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E. C. L. Meistermann (Traducteur)Jean-Pierre Pugi (Traducteur)Michel Deutsch (Traducteur)
ISBN : 2917689102
Éditeur : Actusf (10/03/2009)

Note moyenne : 4/5 (sur 9 notes)
Résumé :
À priori la mission de Thissel était simple : récupérer à la descente du convoi carcéral le dangereux criminel Haxo Angmark. Elle le devient beaucoup moins lorsque ce dernier parvient à s'enfuir et à se fondre dans la population de la planète Sirène. Un monde où chacun porte un masque et ne s'exprime qu'en chantant. Commence alors pour les deux hommes une partie de cache-cache mortelle.
Haute en couleur dans un décor baroque et flamboyant, l'intrigue de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
DoVerdorie
  07 janvier 2015
Les cinq textes, de caractère inégal, de ce petit recueil ont tous été écrits il y a plus de cinquante ans... et comme j'aime bien garder le meilleur pour la fin, je survolerai d'abord les trois que j'ai moins apprécié.
"Le Bruit" (1952) est une espèce de robinsonnade planétaire au kaléidoscope colorié de soleils changeants. Une petite nouvelle certes très poétique mais qui m'a laissée aussi froide que la lune.
"Le Temple d'Han" (1951) ensuite, qui bien que se passant sur une planète partiellement colonisée par les humains, je désignerai comme "antique" (dans le sens péjoratif, oui !). Ici, un énergumène voleur, acculé par les indigènes, traversera une "porte divine" et... enfin, passons...
"La Princesse enchantée" (1954) est un récit policier avec une vague connotation anticipative et détonne dans ce recueil, non seulement par sa thématique (une jeune femme aveugle est manipulée par un vilain producteur de cinéma), mais aussi par sa forme : essentiellement constituée de dialogues, l'histoire fait penser à un scénario (voulu, je pense). Je l'ai lu avec plaisir, mais sans surprise : la fin se laisse aisément deviner.
N'ayant jamais lu des "Jack Vance" auparavant, j'ai néanmoins pressenti que la nouvelle la plus longue : "Le Papillon de lune" (1961) est celle qui, de part son langage très inventif, visuel et à cause d'un univers extraordinairement exotique, s'approche le plus du style légendairement imaginaire de l'auteur.
Il s'agit dans cette histoire, sur une société extrêmement codifié et aux coutumes surprenantes, de dégoter un assassin sur une planète où tout le monde porte un masque et où il est impossible de communiquer (et donc d'interroger) si on n'a pas assimilé la règle sans appel qui veut qu'on s'exprime en chantant et en utilisant des instruments de musique compliqués, correspondant à l'humeur et le rang sociétal de chacun.
J'étais bluffée ! ...impressionnée par une telle imagination fertile !
Mais, au final, c'est la nouvelle "Personnes déplacées" à qui j'ai donné ma préférence.
Ça commence au lendemain de la 2ème guerre mondiale en Autriche, quand d'une faille Alpine sortent des êtres nus et blafards... par dizaines... par centaines... par milliers... et qui se posent là !... dans une vallée perdue, non loin d'Innsbruck. Oui, mais il va falloir s'en occuper : les nourrir, les habiller, les abriter, les déplacer...
Et on assiste dans cette histoire, essentiellement composée d'extraits d'articles journalistiques, rapports et discours politiques, à un ballet de Ping-pong dans lequel chaque gouvernement retourne le boulet à un autre.
L'élément de science-fiction dans cette satire, écrit en 1953 (!) se cantonne dans l'énoncé : "et SI un jour...", or, il n'a aujourd'hui plus rien de science-fictif... n'est-ce-pas ?

Challenge Jack Vance 1
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probus
  12 août 2015
" Personnes déplacées " . L'eternel épopée tragique des flux migratoires. Quelques pages vives, incisives et magnifiquement cyniques.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
DoVerdorieDoVerdorie   05 janvier 2015
Heinrich le communiste du village, fit remarquer avec colère que non loin de là, à Innsbruck, se trouvait le grand camp d'internement américain, et qu'ils devaient avoir sous les yeux les effets du Coca-Cola et des comic books sur des Autrichiens normaux.
- Absurde, aboya un autre homme. Aucun Autrichien né d'une femme n'a jamais possédé une telle tête, de tels yeux, une telle peau. Non, ces créatures sont autre chose. Des salamandres !
- Des zombies, marmonna quelqu'un d'autre. Des cadavres surgis du royaume des morts !

(Dans la nouvelle "Personnes déplacées")
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REMS7858REMS7858   13 janvier 2015
La navette se posa sur le spatiodrome, disque topaze au milieu des collines noires et violettes. Edwer Thissel en descendit. Esteban Rolver, agent général de la compagnie des astrotransports, vint à sa rencontre. Mais il recula en levant les bras au ciel :
– Votre masque ! s’écria-t-il d’une voix altérée. Où est votre masque ?
Thissel brandit son masque non sans quelque embarras.
– Je n’étais pas sûr que...
– Mettez-le, jeta Rolver en se retournant.
Lui-même arborait un masque de bois bleu et laqué, décoré d’écailles d’un vert mat. Des piquants noirs se hérissaient sur les joues et, sous le menton, pendait une houppe noir et blanc au motif en damier. L’en semble donnait l’impression d’une personnalité sardonique et souple.
Thissel ajusta son masque, hésitant sur l’attitude à adopter : fallait-il prendre les choses sur le ton de la plaisanterie ou se cantonner dans la réserve convenant à la dignité de ses fonctions officielles ?
– Êtes-vous masqué ? demanda Rolver par-dessus son épaule.
Thissel répondit par l’affirmative et son interlocuteur se retourna. Son masque ne laissa pas deviner son expression mais il effleura machinalement le jeu des touches attachées à sa cuisse. L’instrument émit un trille scandalisé, exprimant une consternation polie.
– Vous ne pouvez pas porter ce masque ! chanta Rolver. En fait... comment vous l'êtes-vous procuré ?
Thissel répliqua avec raideur :
– C’est la copie d’un masque du musée de Polypolis. Je suis certain de son authenticité.
Rolver acquiesça. Son propre masque semblait plus sardonique que jamais.
– Certes, il est authentique ! C’est une variante du type connu sous le nom de Conquérant du Dragon des Mers. Il est utilisé pour certaines cérémonies par des personnes jouissant d’un prestige immense : princes, héros, maîtres d’œuvre, grands musiciens.
– Je ne savais pas...
Rolver fit mollement un geste de compréhension.
– C’est là une chose que vous devrez apprendre en temps voulu. Remarquez mon masque. Je porte aujourd’hui un Oiseau Lacustre. C’est ce que doivent mettre les gens dont le prestige est insignifiant comme vous et moi ou tout autre étranger.
– C’est bizarre, fit Thissel tandis que son compagnon l’entraînait vers un bâtiment de béton peu élevé de l’autre côté du terrain. Je pensais que l’on mettait le masque qui vous plaisait.
– Mais bien sûr, dit Rolver. Mettez celui qui vous plaît - à condition qu’il veuille dire quelque chose. Prenez l'Oiseau Lacustre, par exemple : je le porte pour montrer que je n’ai aucune présomption. Je ne prétends ni à la sagesse, ni à la férocité, ni à l’universalité, ni au talent musical, ni à la cruauté, ni à aucune des autres vertus siréniennes.
– Je voudrais vous poser une question purement académique : que serait-il arrivé si j’avais déambulé dans les rues de Zundar avec ce masque ?
Le rire de Rolver fut amorti par son masque.
– Si vous vous promeniez sur les quais de Zundar - il n’y a pas de rues - avec n’importe quel masque, vous seriez tué dans l’heure. C’est ce qui est arrivé à Benko, votre prédécesseur. Nous autres, étrangers, nous ne savons pas comment nous comporter. À Fan, on nous tolère - aussi longtemps que nous restons à notre place. Mais, même à Fan, vous ne pourriez pas vous balader ainsi affublé. Quelqu’un portant un Serpent de Feu ou un Lutin d’Orage surgira devant vous en jouant un air de krodatch. Si vous ne relevez pas le défi en répondant avec un skaranyi, un instrument diabolique qui ressemble à une cornemuse miniature, il agitera son hymerkin, qui sert à parler aux esclaves. C’est l’ultime expression du mépris. À moins qu’il ne fasse sonner le gong du duel et ne vous attaque sur-le-champ.
– Je ne pensais pas que les gens d’ici étaient aussi irascibles, dit Thissel d’une voix étouffée.
(Nouvelle : Le Papillon de Lune.)
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probusprobus   12 août 2015
On m’a mis au défi de proposer un programme constructif pour régler le problème posé par les trogs... J’estime que comme principe actif, chaque état membre de l’ONU devrait accepter d’accueillir sur son territoire un nombre de trogs proportionnel à son revenu national, à ses ressources, à la densité de sa population... Il faudrait naturellement que ledit pourcentage soit calculé soigneusement... En conséquence, je demande au Président de cette assemblée de nommer un comité et de lui donner pour instructions de préparer une telle recommandation, le rapport de ce comité devant être déposé sous deux semaines.
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Video de Jack Vance (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack Vance
SORTIE LE 16 JUIN 2014
Sur une nouvelle planète, il n'y a pas de sentiers battus ; il n'y a place que pour les prouesses, la solitude, les découvertes et l'inconnu. Quel est le lien entre une explosion, un exploit, l'exploration d'un monde nouveau et son exploitation ?
Influencé par Jack Vance, Ursula K. le Guin, Robert Silverberg ou encore John Varley, Alfred Boudry nous livre un roman hommage à l'âge d'or de la science-fiction où l'espace est une invitation à l'introspection.
Exploration Totale nous emmène dans les tréfonds du temps et de notre univers... qu'il soit extérieur ou intérieur.
« Celui qui entre ici ne peut rebrousser chemin pas plus qu'aller de l'avant. Cloué sur place, il est envoûté, trop grand pour l'immensité, trop petit pour le grain de sable qui a sa place dans l'univers... » (B. Traven, le Vaisseau des Morts)
© lepeupledemu.fr
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