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EAN : 9782351761526
336 pages
Éditeur : Editions Galaade (19/04/2012)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Aussi paru sous le titre:
« Le psy, bourreau de l'amour : 10 cas vécus par un grand psychiatre américain »

Un chauffeur de taxi qui se reproche la mort de sa fille, un homme seul qui tente d'oublier son cancer incurable en faisant l'amour frénétiquement, ou encore un comptable impuissant confronté à de curieuses migraines... Dix histoires, dix patients convoqués par Irvin D. Yalom pour illustrer les difficultés que rencontre le psy, véritable "... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  17 juillet 2018
La psychothérapie dont la psychanalyse ( je met à part la psychiatrie et le traitement de ses cas graves comme la schizophrénie ou le bipolarisme,....) sont des traitements psychiques, qui me laissent sceptique, bien qu'ayant une fille dans le métier. Et justement ce livre de Yalom -psychothérapeute reconnu-, qui traite de dix histoires de psychothérapie, romancées mais tous véridiques à la base, et qui met en relief son propre travail et en montre sa complexité, confirme relativement mon scepticisme. Loin de savoir tout, le psychothérapeute n'est pas infaillible, il doit constamment improviser selon les cas et les personnes, dans ce métier qui est un perpétuel apprentissage et où il est impliqué autant que son patient (« La Psychanalyse, la plus catholique des écoles idéologiques de psychothérapie, affirme ses convictions profondes sur ses procédures techniques nécessaires à l'analyse- eh oui les psychanalystes semblent plus sûr et certain de tout par rapport à moi qui suis sûr de rien. Ça aurait été très réconfortant, juste pour une fois, de savoir exactement ce que je faisais dans mon travail de psychothérapeute, par exemple, si je suivais correctement les séquences , les étapes précises du processus thérapeutique. »*).
Yalom nous raconte ici les cas de dix patients qu'il eût à traiter. Derrière la pathologie se trouvent dix êtres humains en souffrances de divers traumatismes, comme une séparation, un deuil, un échec, une maladie, une angoisse ou un vide existentiel. L'approche de Yalom, qui nous fait suivre ses propres tâtonnements et incertitudes face aux traitements, et nous met à pied égal avec lui, bien qu'il soit le spécialiste dans ces voyages aux tréfonds de l'âme, est passionnant. Chacun même n'ayant pas les mêmes problèmes, ni aussi graves, pourrait s'y reconnaître dans les détails (comme le cas «  je pensais que ça n'arrivait qu'aux autres ») et pourquoi pas y découvrir des petites clés pour remédier à ses propres conflits et tout autres problèmes existentielles qui nous pourrissent la vie quotidiennement.
Ces personnages tour à tour, énervent, attendrissent et étonnent occasionnellement par leur lucidité, empêtrés dans ces bourbiers de “l'irrationnel” où ils se sont emprisonnés malgré eux, mais relatent une réalité où chacun peut basculer vu nos fragilités et nos capacités humaines généralement insuffisantes à surmonter les multiples obstacles de l'existence. Rien d'hermétique dans ces histoires, facile à lire et très intéressantes pour qui s'intéresse aux mystères de l'âme humaine. Qui connaît déjà les livres de Yalom, en sortira ravi; j'ai adoré sa sincérité ( le cas de la femme obèse particulièrement émouvant) et son humilité ! Un clin d'oeil aussi aux différentes perceptions des faits par chacun de nous, selon notre vécu et notre sensibilité....une richesse incroyable d'images, d'interprétations, de réflexions et d'approches à la complexité de l'être humain et aux choses de la Vie !
"..... I, like them, must struggle with the problems of being human."
( Comme eux ( mes patients), je dois lutter avec les problèmes d'être un être humain)
Irvin Yalom
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cathe
  06 septembre 2015
A travers dix récits vécus, ce psychanalyste américain nous entraîne dans les tréfonds de l'âme à la fois des patients mais aussi de lui-même !

Les cas qu'il décrit sont tous très intéressants et pourraient être des voisins ou connaissances. Une brève histoire d'amour, huit ans auparavant, rêvée et magnifiée d'une femme avec un homme plus jeune, histoire qui l'obsède nuit et jour. Une jeune femme obèse qui cherche à retrouver la joie de vivre mais ne voit que des causes extérieures à son problème. Une femme en deuil de son fils qui est quittée par son mari et dont les fils sont délinquants. Un homme qui a un cancer très grave et ne pense qu'à essayer de séduire des femmes. Un comptable qui se met à avoir des migraines terribles à chaque fois qu'il fait l'amour, et ceci depuis six mois. Il mettra du temps à admettre qu'il y a six mois il a pris sa retraite et qu'il y a peut-être un rapport entre ces deux faits...

Et ce qui est vraiment passionnant, c'est que Irvin Yalom est un conteur-né ! Quelle manière vivante de raconter ces séances parfois ennuyeuses, parfois exaltantes ! Et bien sûr c'est particulièrement intéressant de voir l'analyse côté analyste, ses doutes, ses questionnements, le fameux "contre-transfert", etc.. Mais il faut dès le départ admettre que la psychanalyse américaine n'est pas la psychanalyse européenne et qu'un certain nombre de pratiques ne sont pas envisageables en Europe (aller chez l'analysant, lui donner des conseils, lui faire des révélations personnelles,...).
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Bruno_Cm
  02 juin 2020
C'est donc plutôt un bon Yalom. Vous y trouvez tout ce que le lecteur aime chez lui, des genres d'extraits de séances de psychothérapies, avec les réflexions sur lui-même et sur son métier. Dans ce livre-ci il ne m'a pas énervé, il est moins cliché et ce qu'il livre de lui peut aussi être utile aux autres pros. Qu'il lève le dessous des cartes peut rendre fous certains puristes, pas moi. Encore faut-il bien le faire. Et, même si quelque part tout sert un peu à sa gloriole, je trouve que cet opus est plutôt sincère* et fonctionne bien. Ayant été "déçu par des plus récents, je dois constater que ce Bourreau de l'amour (titre que donne la première "nouvelle" du livre, qui est un recueil d'une dizaine d'autres.) date de 1989, du coup la thérapie évolue et les connaissances aussi et surtout, lui, est moins mielleux, moins cliché, comme je le disais plus haut.
Un bémol pour finir cette rapide critique, Yalom nous avertit de ceci en toute toute fin du livre, derniers mots des remerciements... Pourtant ça a son importance et aurait dû figurer, selon moi, dans un avertissement ou une intro... :
"Il s'agit d'histoires vraies, mais j'ai dû apporter certains changements pour ménager l'identité des patients. J'ai souvent fait des substitutions symboliquement équivalentes pour certains aspects de leur identité et des circonstances de leur vie ; occasionnellement, j'ai greffé sur un patient l'identité d'un autre. Souvent le dialogue est fictif, et les réflexions personnelles a-posteriori? L'anonymat des personnages est respecté et seul le patient peut se reconnaître ; si un lecteur croit se retrouver dans l'un de ces deux cas, je suis certain qu'il fait une erreur."
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Lemiroirdeginie
  26 avril 2020
J'ai découvert « le Bourreau de l'amour » dans le rayon livres de mon supermarché. En cette période de confinement, c'est toujours un plaisir de trouver un nouveau roman à se mettre sous la dent ! Très sincèrement, la première chose qui m'a attiré vers ce livre, c'est sa couverture : elle est juste sublime ! En plus, j'ai grandi avec les oeuvres de Klimt accrochés aux murs de chez moi donc cette image familière et rassurante a inconsciemment dû m'attirer. En découvrant le résumé du roman : belle surprise, étant étudiante en dernière année de psychologie, il a su susciter mon intérêt !
Vous devez, du coup, vous demander de quoi il parle :
Dans « le Bourreau de l'amour », Irvin Yalom, un psychothérapeute américain reconnu, nous raconte l'histoire de 10 patients qu'il a été amené à traiter. Il nous décrit l'avancée de leur thérapie et ses ressentis personnels tout au long des entretiens. On lit ce livre comme un recueil de nouvelles, chaque histoire est indépendante des autres bien que des liens entre les personnages apparaissent de temps en temps au fil des pages… Et que ces nouvelles sont vraies, bien sûr !
Tout d'abord, je pense que ce livre ne s'adresse pas uniquement aux professionnels de la santé mentale ou aux étudiants dans ce domaine. Personnellement, j'en ai réellement ressorti des leçons de vie à appliquer dans ma vie quotidienne. C'est d'ailleurs la première fois de ma vie que je surligne et colle des post-it dans un livre ! Cependant, je pense qu'il faut s'intéresser un minimum à la psychiatrie, à la psychanalyse ou à la psychologie, au risque de passer à côté de sa lecture.
Je dois être honnête : je ne connaissais pas Irvin Yalom avant de lire ce livre, je n'avais rien lu de lui au par avant mais je ne connaissais pas non plus sa renommée professionnelle. Je me suis lancée dans cette lecture en ne sachant absolument pas où je mettais les pieds et j'en ressors vraiment agréablement surprise ! Rien ne me préparait au coup de coeur qu'a été ce livre pour moi…
J'ai adoré la plume de l'auteur, pleine de sincérité, de naturel et de simplicité ! Irvin Yalom nous décrit ses sentiments sans filtre, sans jamais chercher à se dédouaner ou à embellir ses ressentis et impressions. Je trouve que ça demande beaucoup de courage de partager des choses aussi intimes de manière aussi sincère, et c'est bénéfique car ça apporte, selon moi, un réel plus à ce livre !
Son côté pédagogue est aussi un des atouts de l'auteur ! En effet, j'ai découvert au fil des pages qu'Irvin Yalom était un professeur de psychiatrie émérite, et cela se ressent. Il explique ses raisonnements et développe des théories en réussissant à susciter notre intérêt, on ne sombre jamais dans le côté trop académique, c'est fluide tout en restant instructif ! Si seulement tous mes professeurs pouvaient être comme ça…
Si je ne devais retenir et vous conseiller qu'une seule histoire de ce recueil, je choisirais « le bourreau de l'amour », qui a donné son titre à ce livre. Elle a fait tellement sens, pour moi. Je pense, bien sûr, que le contexte personnel dans lequel j'ai lu ce récit a une grande importance dans le fait que je me sois réellement reconnue en Thelma, cette femme d'une soixantaine d'années restée bloquée année après année sur une ancienne relation amoureuse. Je ne rentrerai pas dans les détails parce qu'il faut selon moi rentrer dans ce livre en ne sachant pas à quoi s'attendre, j'ai l'impression que c'est comme ça que l'auteur réussit à marquer assez nos esprits pour susciter ces petits changements en nous ! Cependant, je suis convaincue que chacun peut se reconnaître un petit peu dans l'un de ses patients et en tirer de beaux enseignements.
Je suis déjà impatiente de découvrir d'autres livres de cet auteur…
Lien : https://lemiroirdeginie.weeb..
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Kenehan
  30 avril 2019
Loin des habituels cas cliniques présentés froidement pour illustrer concepts, théories et autres écrits du genre, Irvin Yalom nous ouvre la porte de son cabinet. Un cadre confortable et chaleureux où il reconstruit dix cas de patients qu'il a suivi le temps d'une thérapie plus ou moins brève. Dix cas marquants sur lesquels il revient avec sincérité, respect et humilité, se dévoilant tout autant qu'il dévoile ses patients. Irvin Yalom rappelle ainsi que la thérapie est une forme de relation à deux, parfois plus, et n'hésite pas à s'y réinscrire lui-même avec ses qualités et ses défauts, ses doutes et ses certitudes, ses échecs et ses succès.
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Citations et extraits (90) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   16 juillet 2018
From both my personal and my professional experience, I had come to believe that the fear of death is always greatest in those who feel that they have not lived their life fully. A good working formula is: the more unlived life, or unrealized potential, the greater one’s death anxiety.
(De mon expérience personnelle et professionnelle, j’en suis arrivé à croire, que la peur de la mort est toujours plus fort chez ceux qui n’ont pas vécu leur vie pleinement. Pour en émette une bonne formule : moins une vie est vécue, ou son potentiel non accompli, plus s’accroît chez la personne l’anxiété de la mort ).
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BookycookyBookycooky   16 juillet 2018
.......Half of a paperback Stephen King novel (Elva threw away sections of pages as she read them: “They weren’t worth keeping,” she explained).
La moitié d’un roman de Stephen King, en édition de poche (Elva détachait et jetait les pages à mesure qu’elle lisait,“ elles ne valaient pas la peine d’etre conservées “ expliqua-t-elle).
* Elva vide son sac à main devant son psychothérapeute.
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BookycookyBookycooky   13 juillet 2018
“I’m not afraid of death. I just don’t want to be there when it happens.”
Woody Allen
( Je n’ai pas peur de la mort. Je ne veux juste ne pas être là quand il arrivera.)
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art-bsurdeart-bsurde   05 avril 2013
Pour le psychothérapeute, ce domaine, ce programme inépuisable d'amélioration de soi dont on ne voit jamais la fin, s'appelle dans le jargon du métier contre-transfert. Alors que le transfert désigne le processus par lequel les désirs inconscients du patient se rapportent sur le thérapeute - désirs qui ont pour origine des relations antérieures et sont par erreur orientés ("transférés") sur le thérapeute -, le contre-transfert désigne l'inverse - les sentiments tout aussi irrationnels du thérapeute qui le portent vers la personne du patient. Parfois, le contre-transfert est terrible et rend impossible la thérapie profonde : imaginez un juif traitant un nazi, ou la victime d'un viol traitant un violeur. Mais, sous une forme moins violente, le contre-transfert s'introduit dans chaque psychothérapie.
Le jour où Betty pénétra dans mon cabinet, à l'instant ou je la vis diriger la masse de ses cent vingt-cinq kilos, un mètre soixante-neuf, vers mon élégant fauteuil high-tech, je sus que m'attendait une sacrée épreuve en matière de contre-transfert.
J'ai toujours éprouvé de la répulsion pour les femmes obèses. (...) Les origines de ces déplorables sentiments ? Je n'ai jamais songé à les étudier. Ils sont ancrés si profondément en moi que je ne les ai jamais considéré comme des préjugés.
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BookycookyBookycooky   14 juillet 2018
Words permit one to cross into the life of the other.....
( Les mots énoncés par quelqu’un à un autre , permettent à ce dernier de pouvoir franchir le seuil de la vie de l’autre)
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Videos de Irvin D. Yalom (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Irvin D. Yalom
Extrait de "Et Nietzsche a pleuré" d'Irvin Yalom lu par Bernard Gabay. Parution le 10 juin.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/et-nietzsche-pleure
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