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Geneviève Bianquis (Traducteur)Paul Mathias (Éditeur scientifique)Blaise Benoit (Éditeur scientifique)
EAN : 9782080713025
477 pages
Éditeur : Flammarion (18/08/2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.1/5 (sur 1130 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture - Ainsi parlait Zarathoustra est une oeuvre philosophique magistrale. Elle a bouleversé la pensée de l'Occident. « Nietzsche démolit, il sape », disait Gide. Il remet définitivement l'homme en question. Poète-prophète, Zarathoustra se retire dans la montagne et revient parmi les hommes pour leur parler. Sa leçon essentielle : « Vouloir libère. » Son leitmotiv : rejeter ce qui n'est pas voulu, conquis comme tel, tout ce qui est subi. C'est le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
  05 août 2015
Pouèt…
Ainsi parlait mon cul quand il s'adressait à mon sous-moi, bullant sa déconvenue dans les larmes de mes yeux d'ahurie que je me paye depuis que je me Nietzschise la tronche à coup d'aphorismes poilants, aux écrits d'une incompréhension addictive, comme-ci ne rien piger me donnait toute légitimité pour me chouter à la vulgarité…
Avant propos, le mec descend seul-tout, à pince avec sa paresse de branlos hermitissieux, pour faire la parabole à tous les trouducs qui font pouèt comme moi cultivant leur sous-moi d'une manière bien torchée …. Ya plus de papier bordel de merde….
La première partie j'ai rien compris, les autres non plus d'ailleurs, quel chiotte, à part que le mec pue l'aigri à vue de montagne, qu'il rejoint souvent pour s'élever, et se taper la branlette intellectuelle avec lui-même, transcendant ses conneries d'une manière poétique et musicale, dansant un pied pointé sur la corde d'un violon, un autre dans le vide abyssale de mon archet, dressé pour s'élever et jouer avec la souplesse de mon poignée, bien trop engourdi pour saisir les accords harmonieux d'une vérité bien cachée, sous mon bide bedonnant souriant de tout son grassouillet, accumulé honteusement dans le dégout… mais ça vous maintient dans l'indifférence…
Pauvre victime d'une névrose corrompue par une enfance mal guérie, m'invitant à surconsommer ma connerie dans ce monde d'enculés qui me pisse son indifférence en ignorant mon mépris, pauvre ver de terre que j'étais, que je reste, que je resterai… écrasé par un système voué à l'échec depuis belle sucette, les cheveux détachées qui dans un mouvement levretique s'adonnant à la plus divine des illusions, qu'un jour peut-être, on ouvrira les yeux sur l'énorme pouèt nucléaire qui immergera d'un illuminé, consommant trop de champignons hallucinomique…
Le nihilisme est contagieux, il propagande les questionneux, se cache des ambitieux, ignore les nécessiteux, un verre de terre qui rampe sa vermine vers les optimistes et gangrène les vertueux à l'eau bénite croupie depuis la genebaise d'une foi révolue athéeistant d'un sur-moi équivalent à l'univers…

Je m'enivre d'aphorisme, oubliant ma sobriété hédoniste, laissez-moi
percher une parabole sur le toit de mon immeuble pour capter mon sur-moi, et enfin saisir toute l'essence de ce bouquin ô combien branlant, me réveillant de ma somnolence pathétique… mais je ne vais me couper les veines aux sons d'un désespoir romanesque dicté par un mort et enterré par la maladie foliesque…
Non bien sur que non, laissez moi rire de moi et des autres, je vais continuer à imiter Candide comme-ci Voltaire avait raison, « parce que tout va bien dans le meilleur des monde », à quoi bon intellectualiser une pensée au dessus de la moyenne chaotique qui peuple notre « chaire » bien tendre engraissée à l'amour propre emmitouflé dans un confort de trouduc intersidéral et jusqu'à l'infini de sa mère la pute… (je vise la mère à personne, sauf si la mère est consentante et pas trop vieille)
Alors un aphorisme c'est quoi :
C'est quand tu dis à ta femme :
« Dégage maintenant, t'es plus une salope, t'es une maman… »
Sous entendu que les seins lui tombent sur les chevilles, que sa peau flétrie sa sagesse, que la voisine va bientôt avoir 18 ans, que le foot finalement c'est pas dégueux, qu'un divorce c'est vite fait, qu'un gosse c'est casse couille, et que la routine c'est mémère…
A plus les copains…


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Pingouin
  28 décembre 2011
Je savais, en entamant la lecture de ce livre, que je n'en sortirais pas indemne, mais je n'imaginais pas une seconde avoir raison à ce point. Il s'agit là certainement de la plus grosse claque littéraire ET philosophique que je n'ai jamais pris, comme un énorme coup de vent qui m'aurait fouetté la joue, celle-ci risque de rester rouge un bon bout de temps.
C'est simple, il s'agit là pour moi de l'un des plus grand chef d'oeuvre de l'histoire de l'humanité, un tel lyrisme, une telle force d'évocation, couplé à de telles idées et concepts philosophiques, les premiers facilitant incroyablement l'assimilation des seconds, c'est proprement hallucinant et plus je lisais, plus je me demandais si je ne rêvais pas face à ces mots qui me secouaient comme sur une mer trop agitée.
Je savais que j'allai lire de la grande philosophie, mais je ne pensais pas découvrir une telle poésie, je pense avoir embrassé une partie de l'état d'esprit de ce livre en souhaitant, entre autres, l'éternel retour de la lecture de celui-ci ! J'avais d'ors et déjà classé ce livre dans la liste de ceux qu'il me faudra relire avant même d'en commencer la lecture, cette idée n'est que davantage présente dans mon esprit après avoir achevé cette première découverte.
C'est une première critique que j'en fais, mais cet ouvrage est tellement dense, tellement puissant, que je pense qu'il m'est impossible de correctement réussir celle-ci du premier coup.
Jetez-vous sur ce chef d'oeuvre dès que possible, et même si la philosophie de nous intéresse pas, même si vous vous pensez incapable de jongler entre les différents sens que Nietzsche donne à son discours, lisez donc ce livre, ne serait-ce que pour son incroyable force évocatrice et sa poésie.

Juste phénoménal.
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UglyBetty
  22 juin 2012
Nietzsche présente lui-même ce livre comme un 5e évangile , il veut en faire l'équivalent des poèmes de Goethe, de Dante et des textes de Luther.
Ainsi parlait Zarathoustra est ainsi à la fois un long poème et une oeuvre de réflexion sur une nouvelle promesse d'avenir pour l'homme.
Mais c'est aussi une parodie.
Zarathoustra se retirant dix ans dans la montagne, et sentant un jour le besoin de partager sa sagesse, rappelle le séjour du Christ dans le désert, et certains passages du livre, font songer à la cène.
Les symboles religieux ou ésotériques sont également très nombreux. Enfin on ne peut s'empêcher de songer à François d'Assise, modèle d'amitié entre les hommes et les animaux.
Zarathoustra tient autant du Christ, par son côté prophétique, que du révolutionnaire, qui annonce le "surhomme", c'est à dire celui qui veut aller au-delà des valeurs reconnues et des vérités admises, sans volonté de domination.
Magnifique et déroutant poème, ce texte est à l'image de cette formule du Prologue:
"Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante".
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chartel
  15 janvier 2009
"Ainsi parlait Zarathoustra" est une oeuvre magistrale, quoique nous inspire la pensée nietzschéenne. Car Friedrich Nietzsche fait partie des rares philosophes capables de transmettre aux autres une pensée par une virtuosité littéraire hors du commun. Ce don lui a permis de devenir un philosophe populaire, abordable et universel. le problème de la transmission d'une pensée individuelle est d'ailleurs présent dans cette oeuvre puisque Nietzsche évoque, par l'entremise de son prophète Zarathoustra, sa difficulté de créer de nouvelles valeurs, issues non pas de la masse des hommes mais de sa propre individualité. Car si l'on s'isole trop de la masse, on s'exclue et on ne se fait plus entendre. Nietzsche, profitant de la mort de Dieu, trouve la bonne distance pour exposer son idée du surhomme. Ce créateur doit profiter du chaos présent (fin du XIXe siècle) pour trouver son incarnation, avant que le dépérissement du dernier homme, faible, petit et aimant le confort, ne devienne irréversible. Cette pensée exubérante, tonitruante et iconoclaste prend la forme d'un long poème biblique. Nietzsche s'adresse à nous tel un prophète, s'inspirant probablement des nombreux textes religieux, Bible ou Evangiles, qui ont nécessairement accompagné sa formation intellectuelle. Les sentences et les assertions y foisonnent, en contradiction avec le rejet, pourtant très net, de Nietzsche de tout dogme imposé aux hommes par n'importe quelle religion. Mais cette forme impérative donne à sa pensée toute sa crédibilité. Pour Nietzsche il y a urgence, le surhomme doit advenir pour détruire sans scrupule les anciennes valeurs manichéennes qui n'ont aucun fondement rationnel, car celles dites mauvaises se révèlent bonnes et inversement. Par exemple l'amour du prochain, un acte purement égoïste et méprisable qui sert à recevoir l'estime des autres ; ou bien les fabulations de la justice qui pense punir une exception dans un criminel, alors qu'il n'est que l'arbre qui cache la forêt, dissimulant les pires passions mortelles d'une société tout entière. Ainsi parla Zarathoustra !
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denis76
  11 décembre 2019
Chaque lecture de Nietzsche est une aventure !
Zarathoustra, le prophète, a existé plusieurs siècles avant Jésus, en Perse.
Pourquoi Nietzsche a t-il utilisé ce nom ? Mystère....
Je dois préciser que pour résumer et critiquer un livre de Friedrich, il faut un QI de 180, d'où mes 4 étoiles seulement, car je n'ai pas tout compris.
Je me contenterai donc d'une simple interprétation de ce que j'ai reçu, entendu, perçu
.
Ainsi, Zarathoustra parla aux hommes, mais ils ne comprirent pas.
Dégoûté, il alla se réfugier dans la Nature, dans une caverne dans la montagne, parmi les animaux bienveillants.
Et il danse, danse, danse,
c'est sa façon d'aimer..
d'aimer la vie pour oublier le dégoût que lui inspirent les hommes avides et orgueilleux, et les prêtres et les
chrétiens, qui ont "posé" le Bien et le Mal comme jugements.
On comprend que Nietzsche / Zarathoustra, en 1885, veut utiliser l'humanité comme un pont pour aller "par delà le bien et le mal" ( ce sera précisé un an plus tard ), afin de réaliser le surhomme, par le pont qu'est l'humain, ou avec la barque de Zarathoustra, au delà de la mer, vers l'île bienheureuse, afin de réaliser le surhomme.
Je ne comprends pas bien ce qu'est le surhomme.
Même Hitler s'y est trompé, grave...
Sans doute un homme qui ne juge pas.
Mais qui jugera, puisque de source bien informée, Zarathoustra apprend que Dieu est mort.
Il est mort de trop de compassion envers les hommes :
ils l'ont déçu et épuisé.
Ainsi, Zarathoustra rencontre l'ancien pape, devenu hors service. Celui-ci aussi est déçu des hommes.
Il se crée alors une petite cour de dégoûtés de l'humanité autour de Zarathoustra : des disciples.
Also sprach Zarathoustra à tous ces déprimés qu'il appela ses hommes supérieurs.
Mais, par derrière, un déprimé malin descendit le prophète, et ils reprirent tous leurs bonnes vieilles habitudes de prier.
Colère de Zara !
Déçu : même eux ne comprennent pas....
... C'est alors que vint un signe....
.
Que dire de ce que j'ai ressenti à cette lecture ?
Donnée comme une oeuvre philosophique majeure, je trouve qu'elle touche aussi à la religion, la sociologie, la psychologie.
D'un point de vue philo, je pense comme l'auteur aux belles bacchantes que l'humanité se tire une balle dans le pied depuis la nuit des temps.
Sur le plan religieux, oui les "religieux" ont abusé et tiré la couverture à eux, à l' inverse de ce que prône Jésus, qui n'est pas descendu par minou, ni par Nietzsche, je crois.
Mais contrairement à lui, je ne suis pas athée ( c'est une autre histoire ). Mais j'ai apprécié LE SIGNE.
Socialement, Nietzsche méprise ce qu'il appelle la populace, sans tenir compte des difficultés sociales des gens : c'est un jugement, contraire à ce qu'il prône contre l'Eglise.
Psychologiquement, je reconnais les démons et anges qui assaillent Zarathoustra comme.. les patients assaillis de Freud !
.
Nietzsche est un feu d'artifice qui pète dans tous les sens, avec un cerveau en ébullition, plein d'idées, et dommage qu'il ne prenne pas mieux le temps de tout organiser pour atteindre des fins de paragraphes finis, un récit plus achevé. Je crois que la présentation anarchique des idées est le drame de beaucoup de philosophes.
Il y a encore plein de choses à dire sur ce bouquin....
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Citations et extraits (511) Voir plus Ajouter une citation
Jean-DanielJean-Daniel   25 mai 2020
Lorsque je suis venu chez les hommes, je les ai trouvés assis sur une vieille prétention : tous croyaient savoir depuis longtemps ce qui est bien et mal pour l'homme.
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eliott18eliott18   27 mai 2020
Vivre selon mon bon plaisir, ou ne pas vivre du tout : c'est là ce que je veux.
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leonceleonce   21 mai 2020
Je vous enseigne le Surhumain. L.homme est quelque chose qui doit être surmonté. Qu'avez-vous fait pour le surmonter ?

Tous les êtres jusqu'à présent ont créé quelque chose au dessus-deux, et vous voulez être le reflux de ce grand flot et plutôt retourner à la bêteque de surmonter homme ?
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jeanlouisrjeanlouisr   18 mai 2020
Tous les êtres jusqu’à présent ont créé quelque chose au-dessus d’eux, et vous voulez être le reflux de ce grand flot et plutôt retourner à la bête que de surmonter l’homme ?
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ValiseBabeliosseValiseBabeliosse   13 mai 2020
Il y a quelque part encore des peuples et des troupeaux, mais ce n’est pas chez nous, mes frères : chez nous il y a des États. État ? Qu’est-ce, cela ? Allons ! Ouvrez les oreilles, je vais vous parler de la mort des peuples. L’État, c’est le plus froid de tous les monstres froids : il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche :« Moi, l’État, je suis le Peuple. »
C’est un mensonge ! Ils étaient des créateurs, ceux qui créèrent les peuples et qui suspendirent au-dessus des peuples une foi et un amour : ainsi ils servaient la vie. Ce sont des destructeurs, ceux qui tendent des pièges au grand nombre et qui appellent cela un État : ils suspendent audessus d’eux un glaive et cent appétits. Partout où il y a encore du peuple, il ne comprend pas l’État et il le déteste comme le mauvais oeil et une dérogation aux coutumes et aux lois. Je vous donne ce signe : chaque peuple a son langage du bien et du mal : son voisin ne le comprend pas. Il s’est inventé ce langage pour ses coutumes et ses lois. Mais l’État ment dans toutes ses langues du bien et du mal ; et, dans tout ce qu’il dit, il ment – et tout ce qu’il a, il l’a volé.
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Videos de Friedrich Nietzsche (51) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Friedrich Nietzsche
POÉSIE-PENSÉE – Philosophie & Poésie selon NIETZSCHE (France Culture, 2019) L’émission « La Compagnie des poètes », par Manou Farine, diffusée le 17 mai 2019 sur France Culture. Présences : Guillaume Métayer pour les ‘Poésies complètes’ de Friedrich Nietzsche aux Belles Lettres et Marc de Launay qui a dirigé l'édition du deuxième volume des ‘Œuvres’ de Nietzsche en Pléiade Mise en ligne par Arthur Yasmine, poète vivant, dans l’unique objet de perpétuer la Poésie sur tous les fronts.
Dans la catégorie : Allemagne et AutricheVoir plus
>Philosophie et disciplines connexes>Philosophie occidentale moderne>Allemagne et Autriche (278)
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