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EAN : 9782351785386
219 pages
Éditeur : Gallmeister (30/11/-1)
3.5/5   34 notes
Résumé :
Riche héritier, pompier bénévole, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, passablement porté sur la bouteille, Eliot Rosewater ne se reconnaît pas dans la devise de sa famille : "Prendre trop, bien trop, ou se retrouver sans rien." Lui préférant de loin "Nom de Dieu, il faut être bon", Eliot part appliquer sa maxime aux âmes qui vivent sur ses terres, dans le comté de Rosewater, Indiana. Là, en doux dingue, il répond aux appels au feu et aux appels à l'aide des infor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
alberthenri
  18 décembre 2017
Norman Mushari, jeune avocat d'affaire arriviste et sans scrupules (comment cela "pléonasme" ?) entreprend de déposséder d'une bonne partie de sa fortune Eliot Rosewater.
Eliot est un richissime héritier, vétéran traumatisé de la seconde mondiale, il s'est donné pour but dans la vie, d'aider les plus défavorisés...
Entre son rôle de pompier bénévole, et sa fondation philanthropique, Eliot passe pour un doux dingue.
Mushari espère faire passer Rosewater pour irresponsable afin de faire hériter un lointain cousin Rosewater qu'il pense pouvoir spolier...
Ce roman est le troisième Vonnegut que je lis.
Les trois sont publiés chez Gallmeister (coïncidence), ce roman, fait d'ailleurs écho à "le petit déjeuner des champions", puisqu'on y retrouve une évocation du romancier Kilgore Trout, et de Rosewater lui-même...
J'apprécie l'humour de Vonnegut, incisif et caustique sous un premier abord débonnaire.
On peut trouver que le propos "anticapitaliste" manque de finesse, mais après tout, l'auteur le dit dés les premières phrases de son roman "Dieu vous bénisse monsieur Rosewater" est une fable, et il n'est donc pas à prendre comme un pamphlet ou un réquisitoire.
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Rhodopsine
  26 octobre 2014
Challenge ABC 2014/2015
Héritier d'un empire financier, Eliot Rosewater choisit la philanthropie. Il se conduit en doux dingue, à l'encontre de toutes les habitudes de la famille: il donne , il veut faire le bien.
Satire, pamphlet? Ennui surtout. Trop prévisible dans son déroulement, trop pesant dans sa démonstration anti-capitaliste, trop caricatural ... Un roman indigeste, il faudra essayer un autre ouvrage de Kurt Vonnegut . Prochain ABC, peut-être.
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StupidGRIN
  02 janvier 2020
Portant son héritage considérable comme une malédiction, Eliot Rosewater va chercher à expier son fardeau en devenant mécène. Il y a différentes manières d'être mécène. La méthode choisie par Eliot étant peu orthodoxe, la société comme son père, vont le considérer comme fou.
Le fou est en réalité atteint de dépression. En souhaitant bien faire, Eliot Rosewater décide de s'installer dans le comté Rosewater pour répondre aux besoins de sa population, particulièrement pauvre et précaire.
Pour cela, ce passionné des pompiers aura deux téléphones : le noir « Ne vous suicidez pas. Appelez la Fondation Rosewater », et le rouge pour les affaires de pompiers. Sa grande richesse et sa grande générosité lui vaudra un rang particulièrement haut chez les pompiers, malgré le fait qu'il n'ait jamais combattu le feu. de toute façon, la caserne lui appartient.
Sa manière de vivre, dans le plus grand dénuement mais riche en alcool rendra sa femme folle, ne supportant plus le fardeau de l'héritage des Rosewater. S'oubliant pourtant complètement pour ses concitoyens, va cependant attirer le flair l'avocat Norman Mushari, qui voit la une occasion en or de mettre le grapin sur sa fortune en le faisant déclarer fou, et donc incapable de gérer cette fortune.
Difficile de savoir si mon interprétation de ce livre est juste. J'ai trouvé ce livre particulièrement dur à lire et à comprendre. Est-ce la faute aux nombreuses disgressions de l'auteur ? Bien que très drôle, Eliot, qui souhaite répandre l'amour et la paix sur terre à coup de distributions de « Je t'aime » griffonnés sur des feuilles de PQ est sans conteste un héros romantique.
J'aurai pu interpréter ce livre comme une critique acerbe de la société capitaliste que représente les Etats-Unis, mais j'ai l'impression d'y voir davantage la critique d'une société incapable d'accepter les gens qui sortent du lot (=ici, ayant des tendances socialistes). Et puis Eliot, pauvre Eliot, qui subit cette richesse jusqu'à en perdre la raison. Je n'arrive donc pas à voir ce livre comme un livre humoristique, il m'a au contraire paru davantage comme un drame.
Du coup, il s'agit évidemment d'un livre engagé. Mais par quoi ? Je ne sais pas.
Une lecture qui m'a laissé perplexe.
Lien : https://cyberlecture.wordpre..
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Tobidhambourg
  18 novembre 2020
J'avais entendu parler de Vonnegut comme auteur de SF mais par esprit de contradiction je me suis dirigé vers un de ses récits "réalistes". Quelle purge... Enfin, c'est sévère, mais je n'ai vraiment pas pris de plaisir à lire ce livre. Allez, il y a bien quelques passages par-ci par-là qui pique la curiosité, une réflexion qui démarre et qui... Capote. Parce que c'est un peu ça ce livre : des idées dans tous les sens, des récits qui s'enchâssent, des personnages à foison... Mais en fait rien n'est vraiment abouti. On erre dans ce livre et on ne sait pas trop où cela va nous mener, il y a bien un fil rouge mais celui-ci n'est pas vraiment enthousiasmant et l'on finit bien plus ennuyé par ces situations qui se veulent drôles mais tombent en général à l'eau.
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Stemilou
  14 mars 2015
Je débute cette chronique sans vraiment savoir de quoi je vais vous parler tant cette lecture m'a paru étrange, une somme d'argent, un homme paumé, un avocat avide … un peu de tout ce que la société peut créer se retrouve dans ce roman.
Eliot Rosewater est certes riche et à la tête d'une des plus grosses fortunes des Etats-Unis, né de bonne famille, il est malgré tout alcoolique et dérangé. Pourtant cet homme était destiné à un grand avenir de plus il est marié avec une femme belle et intelligente qui n'arrive plus à suivre la cadence. de son côté Eliot n'est pas heureux et un beau jour il quitte New York pour rejoindre la ville de Rosewater, berceau de la famille, dans l'Indiana où il vivra paisiblement entre deux téléphones celui pour la caserne des pompiers dont il tirera la sonnette d'alarme en cas d'alerte incendie, et celui pour la Fondation Rosewater qui compense le chagrin de la population à coup de chèques.
Ne vous suicidez pas. Appelez la Fondation Rosewater.
Cette fable humaine qui date toute de même des années 60 aurait dans une certaine mesure toute sa place dans notre société actuelle, les puissants toujours aussi puissants et les faibles dans le ruisseau. L'espoir n'est plus au changement de situation et avec des idées acérées l'auteur nous décrit la société américaine : les grands hommes en costume cravate qui dirigent le pays à coup de dollars et espère juste faire perdurer la lignée, les défavorisé qui resteront pauvres parce que trop paresseux, ceux qui envient constamment la chance des autres et ceux qui ne sont jamais satisfait. Joli panorama !
Il est tout de même évident que ce récit tente de provoquer un cas de conscience, pourquoi qualifier un homme qui veut aider son prochain de fou et lui demandant d'entrer dans le moule ? En tout cas ce que j'ai retenu de ce récit est l'atteinte à la liberté personnelle de chacun de vivre comme bon lui semble et qu'apparemment l'argent est réellement un bon moyen de faire le bonheur quelqu'un.
Agréable lecture qui lie la critique à l'humour.
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   26 novembre 2016
- Bon... (et Trout se frotta les mains, observant le frottement en question), ce que vous avez fait à Rosewater est loin d'être fou. Il s'agit peut-être bien de l'expérience sociale la plus importante de notre époque, car elle a traité à petite échelle d'un problème dont l'horreur nauséabonde finira par prendre une dimension mondiale avec la sophistication des machines. Le problème est le suivant : comment aimer les gens qui ne servent à rien ?
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un_Riouun_Riou   01 décembre 2020
- Oh, j'ai ce que beaucoup de gens appelleraient sans doutes des idées communistes, dit Eliot avec candeur, mais, pour l'amour du ciel, Père, personne ne peut travailler avec les pauvres sans tomber sur Karl Marx de temps à autre... ou tout simplement sur la bible, pour ce que ça vaut. Je trouve terrible l'absence de partage dans ce pays. je trouve cruel qu'un gouvernement puisse laisser un bébé naître propriétaire d'une grosse partie du pays, tel que moi je suis né, et laisser une autre naître propriétaire de rien du tout. La moindre des choses pour un gouvernement, me semble-t-il, serait de tout répartir équitablement entre les bébés. La vie est déjà assez dure sans que les aient, en plus, à se ronger les sangs pour des questions d'argent. Il y a tout ce qu'il faut pour tout le monde dans ce pays, il suffirait de partager d'avantage.

- Et d'après toi quelles en seraient les conséquences sur l'incitation au travail ?

- Tu veux dire la peur ne pas manger à sa faim, de ne pas pouvoir payer le médecin, de ne pas pouvoir offrir de à sa fammile de beaux habits, un logement sûr, accueillant, agréable, une éducation correcte et quelques bons moment ?
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StemilouStemilou   13 mars 2015
Va là où se trouvent les riches et les puissants, lui dirais-je, et apprends leurs manières. On peut les flatter ou on peut leur faire peur. Fais-leur immensément plaisir ou immensément peur, et une nuit sans lune ils poseront le doigt sur les lèvres, te demanderont de ne plus faire un bruit. Et ils te guideront dans l'obscurité jusqu'à la rivière de richesse la plus large et la plus profonde que l'homme ait jamais connue. On t'indiquera ta place sur la rive, et on te donnera un seau rien que pour toi. Lape autant qu'il te plaira, mais ce faisant, essaie de ne pas faire trop de raffut. Un pauvre pourrait t'entendre
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withclosedeyeswithclosedeyes   08 mars 2019
Samuel sermonnait qu'aucun ouvrier agricole ne valait plus de quatre-vingt cents par jour. Et pourtant, la possibilité de dépenser cent mille dollars ou plus pour la toile d'un Italien mort trois siècles plus tôt ne lui déplaisait pas. Et il porta cette insulte à son comble en offrant ces toiles à des musées dans un souci d'élévation spirituelle des classes populaires. Les musées étaient fermés le dimanche.
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withclosedeyeswithclosedeyes   08 mars 2019
Je suis fasciné par le fait qu'une carotte et un bâton puissent faire avancer un âne, et que cette découverte futuriste puisse trouver un usage dans le monde des humains.
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Videos de Kurt Vonnegut Jr (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kurt Vonnegut Jr
Le nouveau roman de l'écrivain américain, CHINATOWN, INTERIEUR (éditions Aux forges de Vulcain) est en librairie, traduit par Aurélie Thiria-Meulemans.
C'est l'histoire d'un Américain d'origine asiatique qui essaie de trouver sa place dans la société américaine. Et, comme on est dans la patrie d'Hollywood, Yu raconte cette épopée sous la forme d'une quête du rôle idéal. Car le rêve de toujours du héros c'est de devenir Mister Kung Ku : il a vu la série à la télé quand il était petit, et c'est son but dans la vie. Sauf que plus il monte les échelons, plus il comprend que Mister Kung Fu n'est qu'un autre rôle qu'on veut lui coller parce qu'il est asiatique. C'est un roman high-concept écrit sous la forme d'un scénario : le héros n'est ni « je » ni « il » mais il est désigné par un « tu ». Lé héros suit le script qui peint sa vie comm eune série télé en mélangeant les genres : la bonne vieille série policière, avec un flic noir et une flic blanche et une grande tension amoureuse entre les deux, des scènes de kung fu, et on finit sur une superbe scène de court drama où l'Amérique se retrouve jugée pour son traitement de la communauté asiatique. Un roman virtuose, drôle et attachant : un Lala Land sauce aigre-douce.
Avis de la presse américaine :
« Charles Yu, habite à Irvine près de Los Angeles, et a déjà écrit pour la série Westworld (HBO) ainsi que pour d'autres séries sur FX et AMC, raconte que l'histoire a été en partie inspirée de sa propre expérience de fils d'immigrés taïwanais ayant grandi en Californie. « J'avais en quelque sorte toujours l'impression que je ne savais pas vraiment où était ma place », nous confie-t-il en parlant de son enfance à Los Angeles. « Je n'ai jamais eu la sensation d'être au milieu de l'action. Et j'ai senti que c'était peut-être non seulement une façon de penser à ce que vivent les américains d'origine asiatique, mais que ça pourrait aussi être un prisme à travers lequel observer les dynamiques raciales dans un sens plus large. » (LA TIMES)
« Interior Chinatown […] m'a rappelé le mélange d'humour et de sincérité que l'on trouve dans les nouvelles de George Saunders, dans les jeux métafictifs de Mark Leyner ou dans des films comme The Truman Show. » (The New York Times)
« Ce roman examine la réalité quotidienne des Américains d'origine asiatique, cette impression d'être à jamais des étrangers dans ce pays, une minorité qui ne sera jamais actrice d'une nation blanche et noire. » (The New Yorker)
« Ce roman est génial. Non seulement l'intelligence de sa structure et de ses métaphores est impressionnante, mais le message implicite derrière l'histoire de Willis Wu témoigne avec précision de ce que signifie non pas uniquement être asiatique aux États-Unis, mais plus largement, ne pas être blanc aux États-Unis. Quiconque voulant tenir une conversation critique et engagée sur les races aux États-Unis se doit de lire Interior Chinatown, qu'il soit américain d'origine asiatique ou non. le message de Charles Yu sur notre propre emprisonnement dans des rôles raciaux spécifiques est un message radical qui mérite d'être entendu. » (The Crimson)
« Il y a quelque chose, chez Yu, un côté ludique et cérébral comme de Jonathan Lethem, un côté triste et résigné, comme chez Kurt Vonnegut, un côté très “dickien” dans son refus paranoïaque de la société de consommation. Mais il y a aussi chez lui une sensibilité unique, originale, notamment quand il parvient à mêler, sous l'apparence de la simplicité, et au travers de personnages apparemment passifs, l'humour au plus profond pathos. » (The San Francisco Chronicle)
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