tel.

Au même moment, Marion récupère sa fille Nina en état de choc et couverte de sang. Nina a quitté Londres et sa sœur Angèle, clandestinemen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
Dixie39
  18 mai 2015
Je connaissais Danielle Thiéry de nom mais n'avais encore jamais lu un de ses polars. C'est chose faite ! Et j'avoue que ce ne sera sûrement pas le dernier.
Le fait de ne pas connaître le personnage principal, la Commissaire Divisionnaire Edwige Marion, ne m'a pas plus gêné que cela pour suivre ses aventures.
Tout commence par la découverte sur la plage de Berck d'un cadavre d'enfant assez atypique pour ne pas dire étrange. En effet, l'autopsie révèle qu'il s'agit du corps d'une fillette dont certains organes sont en dégénérescence avancée. Les médecins légistes sont perplexes devant ce phénomène.
Dans le même temps, une jeune femme, à qui on vient d'enlever son bébé, doit sous la menace, s'occuper d'une jeune enfant aux caractéristiques physiques repoussantes.
Edwige Marion qui mène l'enquête sur les plages du Pas de Calais se voit dans l'obligation de rentrer sans délai à Paris : son adolescente de fille a été retrouvée dans l'Eurostar, sans papiers et les vêtements tâchés de sang, en état de choc psychologique...
Tous ces faits ont-ils un lien ? Si oui, lequel ? Et que vient faire dans l'histoire, Sasha Azanov, éminent scientifique et beau frère de Nina, la fille d'Edwige Marion ?
Sur fond de recherche scientifique et de découvertes génétiques, on suit les avancées de cette enquête...
Je me suis laissée portée par l'histoire. Danielle Thiéry nous embarque dans les rebondissements et les difficultés de cette enquête. On sent qu'elle parle avec toute l'expérience de son vécu, ce qui donne un accent de vérité qui pour ma part, m'a séduit.
Tout ne se trouve pas résolu « d'un coup » et il reste des parts d'ombres, comme cela doit, sans doute, être dans la réalité...
Merci à Babelio et à l'opération Masse Critique, ainsi qu'aux éditions Versilio pour l'envoi de ce livre, dont je compte bien découvrir les précédents et remonter ainsi à la source des premières enquêtes de la divisionnaire Marion !
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nameless
  21 mai 2015
Si un roman mérite le qualificatif de policier, c'est bien Dérapages et si l'on jette un oeil sur le pedigree de son auteur, Danielle Thiéry, on comprend pourquoi. Versilio, son éditeur, nous apprend qu'elle est le fruit d'un couple mère-poule et papa poulet (prof de judo dans la police). Après une formation d'éducatrice spécialisée, elle a bifurqué pour devenir en 1991 la première femme commissaire divisionnaire de l'histoire de la police française. Excusez du peu, mais rien que pour ça, un seul mot : respect. Maman-poule et papa-poulet ont dû être fiers de leur poussine ! La gent féminine aussi.

Cette éclatante réussite dans un milieu exclusivement viril avant son intrusion due à ses seules compétences aurait pu lui suffire, mais non, la poussine décide de devenir écrivain, et dans ce domaine comme dans les précédents auxquels elle s'est frottée, elle s'illustre.

Dérapages est son dernier opus. On y retrouve Edwige Marion et son équipe. le thème choisi est ambitieux, la génétique et ses inévitables dérives pour des raisons bien éloignées de la beauté de la recherche, et qui se rapprochent davantage de la ruine de l'âme quand la science est sans conscience. Un savant russe, Sasha Azonov, polygame pour servir son projet, est par le plus grand des hasards, époux de la fille adoptive d'Edwige qui vit à Londres. Nina, seconde fille adoptive d'Edwige est hébergée par le couple durant ses études british. Elle joue un rôle important dans le roman, arrivée à Paris, via l'Eurostar, dans un état catatonique.

Je ne vais pas résumer l'histoire, c'est déjà fait et bien fait. Au menu, découverte d'un cadavre d'enfant âgé d'une soixantaine d'années, rapt urbain du bébé de Jennifer, épouse surnuméraire d'Azonov, en échange d'un autre enfant au charme indéfinissable qu'elle est obligée d'allaiter, une entrée en bourse fracassante d'un consortium pharmaceutique.

Un roman que j'ai lu comme on regarde une série américaine nerveuse. Chacun des 81 chapitres apporte de l'action. Ils sont courts, le rythme ne baisse jamais, l'écriture au sens policier du mot, n'apporte que des éléments utiles à la compréhension de l'histoire, de même que les dialogues qui ressemblent à un match de ping-pong.

Pour conclure, un roman qui enchantera les lecteurs qui s'intéressent aux procédures et investigations policières, ici décrites professionnellement, et d'autres qui s'intéressent à la manipulation génétique. A ces derniers, je souhaite, à toutes fins utiles rappeler “Des enfants trop parfaits” de Peter James, sur le même thème, qui étudiait davantage le point de vue des parents que celui des enquêteurs.

Dérapages est un roman mené à un train d'enfer, marqué par l'histoire professionnelle de Danielle Thiery, qu'elle restitue avec une crédibilité que seul le vécu peut fournir.
Merci à Versilio et Babelio pour leur confiance.
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InstinctPolaire
  17 mai 2015
[ Livre reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique. Je remercie les Trois Ours, Pierre Krause et les Éditions Versilio pour leur confiance.]
Sur les plages du Nord-Pas-de-Calais, le cadavre d'une enfant attend le Commissaire Divisionnaire Edwige Marion. Un bien étrange cadavre en vérité : le corps d'une petite fille de 5-6ans morte... de dégénérescence du à son grand age, tant ses organes et son squelette indiquent une soixantaine d'année.
Sur le siège-bébé de sa voiture, une bien étrange enfant attend Jenifer Loumes. Un couple inquiétant a profité d'un léger accrochage pour substituer son fils contre une petite fille aux traits de grand-mère. Un odieux chantage commence : Nourrir ce repoussant petit être avec son propre lait maternel si Jenifer veut revoir son fils en vie.
Au pied de l'Eurostar en provenance de Londres, une désagréable surprise attend le Commissaire Divisionnaire Edwige Marion. Sa fille adoptive, Nina, qu'elle avait confié à sa soeur aînée partie vivre sa vie en Angleterre, débarque choquée et couverte de sang.
Il ne faut pas longtemps pour les grands experts médico-légal posent un diagnostique de désordre génétique chez la petite morte de Berk-sur-Mer.
Il ne faut pas longtemps à Jenifer pour réaliser que son époux, Sasha Azanov - brillant savant, spécialiste en génétique, d'origine russe – l'a placée en situation de totale dépendance. Vivant depuis deux ans dans un appartement quasi-souterrain au milieu d'une friche industrielle de la banlieue parisienne, ayant coupé les ponts avec toutes ses relations. Elle comprend qu'elle a accepté les conditions qui permettent à ses geôliers de la surveiller plus facilement...
Il ne faut guère plus de temps à la police britannique pour découvrir l'étrangeté de la situation dans laquelle se trouvait Nina en Angleterre. Absentéiste au lycée français, sa soeur est aussi introuvable. Quasi-inexistante d'ailleurs, tout comme son époux, Sasha Azanov - brillant savant, spécialiste en génétique, d'origine russe...
Il faut dépasser l'horreur de la situation initiale... Pour découvrir que tout est déjà écrit... Certes, il peut sembler facile avec le point-de-vue omniscient du lecteur d'être blasé devant les " maladresses " des personnages. Et vous pourriez penser que je gâche votre plaisir en donnant toutes les clés de l'intrigue ici... Mais je ne vous ais décrit que l'entame du livre...
On s'étrangle de voir des dizaines de flics, appartenant à des services centraux de la PJ parisienne et des inspecteurs de Scotland Yard, ne pas réussir à faire certaines corrélations... On s'étonne de découvrir que des enquêteurs d'expérience visitent une friche industrielle que leur instinct soupçonne d'être primordiale dans leurs investigations sans plan ni une bête lampe de poche... On se désespère de voir comment les méchants réussissent à anticiper la plupart des actions de l'ensemble des services de police pour faire disparaître des indices, commettre des enlèvements et faire usage de la force en plein Paris... On s'agace de se perdre dans les relations ambiguës qu'entretient le Commissaire Marion avec ses collègues-collocataires qui font probablement références aux précédents livres de l'auteure....
En conclusion, je parlerai d'un roman qui ne m'a pas vraiment tenu en haleine. A moins que je n'ai mal analysé mon exaspération à lire ce livre...
Je le tiens à le disposition de qui veut afin de me convaincre du contraire...
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frgi
  08 avril 2017
En route pour ma septantième chronique !
Embarquez avec moi dans la lecture des quelques lignes qui suivent et laissez moi un petit "j'apprécie" d'encouragement, je vous en remercie par avance !
En route ...
J'ai terminé ce livre hier soir et après une journée de réflexion, je ne sais toujours pas ce que je vais pouvoir en dire. Je vais donc commencer par dire que c'est une première rencontre pour moi avec cet(te) auteur(e).
Le début du livre avait de quoi attirer mon attention avec une intrigue plus que prometteuse et puis .... petit à petit mon intérêt et mon attention n'ont fait que décroître. Je pense que ceci est principalement dû au style d'écriture de l'auteur(e). Loin de moi de dire que celui-ci est mauvais ; je dirais plutôt qu'il ne me convenait pas .... ou peut-être que ce n'était pas le bon moment pour moi lire ce thriller.
Et oui, je suis de ceux qui pensent qu'un livre, un jeu, un film, un repas sont rarement mauvais mais, que ce qui les rends agréables ou pas est une conjonction d'éléments pas toujours maîtrisables. Et ici, force est de constater que le "timing" n'était pas forcément idéal pour que j'apprécie ce livre à sa juste valeur. La faute à qui, la faute à quoi, je n'en sait rien .... toujours est-il que je n'ai pas ressenti de réel plaisir lors de ma lecture et que je me suis même dit, hier soir en le terminant : "Tout ça pour ça!".
Bon, malgré ce ressenti plus que mitigé, je n'ai pas envie d'en rester là avec Danielle Thiéry, et je lui laisserai bientôt une seconde chance de me convaincre. Si l'un d'entre vous a une suggestion à me proposer parmi sa bibliographie, je suis preneur.
A bon entendeur !
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meeva
  25 mai 2015
Me voilà embarquée dans une enquête policière qui part sur les chapeaux de roue.
Dès la première page du livre, avant même le début du chapitre 1, je me suis trouvée scotchée à mon siège, accélération d'une écriture tout à fait efficace.
A peine ralentie par les tournants des pages.
Comme la D14 de l'ouest parisien nous offre tour à tour des champs ou des villages à traverser, ici plusieurs éléments d'enquête nous sont présentés alternativement, faisant varier le récit dans son rythme.
La route est bordée de morts, silhouettes parfois incertaines captant notre attention.

C'est bien écrit, c'est bien trouvé, les personnages sont agréables.
Alors pourquoi ne suis-je pas plus convaincue que cela ?
Est-ce l'enquête, ses éléments, ses rebondissements qui ne sont pas crédibles, comme je l'ai lu dans d'autres critiques (si, si, je les lis, les autres critiques, n'en déplaise à certain) ? Pas pour moi, non. On dit si souvent « la réalité dépasse la fiction »…
La commissaire Edwige Marion est peut-être un peu trop impliquée personnellement dans l'histoire. Et encore… Si c'est pour passer du temps avec quelqu'un de banal, autant que je reste dans mes pensées alors…

Ce ne sont pas non plus les méthodes employées par les flics qui m'ont gêné. Plutôt leur manque de clairvoyance sur certains points, pour lesquels nous, on a bien compris qu'il fallait aller y voir de plus près, alors pourquoi pas eux ?
Et puis aussi, la seule chose vraiment pas crédible pour moi, c'est l'attitude de la commissaire envers sa fille Nina…

Arrivée au bout, un peu à bout de souffle, mais c'est à cause de l'airbag, sortie de route si près du but…
Disons que le voyage m'a plu, mais la destination un peu moins.

Il me restera l'envie de partir ailleurs en compagnie de Danielle Thiéry - pour son écriture, son style - que je ne connaissais pas et qui a déjà écrit de nombreux ouvrages.

Peut-être aurait-il fallu que je pose un peu le livre, que je me précipite moins au bout.
Comme me disait mon père « A quoi ça te sert de gagner 5 minutes si c'est les 5 dernières ? »

Merci à Versilio d'avoir participé à Masse Critique, merci à Babelio de l'organiser.


« Je roule tout droit sur le périph, depuis des heures
[…]
Deux cent à l'heure je me sens bien
Je n'ai pas peur je roule vers mon destin
Les gyrophares nécrophages arriveront toujours trop tard pour ramasser mes dérapages
Mais je vois un mur au loin qui recule à mesure
Et je sais qu'un jour viendra où le mur s'arrêtera »
Extrait de « Périph » sur l'album « Dehors », de Mano Solo :
https://www.youtube.com/watch?v=yDkksdUZpt8
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
florencemflorencem   18 mai 2015
Elle songeait, la mort dans l’âme, que la petite n’était plus la petite. Et que, d’une certaine manière, elle avait raison, c’était sa faute à elle. Quand on a charge d’âme – comme aurait dit sa mère – on doit changer de comportement, faire attention à soi pour protéger les siens. Marion avait continué à flirter avec le danger et la mort. A promouvoir sa liberté coûte que coûte en sacrifiant ce qu’elle avait de plus précieux.
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namelessnameless   17 mai 2015
Marion ne put s'empêcher de penser que les flics d'aujourd'hui ne ressemblaient plus à ce qu'elle avait connu à ses débuts, vingt ans auparavant. Des représentants de commerce, des golden boys, des gravures de mode, voilà ce qu'ils étaient devenus à l'exception de quelques résistants dont elle faisaient partie, farouchement arc-boutés sur leurs jean, leurs blousons douteux et leurs cheveux trop longs. Finalement (...), chez les flics il n'y a que les bagnoles qui ne changent pas.

Page 20 - Versilio
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Herve-LionelHerve-Lionel   13 mai 2015
Comment ignorer aujourd’hui l'influence de ces fameux réseaux? Maintenant, la première chose que faisaient les flics était de découvrir le profil Facebook de leurs "clients" et, à partir de là, d'évaluer leur rationnel, leur emploi du temps, leur vie privée et "professionnelle". Une manne que les intéressés ne soupçonnaient même pas de livrer gratuitement à la police.
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manue14manue14   15 mai 2015
- Vous voyez le gros tronc d’arbre, là ?
Les deux flics parisiens acquiescèrent d’un hochement de tête. Il aurait été difficile de rater l’arbre couché, lavé par l’eau de mer, encore entouré d’une bande de rubalise qui l’enfermait symboliquement au cœur d’un carré de dix mètres sur dix mètres. Un groupe de mouettes stagnait à proximité, braillant leur dépit de leurs cris stridents aux deux hommes de faction qui ne cessaient de les refouler loin des déchets convoités.
- Elle était accrochée à la branche… par une manche de son manteau.
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SatineSatine   07 juin 2015
Extrait :
- La victime que nous venons d'autopsier a encore ses dents de lait.
- Mais, quel âge elle a, alors . proféra Jean-Charles, largué.
- C'est une question à combien ? tenta d'ironiser le docteur Martin qui perdait peu à peu de son assurance. Parce que là, je n'en sais foutre rien. A première vue, je dirais une bonne soixantaine d'années. Après coup, pas plus de 6 ou 7 ans.
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Videos de Danielle Thiéry (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Danielle Thiéry
Entretien avec Dominique Sylvain à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com, le 8 novembre 2016 pour son roman Kabukicho, publié chez Viviane Hamy.
La page du livre : http://www.babelio.com/livres/Sylvain-Kabukicho/880606
Le compte-rendu de la rencontre entre Danielle Thiéry et ses lecteurs : https://babelio.wordpress.com/2016/11/16/quand-les-lecteurs-de-babelio-rencontrent-dominique-sylvain/
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