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EAN : 9782070384051
192 pages
Gallimard (06/09/1991)
3.39/5   23 notes
Résumé :
" Je n'arrive pas à m'endormir.
Si j'avais des horaires normaux, je m'endormirais dans les bras de Sylvie. Je dois être un peu dérangé pour passer des nuits d'amour avec une machine à écrire plutôt qu'avec une femme ! Et quelles nuits ! Dans un livre, j'ai découpé la photo en couleurs d'un hibou. Je l'ai collée sur un carton fort et mise devant moi. Ce hibou me tient compagnie jusqu'à l'aube. "
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
SebastienFritsch
  21 avril 2012
Le titre m'a attiré (surtout le substantif qui s'y trouve), puis le contenu m'a séduit (je l'ai découvert peu à peu puisque je n'avais pas lu la quatrième de couverture, comme d'habitude).
C'est assez déroutant, ces histoires dans l'histoire, ces digressions japonaises ou philosophiques, ces anecdotes, amusantes ou émouvantes, ces saynètes juxtaposées, liées entre elles ou non. On se laisse mener, pas par le bout du nez, comme dans un roman policier (il n'y a pas d'intrigue, pas de ruse, pas de fausse piste), mais plutôt par le bout du coeur. du moins, si on se laisse faire, attraper, attendrir, intriguer par les personnages, leurs vies, leurs doutes, leurs inquiétudes. Peut-être y en a-t-il quelques unes que je crois connaître. le bouquin parle effectivement d'écrivains (comme le titre l'indique). Ils sont présentés en poupées russes : c'est l'histoire d'un écrivain qui parle d'un écrivain. le tout écrit par un écrivain, évidemment. Sont-ils trois ? Un seul ? Une foule ?
Ce qui m'a plu aussi dans ce roman, c'est l'écriture. Des petits tableaux dépeints minutieusement, des pensées et questionnements d'écrivain évoqués avec justesse, de l'humour, de la poésie parfois. Une écriture plaisante, attirante. Peut-être même envoûtante.
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kuroineko
  24 décembre 2016
Je suis un écrivain
Chapitre 1: Se mastiquer le mastodonte...
"Mmh mmh", me fis - je à moi-même en haussant les sourcils à la vue du titre de ce 1er chapitre. Cékoidon ce bouquin?
François Weyergans, écrivain, rédige un roman où le narrateur Éric Wein, écrivain, écrit un roman sur Marc Strauss, écrivain, ... va au Japon. Ça résume autant Je suis écrivain  que "c'est Oreste qui aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui aime Hector qui est mort" résume la pièce Andromaque de Racine.
Mêlant divers faits et anecdotes, les auteurs (qui n'en forment qu'un?) cheminent entre souvenirs et réflexions plus ou moins philosophiques, sur la vie, la religion, les religions, le Japon, les femmes, ...
Au chapitre 11, Éric Wein évoque le genre littéraire japonais du matatabimono. Il s'agit de "récits d'errance et de vagabondage ". Les récits de l'auteur errent sur les chemins touffus de la pensée et de la mémoire autant que dans les villes. Les routes, matérielles ou symboliques, sont rarement droites et directes. Il en va de même pour ce livre qui sinue et revient sur ses pas, se perd mais avance. Qu'importe du reste, le principal est le chemin, pas forcément le but (pourtant la chute...).
Comme Éric Wein, j'aime les digressions. En la matière, ce roman a tout pour me plaire. On pourrait même y voir une sorte de patchwork narratif: François Weyergans, couturier des mots, assemblent au point de zigzag une infinité de digressions les unes aux autres. En couturier de haute couture car le style est de toute beauté. L'écriture accroche subtilement le lecteur dès le premier chapitre pour ne plus le lâcher. C'est bellement écrit, c'est addictif et ensorcelant.
Une lecture que je recommande chaudement à tout lecteur avide de déambulation livresque!
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kuroineko
  24 décembre 2016
Je suis un écrivain
Chapitre 1: Se mastiquer le mastodonte...
"Mmh mmh", me fis - je à moi-même en haussant les sourcils à la vue du titre de ce 1er chapitre. Cékoidon ce bouquin?
François Weyergans, écrivain, rédige un roman où le narrateur Éric Wein, écrivain, écrit un roman sur Marc Strauss, écrivain, ... va au Japon. Ça résume autant Je suis écrivain  que "c'est Oreste qui aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui aime Hector qui est mort" résume la pièce Andromaque de Racine.
Mêlant divers faits et anecdotes, les auteurs (qui n'en forment qu'un?) cheminent entre souvenirs et réflexions plus ou moins philosophiques, sur la vie, la religion, les religions, le Japon, les femmes, ...
Au chapitre 11, Éric Wein évoque le genre littéraire japonais du matatabimono. Il s'agit de "récits d'errance et de vagabondage ". Les récits de l'auteur errent sur les chemins touffus de la pensée et de la mémoire autant que dans les villes. Les routes, matérielles ou symboliques, sont rarement droites et directes. Il en va de même pour ce livre qui sinue et revient sur ses pas, se perd mais avance.
Comme Éric Wein, j'aime les digressions. En la matière, ce roman à tout pour me plaire. On pourrait même y voir une sorte de patchwork narratif: François Weyergans, couturier des mots, assemblent au point de zigzag une infinité de digressions les unes aux autres. En couturier de haute couture car le style est de toute beauté. L'écriture accroche subtilement le lecteur dès le premier chapitre pour ne plus le lâcher. C'est bellement écrit, c'est addictif et ensorcelant.
Une lecture que je recommande chaudement à tout lecteur avide de déambulation livresque!
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ValdeMontparnasse
  07 juin 2020
Ce livre évoque les souvenirs, les pensées et les petits bonheurs d'un écrivain. Un écrivain qui parle d'un écrivain écrivant un livre sur un écrivain.
Les récits s'imbriquent les uns dans les autres, s'enchevetrent. Ou non. On part de l'enfance et des premiers émois amoureux, en passant pas un voyage au Japon décrit a la façon d'un Nicolas Bouvier. Les saynètes sont certes narcissiques, mais surtout philosophiques et poétiques. C'est un régal, c'est un délice, à la façon qu'on degusterait un nectar.
Une merveille je vous dis ! Foncez, lisez-le !
C'est le premier livre que je lis de François Weyergans, certainement pas le dernier.
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BVIALLET
  13 avril 2012
François Weyergans se proclame écrivain dans ce livre et ce depuis le plus jeune âge.Son livre a un petit côté fourre-tout sympathique. Il démarre sur des souvenirs d'enfance puis évolue par l'introduction d'un personnage qui n'est autre qu'un Weyergans bis, vers un récit de voyage au Japon dans un style à la Nicolas Bouvier pour finalement nous laisser en plan quelque part devant une cascade en nous saluant d'une pirouette clownesque.
Voilà pour l'intrigue. Autant dire pas grand chose. Des bribes , des bricoles de vie, quelques réflexions philosophiques amusantes , quelques croquis de voyage sans complaisance. L'oeil de Weyergans est lucide , intelligent et compassionnel. C'est l'oeil du sage et du philosophe.
Bien sûr il patauge, comme mille autres de ses confrères dans les eaux glauques du nombrilisme ou du narcissisme, mais contrairement à beaucoup il ne s'en contente pas car il a deux atouts maîtres dans son jeu.
Lui, il sait vraiment bien écrire ( il paraît qu'il prend tout son temps pour cela et c'est peut-être ce qui manque à d'autres tout occupés qu'ils sont à produire à jet continue cette monstrueuse littérature du moi qui envahit nos présentoirs..) et surtout, il est plein d'humour ce qui fait tout pardonner.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
florakflorak   06 janvier 2015
Il etait retourne plusieurs fois chez ce libraire qui lui montrait des tresors. Depuis son adolescense, Marc ne pouvais pas vivre sans aller dans des librairies. De meme que la psychanalyse avait rendu celebre le cas de l'Homme aux loups, il aurait aime qu'on se souvienne de lui comme de l' Homme aux livres. Il lui suffisait de regarder les dos des livres et de rever sur les titres. il cherchait a etre vivfie par les phrases qu'il lisait. il achetait des livres comme un hypocondre achete des medicaments. Chez lui il ne savait plus ou les mettre. Que ferait-il de tous ceux qu'il avait deja achetes a Tokyo, a Kyoto et a Kobe? Il les enverrait par bateau a Paris. Parfois il se disait qu'il devrait se faire interdire l'entree des librairies comme on se fait interdire celle des casinos"
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SebastienFritschSebastienFritsch   23 avril 2012
A force de dire que l’être humain se conduit comme un rat qu’on oblige à se conduire comme un être humain conditionné par d’autres êtres humains qui se conduisent comme des rats, on oubliait de dire que l’être humain peut aussi se conduire comme un papillon.
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ValdeMontparnasseValdeMontparnasse   07 juin 2020
Son désir dépendait d’une conception occidentale et stéréotypée du corps féminin. Son œil avait pris l’habitude de transmettre au cerveau, qui en informait le sexe, des images convenues de la femme. Ces images provenaient d’un arrangement entre la recherche par Marc de femmes ressemblant à celles qu’ il avait déjà connues et la pression d’une société qui entend garder le contrôle, par tous les moyens, de l’image de la femme à laquelle le citoyen reçoit la permission de rêver.
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kuroinekokuroineko   23 décembre 2016
Mais revenons à ton camarade japonais. Est-il bouddhiste? Shintoïste? Converti, peut-être? Nos missionnaires ont fait du bon boulot là - bas. De très beaux martyres... Dans sa découverte de la Bible, ton ami lira un jour l"Apocalypse. Il sera secoué. Les Japonais sont aujourd'hui les plus aptes à comprendre l'Apocalypse. Je reconnais qu'avec deux bombes atomiques, la Providence n'y est pas allée de main morte
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kuroinekokuroineko   24 décembre 2016
A force de dire que l'être humain se conduit comme un rat qu'on oblige à se conduire comme un être humain conditionné par d'autres êtres humains qui se conduisent comme des rats, on oubliait de dire que l'être humain pouvait aussi se conduire comme un papillon.
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Le romancier et cinéaste franco-belge François Weyergans est décédé lundi 27 mai 2019, à 77 ans. Il faisait partie de ces rares écrivains à avoir reçu le Prix Goncourt ...
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