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ISBN : 2849531073
Éditeur : La Boîte à Bulles (17/02/2011)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 85 notes)
Résumé :
On avait quitté Nicolas en Afghanistan ; c'est à proximité de Téhéran qu'on le retrouve, venu assister à l'inauguration du centre culturel Zoroastrien de Yazd. A travers ce séjour en Iran, mais surtout dans les coulisses du tribunal de Grande Instance à Paris, il nous dévoile les dessous d'une affaire qui avait bien peu de chances d'arriver jusqu à nous...
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  06 février 2016
'Ainsi se tut Zarathoustra' raconte en noir et blanc et en 221 pages l'enquête menée par Nicolas, alter ego de l'auteur, dans la communauté zoroastrienne d'Iran. Explication des préceptes du zoroastrisme 'Bonnes pensées, bonnes paroles, bonnes actions', informations sur les rites, rappels historiques, visite des principaux sites iraniens, dénonciation du régime des ayatollahs, sans oublier l'enquête suite à l'assassinat d'un mécène zoroastrien influent... cette BD a de multiples facettes, plus intéressantes les unes que les autres !
Nicolas Wild en parle comme d' "une oeuvre de fiction inspirée de faits réels". Les faits réels sont évidemment ceux relatifs à la religion zoroastrienne et à l'Iran aujourd'hui. Ceux relevant de la fiction sont plus difficiles à identifier; ils comprennent apparemment tout l'emballage romanesque, les rencontres improbables dans les parcs ou les compagnons de voyage loufoques ou émouvants. Souvent amusants, parfois peu crédibles, ils servent surtout de liant à l'histoire, transformant un documentaire qui aurait pu être un peu aride en une lecture passionnante et distrayante.
Espérons donc que Zarathoustra ne se taise pas de sitôt... et Nicolas Wild non plus !
Challenge Atout Prix 18/xx et challenge Petits plaisirs 7/xx
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alouett
  13 avril 2013
« Des collines perses de Yazd aux coulisses du tribunal criminel de Genève, Nicolas Wild dévoile les dessous de l'assassinat en 2006 de Cyrus Yazdani, figure emblématique de la culture zoroastrienne en Europe et en Iran. le procès doit permettre d'y voir plus clair dans cette affaire de moeurs aux possibles résonances politiques.
Le zoroastrisme, religion monothéiste née en Perse avant notre ère, inspira nombre de philosophes, en particulier Nietzsche au 19è siècle, lequel prêta sa plume à son prophète dans Ainsi parlait Zarathoustra.
Si l'oeuvre de Nicolas Wild n'a pas les prétentions de celle du philosophe, elle dévoile toutefois avec précision les principes de cette religion et le délicat devenir de ses adeptes » (extrait rabat de Couverture).
-
Le dernier album « en solo » de Nicolas Wild remonte à 2008 puisqu'il s'agit du second tome de la série Kaboul Disco. Cinq ans d'attente, vous imaginez donc à quel point la suite est attendue…
Pourtant, Nicolas Wild propose cette année un tout autre projet. Celui-ci semble être né spontanément si l'on en croit l'auteur. Ainsi, après quelques pages de lecture, on apprend qu'il loue un appartement situé en plein coeur de Paris, près du Canal Saint-Martin, le quartier où squattent les Afghans qui ont choisi le chemin de l'exil nous explique-t-il. Lors d'une balade sur les rives du canal, Nicolas Wild rencontre Timour qu'il aide en lui permettant de passer un appel à partir de son portable. le reste est plus ou moins un concours de circonstances qui permet à Nicolas Wild de sympathiser avec Sophia Yazdani, la fille du zoroastrien.
Pour construire son récit, Nicolas Wild s'appuie sur le personnage fictif de Cyrus Yazdani. Cet homme lui sert ainsi de fil conducteur pour aborder de front son sujet : le Zoroastrisme et ses ramifications en Iran et à travers le monde. Un ouvrage didactique mais qui offre une lecture fluide et plaisante. La mise en abyme permet à l'auteur de s'immiscer dans la présentation qu'il effectue et de soulager les propos en y injectant des scènes de vie plus ludiques ainsi que le cheminement qu'il a effectué à mesure qu'il s'enfonçait dans la maîtrise de son sujet. Mais Ainsi se tut Zarathoustra aborde également d'autres sujets comme la place de l'Art et de la culture dans la société iranienne, le clivage entre les différentes communautés religieuses, la consommation d'opium, l'exil…
Plusieurs récits s'entrecroisent ici. le premier aborde l'histoire du zoroastrisme, de son émergence (qui se situe dans les trois derniers millénaires avant la naissance du Christ) à la période actuelle qui marque son déclin. Ainsi, on découvre que le zoroastrisme est une religion en voie d'extinction qui ne doit sa survie que grâce à la seule force de volonté de ses fervents défenseurs.
Il est également question du parcours de Cyrus Yazdani qui incarne à lui seul l'histoire de la communauté zoroastrienne condamnée à l'exil au début du siècle dernier (Etats-Unis, Europe, Inde sont les principales zones géographiques où les zoroastriens se sont exilés). Ces hommes sont souvent issus de familles riches et cultivées, ils ont su s'intégrer dans les sociétés où leur diaspora se sont installées. Enfin, ces individus sont attachés à leurs racines familiales, ils font le choix de rentrer d'exil et tentent de refaire leur vie en Iran.
Il est enfin question de la démarche opérée par l'auteur. Ce récit se développe sur une période plus concise (septembre 2007 à mars 2009). Seul grief : son postulat de départ s'appuie sur une rencontre incongrue. Ces temps de narration restent peu cohérents dans le sens où les transitions qui les relient sont tributaires d'hasardeux concours de circonstances, rendant ainsi cette « tranche de vie » légèrement grossière voire caricaturale. J'ai eu beaucoup de mal à doser la présence de ce temps narratif car il impose un fort décalage entre la précision des propos tenus dans la partie historique et une forme d'insouciance apposée à la période relatant la démarche de l'auteur.
Nicolas Wild découpe son récit en trois parties dans lesquelles on constate à quel point l'utilisation de la métaphore vient aider l'auteur dans la construction de son scénario. Ces chapitres s'intitulent respectivement « Bonnes pensées » (partie qui se consacre à la présentation du zoroastrisme et de ses fondements religieux), « Bonnes paroles » (relative au procès et au parcours du personnage principal) et « Bonnes actions » qui se penchera sur le procès [du meurtrier présumé de Cyrus Yazdani] et ses conséquences.
Le trait de Nicolas Wild est plus maîtrisé que dans Kaboul Disco : les fonds de cases sont plus fouillés mais la description graphique des personnages reste identique. L'auteur va à l'essentiel, le style me fait penser au dessin de presse : sobre et expressif. Je ne vous cacherais pas que je n'ai pas pensé, à plusieurs reprises, à la démarche journalistique de Joe Sacco et cela, dès la première page de Ainsi se tut Zarathoustra. En effet, les similitudes sont nombreuses avec la première nouvelle de Reportages qui conduit Joe Sacco à se rendre au Tribunal pénal international de la Haye pour suivre le procès d'un criminel de guerre. Certes, Sacco n'est pas le genre à imaginer la construction d'un élément fictif pour déplier son sujet qu'il préfère aborder de front. Alors vous me direz, pourquoi faire cette comparaison facile entre ces deux démarches d'auteurs ? Je pense que cela tient à deux choses. le décor d'un tribunal pour introduire la sujet et le fait que les deux auteurs n'hésitent pas une seconde à se mettre en scène et à tenter d'interagir avec le lecteur en lui transmettant à la fois les éléments historiques et ce qu'a suscité la découverte de ceux-ci chez lui.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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nilebeh
  12 février 2015

Voilà donc mon premier contact avec une BD depuis les années Mickey ! Et je dois dire que, malgré des réticences perceptibles, je me suis laissée un peu emmener par Nicolas Wild qui, curieusement (pour moi, en tout cas) se met en scène dans une sorte de roman politico-historico-policier. Je m'explique. Au détour d'une rencontre parisienne, il fait un voyage en Iran avec Sophia, fille de Cyrus Yazdani et découvre , en trois actes, la théorie zoroastrienne : Bonnes pensées, bonnes paroles, bonnes actions.
Nous apprenons que Cyrus, éminent érudit et chef de file de la communauté zoroastrienne iranienne, a été assassiné en Suisse, par un certain Mehrab qui pourtant était son ami. Et cet apparent ressort de l'intrigue est en fait un prétexte à nous faire découvrir l'histoire douloureuse d'un peuple mal-aimé en Iran, mal perçu par les chefs religieux chiites de ce pays, peuple qui, pour résister à la pression, a dû s'exiler en Inde où il a réussi une certaine intégration . On aime bien la métaphore du vase de lait plein à ras-bord (= refus des chefs indiens d'accueillir la diaspora venue d'Iran pour cause de surpopulation), vase dans lequel les parsis font se dissoudre du sucre : le lait ne déborde pas et est enrichi par le sucre : ainsi feront les parsis en Inde en étant les ressorts de la réussite économique indienne : 0,01% de Parsis en Inde pour une part très importante des gens qui réussissent.
Les aspects politiques de cette histoire inspirée de faits réels sont mis en avant : brutalité du régime de Ahmadinejad, intégrisme des ayatollahs, multi - ethnie mal vécue en Iran. On aime bien les notations historiques et culturelles (la première charte des droits de l'homme, la magnificence de Persépolis, l'info sur les rois mages qui étaient zoroastriens) et les traits d'humour qui parsèment le discours : j'aime bien : « Attention aux marches, l'escalier en est plein. »
Pour autant, on ne peut pas parler d'un bon polar , l'histoire étant segmentée et l'énigme non résolue finalement, les liens entre les cases pas toujours souples ni logiques, retours en arrière et ruptures du discours n'aident pas forcément non plus. Les scènes de procès sont assez fastidieuses. Quant à l'idée, même si elle repose sur quelque chose de vrai, de se mettre en scène soi-même en tant qu'auteur-acteur, elle me semble un brin nombriliste.
J'ai été sensible au dessin, notamment dans la restitution des lieux (au British Museum, à Persépolis), mais pas particulièrement à l'écriture. Au final, un moment agréable mais sans plus.
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BidouilleB
  22 avril 2013
Par un concours de circonstances Nicolas se retrouve embarqué dans un voyage en Iran sur les traces des derniers zoroastriens. Cette religion monothéiste ancienne, issu de la réforme du mazdéisme par Zarathoustra, a été la religion officielle de l'Iran sous les Sassanides avant que l'Islam ne s'impose.
Ce voyage est initié par la fille de Cyrus Yazdani, à l'occasion de l'inauguration du centre culturel zoroastrien que celui a créé dans le centre de l'Iran. On apprend que celui-ci, mécène exilé à cause de la répression iranienne, a été assassiné deux ans plus tôt à Genève par l'un des artistes qu'il hébergeait.
L'album s'ouvre sur le procès du présumé assassin et la présentation de la religion zoroastrienne. Cette introduction permet de donner un fil conducteur à l'auteur.
Le récit de ce voyage permet à Nicolas Wild de traité divers sujets. D'abord de l'immigration afghane en Europe mais aussi en Iran, de cet espoir d'une vie meilleure qui n'aboutit pas. Ensuite, c'est la situation d'une minorité religieuse à la fois dans la République islamique d'Iran, peu encline à accepter cette minorité vue comme dissidente, et dans le monde car la diaspora zoroastrienne à dispersée les fidèles de l'Inde aux États-Unis. C'est aussi parler de l'Iran avec un regard extérieur, des scènes de vie quotidienne qui allègent les propos mais aussi des constats sur la place de l'art et de la culture dans une République Islamiste répressive. Un récit aux facettes multiples drôle et enrichissant.
Nicolas Wild parle de sujets difficiles avec légèreté et sérieux. Combinaison étrange me direz vous! Pourtant, avec son trait clair et simple, qui renvoie à la naïveté du narrateur, il allège son récit.
Un album enrichissant dont le personnage central, Cyrus Yazdani, est un électron libre qui donne l'occasion au narrateur de présenter l'histoire de l'Iran avec un regard distancié, et de la remettre au coeur de l'histoire mondiale.
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A_fleur_de_mots
  27 octobre 2018
Livre lu après un voyage enchanteur en Iran donc cette critique sera très personnelle.
Vous l'aurez compris, le thème principal de cette BD est l'Iran donc. Mais pas que. C'est surtout le zoroastrisme, religion monothéiste millénaire, que j'ai découvert personnellement à Yadz et ses alentours, qui est traité ici. Parlant de Yadz, on y voyage à travers les personnages et l'on y apprend beaucoup sur cette religion, ses pratiquants et surtout leur persécution dans ce pays qui reconnait cette religion mais cherche son extinction.
Voilà pour le thème. Maintenant, parlons du genre et du fil littéraire.
Le fil argumentaire pour parler de ce thème hautement intéressant m'a laissé plus que perplexe. La trame policière ne rend pas l'effet désiré car dès le début, on sent bien que le véritable commanditaire ne sera jamais dévoilé. Un genre “J'accuse” sans aller au bout, ce qui est dommage. Donc les effets de suspenses et de polar pour alimenter la narration ne prennent pas beaucoup et la rendent un peu décousue.
Les transitions restent superficielles et font beaucoup perdre le fil narratif.
Certains personnages restent improbables et sont un peu superflus, pas bien approfondis psychologiquement et pour plusieurs d'entre eux, je me suis demandée à plusieures reprises ce qu'ils faisaient là et quel était leur rôle dans cette histoire.
En résumé, une BD divertissante qui tient ses promesses mais je reste un peu sur ma faim. le thème abordé est intéressant mais on ne s'arrête qu'à la surface et je n'ai pas appris beaucoup de choses nouvelles sur l'Iran ou le zoroastrisme. Pourtant, c'est une histoire qui a le mérite de lever le voile sur ce pays magnifique qu'est l'Iran et sa culture millénaire sans entrer dans le brûlot politique. Les critiques au régime actuel étant légères et non exagérées. Si vous ne connaissez pas cette thématique, cette BD est une très belle introduction au monde persan et au zoroastrisme au delà de ses faiblesses évoquées dans cette critique.
Si, par contre, comme moi, vous êtes un ou une initié(e) de cette culture et religion, vous pouvez passer votre chemin.
Bonne lecture et surtout, bon voyage.
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critiques presse (6)
BoDoi   03 septembre 2013
Nicolas Wild s’empare d’un sujet aride, et parvient à le rendre non seulement intelligible, concernant, mais aussi amusant et empli de suspense.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BulledEncre   13 mai 2013
Une enquête politico-religieuse menée tambour battant par Nicolas Wild. Du titre qui fait référence directement à l’ouvrage de Nietzsche – et qui signifie l’importance des principes de ce mouvement religieux pour de nombreux philosophes – à la 215ème planche, l’attention du lecteur n’est pas laissée une seule seconde à l’abandon.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
ActuaBD   13 mai 2013
Entre deux épisodes de Kaboul Disco, récit stupéfiant de séjours professionnels en Afghanistan, Nicolas Wild gambade entre Paris et Téhéran. Une plongée dans la culture zoroastrienne, méconnue, inspirée de faits réels.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario   11 avril 2013
Semant dans son récit petits gags, anecdotes, ellipses, suspenses et retours de manivelles, Nicolas Wild lie des épisodes informatifs très intéressants à d’autres plus convenus, plus "pratiques" pour le scénario et ses transitions.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Actualitte   08 avril 2013
Une façon habile et remarquablement réalisée de brosser un portrait de la société iranienne, en même temps que des exilés politiques ou des opposants de l'intérieur, dont la vie tient parfois à peu...
Lire la critique sur le site : Actualitte
Liberation   08 avril 2013
Un récit dense et haletant qui évoque un pan de l’histoire de l’humanité méconnu, la vie et la mort de la religion zoroastrienne, créée par le prophète Zarathoustra il y a environ trois mille sept cents ans…
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
IreneAdlerIreneAdler   15 mai 2013
On est plus d'une centaine d'Afghans à dormir dans ce parc. Ici, c'est le "quartier" Panjshiri. Les Pachtouns sont derrière le kiosque à musique et les Hazaras près de l'aire de jeux. Même à plusieurs milliers de kilomètres de l'Afghanistan et après tout ce qu'on a vécu pour parvenir ici, on n'arrive pas à faire la paix entre ethnies...
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IreneAdlerIreneAdler   15 mai 2013
- Et il veut aller à Londres ?
- Ouais...
- C'est fou le nombre de réfugiés qui veulent vivre là-bas, alors que la bouffe y est pas terrible et qu'il y pleut tout le temps.
- Ce sont des réfugiés économiques, pas gastronomiques.
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miladomilado   20 janvier 2015
- Nous avons trois fils, à notre mort, ils se partageront l'héritage. Mais si l'un d'entre eux se convertit à l'Islam, il pourra réclamer l'intégralité de l'héritage.
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