AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 9782709636230
Éditeur : J.-C. Lattès (01/02/2011)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Fin mars 1886, en Belgique. Mineurs et verriers se révoltent dans le bassin de la Sambre, mettant le pays à feu et à sang, tandis que l'orchestre philarmonique de Berlin fait étape à Bruxelles pour un concert consacré à Mozart.
Le lendemain, Lena, une jeune harpiste, rencontre Lazare, un souffleur de verre. Leur passion et les événements les mèneront de Montréal à New York, toujours épris de musique et de lumière. Séparée de l'homme qu'elle aime, Lena va conn... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
latina
  02 mars 2013
Lena est une femme forte, qui malgré son amour perdu, ne se laisse pas aller.
Nous sommes en mars 1886. Musicienne, Lena rencontre un verrier du bassin de la Sambre afin qu'il répare un drôle d'instrument, un harmonica de verre. Et là, elle est prise tout entière par ce grand amour, même s'il semble condamné, car l'homme est marié et a des enfants. Elle quitte sa famille et part même s'exiler en Amérique pour échapper à la justice poursuivant son amoureux qui a tué quelqu'un lors des grandes grèves des ouvriers (voir « Germinal » !). Elle va rebâtir sa vie là-bas, en attendant ce Lazare qui est emprisonné en Belgique, puis qui curieusement, ne semble pas pressé de la revoir.
Oui, curieusement, car ce Lazare m'énerve. Je ne peux supporter cet homme qui est l'objet d'une passion intense, qui dit aimer Lena, mais qui me semble si ...fade par rapport au caractère entier de celle-ci. Finalement, c'est sa vie à elle qui est décrite.
Mais encore curieusement, cette vie ne me retient pas. le style m'a semblé si peu naturel, trop alambiqué, quoique poétique à maints endroits et même à un moment (un seul !) très comique : « Je ne peux pas dire que je raffole de me produire dans les cercles mondains. Ca rondouille dans le beau monde, ça grazouille, ça pipelette, ça pérore, ça charpie côté femelle. Ca parade, ça subit, ça fait le veau, ça plastronne côté mâle ». Et puis, moi qui aime tant le thème de la relation mère-fille, je ne suis pas emportée par la description de celui-ci (Lena a recueilli une petite orpheline) qui me semble si lointain, si peu ...naturel encore.
Oui, curieusement, Bernard Tirtiaux, auteur belge qui m'enthousiasme à chaque lecture (« le passeur de lumière », « Pitié pour le mal », « Aubertin d'Avalon »...) m'a déçue. Dommage, car quelques diamants brillent dans son roman, mais ils sont noyés dans un fatras de descriptions compliquées.
Terminons par un extrait-diamant, parce que je ne veux pas accabler cet auteur que j'aime quand même... : « Nous avons conclu un pacte de vent entre nous et nos anges. Contrairement aux contrats de papier, tu sais mieux que personne, en ta qualité de souffleur de verre, que les forces du vent ne se déchirent pas. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          272
joedi
  20 juillet 2013
Léna, jeune harpiste, accompagne l'orchestre philarmonique de Berlin pour un concert à Bruxelles. le concert a lieu le 20 mars 1886 dans la salle de la Monnaie, en présence du couple Royal. À l'issue du concert qui est un succès, le couple Royal invite le chef d'orchestre et Léna, dans leur loge. Léna, dans sa précipitation, renverse l'harmonica de verre, elle va tout faire pour sa remise en état. Pour cela, elle se rend à Charleroi à la recherche d'un verrier capable de restaurer l'instrument. Nous sommes fin mars 1886, les ouvriers du bassin minier et verrier se révoltent, c'est dans ce climat de violences que Léna fait la connaissance de Lazare, souffleur de verre, qui va remettre l'harmonica de verre en état. Au premier regard, c'est le « coup de foudre » ! Cette passion va bouleverser la vie de Léna et la mener au Canada puis aux Etats Unis, à la poursuite de son Amour.
Peut-être le livre le plus romancé de Bernard Tirtiaux.
Commenter  J’apprécie          290
domisylzen
  16 juin 2016
J'avais vraiment quelques réticences lorsque la bibliothécaire me l'a mis dans les mains. J'avais lu, du même auteur, il y a fort longtemps, "Aubertin d'Avalon" que je n'avais guère apprécié. Mais comment résister au sourire d'une femme ? Hein ... donc je me suis laissé tenter. Pauvre de moi ...
Eh bien j'en arrive presque au même constat : il y a dans cette écriture une distance qui ne me permet pas d'être envouté. L'histoire part un peu dans tous les sens et je m'y suis parfois, un peu perdu. Il y a tout de même une amélioration par rapport au précédent, celui-ci je l'ai terminé ... mais sans grand enthousiasme.
Tout ce roman tourne autour de l'héroïne, Léna, et, avec les descriptions qui nous en sont faites, je n'arrive pas à croire que cette femme ait vécu fin dix-neuvième siècle, je la sens plus proche de notre époque. Les personnages secondaires sont sans épaisseur, sans consistance ainsi que les relations entre tous ces gens. Heureusement l'écriture est agréable et il y a tout de même de bons passages, qui permettent de redonner un peu de peps à la lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          194
Dedecker
  14 janvier 2013
Il s'agit du premier ouvrage de cet écrivain que je lis. En effet, je souhaitais lire "le passeur de lumière" dont on m'avait dit le plus grand bien. En d'autres termes, cet auteur m'avait été chaudement recommandé, et un belge qui parle des révoltes sociales, cela me paraissait très attirant. Et bien, j'ai été fort déçue. Il y a d'abord des erreurs de fait. Exemple : Si l''hôtel Métropole, cité p.21 pour un récit se déroulant en 1886, a bien été construit en 1874, ce n'est qu'en 1890 qu'il a été transformé en hôtel, alors qu'auparavant il n'était que Brasserie appartenant à Wielemans-Ceuppens (Wikipedia, Hôtel Métropole). le manque de profondeur dans la documentation se marque aussi par ex. à propos du port de Montréal qui est décrit comme accessible toute l'année, alors que l'hiver - précoce dans cette région du globe- gèle le port et le rend inaccessible. Mais c'est dans les us et coutumes que les décalages sont à mon sens les plus prononcés. Ce qui devait frapper le voyageur venant de Belgique et arrivant à Montréal, c'est la difficulté de comprendre la langue des Canadiens français (qui n'est mentionnée que bien plus tard dans le livre, pour un seul individu). de plus, dans cette période, Montréal est plongée dans une épidémie dévastatrice de variole (smallpox) dont il n'est pas dit un mot. Et en outre, la succincte description se limite au port de Montreal et, étant donné la configuration de l'endroit, je vois mal une jeune femme y habiter. de même, l'héroïne Lena est décrite comme portant "décolleté" (p.21) et coiffure sexy, alors que la mode décrit chapeau, corset, faux cul et panier de robe; le décolleté étant signe de femme de petite vertu. Et je n'ai pas compris comment Lena, originaire de Berlin, parle français, comprend le wallon du Hainaut, et parle anglais. J'ai arrêté la lecture de l'ouvrage. Dommage, car j'aimais beaucoup la connaissance du souffleur de verre, j'aimais entendre parler de J. Destrée, de la vie de cirque bien décrite. Il y a un manque de rigueur qui malheureusement ne passe pas. Il y a un manque d'épaisseur dans la description où le lecteur reste centré sur "son nombril romantique". Je reste déçue de cette lecture, qui pour moi a raté l'objectif d'histoire de vie sur un fond social et international.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          52
argali
  06 mai 2011
Sur fond de conflits sociaux, cette histoire d'amour nous plonge dans une des pages les plus noires de l'histoire de la Belgique. Infiltrés par des agitateurs à la solde de la bourgeoisie, les ouvriers du Borinage vont voir leurs manifestations dégénérer en massacre, leurs revendications légitimes foulées au pied et leur honneur bafoué. Que faire ? Baisser la tête une fois de plus ou lutter jusqu'à la mort ?
C'est dans ce climat d'insurrection que Lena, jeune bourgeoise de Berlin, découvre notre pays et tombe éperdument amoureuse. Mais rien ne sera épargné à cette jeune femme déterminée et rebelle qui restera fidèle à cet amour quoi qu'il lui en coûte.
Ecrivain, poète et… sculpteur sur verre, Bernard Tirtiaux mêle poésie et roman naturaliste, amour et misère, fidélité et trahison avec autant de virtuosité que son héroïne lorsqu'elle joue de la harpe. Sa plume alerte trempée dans l'histoire de son terroir parle aux âmes autant qu'aux coeurs. Excellent conteur, il nous emmène de Berlin à Bruxelles, de Charleroi à Montréal, de New-York à Berlin et on se laisse guider de péripétie en péripétie, glissant nos pas dans ceux de Lena.
Entre rêve et réalité, les amateurs de belles histoires apprécieront ce roman joliment écrit.
http://argali.eklablog.fr
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          71

critiques presse (1)
LaLibreBelgique   14 juin 2011
En dépit de quelques longueurs et d’un style parfois trop fleuri, on se laisse porter par l’aventure que raconte celle qui l’a vécue à celui qui est resté son soleil et sa boussole dans sa vie mouvementée.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
latinalatina   26 février 2013
Tu me manques, Lazare, ce qui m'invite à te débusquer partout où tes mains se sont attardées, dans les fleurs de tes vitraux, dans les échappées de musique où tu as guidé mes doigts, dans le visage de tes enfants, dans la profusion de nos souvenirs.
Tu me manques mais cette attente ne tient plus du déchirement que nous avons vécu loin l'un de l'autre des années durant.
Je vis avec toi une attente paisible, un doux échange sur cahier ligné, des confidences quotidiennes livrées à ton adresse aux courants d'air et aux nuages, des sourires à la lumière et aux plantations du jardin qui fleurent les retrouvailles et recèlent pour notre amour un parfum d'éternité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
latinalatina   01 mars 2013
Aussi vrai que l'ongle est au doigt, tu es Mon homme, Lazare. Je connais ton visage depuis la nuit des temps. Je suis tienne comme le sont ton bras, tes épaules robustes, ta belle tête de guerrier antique.
Rappelle-toi ! J'ai fleuri dans tes branches quand tu étais amandier, j'ai fondu ta voix dans mon chant.
Je suis à toi de toute évidence, au-delà des contrats des hommes, des échanges d'anneaux dorés, des promesses solennelles consignées au bas des livres. Ni épouse, ni promise, ni ange, ni mère, ni veilleuse sur le qui-vive, je suis Ton âme soeur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
joedijoedi   20 juillet 2013
Cette solitude, la nature l'avait consolée comme elle console toujours les solitudes ; la nature vient au secours de tous les abandons ; là où tout manque, elle se redonne tout entière ; elle a le lierre pour les pierres et l'amour pour les hommes. Générosité profonde de l'ombre.

Victor Hugo, L'homme qui rit.
Commenter  J’apprécie          120
joedijoedi   18 juillet 2013
En un mot, je ne savais comment me dépêtrer de ce parti en or massif ainsi que de l'aigue-marine sertie de petits brillants que mon prétendant m'avait passée au doigt et qui me démangeait l'annulaire comme un corps étranger.
Commenter  J’apprécie          150
latinalatina   28 février 2013
D'emblée, j'aime cette dame que les épreuves n'ont pas dépourvue de la beauté digne des gens façonnés par le courage.
Commenter  J’apprécie          220
Videos de Bernard Tirtiaux (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard Tirtiaux
Inauguration du vitrail de l'église de Ghlin, le 20 décembre 2015
autres livres classés : VerriersVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Musique et littérature

Quel grand philosophe des Lumières s'est essayé à la musique, sans succès ?

Voltaire
Jean-Jacques Rousseau
Denis Diderot
D'Alembert

10 questions
284 lecteurs ont répondu
Thèmes : musiqueCréer un quiz sur ce livre