AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 9791096906161
Éditeur : Goutte Dor (22/08/2019)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Ce roman est le journal intime d'un personnage de fiction. Plus d'un demi-siècle après la publication des carnets de son ravisseur par Vladimir Nabokov, Lolita se livre enfin. L'adolescente la plus célèbre de la littérature raconte son road trip dans l'Amérique des années 50, ses ruses pour échapper à son beau-père, ses envies de vengeance, ses amours cachées, ses rêves de jeune fille.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
Merik
  01 septembre 2019
La « Lolita » de Nabokov, c'est un souvenir de lecture troublante et sulfureuse, à une époque où je pouvais encore considérer les quadras comme des curiosités du monde animal. Autant dire que c'était il y a longtemps. Aujourd'hui, ce seraient plutôt les ados que je peux considérer comme des curiosités. Ça tombe bien, « Le journal de L. » est celui de Dolorès Haze, la Lolita de Nabokov, imaginé par l'auteur.
Et il n'a rien de drôle, la charge du journal de la préadolescente concerne le viol et la pédophilie. La Lolita d'Humbert Humbert n'est plus, voici Dolorès. Avec sûrement en toile de fond le propre vécu de l'auteur.
A peine présentée, à peine enlevée par Humbert Humbert son beau-père (appelé Hum, comme un doute persistant), à peine séquestrée dans ce road-trip aux fausses allures de liberté, la jeune Dolorès se soumet, complice de la course-poursuite d'Hum après sa propre folie. Une Dolorès incapable par exemple d'alerter les policiers qui les arrêteront, « Comment expliquer tout ça en une fraction de seconde, en deux mots, sans m'embrouiller ? Il ne m'aurait pas crue. Parce que c'est incroyable. » Le processus psychologique de la victime complice est en route, on erre aux États-Unis mais on pense déjà à Stockholm et son syndrome. Dolorès rit des blagues de son ravisseur, Dolorès s'amuse aussi à conduire à gauche pour vérifier qu'elle existe, Dolorès joue à être Lolita et le sait. Mais Dolorès se demande pourquoi les autres trouvent tout ce manège normal, alors qu'elle rêve en secret de sa maman, qu'elle veut s'évader de nouveau dans son monde de poupées.
La psyché de la victime est ainsi révélée dans sa dualité consciente et dans son évolution le long des cinq parties, passant de la peur au défi ou à la manipulation, tentant la fugue sans être capable de se débarrasser de l'indicible, nouant une vie sociale à côté d'elle-même et donc des autres, ou une vie amoureuse cahotante.
Le récit d'origine peignait des personnages hors normes : le Humbert Humbert de Nabokov à la dérive hallucinée n'était pas un narrateur comme tout-le-monde, la Lolita provocante qu'il dessinait n'était pas une adolescente commune. Le journal de L. va à l'encontre des confessions de son beau-père, il devient le journal d'une enfance violée comme les autres, ou presque. Fini le romanesque diabolique et flamboyant du récit de Nabokov, les intentions ne sont plus les mêmes. En démystifiant Lolita et Humbert Humbert, Christophe Tison montre le viol et ses conséquences en trouvant la voix de sa victime. Et en cela le livre me semble réussi, d'autant que la Lolita qu'il figure m'a beaucoup touché. Mais il ne m'a pas paru transcendant pour autant, enlevez la célébrité de Lolita sur laquelle il s'appuie, et il devient presque banal.
Merci aux Éditions Goutte d'Or et masse critique pour cette lecture intéressante.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          634
Bobby_The_Rasta_Lama
  04 septembre 2019
"Wanted, wanted : Dolores Haze.
Hair : brown. Lips : scarlet.
Age : five thousand three hundred days.
Profession : none, or "starlet."
(V. Nabokov, "Lolita")
Règle n.1 pour apprécier "Journal de L." : quoi qu'il arrive, n'essayez pas de le comparer avec le roman de Nabokov !
Durant ma lecture, je n'ai pas pu m'en empêcher, j'ai perdu à ce jeu de doubles, je me suis perdue, et je suis désolée. Désolée parce que n'ai pas pu l'apprécier comme j'aurais voulu, désolée pour ce livre assez bien écrit qui se lit d'une traite et qui va sans doute enchanter plus d'un lecteur, désolée pour tous ces enfants abusés qui parcourent le monde sans pouvoir se livrer comme cette Dolores, qui est le cri du coeur de l'auteur. Son journal est une confession glaçante et crue, mais malheureusement, ce "jeu de miroirs" est aussi un jeu de dupes, et j'ai désespérément perdu l'image de la Lolita originelle qu'elle était censée être. C'est quelque chose que je ne peux pas pardonner.
J'ai lu quelque part qu'un lecteur idéal de Nabokov ne pourrait être qu'un autre Nabokov, ce qui explique les réactions virulentes à la sortie de "Lolita". Ah, ce thème sulfureux de la pédophilie ! Les lecteurs en quête de détails croustillants vont se jeter dessus (pour en ressortir déçus), les ménagères américaines vont s'évanouir dans leur apple pie à la moindre évocation de Humbert Humbert, mais certains y verront, fort heureusement, autre chose.
"J'ai l'impression de succomber trop facilement au charme des jeux", dit Humbert en regardant Lo jouer au tennis. Et l'auteur, Nabokov, a succombé de la même façon au charme du jeu avec une langue qui n'était pas la sienne. L'éducation et le cynisme de la vieille Europe incarnés par Humbert qui s'emparent de l'innocente (vraiment ?) Amérique de la pop-culture incarnée par Lolita dans un ballet verbal composé par un virtuose des mots, plein de pirouettes amusantes et cabrioles métaphoriques.
Cette dimension supplémentaire manque forcément dans "Journal de L.", ce qui fait que le livre de C. Tison devrait plaire à tout lecteur en quête d'une histoire remplie d'émotions, mais cela s'arrête là.
"Lolita" est une histoire d'obsession, de passion fatale, qui, sans être mesurée par les mètres de la moralité, se dirige vers l'accomplissement du Destin, comme une tragédie antique. McFatum à l'oeuvre, dirait Humbert...
A côté, la confession de Dolores de Tison paraît tristement conventionnelle, sachant que le lecteur attentionné de Nabokov a du mal à passer sur le fait que dans le roman original c'est Lolita qui séduit Humbert. Certes, ce n'est que par jeu, mais quand elle réalise que H. désire bien plus que le boutonneux Charlie de la Colo Q, il est déjà trop tard pour tous les deux...
Voilà ce qui m'a gênée aussi dans "Journal de L.". Ce manque d'ambiguïté. Un ravisseur et sa victime, simplicité même ! Qui est le chasseur, et qui est la proie, chez Nabokov ? Nous avons deux "chasseurs enchantés", et on ne peut qu'aimer et détester les deux à la fois. On a de la peine pour cette Lo effrontée et vache qui pleure la nuit, et pour ce Humbert obsédé et jaloux qui pardonne tout, et qui vit dans la terreur que toutes les nymphettes grandiront un jour. Cercle vicieux, ballet mortel, pour ces deux marginaux de la société bien pensante. Toujours sur la route, car ils n'ont "absolument nulle part où aller", l'un comme l'autre. Ici, c'est bien plus simple : la seule à plaindre, c'est Dolores.
Parfois je retrouvais vaguement cette "vraie" Lolita et la lecture s'est mise à couler de source, mais je la perdais aussitôt : ces métaphores poétiques un peu enfantines ? Lo détestait le romantisme dégoulinant ! Ces discours délibérément provocants ? Elle n'en avait pas besoin ! Cet amour pour les "classiques" ? Tous les livres de "Ball Zak" offerts par Humbert qu'elle n'a jamais ouverts, en rêvant au dessus de ses comics et ses illustrés... quel gâchis ! Mais voilà que je me "humbertise"...
J'étais curieuse de passages que l'on ne trouve pas chez Nabokov, mais ils ne rajoutent pas grand-chose de plus que d'autres malheurs, et cette démystification ne fait que dénaturer encore plus la Lolita d'origine.
Et la fin ? C'est presque un happy-end. Dolores a enfin trouvé sa place, et nous sommes soulagés. Ce n'est pas exactement ce à quoi elle a rêvé, mais elle a réussi à se reconstruire, comme on dit. On se fiche éperdument de ce qui va arriver au méchant Humbert, qui est mis dans le même sac que le méchant Clare Quilty.
Ah, diabolique Nabokov, qu'aurais-tu pensé de ça ? Cette séparation tiède n'a absolument rien à voir avec le moment insoutenable dans la courette sale des Schiller, où Hum et la véritable Lo se font leurs derniers adieux, tous les deux condamnés par le Destin. Lo, sans qu'elle le sache, et Humbert délibérément, parce qu'il n'a plus rien à perdre, seulement une vengeance à accomplir... "and the rest is rust and stardust".
Donc, si vous cherchez un livre sympa pour la rentrée, n'hésitez pas ! Mais si vous êtes des inconditionnels de Nabokov, passez votre chemin, ou lisez "Journal de L." comme une petite curiosité; fiction contre fiction. Ne faites pas la même erreur que moi, car la règle n.2 pour apprécier le journal de Dolores est la même que la règle n. 1.
Un grand merci à la masse critique, et aux éditions Goutte d'Or.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5112
La_Bibliotheque_de_Juju
  26 août 2019
« Lo-lii-ta. le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. »
Souvenez-vous de ce classique de la littérature… Lolita. Héroïne inoubliable de Vladimir Nabokov.
Là où le classique décrivait les événements à travers le regard de l'homme, ce JOURNAL DE L., offre une voix à Lolita, à travers son journal. Et quelle voix…
Donner à entendre Dolores Haze, le pari était risqué. Partir entrevoir celle qui se cache dans le miroir de Lolita.
Cette lecture m'a offert un regard sur une héroïne sulfureuse que je n'oublierai pas. Car découvrir Dolores, derrière Lolita, fut à la fois bouleversant et terrible.
De 1947 à 1952, Dolores raconte cet homme qui le soir venu la rejoint dans son lit. Elle raconte ses envies d'ailleurs, ces amours contrariées et cet homme qu'elle manipule, si faible, si méprisable. Avec une rage, une force insoupçonnée, Dolores s'accroche à la vie et à celle qu'elle cache au fond de son coeur.
Au fur et à mesure des pages du journal, Dolores grandit et ses mots avec elle. Portrait d'une femme avant l'heure qui doit apprendre à se jouer de ses charmes. Portrait terriblement dur de l'innocence envolée et que Dolores voudrait tant retrouver. Portrait d'une combattante qui saura se jouer d'un monde où les hommes, pour la plupart, n'inspirent que mépris et dégoût.
Je vous conseille ce livre. Au-delà de al polémique qu'il pourra engendrer. Les mots sont crus. Parfois dégueulasses. Mais je vous conseille d'écouter, vraiment, ce que Lolita a voulu nous dire. le propos est sans fard mais juste passionnant. Christophe Tison donne littéralement vie à cette enfant que l'on voudrait prendre dans ses bras, pour lui offrir un moment de répit. Car elle ne cessera jamais de se battre. A chaque seconde de sa difficile existence.
Un livre choc. Il raisonnera en moi quelques temps encore, je le sais déjà.

Lien : https://labibliothequedejuju..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          640
kuroineko
  28 août 2019
Je remercie Babelio et les Éditions Goutte d'Or pour l'envoi du Journal de L., dans le cadre d'une opération Masse Critique privilégiée. Avant même de savoir si j'étais retenue, je me suis replongée dans Lolita de Nabokov, lu il y a plus de vingt ans. le temps avait effacé certains détails du roman et, surtout, en passant, m'a permis de mieux comprendre cette oeuvre aussi sublime que retorse.
Alors que le livre originel était une confession/plaidoyer du vil Humbert Humbert en attente de son procès, Christophe Tison donne ici la parole à celle qu'on ne connaît finalement qu'à travers les yeux de son bourreau, la petite Dolores, sa soeur dans l'atrocité pédophile. Se colleter à une telle oeuvre dans un jeu de miroir était risqué, incontestablement, une vraie gageure. Je salue par conséquent le courage de l'auteur. Il reprend les éléments phares du texte de Nabokov, remplit les espaces vides en s'inspirant de l'esprit du texte initial et, sans doute, en y projetant ses propres blessures.
La narration sous forme de journal permet un accès direct à Lolita, un récit dénué des envolées linguistiques et périphrases "chastes" d'Humbert Humbert. le style de l'enfant évolue au fil des mois et des expériences subies du fait d'hommes abjects chasseurs de chair à peine pubère. Son langage se fait de plus en plus cru et ses pensées sombres à mesure que ses violeurs l'entraînent dans leur spirale de dépravation.
Le tout forme un ensemble très cohérent. Sous le langage souvent vulgaire et trop adulte de Dolores, on entend malgré tout la petite fille en souffrance qui voudrait simplement qu'on l'aime, elle, pas une fantasmagorie nymphescente pour pervers en rut. Récit ô combien troublant et bouleversant qui renvoie à toutes les Lolitas - et leurs pendants masculins - de la Terre.
Je n'avais jusqu'à présent jamais rien lu de Christophe Tison. C'est chose faite et son texte vibre de sincérité douloureuse, de celle qui inscrit ses mots au fer rouge dans l'esprit des lecteurs. Reçu ce matin dans ma boîte à lettres, sitôt commencé, je n'ai pu le lâcher.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          373
Patsales
  14 septembre 2019
Les écrivains sont-ils devenus des fans comme les autres? Reouven a retrouvé les enquêtes perdues de Sherlock Holmes, Kamel Daoud a réhabilité l'Arabe anonyme tué par Meursault, et maintenant Christophe Tison nous offre le journal de Lolita.
Mais il s'agit moins ici d'une déclaration d'amour à une oeuvre essentielle de la littérature qu'une entreprise de démystification. Humbert Humbert, le narrateur de Lolita, a beau être un prédateur sexuel, il présente ses désirs -et passages à l'acte- répugnants comme une oeuvre d'art: « il faut être un artiste doublé d'un fou, un de ces êtres infiniment mélancoliques, aux reins ruisselants d'un poison subtil, à la moelle perpétuellement embrasée par une flamme supra-voluptueuse (oh, cette torture sous le masque !), pour discerner aussitôt, à des signes ineffables – la courbe féline d'une pommette, la finesse d'une jambe duveteuse, et cent autres indices que le désespoir et la honte et des larmes de tendresse me retiennent d'énumérer... » Sa prose vaporeuse et poétique n'utilise jamais les mots crus d'une sexualité en l'occurrence perverse et quand le cinéma s'empare du livre de Nabokov, c'est pour mettre des images sur les mots du pédophile victimisé. Sue Lyon en bikini nous regarde par-dessus ses lunettes de soleil en croquant sa sucette à l'anis, garce de 13 ans à haut potentiel érotique.
Dans le journal intime écrit par Tison, le lecteur se détache du récit humbertien et Lolita perd ses attributs de nymphette. « J'ai dû baisser mes lunettes de soleil pour mieux le voir et dire bonjour poliment. Un type avec un drôle d'accent, en costume gris, d'une trentaine ou quarantaine d'années, je ne sais pas, mais vieux en tout cas. Grand et un peu flasque. Il a eu un mouvement de recul en me voyant (faut dire que j'étais presque nue!) puis a fait le tour du jardin en complimentant maman... Je savais qu'elle cherchait un locataire... Il en était déjà venu un, un ancien militaire, qui avait trouvé ça trop cher mais à qui maman avait fait le même cirque, sauf qu'il pleuvait ce jour-là et que j'étais sur le canapé... Quand ils se sont enfin décidés à partir, il m'a dit « à bientôt » et m'a regardé comme s'il n'osait pas me regarder. J'ai mis ma main devant ma culotte et eu un peu honte, mais bon, j'étais chez moi quand même. »
Voilà. Elle est chez elle, en maillot de bain dans son jardin. Les messieurs de l'âge de sa mère lui sont indifférents. C'est Humbert Humbert qui lui arrache son enfance, lui apprend la solitude et le mensonge, et le sexe comme seul moyen d'échange.
Le livre des éditions Goutte d'or est un très bel objet. Les premiers mots du roman y sont inscrits en creux tandis que le titre resplendit en rouge safrané. Et d'une certaine façon, Tison admet son incapacité à briser le mythe. La couverture de son livre est éclaboussée de cette couleur de « l'orifice sanglant » et « dégoûtant » auquel Humbert Humbert assimile Lolita, et son prénom de Dolorès ne lui est pas rendu. C'est bien là tout le problème. le roman de Nabokov symbolise peut-être la littérature la plus pure, créatrice d'un supramonde tellement plus intéressant que le vrai, au risque de laisser croire à ses lecteurs que le mythe est le réel. Alors comment ne pas vouloir rappeler parfois le monde des livres à plus de sincérité et d'humilité? Comment ne pas avoir envie de dézinguer ce professeur immoral et de rappeler aux lecteurs qu'il a bousillé Lolita, ce qu'il est parfois si facile d'oublier? Oui mais Dolorès Haze a-t-elle de quoi passer à la postérité dès lors qu'elle n'est plus l'objet fantasmatique de son beau-père ?
La si belle couverture de ce livre me semble exprimer un aveu d'impuissance. Si Dolorès avait existé, son journal aurait été orné de fleurs ou de têtes de mort, il aurait été moins classieux. le liseré mordoré du livre de Tison est là pour signaler la littérature. Alors qu'il suffit de lire les premières lignes du roman de Nabokov pour savoir qu'elle est effectivement là.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          241

critiques presse (1)
Actualitte   04 septembre 2019
La Lolita qui a défrayé la chronique dans la célèbre œuvre de Vladimir Nabokov paru en 1955 fait son come-back dans un livre-confession où l'adolescente se livre sans filtre. Le romancier signe un texte fort, aux mots crus et d'une rare sincérité.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
FuyatingFuyating   20 septembre 2019
Dans le ciel les étoiles tournent, petits diamants dans un monde de rouille, et comme moi elles ont froid.
Commenter  J’apprécie          30
ninosairosseninosairosse   18 septembre 2019
Je laisse tomber.
L'amour fait chier,
C'est une maladie.
D'ailleurs, d'ailleurs,
Des gens en meurent.
p146
Commenter  J’apprécie          240
FuyatingFuyating   19 septembre 2019
Le calme est revenu dans les rues, dans les magasins, les maisons. L'usine d'aviation de l'armée a fermé et des familles entières sont parties du côté de Boston ou de Philadelphie. On s'est tous regardés, un peu sonnés, comme dans une salle de cinéma quand les lumières se rallument. On a remis nos manteaux, on s'est levés, puis la vie a repris.
Commenter  J’apprécie          00
ninosairosseninosairosse   16 septembre 2019
La nuit tombe, le ciel est orange de plus en plus foncé et, dans le bleu profond qui flotte encore au-dessus des montagnes du côté du désert, une minuscule étoile cligne comme un diamant. Je ne peux pas la toucher mais je peux sentir sa solitude.
p65
Commenter  J’apprécie          261
FuyatingFuyating   19 septembre 2019
C'est fou comme on préfère toujours la souffrance et l'inconfort quotidien à l'inconnu et au bonheur possible.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Christophe Tison (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christophe Tison
Christophe Tison vous présente son ouvrage "Journal de L. : 1947-1952" aux éditions Goutte-d'Or. Rentrée littéraire Septembre 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2339346/christophe-tison-journal-de-l-1947-1952
Notes de musique : Youtube Audio Library
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
autres livres classés : pédophilieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






Quiz Voir plus

Pièces de théâtre, poèmes et romans français du XIXième siècle !

Laquelle de ces pièces ne s'inscrit pas dans ce qu'on appelle vers la fin du XIXième comme "drame romantique" ?

Ruy Blas, Victor Hugo
La Dame aux Camélias, A. Dumas fils
Lorenzaccio, Musset
Ubu Roi, Alfred Jarry

10 questions
178 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature française , xix-xxè , romantismeCréer un quiz sur ce livre
.. ..