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EAN : 9782757820919
256 pages
Éditeur : Points (10/11/2010)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 106 notes)
Résumé :
A l'image de l'auteur (Vonnegut est en effet considéré par la presse underground US comme le véritable gourou de la génération anti-Vietnam), Jonas est animé d'une curiosité maniaque à l'égard de tout ce qui a pu se passer dans le monde au moment précis où le champignon atomique se formait au-dessus d'Hiroshima.

Une longue enquête va mener notre héros, lancé sur les traces des enfants de l'une des « Pères » de la bombe, le Dr Hoeniker, dans une inénar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  25 février 2013
Le journaliste Jonas s'est mis dans l'idée d'écrire une biographie du Dr Hoenikker, un des pères de la bombe atomique américaine. Il est décédé… Aussi Jonas entreprend-t-il de recueillir les informations nécessaire à son travail. Ils sont trois : Newton, un nain contrefait, Angèla, en dehors de son époque mais surtout complètement étrangère aux questionnements du journaliste fouineur. Reste Franklin, le rebelle…
Il s'est réfugié sur une île des Caraïbes, San Lorenzo ; une île dirigée d'une main de fer par « Papa Manzanon » ; une île où la religion d'état est catholique mais où règne dans la clandestinité et dans l'âme des habitants, Bokonon un gourou ami de Franklin dont la « philosophie » consiste à élever le mensonge au niveau d'un art.
Cette « enquête » sera l'occasion pour Jonas de découvrir que les enfants d'Honikker ont gardé en leur possession la dernière invention de leur père : la Glace-9, capable de rendre solide, tout ce qui est liquide. On imagine aisément l'horreur de la découverte quand on pense qu'elle est potentiellement entre les mains d'une secte : la secte de Bokonon…
Comme on peut le constater, un sujet racoleur, certes, mais non dénué d'interêt ; d'autant qu'il porte en second niveau de lecture tout un questionnement non moins intéressant sur l'humanité, le pouvoir, la religion, la science…néanmoins, à mon goût, un livre difficile à lire…
La police de caractère de mon exemplaire « Points Seuil », petite, tassée y est sans doute pour quelque chose. Néanmoins, un style qui ne m'emporte pas… J'ai cru comprendre que certains lecteurs accusent également la traduction. Peut-être…
Dommage.
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Philemont
  23 décembre 2012
Jonas est journaliste et souhaite écrire un livre sur la journée du 6 août 1945, celle de la première bombe atomique. Pour cela il s'intéresse à tous les évènements annexes à ceux d'Hiroshima, notamment au vécu de la famille Hoenikker, dont le patriarche est considéré comme le père de la bombe. Ce dernier et sa femme sont certes décédés, mais leurs enfants sont toujours en vie. Il y a Newton, le cadet, frappé de nanisme et bien trop jeune le jour-dit pour aller au-delà de simples anecdotes familiales. Il y a Angela, l'aînée, maîtresse de la maison Hoenikker depuis la mort de sa mère, et incapable de prendre la mesure des activités de son père. Et il y a Franklin, le rebelle, qui s'est réfugié sur l'île de San Lorenzo, petite république des Caraïbes, dirigée d'une main de fer par « Papa » Manzano.
Jonas enquête donc en interrogeant les trois enfants Hoenikker. Sa rencontre avec Franklin est tout particulièrement marquante parce que celui-ci est assisté par Bokonon, un gourou local dont la doctrine s'appuie sur l'idée que le mensonge doit diriger toute vie puisque celui-ci « te fait brave et agréable, il te fait bien portant et heureux ». Cela va même jusqu'à l'organisation par Bokonon lui-même de l'interdiction de cette religion à San Lorenzo, le châtiment étant le supplice du croc, une éventration en place publique. C'est ainsi que tous les habitants de San Lorenzo sont bokononistes mais qu'ils le taisent, la religion officielle de la République étant le catholicisme.
Jonas découvre en outre que les enfants Hoenikker détiennent l'une des dernières inventions de leur père, la glace-9, dont la propriété majeure est de transformer en solide ce qui est liquide. Avec cette découverte, il comprend également que Félix Hoenikker était un véritable enfant asocial, ses découvertes scientifiques ayant été pour lui de véritables jeux dont les implications lui échappaient totalement. On sait ce que cela a donné avec la bombe atomique ; on imagine les implications potentielles de la glace-9, surtout entre les mains d'une secte.
Tout cela le lecteur le découvre au travers d'une centaine de courts chapitres au style particulièrement travaillé. Avec cette intrigue pour le moins loufoque, Kurt VONNEGUT démontre son sens de l'absurde et du cynisme, six ans avant son oeuvre majeure, Abattoir 5. Sous sa plume, chaque idée est un sujet de réflexion pour le lecteur, l'ensemble constituant une démolition méthodique des travers du monde moderne et une démonstration de la bêtise humaine.
Le berceau du chat est donc une nouvelle oeuvre marquante de cet auteur. Elle est certes pessimiste, mais elle est aussi particulièrement bien construite et écrite. Surtout, son propos est d'une intelligence rare dont il serait dommage de se priver, même près de cinquante ans après sa première publication.
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Hanta
  09 novembre 2015
En voulant élargir mon horizon de lecture vers la science-fiction, je suis tombée sur ce titre étrange. Deux aspects m'ont retenu : la curiosité et le style d'écriture léger, fluide et un brin humoristique que j'ai senti au niveau des premières lignes.
Je pense que j'aurai dû passer directement à autre chose plutôt que de persévérer jusqu'au bout de cette lecture. L'auteur nous raconte les aventures rocambolesques de Jonas, un apprenti-journaliste : ses recherches l'entraînent sur les traces des enfants du Dr. Hoenikker et le mènent sur l'île de San Lorenzo, soumis à la dictature de Papa Monzano et à l'influence d'une religion étrange nommée le bokononisme.
L'auteur dénonce le fanatisme sous toutes ses formes : d'abord, l'aveuglement de certains scientifiques, obnubilés par la recherche pure au point de fabriquer des armes capables de détruire l'humanité (comme la bombe atomique ou la glace 9) mais également le fanatisme religieux qui, poussé à son extrême, peut entraîner au suicide de masse. L'un comme l'autre est révélateur de la bêtise humaine : dans ce récit, celle-ci conduit à la destruction de toute forme de vie sur Terre.
Mais malgré ces thèmes intéressants, je n'ai pas aimé cette histoire médiocre qui oscille entre plusieurs genres : est-ce une satire sociale ? ou un récit d'anticipation ? ou un roman de science-fiction absurde et humoristique comme ceux de Douglas Adams ? Au bout de quelques pages, l'auteur n'a plus réussi à me captiver, et l'ensemble c'est-à-dire le style d'écriture, les péripéties et multiples citations tirées du livre de Bokonon ont étouffé toute ma motivation.
Un conseil : passez votre chemin, à moins d'être un grand (grand) fan de SF !!!
Lien : http://leslecturesdehanta.co..
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TanePistache
  27 juin 2017
Un livre étrange, facile à lire et découpé en mini-chapitres comme un petit journal de bord d'un mec qui s'est embarqué dans une histoire de fou et qui nous raconte ça tout naturellement. L'ensemble est assez marrant et si on est un peu fou aussi, il peut donner un peu de grain à moudre parce que - pour l'impression que j'en ai eu en tout cas - ce sont les choses les plus absurdes qui sont finalement les plus cohérentes.
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zembla
  30 août 2011
Jonas est un journaliste qui écrit une biographie sur le docteur Hoenniker, un des inventeurs de la bombe atomique. Celui ci étant décédé, c'est auprès des enfants de l'inventeur qu'il essaie de trouver matière a son livre. Pour cela il doit se rendre sur l'île de San Lorenzo dirigé par un dictateur et dont la religion est le bokonisme. Une religion qui commence par dire que "toutes les vérités que je vais vous dire sont des mensonges éhontés".
Livre très difficile a faire rentrer dans les cases et a cataloguer. Un ovni littéraire qui démarre de manière réaliste et qui peu a peu s'enfonce dans une sorte de science fiction qui finit en roman post apocalypse. Mais c'est un roman qui utilise l'humour et la dérision pour faire passer un message très simple : Faut il espérer en l'être humain ? La réponse est simple et lapidaire : Non. Ce roman nous fait réfléchir et nous interroger sur l'humanité, la religion et le pouvoir. Et le moins que l'on puisse dire c'est que cela est fait intelligemment, de manière créative et aussi très pessimiste. Quand on repose le livre après l'avoir terminé , on ressent un curieux sentiment , une sorte de malaise qui persiste. Un livre dérangeant par sa vision très sombre sur le devenir de l'humanité mais qui réussit a atteindre son but : nous faire réfléchir. Un auteur américain que je ne connaissais pas du tout mais dont le style littéraire et son univers m'ont donné envie de découvrir le reste de son oeuvre.
Ma note 8/10.
Lien : http://www.desgoutsetdeslivr..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin   25 février 2013
Et je me rappelai le Quatorzième Livre de Bokonon, que j’avais lu intégralement la veille. Le Quatorzième Livre est intitulé « Existe-t-il, pour un Homme Réfléchi, une Seule Raison d’Espérer en l’Humanité sur Terre, Compte Tenu de l’Expérience du Dernier Million d’Années ? » Le Quatorzième Livre n’est pas long à lire. Il consiste en un seul mot : " Non ".


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VALENTYNEVALENTYNE   25 juin 2015
– Lorsqu’un homme se fait écrivain, j’estime qu’il assume comme une obligation sacrée le devoir de produire de la beauté, de la lumière et du réconfort, et au galop encore !
– Je ne puis m’empêcher de penser au total désarroi de l’humanité si du jour au lendemain il n’y avait plus de nouveaux livres, de nouvelles pièces, de nouvelles histoires, de nouveaux poèmes …
– Et vous sentiriez fier quand les gens commenceraient à mourir comme des mouches ? demandai -je.
– Ils mourraient plutôt comme des chiens enragés, je crois – la bave aux lèvres, en montrant les dents et en se mordant la queue.
Je me tournai vers Castle père. « Monsieur, comment meurt un homme lorsqu’il est privé des consolations de la littérature ?
– Il y a deux façons possibles, dit-il : pétrification du cœur ou atrophie du système nerveux.
– Ni l’une ni l’autre ne doit être bien agréable, j’imagine.
– Non , dit Castle l’ancien. pour l’amour de Dieu, continuez à écrire tous les deux!
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miladomilado   08 février 2018
" Méfiez-vous de celui qui travaille dur pour apprendre quelque chose et qui, l'ayant appris, ne se trouve pas plus sage qu'auparavant, nous dit Bokonon. Celui-là nourrit un ressentiment meurtrier contre ceux qui sont ignorants sans avoir eu à se donner du mal pour atteindre à l'ignorance."
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oliviersavignatoliviersavignat   22 août 2020
Avant de prendre la mesure de nos élans passionnels, toutefois, nous bavardâmes [avec Sandra, la putain ]. [...]Du pape et du contrôle des naissances, de Hitler et des juifs. Des fumistes et des imposteurs. De la vérité. Des gangsters. Des affaires. Nous parlâmes des types sympas qui passent à la chaise électrique et des salauds de riches qui y coupent. Des chrétiens pratiquants affligés de perversions sexuelles. Bref, de tas de choses.
Nous bûmes beaucoup trop.
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lecassinlecassin   25 février 2013
La plus haute forme de trahison consiste à dire aux Américains qu'on ne les aime pas partout dans le monde, où qu'ils aillent et quoi qu’ils fassent".
La politique étrangère américaine devrait tenir compte de ce fait plutôt que de se bercer de l'illusion que les Américains sont partout aimés...
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Videos de Kurt Vonnegut Jr (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kurt Vonnegut Jr
Le nouveau roman de l'écrivain américain, CHINATOWN, INTERIEUR (éditions Aux forges de Vulcain) est en librairie, traduit par Aurélie Thiria-Meulemans.
C'est l'histoire d'un Américain d'origine asiatique qui essaie de trouver sa place dans la société américaine. Et, comme on est dans la patrie d'Hollywood, Yu raconte cette épopée sous la forme d'une quête du rôle idéal. Car le rêve de toujours du héros c'est de devenir Mister Kung Ku : il a vu la série à la télé quand il était petit, et c'est son but dans la vie. Sauf que plus il monte les échelons, plus il comprend que Mister Kung Fu n'est qu'un autre rôle qu'on veut lui coller parce qu'il est asiatique. C'est un roman high-concept écrit sous la forme d'un scénario : le héros n'est ni « je » ni « il » mais il est désigné par un « tu ». Lé héros suit le script qui peint sa vie comm eune série télé en mélangeant les genres : la bonne vieille série policière, avec un flic noir et une flic blanche et une grande tension amoureuse entre les deux, des scènes de kung fu, et on finit sur une superbe scène de court drama où l'Amérique se retrouve jugée pour son traitement de la communauté asiatique. Un roman virtuose, drôle et attachant : un Lala Land sauce aigre-douce.
Avis de la presse américaine :
« Charles Yu, habite à Irvine près de Los Angeles, et a déjà écrit pour la série Westworld (HBO) ainsi que pour d'autres séries sur FX et AMC, raconte que l'histoire a été en partie inspirée de sa propre expérience de fils d'immigrés taïwanais ayant grandi en Californie. « J'avais en quelque sorte toujours l'impression que je ne savais pas vraiment où était ma place », nous confie-t-il en parlant de son enfance à Los Angeles. « Je n'ai jamais eu la sensation d'être au milieu de l'action. Et j'ai senti que c'était peut-être non seulement une façon de penser à ce que vivent les américains d'origine asiatique, mais que ça pourrait aussi être un prisme à travers lequel observer les dynamiques raciales dans un sens plus large. » (LA TIMES)
« Interior Chinatown […] m'a rappelé le mélange d'humour et de sincérité que l'on trouve dans les nouvelles de George Saunders, dans les jeux métafictifs de Mark Leyner ou dans des films comme The Truman Show. » (The New York Times)
« Ce roman examine la réalité quotidienne des Américains d'origine asiatique, cette impression d'être à jamais des étrangers dans ce pays, une minorité qui ne sera jamais actrice d'une nation blanche et noire. » (The New Yorker)
« Ce roman est génial. Non seulement l'intelligence de sa structure et de ses métaphores est impressionnante, mais le message implicite derrière l'histoire de Willis Wu témoigne avec précision de ce que signifie non pas uniquement être asiatique aux États-Unis, mais plus largement, ne pas être blanc aux États-Unis. Quiconque voulant tenir une conversation critique et engagée sur les races aux États-Unis se doit de lire Interior Chinatown, qu'il soit américain d'origine asiatique ou non. le message de Charles Yu sur notre propre emprisonnement dans des rôles raciaux spécifiques est un message radical qui mérite d'être entendu. » (The Crimson)
« Il y a quelque chose, chez Yu, un côté ludique et cérébral comme de Jonathan Lethem, un côté triste et résigné, comme chez Kurt Vonnegut, un côté très “dickien” dans son refus paranoïaque de la société de consommation. Mais il y a aussi chez lui une sensibilité unique, originale, notamment quand il parvient à mêler, sous l'apparence de la simplicité, et au travers de personnages apparemment passifs, l'humour au plus profond pathos. » (The San Francisco Chronicle)
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