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Léon Benett (Illustrateur)
EAN : 9782010069314
440 pages
Hachette (04/11/1992)
3.44/5   49 notes
Résumé :

Quatre musiciens français visitent l'île artificielle de Standard Island, caprice de milliardaires américains. Opulente ville, campagne souriante, installations électriques futuristes, tout y est parfaitement capitaliste et arrogant, en contraste avec le naturel des îles et leurs populations primitives. Des pirates l'abordent, des fauves l'envahissent... Critique violente du capitalisme occidental, L'Île à hélice a ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Joualvert
  05 août 2016
Un Jules Verne assez moyen. Une nouvelle entreprise extravagante, de riches américains ont financé une gigantesque île artificielle mue par hélices et munie d'équipements dernier cri. Il vont sillonner le Pacifique à la poursuite du climat idéal et visiteront plusieurs de ses archipels. Les personnages sont stéréotypés à la façon habituelle de J. Verne. On suit principalement un quatuor de musiciens invités sur l'île : un sérieux, un grincheux entêté, un plaisant farceur et un poète rêveur. Parmi les notables de l'île, il y a le sémillant Calistus Munbar, inspiré d'un certain Barnum... La croisière est assez peu mouvementée dans un premier temps, mais il va finir par se passer beaucoup de choses, les péripéties étant étalées en un crescendo exponentiel. Pas si mal, mais à mon avis, Jules Verne a déjà été plus en verve.
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okada
  29 décembre 2017
Si vous n’avez jamais lu un roman de Jules Verne, ne débutez pas par celui-ci ! Vous risqueriez d’être découragé et de passer à côté des chefs-d’œuvre que sont « Vingt-mille lieues sous les mers », « Le Tour du monde en quatre-vingt jours » pour ne citer que les plus célèbres.
« L’Ile à hélice » contient pourtant tous les éléments propres à l’auteur : voyages, aventure, humour mais cette « œuvre de vieillesse » n’a pas le charme habituel, comme si l’auteur l’avait écrite un peu trop vite.
Comme d’habitude, Jules Verne semble s’être intensément renseigné sur son sujet mais les informations prennent le pas sur l’action. Très honnêtement, j’ai connu « mon » Jules Verne plus inspiré ! Sans doute dans l’idée de boucler le projet éditorial tracé plus de trente ans auparavant avec son éditeur Hetzel (présenter à ses lecteurs le monde dans son entier), Jules Verne imagine une ville flottante afin que ses nouveaux héros puissent voguer à travers les îles du Pacifique.
Le concept est inspiré du Great Eastern, un énorme paquebot transatlantique lancé en 1858 à bord duquel le romancier effectua la traversée vers l’Amérique (l’un de ses rares voyages), paquebot auquel il avait déjà consacré une nouvelle. C’est l’occasion pour lui de décrire une cité de milliardaires excentriques et de s’amuser de la difficulté de vivre en communauté sur un engin, thème déjà abordé dans « La Jangada », « En Magéllanie » ou dans « Le Phare du bout du monde », voire avec la famille de « César Cascabel », tous de bien meilleure facture…
Ici, les descriptions géographiques, qui appartiennent au style de l’auteur et en font aussi le charme, priment sur l’action dramatique, très lâche, lente à démarrer, maladroitement construite et amenée. Pour tenir en haleine son lecteur, Jules Verne met en place des mystères (une idylle à la « Roméo et Juliette », une embuscade, une attaque de fauves, une rivalité pour le pouvoir), les oublie, y revient soudainement…
Ses héros sont originaux dans son œuvre : les musiciens français d’un quatuor à cordes sympathiques, drôles et bien caractérisés. Mais ils demeurent passifs et ne nous permettent pas de nous identifier à eux.
Bref, si tous les éléments d’un « bon Jules Verne » sont réunis, la sauce ne prend pas ! En tout cas, pas avec moi ! Les ingrédients me paraissent mal équilibrés et l’auteur se laisse envahir par sa documentation, ce qui fait de « L’Ile à hélice » un témoignage peu glorieux de la pensée bourgeoise française de la fin du dix-neuvième siècle: racisme, misogynie, chauvinisme, anglophobie… Ce n’est sans doute pas propre à Jules Verne mais, quand cet auteur est inspiré, son tempérament le pousse dans d’autres directions, le rend plus humaniste et tempéré. On ne trouvera pas ici les courants anarchistes, libertaires qui animent, par exemple, le Capitaine Némo !!! Les « sauvages » du Pacifique sont passés à la moulinette du conformisme et du sentiment de supériorité occidental… J’étais assez mal à l’aise de lire tant de banalités sous la plume d’un auteur que j’affectionne beaucoup ! Heureusement, Jules Verne conclue son histoire en ridiculisant la soif de pouvoir et la folie de l’amour de l’argent, saupoudrant d’un peu de bon sens son récit !
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CelineTH7854
  23 mai 2020
Première déception à la lecture d'un Jules Verne ! C'était loooooooong cette traversée du Pacifique en compagnie de ces milliardaires ! Je n'ai commencé à apprécier ce roman qu'au troisième tiers à peu près, quand, enfin, il se passe un peu quelque chose (l'invasion des fauves et des caïmans)... Je comprends bien la satire derrière, j'ai bien aimé les traits d'humour, mais... bref... Si vous voulez découvrir Jules Verne, restez-en aux classiques ! Il reste cependant un immense visionnaire avec une île qui fonctionne au tout électrique et, même, ce qui pourrait s'apparenter à Internet, câbles sous-marins compris...!
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Fourvin
  19 avril 2012
Les membres d'un quatuor à cordes français sur les routes de Californie sont accueillis dans une villégiature pour milliardaires, qui s'avère être une île flottante "à hélice". de bon gré, les musiciens accompagnent le périple d'un an à travers les archipels de l'océan Pacifique.
Plaisante production de Jules Verne, pleine d'enthousiasme et accessoirement d'humour, parfois un peu condescendant. Bien moins riche en action et rebondissements que la plupart de ses autres romans, on sent, au moins dans la première partie, une certaine fascination pour son idée qui amène Jules Verne à la décrire comme un système de manière assez complète. le livre comporte indéniablement des longueurs, s'étendant sur les descriptions historiques et géographique détaillées de chacun des archipels de l'océan Pacifique. Et la rédaction est souvent ponctuée de listes-litanies à la Zola. le dernier quart retrouve un certain rythme et souffle, mais le choix littéraire de la fin laisse un peu perplexe, trahissant peut-être une forme de désillusion à l'égard de l'esprit humain, qui contraste avec la foi positiviste en la connaissance et les techniques qu'on rencontre à travers toute l'oeuvre de Verne.
En revanche, le livre s'avère très intéressant pour reconstituer les idéologies géopolitiques de l'époque, même du seul point de vue français, lorsque la France et le Royaume-uni exerçaient leurs rivalités dans la domination de la planète, avec l'Allemagne et les États-unis sur leurs traces.
Dans les caractéristiques pittoresques du livre, Jules Verne y fait ouvertement état de ses goûts artistiques notamment en matière de musique et accessoirement de peinture, plaçant au panthéon nombre de noms oubliés, mais détestant Wagner de manière appuyée et expédiant l'impressionnisme au titre de "peste décadente".
Autre curiosité : l'histoire n'est pas datée, et certainement pas à "30 années près" mais Jules Verne indique que les États-Unis comptent alors 67 états — jusqu'au Costa Rica — et distille des allusions au fait que l'action se déroule au XXe siècle.
Lien : http://fourvin.blog.lemonde...
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Luuina
  29 avril 2013
Sébastien Zorn, Frascolin, Yvernès et Pinchinat, musiciens français, sont en route pour San Diego, en Californie, où ils doivent donner un concert. La rencontre fortuite avec Calistus Munbar les dirigera sur l'île à hélice, lieu de villégiature pour milliardaires.
Un roman écrit en 1895 dans lequel on retrouvera, outre la critique du capitalisme, des anecdotes de voyage, une histoire d'amour, des citations de musiciens et même de peintres. On notera la façon avec laquelle Jules Verne décrit les « sauvages ».
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
CelineTH7854CelineTH7854   22 mai 2020
Si, par bonheur, on ne doit pas prendre contact avec les bandits, c'est que cet estimable type a totalement disparu de l'Ouest-Amérique, ou qu'il s'occupe alors d'opérations financières sur les marchés de l'ancien et du nouveau continent !
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CelineTH7854CelineTH7854   22 mai 2020
Et, d'ailleurs, qui sait si la terre ne sera pas trop petite un jour pour ses habitants dont le nombre doit atteindre près de six milliards en 2072 - à ce que, d'après Ravenstein, les savants affirment avec une étonnante précision ?
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Thalie26Thalie26   07 septembre 2010
Lorqu'un voyage commence mal, il est rare qu'il finisse bien.
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Videos de Jules Verne (102) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jules Verne
François Angelier Journaliste, producteur de l'émission « Mauvais genres » sur France Culture, essayiste, biographe et auteur de romans fantastiques. Il travaille depuis vingt ans sur les sujets les plus divers, de Jules Verne à Georges Bernanos, des mystiques catholiques aux écrivains fin de siècle. le Drageoir aux épines ou l'intime souffrance de Joris-Karl Huysmans, 1993 ; Saint-François-de-Sales ou Monsieur des abeilles, Pygmalion, 1997 ; Paul Claudel : chemins d'éternité, 2001 ; Claudel ou la conversion sauvage, Édition Salvator, 2003 ; Bloy ou la fureur du Juste, le Seuil-Points, 2015. Sa biographie Georges Bernanos, la colère de la grâce aux Éditions du Seuil paraîtra en septembre 2021. Il est l'auteur de l'album Jules Verne dans La Pléiade, Gallimard, 2012.
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