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EAN : 9782253061045
217 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/1992)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Gene est un jeune écrivain qui a rencontré le succès avec un premier livre. Abordant son deuxième ouvrage, il connaît l'angoisse de la page blanche. Errances dans les rues de Montparnasse, multiples aventures féminines et masculines dans les boîtes de nuit, rien ne peut le soustraire à ce désir d'une écriture qui se refuse à lui. Sa hantise devenue destructrice le poussera à chercher refuge dans un hôpital psychiatrique. Mais la création retrouvée peut-elle conjurer... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Petitebijou
  26 mai 2012
Valérie Valère est née le 11 novembre 1961, seize jours avant moi.
L'écriture est entrée dans sa vie en 1977, année où j'ai voulu en terminer avec la mienne, sans succès.
En 1979, elle publie son premier livre, "Le pavillon des enfants fous", alors que je m'émancipe. Je découvre cet auteur de mon âge à travers ce premier livre, qui m'effraie et me fascine à la fois. Elle a des problèmes avec la nourriture, j'en ai avec l'alcool. Plus tard, elle publie "Malika", histoire d'un amour interdit entre un frère et une soeur, que je ne comprends pas, vivant exactement l'inverse. Mais j'aime son style.
Puis paraît "Obsession blanche", dont le titre dit tout. L'angoisse du blanc, de la page à remplir, du vide qui nous entoure et veut nous engloutir. J'ai la phobie du blanc moi aussi depuis que j'ai failli mourir dans la neige. le livre est difficile d'accès, Valérie est déjà ailleurs. J'ai une vie de presque adulte, un travail, un compagnon, un avenir tout tracé d'une prison dont je commence à voir les barreaux se dessiner.
Le 17 décembre 1982, Valérie Valère meurt d'une crise cardiaque dans son sommeil, usée de tout.
Quinze jours après, j'envoie tout balader, et je m'évade de mes prisons.
L'écriture entre dans ma vie.
Valérie Valère a demandé que ces cendres soient dispersées dans la mer.
Je ne l'ai jamais vue à la télévision, ni entendue à la radio. Je ne l'ai jamais vue vivante, ni entendu sa voix. Valérie Valère m'a laissée le souvenir d'un fantôme très familier.
Mes cendres seront dispersées dans la Méditerranée.
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Ranine
  12 avril 2020
C'est un livre déstabilisant... Au vu du titre, je croyais que le sujet allait être la drogue ! J'ai lu il y a très longtemps le pavillon des enfants fous, et je pensais que c'était un témoignage de Valérie Valère sur sa descente aux enfers. En fait l'obsession blanche, c'est la fameuse angoisse de la page blanche de l'écrivain. C'est décousu, on entre dans l'intimité d'un auteur qui devient fou d'écrire ou plutôt de ne pas écrire.
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margotte65
  21 mai 2018
J'ai commencé "Obsession blanche" dans la suite des deux premiers livres, je crois que je ne l'ai pas fini.
Ce blanc obsédant, c'est la page devant l'écrivain.
Un premier roman écrit en quelques semaines "avec son sang", un deuxième qui ressemblait plus à une oeuvre de jeunesse -chose normale au vu de son âge-, et ....et ... un troisième à écrire. Mais que dire, que raconter ? L'écriture permet elle d'aller mieux ? de se débarrasser ou au moins de maîtriser ces autres obsessions dans lesquelles on se perd ?
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breba
  25 février 2018
un livre qui témoigne avec vérité de l'angoisse de la page blanche ....douloureux
(lu il y a plus de 20 ans , et à l'âge de l'auteur il m'a marqué . , j'ai lu tous les romans de V. Valère c'était une écorchée vive)
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Kawane
  28 janvier 2015

Témoignage bouleversant que j'ai lu au même âge que l'auteur ....
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
LuxiLuxi   15 septembre 2015
Gene ne voit défiler que le rêve inlassable d'une main qui court sur le papier en laissant derrière son passage les caractères fins et appliqués de sa propre écriture. Une écriture lente d'enfant consciencieux. Point. Il relève la tête.
La feuille est vide, le rêve mort.
Le stylo retombe avec un bruit sec sur la table. L'angoisse lui serre les tempes ; il n'a écrit que la peur blanche du blanc sur le blanc, que la peur vide du vide sur le vide... Que fait-il de sa vie, de son espoir et de son désespoir, que fait-il de ces heures qui se traînent ou s'enfuient, de ces jours dont le sens est justement de n'avoir plus de sens, de cet espace dans lequel il s'emprisonne afin de chercher en vain un absolu dont il n'a pas le courage...
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LuxiLuxi   15 septembre 2015
Le stylo, lui, n'impose rien. Il revient en arrière, raye, barre, modifie, embellit. Il n'a pas cette assurance prétentieuse, il vous laisse le choix. Les pages dactylographiées sont trop rigides, trop définitives, il n'a pas le souvenir de les avoir créées, et ces phrases, il ne s'y reconnaît pas. Y écrire quelque chose lui donne l'impression de déformer une autre pensée que la sienne, de défigurer le visage d'un personnage peut-être parfait, de plagier.
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