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EAN : 9782072949883
400 pages
Gallimard (19/08/2021)
3.54/5   24 notes
Résumé :
Marseille, 1942. Helen, chanteuse anglaise sans succès, vit seule avec ses deux enfants - le narrateur et sa jeune soeur Liola. Lors de la débâcle de 1940, Helen, malade et sans le sou, s'est installée dans une mansarde donnant sur les toits. Mais son état de santé lui impose une hospitalisation et Helen craint que ses enfants ne soient recueillis séparément en son absence. Elle demande à son fils de construire un abri secret sur les toits, où il se réfugiera avec s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
« Nous tournions en rond sur les tuiles brûlantes, sous le ciel impitoyable et c'est sans doute pourquoi le ciel bleu des après-midi d'été offre depuis ce temps à mes yeux l'image la plus parfaite du désespoir. Prisonniers de la spirale que dessinait l'entremêlement de tous ces petits toits, nous tournions en rond à la recherche d'une ombre où nous pourrions nous étendre. »

Du narrateur de ce roman, un garçon d'environ 14 ans, nous ne connaîtrons jamais le prénom. Il erre avec sa petite soeur, Liola, sur les toits de Marseille pendant l'occupation. Leur mère, gravement malade, a dû se signaler à la police. Elle est anglaise et sera conduite dans un établissement mi hôpital, mi centre de détention… Elle a persuadé ses enfants de se réfugier sur les toits de la ville et de s'y cacher. Ils y feront bien des rencontres inquiétantes.
Ce roman, qu'on pourrait presque qualifier de gothique, stylistiquement irréprochable, m'a fait forte impression. Il m'avait semblé essentiellement relever de l'imaginaire, avec ses côtés « La nuit du chasseur » rencontre « Gormenghast ».

Mais recherche faite, il s'avère à ma grande surprise qu'il s'appuie sur une vérité historique incontestable : en février 1943, après une rafle dans le quartier du Vieux-Port qui a vu plusieurs milliers de personnes arrêtées et déportées, l'armée allemande a procédé à la destruction systématique du quartier. 1200 immeubles ont été dynamités, sur une superficie de 14 hectares.

Ces toits sont bien ceux du désespoir pour ces jeunes héros, qui devront faire face à bien des épreuves. le fond du roman est extrêmement sombre, inutile de le cacher. Et, comme les personnages, le lecteur que je suis a parfois trouvé interminables ces journées caniculaires ou froides passées sur des toits, qui finissent par prendre l'apparence d'un désert infernal.

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Ce roman est étonnant !
Près de 400 pages, et très honnêtement, au bout des 50 premières je n'étais pas sûre de pouvoir le terminer.

Le pitch : Marseille, 1942. Pour échapper à un placement en foyer suite à l'hospitalisation de leur mère, deux enfants se réfugient sur le toit de leur immeuble, dans le quartier populaire du Panier.
Ils vont y passer presque deux ans, apprendre à survivre au froid et à la faim, et vivre d'incroyables aventures au sein d'une bande d'enfants voleurs totalement livrés à eux-mêmes.

Bon. En 400 pages, il ne se passe pas tant de choses que cela, et les péripéties sont un peu répétitives.
Mais : si j'ai poursuivi ma lecture, c'est parce que j'ai été séduite par la très jolie plume de Frédéric Verger, foisonnante de descriptions incroyables, où le sordide devient merveilleux, l'ignoble enchanteur, l'ordinaire loufoque et fantastique.

Fable, roman historique, roman d'aventures et roman d'apprentissage, Sur les toits est un récit intense et virevoltant qui m'a fait penser à Oliver Twist et à l'univers de Dickens.

Une curiosité littéraire qui séduira autant les adultes qu'un lectorat plus jeune amateur d'aventures.
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Après le magnifique et nervalien "Les rêveuses", Frédéric Verger nous offre un nouveau roman historique virevoltant. Toujours la seconde guerre mondiale, mais à Marseille cette fois. de nombreuses années après les faits, le narrateur nous raconte les mois passés avec sa jeune soeur sur les toits de Marseille pour échapper à un placement forcé en foyer suite à l'hospitalisation de leur mère. Abandonnés à eux-mêmes, poursuivis par l'état, aidés ou manipulés par une bande d'enfants-bandits, les deux enfants vont apprendre à survivre dans un univers hostile et vivre des aventures que je n'aurais jamais pu imaginer. Ce roman magnifique écrit avec des descriptions précises et vivantes est plein de surprises, ludique mais aussi instructif, avec en point d'orgue la destruction du quartier du panier par le régime de Vichy en janvier 1943. Alors que 30 000 habitants sont expulsés, plusieurs milliers de personnes arrêtées et 1 500 immeubles dynamités, comment deux enfants vont-ils pouvoir survivre et rester ensemble envers et contre tout? Un roman d'apprentissage et d'aventure intense.
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J'ai lu ce livre dans le cadre d'un prix littéraire mis en place par ma libraire de quartier.
Je n'ai pas aimé ce roman.
Cette vie sur les toits qui se présente comme une aventure ne m'a pas transporté du tout.
Les deux principaux personnages, un frère et une soeur, sont presque attachant au début tant il y a de la tendresse entre eux, mais perdent de leur crédibilité au fil des pages...
Pages justement que j'ai souvent trouvé bien longues la plupart du temps.
Il y a trop de descriptions qui rendent le rythme de l'histoire extrêmement lent et ennuyeux.
De plus, il y a beaucoup de personnages et cela porte à confusion par moment.
J'ai quand même réussi à aller jusqu'au bout du livre en passant les longueurs qui n'apportaient pas de plus valu à la compréhension de l'histoire.
Un bouquin qui ne m'aura pas marqué....
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Marseille, 1942. Helen, une chanteuse anglaise désargentée, vit seule avec ses deux enfants. Installée dans une mansarde lors de la débâcle de 1940, elle doit être hospitalisée. Ses enfants risquent d'être séparés et placés dans des familles d'accueil. Elle demande alors à son fils de construire un abri secret sur les toits, où il pourra se réfugier avec sa soeur. Les deux enfants sont livrés à eux-mêmes et doivent survivre, confrontés à une population marginale et hostile...

Il s'en passe des choses sur les toits du Panier ! Après avoir vécu seuls pendant quelques semaines, sans accès au petit appartement désormais inaccessible, et sans nouvelles de leur mère, avec pour seuls bagage un phono et Lielo, un oiseau chanteur en cage, les deux enfants vont faire de surprenantes rencontres et trouver leur place dans cette communauté de marginaux. Des enfants et des adolescents survivent de rapines et d'expédients et prennent les surnoms que leur valent les sauts par dessus les ruelles. Sales, puants, déguenillés, ils obéissent à quelques meneurs et deviennent les rois des toits. Parmi eux, le narrateur tombe amoureux, fait la promotion d'un joueur de billard, devient un as des glissades sur les tuiles, tandis que sa benjamine, avantagée par sa petite taille, se glisse dans les cheminées pour aller cambrioler les appartements désertés par leurs propriétaires, et que les autorités détruisent petit à petit les immeubles du Panier… Ce roman d'aventures et initiatique, qui présente une belle galerie de personnages, est élégamment écrit et se lit avec plaisir malgré une action parfois répétitive et certaines longueurs.

Lien : http://usine-a-paroles.fr/le..
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critiques presse (1)
Bedeo
20 octobre 2021
Sur les toits souligne le talent de l’autrice pour créer une atmosphère en quelques traits et pour raconter les petits riens de la vie quotidienne. Mandy Ord peint en particulier avec beaucoup d’habileté les situations étranges de la vie de tous les jours et les angoisses irrationnelles.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Plus encore que ces fauteuils, la tête était chavirée par de hauts murs ornés de balcons suspendus comme à Babylone. Balcons de toutes tailles, vastes comme des baignoires d'opéra, ou étroits comme des plates-bandes d'où jaillissait une bouffée de fougères fanées, balcons de bois ou de verre, balcons à damiers noirs et blancs ressemblant à des costumes de pierrots, suspendus à toutes les hauteurs, comme s'ils avaient poussé sur ces murs à la façon des champignons sur les arbres, offrant aux spectateurs le rêve d'une cachette de fantaisie, d'une robinsonnade de music-hall.
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Je ne donnais pas mon vrai nom parce que j'imaginais que ce secret me sauverait la vie. Lui s'inventait des noms parce qu'il n'en avait pas. Incapable de savoir si celui que lui avaient donné depuis toujours des cousins plus ou moins éloignés était bien celui choisi par des parents qu'il n'avait jamais connus. Et peut-être qu'à chaque nouvelle rencontre, comme à tâtons, il cherchait celui qui lui allait le mieux.
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