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Stephan Kovacs (Éditeur scientifique)
EAN : 9782764603758
Éditeur : Boréal (01/09/2005)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Marie Uguay occupe une place à part dans la poésie québécoise. Sa poésie sensuelle, qui chante la beauté du monde, lui a gagné des lecteurs nombreux et fervents. Le destin tragique de Marie Uguay lui confère aussi la marque des êtres d’exception. Comme Nelligan, comme Saint-Denys-Garneau, elle est fauchée en pleine jeunesse. C’est le cancer qui l’emporte à vingt-six ans, en 1981. Il aura fallu attendre plus de vingt ans avant de lire ce journal, publié ici pour la p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
sweetie
  31 juillet 2015
Je l'avoue, j'ai parcouru en diagonale ce journal de la poétesse Marie Uguay, décédée à vingt-six ans d'un cancer des os. Tristesse, états d'âme poignants, amour incompris, inéluctabilité de la maladie, urgence de vivre, tout est trop intense dans ses écrits et donc, un peu rébarbatif. Son écriture est très belle mais ses propos sont souvent insoutenables et j'ai eu parfois l'impression d'être dans la tête d'une femme déséquilibrée mentalement... J'ai l'intention de visionner le documentaire qu'a tourné le réalisateur Jean-Claude Labrecque sur Marie Uguay, espérant en apprendre un peu plus sur elle.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   02 octobre 2011
Printemps : plus beau mot de la langue française. La lumière s'en vient, ô quel espoir, la plus belle saison du monde, le miracle et l'amour fou. On a l'impression que l'impossible est derrière la porte.(...) Ce pays trop muet soudain me chante tant de murmure et me chante tant de douceurs. Mes racines s'allongent, que mes fruits se forment un jour à la plénitude du printemps et de la parole, que les étés les transportent sur leurs bras tendus vers le rire. La sève monte dans les érables, on entend gronder sa force ténébreuse qui nous nourrira de plaisir. Voici la grande respiration des érables en mars. p 206
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nadejdanadejda   02 octobre 2011
Ecrire c'est une façon de connaître. Dans connaître il y a le mot naître. Naître sans cesse au réel d'une connaissance jamais intransigeante et dominatrice, mais toujours spéculative. C'est multiplier sa vie dans et par le langage, vivre comme dans un lieu où tout part et tout revient sans cesse. C'est approfondir la face autobiographique des rêves. C'est une autre forme de l'amour fou. p 182
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nadejdanadejda   05 octobre 2011
A-t-on déjà vu quelque chose de plus pur que ce blanc qui ruisselle à l'appel du noir... Page blanche et la tache du mot en noir. Sur un rouleau qui défie et l'espace et le temps, rouleau de soie blanche où quelques feuilles de bambou comme une écriture nerveuse. Tout respire, n'est que rythme, comme un pouls, une marée. Source secrète rendue visible. Promesse tenue. J'ai le goût d'écrire rien que pour voir vibrer cette lumière autour. p 237
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sweetiesweetie   31 juillet 2015
Tu es invivable Montréal, avec tes rues parfumées dans la montagne et tes autres rues, ces corridors où ton coeur bat dans la poussière du mépris et de l'ennui. Tu croupis en juillet et en août sous la pression humide et tu te figes dans un long cri durant tout l'hiver. En janvier, tu es à vif avec des gerçures à l'âme. En février, plus rien ne bouge, tu es déjà ciselée dans le marbre. En mars, parfois, tu pleures et tu rages. Tu n'as pas honte d'être laide en avril quand tu es toute nue. En mai, oui en mai seulement, tu lèves tes jupes et tu heurtes la lumière avec tes jupons et tes sourires. En automne, tu es un réceptacle d'espoirs qui vont s'étouffer sous le cul décoré de décembre.
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nadejdanadejda   02 octobre 2011
Je voudrais te dire qu'il n'est pas besoin de savoir pour comprendre, qu'un instinct nous indique plein de vies parallèles qui se propulsent en nous, qui nous prolongent à la verticale, à chaque instant une pensée va puiser hors de tout doute dans un temps aboli où s'apprêtent les parfums, les couleurs et les rythmes. Ce n'est pas du mysticisme, c'est de l'amour. p 198
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Cette musique intense je ne l'oublie pas..., Marie Uguay lu par l'auteure
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