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ISBN : 2362790983
Éditeur : Alma Editeur (30/01/2014)

Note moyenne : 4.37/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Tandis que d’autres s’étirent et ouvrent les volets Thomas Vinau, depuis longtemps, écrit de la poésie. Chaque matin. Après Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (2011), Ici ça va et Le Bric à brac hopperien, (2012) voici donc, écrit dans la même veine que les romans, un gros livre de petits poèmes conçu comme un livre d’usage et de combat pour tous les jours. Un livre qui caresse, tempête et tient tête. Tout ceci mine de rien évidemment. « Je défends une poésie san... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
berni_29
  15 août 2019
Juste après la pluie, me voilà égaré, hagard, oscillant entre les pages de ce recueil de poèmes de Thomas Vinau. Je me promène entre ces pages, cherchant à tâtons non pas une sortie mais une façon d'y revenir encore.
En ce moment, je passe des jours d'été avec cet auteur et justement il pleut depuis deux jours en Bretagne, un tel sort pourrait être plus pénible à d'autres personnes, ici je me délecte de cette pluie délicieuse pendant les vacances, car je lis.
C'est un recueil ample, deux cent soixante-douze pages, deux cent quatre-vingt poèmes. Des poèmes très courts, certains à la dimension d'un quatrain. J'ai découvert cet écrivain depuis peu. Je retrouve ici son ambiance, sa façon de caresser le jour qui vient, la vie, appréhender la lumière à travers les nuages et les tempêtes, nos tumultes, nos fuites, nos renoncements.
On peut se passer de poésie, comme on peut se passer d'amour. Non cette phrase me fait mal. J'en tente une autre : on ne peut se passer de poésie, tout comme on ne peut se passer d'amour. Oui, voilà ! Comme ces choses-là brusquement sonnent si vraies au coeur ! Comme une harmonie évidente, l'accord parfait...
Ici les poèmes de Thomas Vinau sont des vers qui parlent du quotidien, des mots de tous les jours,
une fêlure vient dans un mur et c'est une promenade qui commence,
j'adore les fêlures, les murs qui se lézardent,
les interstices par où entre la lumière,
j'adore le matin où l'on redevient enfant.
Des animaux insolites parfois se promènent dans les phrases du poète.
Il y a aussi des joies fulgurantes qui remplissent le jour, s'engouffrent dans les mots, nous disloquent,
des chagrins, des cauchemars,
écouter le ciel tandis que nos yeux sont encore absents, ou bien s'ouvrent sur ce vertige,
écouter la vie...
Captant l'éphémère et l'ironie, la poésie de Thomas Vinau nous dit ce qu'il y a Juste après la pluie, c'est-à-dire quelque chose de minuscule et d'insignifiant, une sorte de manuel de survie dans un temps devenu absurde qui broie l'essentiel. C'est une bouée de sauvetage, il nous faut plus que jamais nous arrimer à la poésie sous peine de sombrer dans le néant.
Les poèmes de Thomas Vinau viennent Juste après la pluie. Ce n'est pas n'importe quand. S'ils étaient venus avant, ce serait tout simplement différent.
Êtes-vous entrés dans une forêt juste après la pluie ? Avez-vous humé ce parfum qui vient tout doucement, remontant de la terre et des arbres ?
Avez-vous fait l'amour dans une forêt Juste après la pluie ? Sublime !
Juste après la pluie, c'est un chuchotement, une caresse, une poésie du présent, de l'instant, qui nous ramène à soi, au geste primal, à l'essentiel.
Chaque matin a son odeur particulière. Sa joie et ses doutes aussi. Les vers de Thomas Vinau disent cela.
De manière vivante.
« Une grand-mère
et un enfant
se sont endormis
dans le même visage. »
Beau, non ?
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Nadael
  30 janvier 2014
Sous le regard bienveillant et clairvoyant du poète, nous entrons dans ce recueil avec douceur et délicatesse, comme s'il nous murmurait ses mots à l'oreille. Nous l'écoutons nous raconter ces petits riens qui parsèment nos existences, la lourdeur du quotidien, la légèreté des rêves, un monde qui marche parfois sur la tête, des instants de grâce, l'écoulement indomptable du temps, notre condition de terrien mortel, les joies de l'amour et de l'amitié, l'émerveillement de l'enfance, les tourments intérieurs, la grandeur de la nature et la petitesse de l'homme, la colère, la bêtise, le mensonge...
Ainsi, le poète nous parle du ciel, de son immensité, de son mystère, du calme après la tempête et vice versa. du vent qui souffle plus ou moins fort et balaye nos idées noires tout comme la pluie qui lave et estompe. Et les bulles de savons s'envolent et éclatent. Contemplation.
Et au fil des pages, tout un bestiaire défile ; héron, araignée, rat, éléphant, abeille, chien... le monde végétal aussi ; l'herbe grasse, les plantes, les fleurs, leurs couleurs, leurs parfums... c'est la vie qui va et vient. Naît et meurt. La nature est luxuriante ou désertique, le soleil réparateur ou querelleur, les rivières indociles ou taries, la nuit délivre ses cauchemars ou ses secrets, les plaisirs minuscules ou les grandes terreurs jaillissent quand on ne s'y attend pas.
Les poèmes sont brefs, les mots y courent comme un flot, sans obstacle, sans ponctuation. L'auteur joue avec eux, selon leurs sens, leur beauté, leur laideur, leur puissance, leur faiblesse, leurs destinataires. Pas d'envolée lyrique, pas de phrase alambiquée. Juste un murmure. Un bruissement de mots. L'essentiel.
Un grand livre de petits poèmes à lire et relire sans modération.
Lien : http://lesmotsdelafin.wordpr..
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MurielT
  06 juin 2015
Juste après la pluie Thomas Vinau
Juste après la pluie c'est juste des petits poèmes, beaucoup de petits poèmes, pour le jour, pour la nuit, pour le quotidien, pour les jours de beau temps et les jours de pluie.
Il y en a beaucoup plusieurs centaines, des courts, des moins courts.
Mais ils sont plein de douceur, de tendresse, d'espièglerie. Il y en a qui n'ont pas beaucoup de sens et d'autres pour lesquels on aurait presque les larmes aux yeux.
J'ai aimé les lire le matin, le soir, au soleil, derrière les vitres mouillées de pluie.
J'ai vraiment aimé beaucoup, beaucoup et plus encore.
Challenge poésie 2014/2015
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charlottelit
  16 avril 2017
merci THOMAS VINAU immense poète qui nous emmène dans de merveilleuses contrées imaginaires mais si présentes ! partons le retrouver dans le Lubéron en autocar puisque nous serons très nombreux ...
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asphodele85
  06 octobre 2016
Un roman-poésie de cet auteur que j'aime beaucoup et dont je vous ai déjà parlé lors d'un jeudi poésie, ICI ou encore de son premier roman "Nos cheveux blanchiront avec nos yeux", ICI.
Dans la post-face joliment intitulée "Lignes de fuites" de ce recueil, ainsi se définit Thomas Vinau : " "Bricoler dans l'essentiel". C'est ainsi que Pierre Autin-Grenier définit la poésie. Je ne suis pas manuel. Depuis longtemps je bricole. Des pièces bancales. de l'inutile indispensable. Des mots de peu. Ma poésie n'est pas grand-chose, elle est militante du minuscule, insignifiante et je l'écris au quotidien, à la mine de rien. (...) " Et ainsi de suite. Modeste, un peu timide peut-être, Thomas Vinau poétise avec ce qui lui tombe sous la main, avec un bout de ficelle (selle de cheval cheval de course) mais le résultat est là. L'émotion aussi.
Il faudrait redéfinir la poésie pour parler de ce qu'il écrit. D'ailleurs tout en haut du livre sur la couverture est écrit : "roman-poésie". Un nouveau genre donc. Pour rire aussi en bousculant les codes. Ou pour prouver qu'on peut lire la poésie comme un roman ? Il n'y a pas de ponctuation, pas de majuscules à la ligne et la rime n'y est pas. Ce ne sont pas les alexandrins de Victor Hugo ou De Lamartine mais je pense que justement, en écrivant sans contraintes d'écriture fixes, la poésie murmure, chante et devient accessible à tous. C'est comme une prise de conscience : la poésie est partout, il suffit de la voir là où les "poètes classiques" l'ont parfois alambiquée, il suffit de prendre un crayon et d'en faire un ballet de mots pour qu'elle se mette à danser sous nos yeux émerveillés. Attention, je n'ai pas dit pour autant que tout le monde pouvait le faire ! Thomas Vinau manie son "minuscule" avec brio, "il travaille à sa simplicité", donc ça ne se fait pas tout seul non plus... Il nous trouve des images renversantes où percent le bonheur de vivre, d'être à ce monde comme peuvent aussi les traverser d'infinis chagrins et autres regrets propres à notre statut d'humain. Propres à notre fugace passage sur cette terre. Comme ici dans ce bref exemple intitulé "La marque du collier" :
Nous sommes
des chiens qui parlent
truffes plantées
dans le cul des étoiles
éperdument perdus
de n'avoir pas de maître. Ou encore ce "FAIT DIVERS" (qui m'a fait sourire)
Nous apprenons à l'instant
le décès instantané
d'un petit matin frais
fauché en pleine course
par un quotidien trop pressé
aux dernières nouvelles
le champ des possibles
s'écoule encore de son ventre
sur la chaussée
La poésie est une alchimie particulière entre les mots, le poète et ceux qui le lisent. le courant passe ou au contraire ne se fait pas "parce que c'est de la poésie" (j'en connais). Ici, l'excuse ne tient pas, en devient obsolète. Avec des choses simples, des mots simples, Thomas Vinau nous raconte sa vie, son quotidien, la (le) notre et touche du doigt l'universalité des choses. Petit Poucet est devenu grand, ses mots à lui me retournent la tête, j'en redemande. C'est gai triste ou drôle mais ça pétille. Bien sûr que je vous le recommande, pour le lire à petites gorgées matin midi ou soir, comme vous le faites avec votre thé ou votre café, le picorer dès que vous avez un moment dans la journée. Certains poèmes (ou textes en prose -2-) sont bourrés d'humour ce qui ne gâche rien. Thomas a dû naître la tête dans les étoiles et il y est resté, avec en plus un petit sourire espiègle au fond des yeux ... Merci à lui ! Pour vous faire une idée, vous pouvez aller sur son blog, ETC-ISTE où chaque jour il partage "son minuscule"... Ha j'oubliais : le livre pèse 280 pages pour 280 poèmes courts, longs, minuscules mais qui tous ont un sens, voire une chute.

Lien : https://leslecturesdasphodel..
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
charlottelitcharlottelit   16 avril 2017
Pendant ma pause je vais rentrer
et nous ferons l'amour
dans la chambre aux volets fermés
dehors la pluie continuera de tomber
la terre de tourner et les hommes
de dégringoler entre deux mensonges
mais ce n'est pas bien grave puisqu'il reste quelque part
une chambre aux volets fermés
où faire valser nos deux pénombres
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berni_29berni_29   13 août 2019
Quelque chose

Il y a quelque chose en lui
d'un enfant mort
qui se battrait
avec un vieux chat

quelque chose de poussière et de cendre
de murmure et d'oubli

il y a quelque chose en lui
qui chante
comme un Indien qui s'en va

quelque chose
de la bête qui fuit
de l'ironie du ciel
d'une petite brûlure

quelque chose
d'un méandre qui gonfle
d'un complot qui s'ourdit
d'une tempête perdue
dans les yeux d'une fille

quelque chose de tendre
qui crie
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ColibrilleColibrille   20 août 2014
La nuit s'allume

J'éteins les dernières lumières
la nuit s'allume
je rejoins le lit à tâtons
m'asseois sans faire de bruit
elle dort déjà
elle respire
comme un ange fatigué
un ange qui a trop donné
je me glisse sous les draps
il s'agit de frôler sa chaleur
sans risquer de la réveiller
on ne réveille pas
un ange fatigué
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berni_29berni_29   14 août 2019
Viens la vie est fraîche
une couleur nouvelle coule du ciel
nos pieds ont une faim de bête
nos sexes furètent dans la lumière
viens ! Nous allons piétiner les fleurs
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MurielTMurielT   06 juin 2015
Et les comètes tombent

Le jour de l'ascension je suis sur une chaise longue
déduisez si le cœur vous en dit
je mange une banane en lisant Blaise Cendrars
des oiseaux tout là-haut tirent des traies sur l'après
le vent bécote l'ombre
les mouches jouent aux mouches et la banane est bonne
mes amours dorment en paix
j'ai l'aboiement d'un chien sur le bout de la langue
Zorro est en train de rêver
la vie est un voyage infâme sur le dois d'une bulle d'air
c'est fou ce que ça brille une larme
+ Lire la suite
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Videos de Thomas Vinau (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Vinau
À l'occasion du festival international 2019 du livre et du film "Etonnants Voyageurs" de Saint-Malo, rencontre avec Thomas Vinau autour de son ouvrage "C'est un beau jour pour ne pas mourir : 365 poèmes sous la main" aux éditions Castor astral.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2305802/thomas-vinau-c-est-un-beau-jour-pour-ne-pas-mourir-365-poemes-sous-la-main
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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