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ISBN : 2505067872
Éditeur : Kana (17/02/2017)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Rei, 17 ans, est un joueur professionnel de Shogi (jeu d'échec version japonaise). Mais Rei est aussi un adolescent meurtri par la mort de ses parents et de sa petite soeur. Alors qu'il vit une vie de solitaire, il fait la rencontre de trois soeurs qui vont lui redonner le goût à la vie. A leur contact il va petit à petit ouvrir les yeux sur lui-même et sur les personnes qu'il rencontre sur son chemin. Il s'ouvre au monde mais découvre aussi la difficulté du chemin ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Rickola
  08 avril 2019
March comes in like a Lion est un seinen de Chica Umino, encore en cours actuellement avec 14 tomes parus au Japon alors que le 12e vient de sortir chez Kana. Mais de quoi ce manga parle-t-il ?
Rei, 17 ans, est un joueur professionnel de Shogi (jeu d'échec version japonaise). Mais Rei est aussi un adolescent meurtri par la mort de ses parents et de sa petite soeur. Alors qu'il vit une vie de solitaire, il fait la rencontre de trois soeurs qui vont lui redonner le goût à la vie. À leur contact il va petit à petit ouvrir les yeux sur lui-même et sur les personnes qu'il rencontre sur son chemin. Il s'ouvre au monde mais découvre aussi la difficulté du chemin qu'il a choisi de suivre.
Nous sommes donc face à un manga tranche de vie, un genre que je lis assez peu alors que j'adore ça. Je trouve dans ce style une forme de douceur, d'apaisement qui fait toujours du bien. de plus, même si je pense que dans tous les genres on peut trouver des formes de leçons de vie intéressantes, ce genre là propose des thématiques et des situations plus proches de notre réalité, qui rendent ces leçons plus directement impactantes à mes yeux. Un autre élément plaisant dans ce genre, lorsque la série se passe au Japon, vient du fait que l'on nous immerge dans la culture du pays, ce qui est vraiment très agréable pour quelqu'un de totalement extérieur comme moi.
Et en l'occurrence, ce premier tome conjugue ces deux aspects avec bonheur. On suit Rei, adolescent qui a perdu sa famille dans un accident, très solitaire. Heureusement pour lui, il fait la rencontre des soeurs Kawamoto qui deviennent très proche de lui et l'accueillent régulièrement. Elles sont également endeuillées, mais gardent malgré tout le sourire et donnent une légèreté bienvenue au récit. On passe en effet beaucoup de temps en leur compagnie dans ce premier tome, l'occasion de mettre en avant un élément qui a beaucoup d'importance dans ce volume, et qui le restera je l'espère : la cuisine. Il faut savoir que je suis assez passionné de cuisine, même si je n'ai malheureusement pas le temps de cuisiner autant que je le souhaiterai. Et de ce fait, j'adore voir dans la fiction des scènes où les personnages cuisinent, mangent des choses particulières et autres. Et dans ce premier tome, on a beaucoup de moments de ce genre, qui ont l'avantage de rapprocher les personnages, de transmettre une ambiance chaleureuse, et même de mettre en scène quelques gags (la famille Kawamoto a des chats particulièrement gloutons qui regardent souvent les plats avec les yeux qui brillent et la bave aux lèvres). On a d'ailleurs droit à la fin de ce premier tome à quelques recettes des différents plats préparés, une super idée qui me donne très envie de les tester !
Au-delà de la cuisine, les relations entre Rei et les soeurs Kawamoto commencent déjà à être développées, et si chaque personnage est bien caractérisé et est rendu attachant par l'auteure, j'avoue avoir déjà une préférence pour Akari, la soeur aînée. Je pense que cela vient de son côté maternel envers tout le monde (aussi bien humains qu'animaux), d'ailleurs ses petites soeurs plaisantent sur sa tendance à recueillir tout le monde chez elles et à les engraisser en les nourrissant tout le temps, en particulier les chats qui deviennent très gras (les chats étant un élément comique, notamment via leurs pensées toujours très amusantes que l'auteure nous fait partager).
Mais l'autre élément au coeur du récit est le shoji, discipline qui ressemble à un équivalent japonais des échecs, auquel je ne connais absolument rien personnellement. On a déjà droit à quelques affrontements avec d'autres personnages, en particulier Harunobu Nikaido, qui se voit à la fois comme le meilleur ami et le rival de Rei. Il s'agit également d'un personnage qui a à la fois un côté comique mais également touchant de par sa santé fragile. Je trouve sur ce point qu'il représente bien l'esprit de ce premier tome. Concernant le shoji en lui-même, un joueur professionnel a travaillé avec la mangaka pour développer cet aspect, s'inspirant même de véritables confrontations pour certains passages. Tout ceci est expliqué entre les chapitres, et c'est très intéressant même si la discipline reste assez nébuleuse pour moi. Fort heureusement, ce n'est pas nécessaire de comprendre précisément le fonctionnement de ce jeu pour apprécier le manga, le principal étant de saisir les enjeux liés à la compétition pour les personnages, et de ce point de vue, c'est parfaitement réussi. On comprend le rapport qu'entretient Rei à cette discipline, qui n'est pas simplement de l'ordre du loisir qui est finalement devenu un métier. Au contraire, le shoji a une place complexe dans sa vie, et c'est très intéressant de le constater dès ce premier tome. Ainsi, il semble pour le moment que le shoji est surtout là pour mettre en avant les liens entre certains personnages, mais j'imagine que ce jeu gagnerai en importance par moments.
Pour fini, un petit mot sur l'esthétique du manga qui est très important pour l'ambiance générale du titre. Personnellement, je trouve que l'auteure a un magnifique coup de crayon. Son trait est doux, mettant parfaitement en valeur l'ambiance générale du titre et créant immédiatement un effet de proximité avec les personnages et leur univers. de plus, le character design tape juste et les rend tous très attachant selon moi, en particulier Akari comme je l'ai déjà dit précédemment. Autre point qui compte pour moi, les chats sont très bien dessinés et sont très expressifs (comme les autres personnages par ailleurs, le travail sur les expressions des visages étant de qualité, ce qui permet de bien saisir l'état émotionnel de chacun). Je ne pourrai par contre pas évaluer la qualité de l'édition puisqu'il s'agit d'un tirage spécifique pour les 48h de la BD, sans jaquette (je ne sais pas si c'est le cas pour les tomes de l'édition standard). Mais pour 2 euros, on a affaire à une édition plus que correcte.

Lien : https://apprentiotaku.wordpr..
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babel95
  06 août 2017
A dix-sept ans, Rei Kiriyama est déjà joueur professionnel de Shôgi (échecs japonais). Mais à dix-sept ans, Rei est déjà seul au monde, ses parents et sa petite soeur ont été tués dans un accident de voiture. Il vit dans un grand appartement de Rokugatsuchô, à Tokyo.
Par hasard, un soir où des compagnons de soirée l'avaient laissé ivre mort à la sortie d'un bar, Rei a fait la connaissance d'Akari, jeune hôtesse de bar, qui a pris pitié de lui et l'a raccompagné à Sangatsuchô, de l'autre côté du pont, où elle vit avec son grand-père et ses deux petites soeurs, Momo et Hinata.
La gentillesse et la simplicité des trois soeurs permettent à Rei d'oublier peu à peu sa solitude et les sentiments de culpabilité qui l'animent, et de se reconstruire.
Dans ce manga très original, Chica Umino nous fait découvrir le monde complexe du shôgi, ses règles, l'organisation des tournois, la psychologie des joueurs à travers Rei, personnage attachant et solitaire. En parallèle, elle dépeint le quotidien des soeurs et souligne le rôle central d'Akari, toute jeune femme qui assume ses responsabilités avec courage et tendresse.
Les dessins sont soignés, chaque détail compte. J'ai beaucoup aimé la façon de représenter Tokyo, de mettre l'accent sur le fleuve et le pont, qui "relie" les deux rives mais aussi le monde de Rei et celui des filles. Tout ce qui touche aux tournois de Shôgi est d'une extrême précision : les parties ont été reproduites sous la supervision de Manabu Senzaki, 8ème dan, qui a rédigé une rubrique "shôgi" du Lion. Enfin, on sent que la mangaka Chica Umino a pris un vrai plaisir à dessiner des matous en net surpoids. Ils ressemblent un peu à Harunobu Nikaidô, joueur de shôgi, ami et rival de Reil, que la toute petite Momo prend pour "Bodoro" (Totoro, le héros des studios Ghibli), parce qu'il présente un peu les même rondeurs....
Un manga plein d'humour, qui parle de solitude, fait la part belle aux émotions et aux sentiments, dont on a envie de retrouver les héros !

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Lesvoyagesdely
  19 février 2017
Le trait de crayon est agréable et percute par moment.
L'histoire est bien plus profonde qu'il n'y paraît au premier abord, prenante, intéressante. On aborde pas mal de sujets et de problèmes.
Quand on commence le manga, on a un peu l'impression de commencer en plein dedans, et petit à petit on va tout retracer.
On passe de la joie à la tristesse.
Le manga n'est pas réservé non plus qu'à des amateurs de shôgi, il y a beaucoup de choses autour et aussi une raison d'être aussi à fond là dedans.
Les 3 soeurs sont l'élément fraîcheur de l'histoire, celles qui nous permettent de sourire, de vivre, de retrouver goût à la vie. Et pourtant, elles n'ont pas une histoire si facile que cela. On sait au courant de ce premier tome comment Rei Kiriyama a fait leur connaissance, on apprend aussi le surprenant "métier" d'Akari.
Akari et Rei doivent "survivre", trouver de l'argent !
Ce manga a un côté mature, réaliste, percutant !
Lors de sa jeunesse Rei a vécu une tragédie. Alors qu'il était grandement menacé, il s'est raccroché à un dernier espoir. Alors qu'à partir de ce jour, la vie aurait pu lui sourire, des ombres terrifiantes planait. Cet homme gentil, bon lors de la première rencontre que j'ai eu avec lui est à fond dans le shôgi et a déjà 2 enfants.
Rei a grandement souffert de la perte de toute sa famille, et de l'évolution de la situation. Comment se faire une place ? Il a concentré tous ces efforts dans le shôgi quitte à y perdre quelque chose, une partie de sa vie, de son enfance, pour toujours être considéré et aussi devenir joueur professionnel au plus vite pour pouvoir être indépendant.
Des situations à vif, qui écorchent à vif.
Sa rencontre avec les soeurs va mettre du soleil dans sa vie.
On fait également déjà la connaissance dans ce 1er tome, d'un jeune adversaire qui s'impose. Malgré sa richesse, tout n'a pas été facile pour lui non plus, et pas seulement car il continue de perdre contre Rei. On peut en tout cas admirer sa persévérance.
Rei, comme le shôgi et les rencontres lui prennent beaucoup de temps se retrouve également avec beaucoup de retard, d'absence en cours. Au départ, il avait aussi décidé de ne pas aller au lycée.
On fait la connaissance d'un professeur qui s'intéresse au shôgi, il fait attention à Rei, l'encourage, l'aide dans la mesure de ses moyens, il est aussi assez drôle.
Un premier tome déjà bien riche :)
et l'éditeur nous a déjà sorti le tome 2
Lien : https://lesvoyagesdely.wordp..
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Saralyn
  11 juillet 2017
C'est avec des souvenirs de la série Hikaru No Go que je me suis lancée dans la lecture de cette nouvelle série, consacrée au shogi.
Petite déception à la fin de ce 1er tome où je m'attendais donc à trouver des explications sur la manière d'y joueur, et pas uniquement sur l'histoire du jeu, ce sera surement présent dans un des prochains tomes de la série...
Malgré tout, la présence d'explications autour du jeu reste sympathique comme idée et permet de s'immerger plus dans l'histoire.
Autre petite déception : les mangas Kana sont trop courts !
Sinon je n'ai que du positif à dire au sujet de cette série : la jaquette sur fond blanc est très belle, le personnage principal Rei, ainsi que les personnages secondaires sont touchants, d'autant plus quand on connaît le passé de Rei... C'est un bon manga tranche de vie, où on assiste à des scènes de vie quotidienne à la fois touchantes, tristes et/ou drôles !
J'ai hâte de découvrir la suite !
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Marion31
  12 juillet 2017
Le grand retour de Chica Umino que l'on attendait depuis la fin de "Honey and Clover" il y a plusieurs années.
"March comes in like a lion" est manga tout en émotion sur la douceur des relations humaines et l'importance de trouver sa place dans le monde d'aujourd'hui. Au fil des tomes les passages sur le shogi prendront un peu plus de place que dans ce premier volume mais malgré la complexité de ce jeu encore méconnu en france, ils ne prennent pas le pas sur l'histoire et les personnages.
La toile des relations humaines est tissée par un dessin tout en rondeur et délicatesse comme Umino sait si bien nous l'offrir.
Une petite merveille!
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critiques presse (3)
ActuaBD   07 mars 2019
Suite et fin de l'arc narratif du retour du père des trois sœurs avec un récit très chargé émotionnellement, amer dans sa conclusion, mais qui amorce aussi une renaissance : il est temps pour notre héros et les sœurs Kawamoto de construire un avenir heureux qui fera fi de leur passé douloureux !
Lire la critique sur le site : ActuaBD
ActuaBD   16 octobre 2017
Une session de récit qui oscille toujours entre légèreté et tristesse, avec une justesse de ton et de forme qui permettent d’aborder des sujets complexes, comme le harcèlement scolaire.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   05 avril 2017
Un titre introspectif et mélancolique abordant les thèmes du deuil, de la solitude et du mal-être, allégé par quelques pointes d’humour.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
TelKinesTelKines   19 mai 2019
- *Cui Cui* (traduction : "Youpi ! C'est le matin.")
- *Cuiii Cuiii* (traduction : "C'est carrément le matin.")
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babel95babel95   06 août 2017
Pendant un moment, après avoir emménagé ici, où que j'aille, j'avais l'impression d'être dans un rêve. Je n'entendais pas bien les sons, la ville semblait scintiller en noir et blanc.
Maintenant que j'y pense, je devais être très stressé de vivre seul dans un quartier inconnu.
Mais dès que j'ai rencontré ces personnes, j'ai eu l'impression que tout s'était coloré de l'autre côté du pont.
.... Coucou, le dîner est prêt ! dépêche-toi, on a faim !
Akari m'a dit : "viens quand tu veux", elle le pensait vraiment. Je crois que rien que le fait qu'il existe un lieu où je suis le bienvenu, rien que d'entendre ces mots, me remplissait le ventre tellement cela me faisait plaisir, et je crois que ça me suffisait.
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babel95babel95   06 août 2017
"Rei", ça veut dire "zéro", trop bizarre comme prénom !
Mais c'est parfait pour toi. C'est vrai... tu n'as ni maison... ni famille... ni amis... tu ne vas même pas à l'école.
En fait, dans ce monde... pour toi... il n'y a de la place nulle part...
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benlebbenleb   23 mars 2017
Lundi, viens á la maison après ta rencontre. C'est le jour où on raccompagne les ancêtres. Si on a un invité... ...ce sera moins pesant.

J'ai cru entendre ces mots de la bouche d'Akari, mais elle a parlé si bas que je n'ai pas bien entendu.
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