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Dominique Vittoz (Traducteur)
ISBN : 2246724317
Éditeur : Grasset (14/03/2008)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 352 notes)
Résumé :
Les gens pensent beaucoup moins à nous qu’on ne le croit. « Je m’appelle Pietro Palladini, j’ai 43 ans et je suis veuf ». C’est ainsi que se présente le héros du nouveau roman de Sandro Veronesi. Un homme en apparence comblé. Il a une excellente position professionnelle, une femme qui l’aime, Lara, et une fille de dix ans. Mais un jour, au moment où son mari sauve la vie d’une inconnue qui se noie, Lara succombe à une crise cardiaque… La vie de Pietro bascule. Sa so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
Philippe_Zorn
  14 octobre 2019
Livre marquant sans aucun doute, un livre comme je les aime. Des destins qui s'analysent, génèrent une réflexion et simultanément distillent un humour ravageur.
Un peu de Philip Roth, des bouffées de Woody Allen, cinq cents pages avec une quasi unité de lieu : l'école de sa fille Claudia , devant laquelle s'est réfugié Pietro après le décès de son épouse âgée d'une quarantaine d'années.
Il faut dire que Lara, l'épouse de Pietro, est décédée soudainement alors que ce dernier, en compagnie de son frère, sauvait de la noyade deux femmes, à quelques centaines de mètres du lieu où se trouvaient Lara et leur fille Claudia.
Culpabilité, interrogations sur l'existence et l'au delà, souffrance ou non- souffrance sont devenues l'existence de Pietro .
Le grotesque rabelaisien a sa part dans ce roman foisonnant. Certaines pages ou expressions sont hautement suggestives ou même descriptives et servent à cerner ce chaos calme qui va accompagner les jours de Pietro.
Les femmes aux personnalités marquées participent à la saveur de ce roman.
En arrière-plan permanent, la fusion que subit l'entreprise où travaille Pietro à un poste de responsabilité, ce même Pietro qui ne se rend plus au bureau mais travaille ( ou pas) dans sa voiture devant l'école de la mature et touchante Claudia.
Cette fusion nous offre un merveilleux ballet de faux-semblants, de manipulations, de peurs et de jeux de pouvoir qui se déroule astucieusement devant l'école de Claudia.
Qui est vraiment Pietro? Qui sont les personnages de cette comi-tragédie? Quel rapport avec nos propres existences ? Un dévoilement qui est jouissif au possible.
N'oublions pas le jeune Matteo qui offre une touche de grâce et de poésie à ce jeu de société.
De la pure littérature.
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BigDream
  20 octobre 2014
Le récit commence par la description d'un sauvetage.
Deux frères secourent chacun une femme de la noyade.
Pietro sauve la sienne et la description de ce sauvetage est à la fois terrible et grotesque. Il faut le lire pour le croire. C'est un drôle de mélange, intense, désespéré et extrêmement drôle.
A leur grand dépit cependant, personne ne remarque leurs sauvetages heroiques.
Au même moment, pendant que Pietro sauvait cette femme, celui-ci apprend que la sienne est décédée d'une rupture d'anevrisme devant sa petite fille de 9 ans.
Pietro décide alors sur un coup de tête de passer ses journées devant l'ecole de sa fille. Il attend que la douleur le terrasse mais curieusement, la douleur attendue ne vient pas. C'est plutôt la douleur des autres qui vient à lui. Celle de ses amis, collegues et famille qui se confient à lui et laissent tomber les masques.
Chaos calme, quel beau titre.
Une belle reflexion, émouvante.
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Fleitour
  31 janvier 2017
J'ai bien du mal à comprendre le prix Fémina attribué à Chaos Calme de Sandro Veronese. Car « m'enfin », c'est bien Pietro Paladini qui est le personnage central de ce livre, et non les jeunes femmes, son épouse Lara, sa soeur Marta, ou la somptueuse Eleonora Simoncini.
Cette dernière est bien l'une des deux jeunes femmes sauvée par Pietro alors qu'elle se noyait sous l'oeil benêt de son mari; de cette entrée en scène et du décès accidentel au même instant de Lara, Pietro en concevra une blessure, qui m'a semblé se dissiper bien vite.
Malgré le deuil qui frappe Pietro et sa fille Claudia, l'auteur nous offre, avec la somptueuse Eleonora Simoncini, 18 pages de fièvre torride, totalement explicite, d'une intensité à faire se dresser sur la tête, la tonsure d'un cardinal napolitain.
Je pensais que le passé de Lara serait exploré, autant pour faire vivre auprès de la très jeune orpheline quelques images fortes de la vie de sa maman, que pour la câliner et la rassurer, "oui c'était un accident nous n'y sommes pour rien." 
Ce sujet est brièvement traité , le papa l'esquivant, par respect pour Lara, ou pour s'abstenir de découvrir une fâcheuse double vie. Lara n'était pas heureuse ? Piétro lira ce seul mail, p155 " Je te bénis Lara , d'avoir été à mes côtés" signé Gianni!
D'un clic le courrier de Lara n'existe plus. Fin de la 1ère partie.
N'ayant pas trouvé d'autres motifs, pour saluer le prix Fémina, je me suis mis, en perspective sur l'autre versant de ce roman l'immobilité de Pietro, son deuil, sa recherche d'une reconstruction pour rester tous les jours en contact avec sa fille, bref, devenir un vrai père
Sa voiture garée au bas de l'école va être adoptée par les passants, la police, la famille et surtout l'entreprise en pleine fusion. Ce point de rencontre va être une curiosité, puis s'installer dans un rôle de confessionnal et enfin atteindre l'antichambre du pouvoir.
C'est Marta qui ouvre le bal des palabres qui se tiendront sur le divan de la voiture de Pietro. Marta viendra titiller le beau frère, l'ancien amant, le confident de toujours, Pietro ne dira jamais si la Reconquista sera possible, le coeur de Pietro est bien un coeur d'artichaut, qui a sans aucun doute des facilités à roucouler.

La venue de Jean Claude puis du chef du Personnel, signent la savoureuse farandole des dirigeants. Ils seront tous intrigués par l'attitude de leur poulain. Plus Pietro repousse les offres plus celles ci deviennent alléchantes particulièrement aptes à offrir à Claudia un avenir sympathique et sécurisé. Son renoncement souligne l'envie qu'il a enfin de vivre la vrai vie.
Le confessionnal sera le lieu d'une rencontre décisive entre Steiner et Pietro Paladini, mais curieusement le motif ne sera pas centré sur la fusion en cours mais sur la Shoah ?
C'est l'une des subtilités du livre, susciter en permanence les contre-pieds, et déstabiliser le lecteur. J'ai adoré cette partie du roman ou les acteurs s'observent se jaugent, un festival de manoeuvres, un poker subtil dont notre héros sortiras grandi. J'ai regretté des longueurs, qui ralentissent, la lecture sans améliorer le suspens.
La fiction me semble t-il abandonne trop tôt Lara à son paradis, petit fantôme qui apparaît de temps en temps et assez curieusement à la dernière ligne du livre : « et maintenant vous voulez bien me passer Lara », m'a semblé un peu court pour rendre à Lara une épaisseur romanesque.

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Herve-Lionel
  31 août 2019
La Feuille Volante n° 1378 – Août 2019.
CHAOS CALME - Sandro Veronesi - Bernard Grasset
Traduit de l'italien par Dominique Vittoz
Pietro et son frère sauvent deux femmes de la noyade et Pietro s'étonne que non seulement celle qu'il a sauvée lui a donné l'impression qu'elle voulait mourir, qu'un homme inconnu l'a dissuadé d'intervenir et aussi que personne ne le remercie pour son geste. Il apprendra bien plus tard les circonstances particulières de ce sauvetage et les conséquences qu'il aura pour lui mais gardera de ce moment un souvenir érotique particulier. Quand il rentre chez lui il trouve sa compagne morte d'une rupture d'anévrisme, c'est à dire au moment même où il sauvait cette inconnue. Il y a de quoi culpabiliser mais, dans les jours qui suivent, il constate que, bien qu'il aimait sa femme, il ne souffre pas, se sent bien et passe son temps à attendre Claudia, sa fille de dix ans, devant son école milanaise, une sorte obsession qui lui fait oublier d'aller au bureau où il est directeur d'une chaîne TV où pourtant une fusion menace l'avenir de chacun. Il vit ainsi dans une sorte de "chaos calme" qui lui sert de protection, une sorte de bulle où il s'enferme et chacun vient vers lui, malgré son deuil, pour se confier en tombant le masque que la comédie sociale impose à tous ceux qui souhaitent la jouer et ils se révèlent tels qu'ils sont en réalité. La perspective du changement radical dans leur travail y est pour beaucoup. Pour ce qui le concerne, il prend conscience qu'il a jusque là négligé l'éducation de Claudia, souhaite rattraper le temps perdu et mener une existence complètement différente de celle d'avant. Parmi ceux qui viennent parler avec lui, sa voiture étant transformée en une sorte de confessionnal, il y a son frère, un couturier un peu perdu dans la fumée des paradis artificiels, Marta, sa belle-soeur un peu nymphomane et dont l'équilibre mental est un peu affecté ou ses collèges de travail vivant mal leur prochain licenciement et même son supérieur. Il refait son chemin à l'envers et, assis sur un banc, derrière le volant de sa voiture à l'arrêt, à la piscine ou au gymnase avec Claudia, il observe autrement la vie, les gens qui passent, une femme sexy qui promène son chien ou les habitants de ce quartier et prend des décisions définitives pour la sienne. Une façon de tourner la page...
Je suis partagé à propos de ce livre bien écrit et qui se lit agréablement malgré quelques longueurs et de nombreuses digressions, notamment religieuses. Quand on a dû subir un profond bouleversement, notre réaction peut parfois nous surprendre entre la révolte, l'envie de l'autodestruction, les larmes, les apparences qu'on veut sauvegarder, les messages subliminaux qu'on s'invente pour se rassurer. Ici Pietro a peut-être auparavant négligé sa famille au profit de sa carrière et quand l'une s'effondre et que l'autre menace de le faire, il se met à relativiser les choses et se raccroche à ce qui lui reste au point de refuser tout ce après quoi auparavant il courrait. Pourtant, dans ce roman où le rêve se mêle à la réalité, l'ironie à l'analyse psychologique et aux réflexions sur la vie, Pietro ne se contente pas de rester assis sur son banc et quand il retrouve cette femme inconnue qu'il a sauvée de la noyade, le chaos prend une tout autre dimension et le calme est bien loin. A ce moment Éros prend la place de Thanatos et le titre en forme d'oxymore ne se justifie plus.
Malgré la longueur (505 pages) je ne suis pas vraiment entré dans ce roman qui se termine en forme de fable, d'invitation à changer de vie, à aller de l'avant, et cet intermède de trois mois pendant lequel il est resté toute la journée devant l'école de sa fille a été transitoire, un peu comme s'il a été un début d'exorcisme de son deuil. Il avait pris seul cette décision un peu folle mais c'est sa fille qui le fait redescendre sur terre où il sera peut-être moins important mais un homme nouveau, responsable de cette enfant qui n'a plus que lui.
Ce roman a été largement primé en Italie et en France et porté à l'écran en 2008 avec Nanni Moretti dans le rôle de Pietro.
©Hervé Gautier.http:// hervegautier.e-monsite.com
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tilly
  01 juillet 2008
[Livre critiqué dans le cadre du programme Masse Critique]
En attendant les larmes -- J'ai pensé au début de l'histoire que l'arrivée des larmes marquerait la fin du roman. J'étais donc un peu fatiguée d'avance d'avoir à patienter cinq cent et quelques pages. Qui va pleurer le premier ? le père d'abord ? La petite fille avant son père ? Tous les deux ensemble ? Car c'est là que réside tout le suspens de cette histoire très originale, à la limite du farfelu, n'était son début dramatique.
Le premier chapitre du roman est magistral. Il cumule en une vingtaine de pages les descriptions drolatiques mais réalistes des tragédies qui s'abattent sur le héros en l'espace de quelques heures, un soir d'été. Pietro va à la plage. Pietro et son frère se baignent. Devant eux deux femmes en train de se noyer. Ils les ramènent non sans mal au bord (chacun la sienne) sans que personne ne prête vraiment attention à leur acte de bravoure. Un peu dépités et à bout de forces ils remontent de la plage vers leur maison de vacances. Devant la villa, ambulance, pompiers, gyrophares. Lara la jeune femme de Pietro, la maman de Claudia, vient de succomber à une attaque cérébrale que rien ne laissait prévoir.
De retour à Milan dans les jours qui suivent cette fin d'après-midi dramatique, Pietro décide de (ou plutôt est amené à) s'installer pour passer ses journées dans sa voiture stationnée juste en face de l'école de Claudia. le véhicule va servir de confessionnal (de divan ?) à toutes sortes de personnages qui viennent tour à tour rendre visite au (consulter le ?) veuf de fraiche date : la famille, les amis, les collègues, les voisins, les passants et passantes. Les jours passent, les semaines, les mois.
C'est gonflé je trouve de faire culminer l'intensité dramatique d'un roman dans ses premières pages. Sandro Veronesi ne réussit que partiellement son coup à mon goût. On dirait un John Irving latin, mais je me suis ennuyée parfois (comme avec Irving depuis quelque temps d'ailleurs).
Alors c'est quoi ce chaos calme, ce "quiet chaos" ? Sandro Veronesi propose plusieurs définitions et exemples différents tout au long du roman. On peut faire au bout du compte comme son héros, une recherche sur google, elle sera décevante et les résultats faussés par la publication du roman !
L'explication que je préfère c'est celle que le héros-narrateur propose à la toute fin. le chaos calme, c'est le chaos heureux dans lequel vivent les enfants. Mais un jour ils grandissent et quittent la bulle de l'enfance, ce chaos calme dans lequel tout est réversible. Il n'y a pas de retour possible au chaos calme de l'enfance. Les adultes veulent y croire parfois mais à tort, c'est irréversible. le héros essaie mais il échouera finalement. Se mettre à la marge, dans un état de précarité artificielle lui donne un temps seulement (assez long !) l'illusion qu'il lui sera possible de ne pas souffrir de ce qu'il vient de vivre.
D'autres, plus que moi, aimeront ce roman pour les leçons de vie, de management des entreprises, d'éducation des enfants, que le narrateur est amené malgré lui à dispenser aux personnages qui viennent s'épancher sur son siège du passager. Je reconnais que dans ce domaine, le dernier chapitre qui organise et résout le chaos du narrateur est brillantissime (dix pages). Attention, je ne dis pas tout à fait qu'il suffit de lire les pages une à trente et quatre cent quatre vingt dix à cinq cent de ce roman ! le foisonnement des histoires, des théories, des analyses et des contre-analyses est d'une grande virtuosité mais il a fini par me lasser souvent au long du récit.
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critiques presse (1)
LePoint   15 mai 2017
Un texte intelligent et plein de malice.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
BigDreamBigDream   14 octobre 2014
Vois-tu, à l'université, j'ai fait des etudes de physique. Et je me suis souvenu avoir appris qu'un atome, en passant d'un état à l'autre émet une particule de lumière appelée photon. Et surtout je me suis rappelé la question qu'on m'a posée à l'examen sur ce sujet : d'où sort ce photon? Comment apparait-il? Où etait-il avant? Ce n'était pas dit dans notre cours : c'était une façon de voir si j'avais réfléchi. Et moi qui n'avait pas reflechi, j'ai dit une bêtise : j'ai dit que le photon se trouve déjà dans l'atome. Alors on n'a expliqué que non, le photon n'est pas du tout dans l'atome. Le photon apparait au moment même où a lieu la transition de l'électron, et il apparait précisément à cause de cette transition. Tu comprends? C'est une notion très simple : les sons que ma voix produit en ce moment ne se trouvaient pas en moi.
Voici comment j'ai reussi à me résigner à la malhonneteté de Jean-Claude sans devoir effacer trente ans de ma vie : les actions qu'il a commises ces deux dernières années n'étaient pas en lui. Comme les photons, elles sont apparues à un moment bien précis, pour des causes bien précises.
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BazartBazart   17 avril 2011
Non mais c’est écrit où qu’on ne sourit plus à un enfant de quatre ans? Ou alors vous ne lui souriez pas avant non plus, ça vaudrait mieux, non? Même quand il est dans son landau, nom de Dieu. Toi, la mère, tu te crèves la paillasse avec ton gosse, tu t’occupes de lui jour et nuit, tu te sacrifies, tu lui prodigues tous les soins, et tu ne demandes rien en échange, tu le fais, c’est tout. Puis tu sors, tu l’accompagnes chez le médecin, tu l’accompagnes à la crèche, tu retournes le chercher, tu l’emmènes avec toi au supermarché, et tous les gens que tu rencontres, tous, même ces connards de touristes, quand ils te rencontrent avec lui, ils te sourient. Ils sourient à l’enfant, à cause de l’enfant, mais ils te sourient aussi à toi, ils sourient à ce que vous êtes ensemble. [...] Ces sourires sont de l’énergie qu’on met à ta disposition, et tu t’habitues à en disposer, tu penses qu’en dépit de tout ce qui déconne dans ta vie, quand tu es avec lui, il y a de grands sourires pour toi.[...]

Mais soudain, d’un jour à l’autre, vous arrêtez : ça s’est passé avec Giovanni, quand il avait quatre ans et ça m’a sacrément secouée. J’allais dans les magasins, je me promenais dans la rue, je venais vous voir, et personne ne me souriait plus. Alors quoi, avais-je envie de vous demander, il est trop grand? A quatre ans?
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gorjangorjan   03 juillet 2009
Voilà, il est parti. Et si quelque chose de pourri en moi devait s'en aller_parce qu'il y a toujours eu en moi quelque chose de pourri, et je l'ai toujours su_, alors c'est parti avec lui, maintenant. Je n'ai pas saisi mon occasion, je ne chevaucherai pas à côté des hommes puissants, mais aujourd'hui, je me suis fabriqué un souvenir phénoménal. quelque chose de si grand que je ne pourrai en parler à personne. Je me souviendrai pendant des années de ce moment_la neige entassée le long des trottoirs, l'odeur d'humidité dans l'air, l'haleine qu'on voit sortir des bouches. Puis, un jour, si je deviens un homme bon, je l'oublierai.
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BigDreamBigDream   20 octobre 2014
Pommette, commissure de la bouche, lobe de l'oreille, boucle d'oreille...
Je suis en train d'embrasser des détails.
Je garde les yeux ouverts, je veux voir ce que j'embrasse : ce sont des détails d'une blancheur émouvante, des parties du corps marginales, hors échelle, parce que désormais cette femme ne tient plus tout entière dans mes yeux : comme si elle était devenue infinie, imaginaire.
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BigDreamBigDream   14 octobre 2014
Tout propos d'ailleurs, même le plus ridicule, prononcé peu avant la mort de quelqu'un, frôle la frontière obscure de la prophetie, mais il ne faut jamais oublier que le temps ne s'écoule que dans un sens, et que ce qu'on voit en le remontant est trompeur. Le temps n'est pas un palindrome : en partant de la fin et en le parcourant à l'envers dans son entier, il semble prendre d'autres significations, inquiétantes, toujours, et il ne faut pas se laisser impressionner.
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