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ISBN : 2290097993
Éditeur : J'ai Lu (12/10/2016)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Propulsé en 1940 à Londres par le professeur Dunworthy sans la moindre préparation, John Bartholomew intègre la brigade des veilleurs du feu, ces héros qui ont sauvé la cathédrale Saint-Paul des bombes allemandes… À cette époque, de nombreux Londoniens se réfugiaient dans le métro, dont plusieurs stations portent aujourd’hui encore de bien curieux stigmates… Et tandis que d’autres vont chercher la mort beaucoup plus loin, sur les rives antiques du Nil, certains accu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
boudicca
  09 juillet 2015
Datant d'il y a seulement quelques mois, ma découverte des romans de Connie Willis m'apparaît aujourd'hui comme l'une des plus belles expériences de lecture qu'il m'ait été donnée de vivre. le problème, c'est qu'après avoir littéralement dévorée chacun des volumes de sa série mettant en scène des historiens capables de voyager dans le temps (« Le grand livre », « Sans parler du chien » et le diptyque « Blitz »), je n'avais plus rien à me mettre sous la dent...
Les éditions « J'ai lu » sont fort heureusement venues à mon secours puisqu'on leur doit depuis peu la publication des « Veilleurs », un recueil constitué de certaines des plus célèbres nouvelles de cette grande dame de la science-fiction. Mais l'auteur se montre-t-elle aussi douée pour les histoires courtes que pour les grandes fresques historiques ? Incontestablement oui et chacune des neuf nouvelles présentes au sommaire est là pour le prouver. Au programme : des tombeaux égyptiens, Hollywood et ses charlatans, Londres à l'heure du Blitz, mais aussi des extraterrestres pacifistes au regard perturbant, des vents étranges soufflant dans les couloirs du métro, sans oublier une Amérique futuriste où les femmes ont réussi à se débarrasser de leurs règles ou bien dans laquelle les chiens ont totalement disparu. Tentant, non ? Chaque nouvelle est suivie de commentaires dans lesquels l'auteur nous en dit un peu plus sur la rédaction de ses différents textes : le contexte dans lequel ils ont été rédigés, la façon dont elle en a eu l'idée, le message qu'elle voulait faire passer... On trouve également à la fin de l'ouvrage la retranscription de trois discours récemment prononcés par Connie Willis à l'occasion de différentes remises de prix. « Je me suis encore retrouvée à sourire, les larmes aux yeux, chaque fois que je finissais d'en lire un », nous explique l'éditrice qui a choisi de les publier. Et c'est effectivement ce qui se passe tant l'amour que l'auteur porte aux livres, à leurs personnages et à leurs auteurs ne manquera pas de résonner chez tous les passionnés de littérature.
On retrouve évidemment dans les nouvelles qui peuplent ce recueil quelques unes des thématiques chères à l'auteur, à commencer par la période du Blitz, déjà mise en scène dans les deux tomes d'un diptyque consacré à cette période : « Black out » et « All clear ». La nouvelle « Les veilleurs du feu » s'inscrit d'ailleurs dans le même univers que ces romans puisqu'on y a à nouveau affaire à un historien envoyé dans le temps pour en apprendre davantage sur ces volontaires chargés de protéger chaque nuit la cathédrale Saint Paul des bombes envoyées par les Allemands. Un texte minutieusement documenté et redoutablement immersif. Il est aussi question du Blitz dans « Les vents de Marble Arch », nouvelle poignante dans laquelle un homme en visite à Londres se trouve à plusieurs reprises frappé dans les couloirs du métro par des vents violents, porteurs d'odeurs et d'impressions atroces. Et si ces vents n'étaient justement que des échos de la Seconde Guerre mondiale et portaient le désespoir et la terreur des Londoniens réfugiés dans les stations de métro ayant été touchées par les bombardements ? On retrouve cette même ambiance un peu oppressante dans « Morts sur le Nil » où Connie Willis fait appel à l'un de ses auteurs fétiches, Agatha Christie. Avec la nouvelle « Infiltration », c'est à H. L. Mencken que l'auteur rend cette fois hommage tout en proposant une critique acerbe de la crédulité des membres du show-business, si aisément escroqués par tous ces voyants, canalisateurs ou autres charlatans qui pullulent dans leur sillage.
Autre thème cher à l'auteur abordé dans le recueil : la disparition d'un monde. Dans « Une lettre des Cleary » Connie Willis met ainsi en scène le quotidien d'une famille vivant complètement isolée pour des raisons assez floues. du moins jusqu'à ce que l'arrivée d'un courrier inattendu ne nous fasse réaliser ce dont il est réellement question. Une nouvelle habillement tournée et teintée de nostalgie. Il en va de même de celle chargée de clore le recueil, « Le dernier des Winnebago », dans laquelle on découvre un monde où les chiens ont totalement disparu, victimes d'une redoutable épidémie. Certains textes sont fort heureusement là pour donner un peu plus de légèreté au recueil, à commencer par « Même sa Majesté », une nouvelle hilarante dans laquelle l'auteur se moque gentillement de la théorie apparemment en vogue selon laquelle les règles seraient vécues aussi mal par les femmes à cause de notre société patriarcale qui nous pousserait à les considérer comme une malédiction alors qu'on devrait plutôt les accueillir avec joie. Enfin, « Tous assis par terre » aborde de façon singulière la question de la présence sur terre d'extraterrestres et surtout celle de la façon dont il conviendrait d'entrer en contact avec eux... Et si la réponse se trouvait dans les chants de Noëls... ? Un texte amusant mais porteur d'un noble message.
Un recueil idéal pour découvrir Connie Willis qui signent avec ces neuf nouvelles des textes tour à tour comiques, tragiques, angoissants ou perturbants mais qui sonnent toujours justes et vrais, quand bien même le propos concernerait des extraterrestres, des voyages temporels ou encore des revenants. Mais n'est-ce pas justement à cela qu'on reconnaît un grand auteur ? Alors un seul conseil si vous n'avez encore rien lu de Connie Willis : courrez-y, vite !
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Fafnirlit
  18 septembre 2018
Ce recueil se compose d'une dizaine de nouvelles, dont l'une faisant partie du cycle temporel, et de trois discours de l'autrice.
Même si j'ai trouvé certaines nouvelles un peu longues « Tous assis par terre » par exemple, j'ai pris plaisir à lire ces histoires ainsi que les explications qui les accompagnent. J'ai particulièrement apprécié « Infiltration » et « Les vents de Marble Arch », deux nouvelles au ton tout à fait différent, mais qui m'ont happée.
Voilà, j'ai à ce jour lu tous les textes de Connie Willis se situant dans le cycle temporel. Je suis ravie et en même temps un peu triste de quitter (peut-être que pour un temps…) cet univers mêlant histoire et science-fiction.
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Clochettes
  04 février 2017
Les nouvelles m'ont plus ou moins intéressée, il y en a même une que je n'ai pas terminé
L'intérêt ici, dans ce recueil, est le texte d'explication de l'auteure entre chaque nouvelle. Elle explique pourquoi elle a écrit l'histoire, quand et parfois où.
En conclusion : A lire si vous êtes déjà fan de Connie Willis.
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Henri-l-oiseleur
  28 janvier 2016
Un recueil de récits beaucoup trop longs et bavards pour ce qu'il y a à raconter. Immanquablement, on finit par s'ennuyer, même quand l'idée de départ est passable.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
boudiccaboudicca   05 juillet 2015
J'ai trouvé dans les livres ce que je cherchais, ce dont j'avais besoin, ce que je voulais, ce que j'aimais quand je n'avais plus rien d'autre à quoi m'accrocher. Les bibliothèques publiques m'ont sauvé la vie. Et elles m'ont appris la plus belle, la plus importante des leçons : « On a toujours tendance à croire que sa douleur, son chagrin, n'ont pas de précédent dans toute l'histoire du monde, a dit James Baldwin. Et puis on ouvre un bouquin. C'est grâce aux livres que j'ai compris une chose : ce qui me faisait souffrir le plus était précisément ce qui me rattachait à mes congénères, vivants ou disparus. » (Discours de l'invitée d'honneur Connie Willis à la Convention mondiale de science-fiction 2006)
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boudiccaboudicca   06 juillet 2015
Les livres sont des choses merveilleuses. Ceux qui les voient comme une fuite de la réalité, comme quelque chose qu'on ferait mieux de lâcher pour aller jouer dehors, comme une simple distraction, ou un divertissement, ou une perte de temps ont complètement tort. Jamais les hommes n'ont créé chose plus puissante, plus belle, plus importante que les livres. Un livre peut s'affranchir de l'espace, du temps, des langues, des cultures, du sexe, de l'age, et même de la mort pour toucher des gens par delà toutes ces frontières, des gens qui n'étaient peut-être même pas nés au moment de son écriture, et leur donner aides, conseils, compagnie et consolation. (Discours de l'invitée d'honneur Connie Willis à la Convention mondiale de science-fiction 2006)
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boudiccaboudicca   15 août 2015
Dans ce monde de péchés et de tristesse, il y a toujours certains motifs de satisfaction. Moi, par exemple, je me réjouis de ne pas être républicain. (H. L. Menchen, « Infiltration »)
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BlackKatBlackKat   10 novembre 2016
(...) les pyramides s'amenuisent dans le lointain, elles glissent lentement hors de ma vue pour disparaître derrière les roseaux qui bordent le rivage. Elles sont dénuées de toute profondeur - on dirait de simples triangles jaunes plantés à la verticale dans le sable.
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ClochettesClochettes   04 février 2017
Les auteurs ne comprennent pas vraiment d’où leur viennent leurs idées, ou comment ils les transforment en mots. Sans compter qu’on se retrouve bien souvent avec un résultat qui a peu en commun avec ce qu’on voulait faire. Quand vous écrivez un texte, votre subconscient s’amuse souvent à penser à autre chose. Mais comme je n’ai nullement l’intention de vous parler ici de mes traumatismes d’enfance, les arcanes de mes nouvelles risquent fort de vous rester en grande partie inaccessibles…
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Videos de Connie Willis (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Connie Willis
Blitz : L'intégrale de Connie Willis aux éditions Bragelonne
Oxford, futur proche. L'université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement. Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d'enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein coeur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n'importe où, n'importe quand, pour Polly... Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que L Histoire elle-même est en train de dérailler. Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?
Vous pouvez commander Blitz : l?intégrale sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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