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Marcel Battin (Traducteur)
ISBN : 2070312631
Éditeur : Gallimard (04/01/2007)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 84 notes)
Résumé :
Présentation de l'éditeur
Lorsque Bill Masen se réveille dans son lit d'hôpital, après une semaine passée les yeux bandés, il pense avoir manqué le spectacle du siècle : une pluie d'éclats de comète qui a illuminé le ciel d'éclairs verdâtres. Il ne le sait pas encore mais son destin et celui de la planète entière viennent de basculer. En effet, si les bandages de Bill l'ont sauvé d'une cécité définitive, la quasi-totalité de l'humanité est devenue aveugle. De... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
andman
  07 février 2015
Le monde d'ici-bas aurait-il perdu de sa magie au point qu'il me faille m'immerger à nouveau dans celui de la science-fiction ?
Après “L'Aveuglement” du Nobel portugais José Saramago il y a peu, me voici entraîné dans la lecture du roman “Le jour des triffides” de l'écrivain anglais John Wyndham : un double pied-de-nez en quelque sorte à mon penchant par trop cartésien !
La première moitié du siècle dernier est considérée comme l'âge d'or de la science-fiction et “Le jour des triffides” paru dans les années cinquante fait partie des grands classiques de l'époque.
L'intrigue est basée sur l'apparition de deux phénomènes, indépendants l'un de l'autre, dont la juxtaposition va conduire l'humanité au bord du chaos.
Résultat de manipulations génétiques hasardeuses, le triffide est une plante carnivore se nourrissant surtout d'insectes et qui tire son nom de sa racine à trois fourches. Haute d'environ 1,20 m, elle dispose en son milieu d'une sorte de grand fouet dont l'extrémité contient un poison mortel. Autre particularité et non des moindres : lorsqu'il arrive à maturité le triffide acquiert la faculté de se mouvoir à une vitesse comparable à celle de l'homme.
Le narrateur, Bill Masen, a été l'un des premiers à s'intéresser à cette plante qui prolifère sur les cinq continents. de nombreux laboratoires un peu partout spéculent sur ce végétal riche en protéines qui, sa domestication résolue, pourrait à terme nourrir une population mondiale toujours croissante.
Suite à une opération oculaire, Bill se réveille les yeux bandés dans la chambre d'un hôpital londonien. Il ne sait pas encore que 90% de l'humanité est devenue aveugle. Cette cécité à grande échelle incluant les animaux est la résultante de mystérieux éclairs verts émis par les débris d'une comète passant à proximité de la terre.
Dans ce décor post-apocalyptique, les rescapés de ces rayonnements arriveront-ils à contenir l'agressivité décuplée des triffides maintenant en position de devenir les maîtres du monde ?
D'aucuns pourraient voir dans cette supposée hostilité végétale un réflexe de survie de dame nature à l'agonie, un retour de bâton à la folie destructrice de l'homme à son encontre.
Une amie m'a gentiment conseillé cette lecture surprenante et facile, d'un genre littéraire que je ne connais pour ainsi dire pas et qui s'adresse à un large public.
En guise de remerciement, cette citation du poète et chanteur Julos Beaucarne grand laudateur du monde végétal :
“La rose quand elle se déshabille le soir
ôte une à une ses épines pour pas se faire mal
si elle se retourne dans son lit en dormant”
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lyoko
  07 mars 2017
Un roman de SF post apocalyptique des année 50, qui franchement a bien vieilli.
Une nouvelle espèce végétale est trouvée sur terre, mais celle-ci n'a absolument rien en commun avec les espèces connues a ce jour.
J'ai franchement survolé ce roman tant l'écriture est fluide et légère, et pourtant le sujet lui est brûlant... puisqu'il peut conduire a l'extinction d'une espèce.
C'est aussi l'occassion pour l'auteur de pointer du doigts certaines idées de l'angleterre bien pensante de l'époque et bien entendu du conservatisme.
Un roman bien agréable, et qui devrait être plus connu. ( merci a Do pour m'en avoir parlé ;) )
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Foxfire
  07 août 2014
Les romans de science-fiction des années 50 ont souvent un côté désuet, suranné, qui d'ailleurs leur donne un certain charme. En cela, "Le jour des triffides" est un roman remarquable. Ecrit en 1951, il est d'une étonnante modernité, tant dans son écriture que dans son intrigue. Même les personnages ne sont pas marqués par leur époque.
Les personnages sont d'ailleurs une des grandes forces du roman. Ils sont profonds, ont de l'épaisseur. le protagoniste féminin, très moderne pour un personnage écrit en 1951, donne l'occasion à l'auteur de railler la pudibonderie de la société anglaise.
La grande réussite du roman réside dans son propos. A travers un post-apocalyptique original et prenant, Wyndham soulève des questions intéressantes, faisant de son roman un récit universel et intemporel. Ce qui n'a pas échappé à Danny Boyle qui en a fait sa principale source d'inspiration pour l'excellent "28 jours plus tard".
Une lecture enthousiasmante qui m'a donné envie de découvrir d'autres romans de cet auteur, semble-t-il assez méconnu en France.
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Masa
  27 juin 2015
Je continue mon exploration des romans de type catastrophes – genre qui visiblement ne me lasse pas.
Pour info, ce livre connut deux noms différents (« Révolte des Triffides » et « Les Triffides ») avant d'acquérir définitivement celui de « Le jour des Triffides ».
Bill Masen se retrouve dans un hôpital lorsque un phénomène étrange et merveilleux se produisit. À la nuit tombée, le ciel fut illuminée par une pluie de comètes. le lendemain, toute la population semble avoir perdue la vision.
L'idée du début était originale et bien trouvée. L'auteur nous explique son passé et ce qu'est un Triffide. Il s'agit d'un organisme végétal modifié – autrement dit un OGM. Ces êtres ont progresser jusqu'à devenir l'alter égaux des hommes à une chose prêt : la vue. Ces créatures semblent apprécier la viande et sont pourvus d'un aiguillons contenant une substance toxique. Bill travaillait dans une pépinière de Triffides. Sa chance fut d'avoir été attaqué au bon moment. Ainsi, il ne put assister à cette nuit spectaculaire.
Je ressors mitigé. L'enchantement du début c'est vite transformé en une lecture laborieuse. En fait, je n'ai pas du tout aimé l'écriture à la première personne (j'en suis allergique) et le style trop pompeux. Durant tout le livre, l'auteur extrapole sur une narration philosophique. le rythme est très lent et les actions sont bâclées. Malgré ces quelques tares, j'ai apprécié quelques situations comme au lendemain de cette pluie, les hommes se saoulent dans les bars ou bien l'attaque des Triffides dans la ferme.
Bill rencontre assez vite une femme et leur relation devient vite intime. Puis, divers factions se créées et se brises. Nous avons la brute intelligente qui agit mal mais qui a de bonnes intentions, la mère catholique qui oblige à vivre selon ses principes, sans oublier des seigneurs féodaux. Car dans ce monde, tout le monde n'est pas atteint de cécité et seuls ceux qui voient ont le pouvoir.
Il faut reconnaître la vision de l'auteur et l'applaudir pour cela. Il ne faut pas oublier que ce livre fut écrit en 1951 alors que le monde venait de muter après la seconde guerre mondiale. D'ailleurs, il l'expliqua à moment. « Le jour des Triffides » est au-delà d'un roman catastrophes. L'auteur décrit ses peurs dans ce nouveau monde. Une vision peut-être cynique, mais réaliste dans la mesure où l'homme s'est dirigé vers une agriculture intensive avec des plantes (et animaux) génétiquement modifiées. Sans oublier la conquête spatiale qui n'était qu'au tout début de son développement.
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Eljice
  08 décembre 2018
LE JOUR DES TRIFFIDES/THE DAY OF THE TRIFFIDS
John WYNDHAM
Folio – 2007 fr/1951 uk – 349 pages
Officiellement, le passage de notre planète dans la queue d'une comète a rendu aveugle la quasi totalité du genre humain. En tout cas, pour qui a contemplé ce magnifique spectacle, ce fut le dernier. Mais avant cela, il y a eu l'apparition de ces végétaux que l'on a baptisés triffides. Au départ bien innocents, ils fournissaient une huile combustible qui convenait parfaitement aux humains. L'origine de cette plante reste inconnue. Les ennuis ont commencé quand un avion transportant un flacon de cette huile à la couleur rose fut abattu en plein vol. le liquide s'est alors répandu dans l'atmosphère, dispersant par la même occasion des germes sur toute la planète. L'Homme allait découvrir les propriétés inattendues de ce végétal agressif, carnivore, charognard et pouvant se déplacer de manière autonome. le film de Steve Sekely (1962) tiré de ce roman a été rebaptisé « La Révolte des Triffides ». Je me demande encore pourquoi car à aucun moment ils ne se révoltent, ils envahissent !
« La race doit survivre ! » (sic !). L'humanité bien sûr, pas la plante ! Donc on va s'organiser dans ce but. Mais au royaume des aveugles, le borgne est roi. Ici, le voyant est empereur. Des communautés se forment avec des règles strictes et le plus souvent débiles. On ne pouvait s'attendre à mieux. Ici prévalent des principes religieux ; là on crée un système esclavagiste, asservissant en gros les non voyants au profit de ceux qui voient. Système féodal. En même temps, renforcement d'un sexisme outrancier : la femme doit pondre (des bébés voyants) et l'homme peut en avoir plusieurs (des femmes, pas des bébés). Elles ne peuvent contourner cette obligation ou alors elles doivent quitter la communauté. L'auteur dénonce-t-il ce système ou l'encense-t-il ? Plus j'avançais dans la lecture du roman, plus je devais me rendre compte que c'était bien dans la philosophie de l'auteur. Au fil des pages, Wyndham confirme son machisme. La femme est un être stupide. Seul l'homme est doué d'intelligence lui permettant de sauver le monde et de le diriger selon sa Loi.
Idée reçue de l'époque ? Sans doute en partie. L'homme est le guerrier, la femme est la pondeuse. Wyndham fait l'apologie du Barbare en imaginant ces sociétés où, comble du comble, la femme accepte de bon gré d'être le jouet du mâle et de le partager avec d'autres. Bien sûr, en contrepartie, l'auteur a imaginé un autre type de communauté qui respecte encore les anciennes valeurs… mais elle ne survit pas parce que « ces valeurs n'ont plus cours » dans cette apocalypse. Entendez par valeurs : l'amour, le respect mutuel et la fidélité malheureusement pourris par des préceptes religieux intégristes. C'est donc surtout les idées libertines de ces groupes, retranchées derrière l'adage « nécessité fait Loi », qui révolteront certains lecteurs mais nul doute qu'il y en aura toujours pour cautionner la dictature du phallus ! Dans le contexte machiste de l'auteur, il n'est pas surprenant de constater que les adeptes du libertinage « nécessaire » sont dirigés par un homme tandis que c'est une femme qui régit son groupe aux valeurs morales anciennes mais s'appuyant sur des principes religieux les plus stricts.
En résumé, faisant abstraction de ces idées, quelles qu'elles soient, le roman est bien dans le style des années 50, sans doute un peu naïf pour l'homme du XXIe siècle mais il comporte quand même de belles images poétiques et des réflexions interpellantes sur la solitude et le chaos. Car il s'agit bien sûr d'un récit de fin du monde. Et au bout du compte, quand on sait qu'à l'époque où se déroulent les faits on a envoyé dans l'espace les premiers satellites transportant des armes bactériologiques, peut-être la comète n'est-elle en rien responsable de la cécité générale et que l'Homme, une fois encore, serait le seul responsable de son autodestruction.
Le final est un peu décevant. Je ne vous le révèle pas mais le moins que l'on puisse dire c'est que l'on reste sur sa faim. El Jice.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
valuniversvalunivers   25 janvier 2011
L’intelligence existe en eux, d’une manière ou d’une autre. Tu as remarqué que, quand ils attaquent, ils recherchent invariablement les parties non protégées du corps ? … si tu consultes les statistiques des blessés, regarde bien la proportion de ceux qui ont été atteints aux yeux…Ils connaissent la façon la plus efficace de mettre un homme hors de combat. Admettons qu’ils possèdent une intelligence ; cela nous laisse un seul élément de supériorité : la vue. Supprime la vision, et la supériorité disparaît. Notre position devient même inférieure à la leur parce qu’ils sont adaptés à une existence sans vision, alors que nous ne le sommes pas.
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VFanelVFanel   07 décembre 2014
Le spectacle que j'avais sous les yeux était sinistre, dénué de la moindre noblesse, un concentré d'égoïsme. Un homme en heurtait un autre et se rendait compte qu'il portait un paquet ; il le lui arrachait et l'emportait avec l’espoir d'y trouver quelque chose à manger, pendant que la victime étreignait l'air avec fureur. Une fois, je fis un pas de côté précipité pour ne pas être renversé par un homme d'un certain âge qui fonçait sur la route sans se soucier des obstacles possibles. Une expression machiavélique sur le visage, il serrait fort contre sa poitrine... deux boîtes de peinture rouge.
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KultureManiaKultureMania   02 juin 2019
Priver de compagnie une créature grégaire revient à la mutiler, à violer sa nature. Un prisonnier, ou un cénobite, sait que le troupeau existe au-delà de son exil, et qu’il continue d’en faire partie. Mais, lorsque le troupeau disparaît, il n’y a plus, pour l’élément du troupeau, d’identité possible. Il est une partie d’un tout qui n’existe pas, un caprice sans port d’attache. S’il ne peut se rattacher à sa raison, alors il est perdu ; si complètement, si épouvantablement perdu qu’il n’est guère plus qu’un spasme dans le membre d’un cadavre.
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Maylisgrondin974Maylisgrondin974   06 avril 2019
« Et nous dansâmessur le seuil d’un avenir inconnu, dont l’écho d’un passé évanouit. »
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Video de John Wyndham (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Wyndham
documentaire de la BBC, en anglais non sous-titré, sur John Wyndham et sa carrière.
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