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EAN : 9791032901410
300 pages
L'Observatoire (14/02/2018)
3.65/5   36 notes
Résumé :
Pourquoi les actes les plus barbares sont-ils si souvent commis par les hommes les plus ordinaires ? Un mari assassine brutalement la femme qu'il disait aimer; une mère tue son enfant à la naissance; un homme respectable participe à un génocide; un petit délinquant prépare une tuerie. Cela suscite à chaque fois l'incrédulité et la stupéfaction de l'entourage et des médias. C'était «un homme sans histoire», «une jeune femme discrète», «un marginal sans grande envergu... >Voir plus
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L'autre jour enfin plutôt l'autre nuit, je regardais sur Youtube un "Complément d'Enquête" en bricolant (J'aime mieux choisir mes programmes que de me faire imposer une grille télé), émission que je n'ai pratiquement jamais regardée. C'était sur Jean-Claude Romand qui allait bientôt sortir de prison, au moment de cet épisode, et il y avait divers experts qui intervenaient, dont Daniel Zagury, expert dans de nombreux procès criminels, psychiatre en prison, et psychiatre hospitalier. Je ne le connaissais pas du tout, mais pour une fois je trouvais un psychiatre expert avec lequel j'étais d'accord. Sur le psychisme de Romand.
Oh, à propos, si certains ne voient pas de qui je parle, c'est qu'ils ont passé les 25 dernières années dans un couvent. Ou sous terre. Ou sur une île déserte. Romand est le type qui a tué sa famille pour ne pas qu'ils découvrent qu'il n'était pas medecin à l'OMS à Genève, et encore moins medecin.
Zagury expliquait que c'était juste un monsieur tout-le-monde, embringué dans cette immense histoire à cause d'un petit mensonge : il n'a dit à personne qu'il avait raté ses examens de 2e année de medecine. Ce garçon brillant qui réussissait en tout a, à ce moment-là, craqué, et probablement fait une dépression. Et il a continué à dire qu'il avait eu son exam, etc, jusqu'à s'inventer une vie et personne n'a rien vu. Et c'est au moment où tout allait être découvert (emprunts auprès de la famille, faux placements, juste pour l'argent du ménage) qu'il n'a plus vu d'autre solution que des meurtres et son suicide. Qu'il a loupé. Tout le monde pousse les hauts cris au procès, hurlant au pervers, à la paranoïa, au diabolique, au monstre, au démoniaque sanguinaire. Les journalistes s'en donnent à coeur joie, surtout lorsqu'ils découvrent un homme falot, au teint blême et jauni, recroquevillé sur lui-même. J'ai lu encore récemment L'adversaire de Emmanuel Carrère, que j'ai détesté parce qu'il n'a pas du tout pigé Romand. Pas le moindre essai de comprendre. Bref, l'avis de Zagury, disant cette impossibilité pour cet homme ordinaire de voir ce qu'il lui arrivait pendant toutes ces années, l'impossibilité de s'expliquer pendant le procès, parce que sa fuite en avant après chaque mensonge l'empêchait de se voir de dehors, la pensée était oblitérée.
J'ai immédiatement acheté ce livre, qui traite de l'affaire Romand et d'autres, comme les néonaticides après dénis de grossesse, avec en figure de proue Véronique Courjault, les crimes de "lèse-narcissisme", l'emprise mentale, avec les Reclus de Montflanquin en exemple, les terroristes et génocidaires. Il se réfère souvent à Hannah Arendt, qui a interrogé Eichmann longuement pendant le procès de Jérusalem. Et d'autres psychiatres plus anciens, sur les hommes sans aucune pathologie mentale qui ont tué, parfois en masse, alors que ce ne sont que des hommes ordinaires, sans aucune empathie ou connaissance en tant qu'humain chaque homme, femme, bébé qu'ils tuaient. Sans état d'âme.
Il arrive un moment où la pensée claire sur eux-mêmes est devenue impossible. Une oblitération de la pensée. Zagury ne l'a écrit qu'une fois dans ce livre, mais ce mot anglais "insight" est ce qui manque à tous ces criminels à propos de ce qu'ils ont fait. Lui utilise les mots "absence de pensée", moi je pense "lack of insight". le mot anglais est plus parlant.(les possibilités de traduction en français font 9 pages). L'exemple flagrant est ces femmes en déni de grossesse qui ne peuvent même pas réaliser que ce qui sort d'elle pendant des douleurs qui les paniquent soient autre chose qu'une partie d'elles, un organe, voire un caillot de sang. Ça a toujours été également mon point de vue, de comprendre qu'elles ne pouvaient pas seulement imaginer que cette chose était un bébé.
Ceci dit, c'est un excellent ouvrage éclairant sur certains crimes, criminels et surtout cela repousse clairement qu'il y ait quoi que ce soit de l'ordre du monstre ou de l'intervention de Satan dans certains criminels. À lire si on aime le côté psycho-décortication des gens.Et qu'on est à l'aise avec les références psycho et psychiatriques.
Lien : https://melieetleslivres.fr/..
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Qui ne s'est jamais indigné, perplexe, face aux atrocités dont sont parfois capables des êtres humains ? Cela ne manque pas d'interroger, et nous place parfois dans l'écueil du tout ou rien.

Soit dans le génie du mal : une conception qui nous rassure par son identification impossible en rejetant l'horreur dans la folie ou dans ce qui n'appartient plus à la communauté humaine : le monstre;
soit dans le concept érigé par Hannah Arendt de "banalité du mal" où la barbarie est le fait d'Hommes ordinaires.

L'auteur, Daniel Zagury, psychiatre spécialiste en psychiatrie légale, voit dans l'intuition de la philosophe une théorie pertinente, mais nuance "(...) on a cru pouvoir s'appuyer sur la banalité du mal pour basculer dans la généralité (...) . C'était la nouvelle représentation commune, celle de "Monsieur-Tout-le-monstre". (...) C'est une grave erreur de confondre banalité et généralité du mal. (...) le mal n'est jamais banal. Ce sont les individus qui le commettent et les mécanismes qui le permettent qui le sont, provoquant souffrance et destruction."

Éminemment intéressant, ce livre aborde plusieurs thématiques nous permettant d'appréhender par quels mécanismes psychiques et circonstances des Hommes ordinaires passent du côté de la barbarie :

- du crime passionnel à l'homicide conjugal
- Les meurtres de nouveaux-nés
- Les crimes de lèse-narcissisme
- L'emprise mentale
- Les terroristes
- Les génocidaires
- La banalité psychique du mal

C'est une lecture tout à la fois accessible et exigeante mais qui a la grande richesse d'apporter des réponses à ces questions de prime abord inaccessibles à la compréhension.
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En janvier de cette année, je te confiais mon intérêt pour la psychologie, dont la criminologie et la victimologie, à l'occasion de la critique d'un ouvrage de Jean-Luc Ployé à propos de son expérience d'expert auprès des tribunaux français. Ce témoignage m'avait permis de mieux comprendre ce rôle mais n'apportait que peu d'éléments concernant la psychologie des criminels qu'il avait eu l'occasion d'expertiser. Et j'ai eu envie d'en savoir plus à ce sujet… C'est en cherchant des bouquins sur la question que je suis tombée sur celui du docteur Zagury, spécialiste en psychopathologie, en psychiatrie légale et expert auprès de la cour d'appel de Paris. Bref, un médecin qui pourrait peut-être offrir quelques réponses à mes interrogations… Comme je ne voulais pas aller tout de suite vers des sujets plus particuliers, comme le cas des tueurs en série, je suis logiquement allée vers son essai, La Barbarie des hommes ordinaires.

C'est avec quelques réserves que je me plongeais d'abord dans La Barbarie des hommes ordinaires… Non pas que je n'étais pas enthousiaste à l'idée de lire l'ouvrage en question mais simplement parce que les essais ne sont pas toujours très simples à lire. Combien de fois un bouquin de philosophie, de psychologie ou d'histoire est parvenu à m'ennuyer ou à paraître aride malgré mon appétit à découvrir et à comprendre le sujet en question ? Je me préparais donc à devoir faire preuve de volonté pour accéder au savoir que je convoitais… Qu'en est-il au terme de ma lecture ?

Il est difficile de parler d'un ouvrage que l'on a adoré. Personnellement, je trouve même plus facile de critiquer un livre que j'ai détesté, l'objectif étant alors à porter de ma plume : donner des arguments, illustrés d'exemple, de ce qui m'a déplu. Comment, à contrario, parler de ce que l'on a aimé ? Comment donner, te donner envie, à toi ami-lecteur, de plonger à ton tour ? Oui, j'ai beaucoup plus de mal à argumenter le plaisir que la déception, l'ivresse d'une lecture que l'ennui, l'agacement ou l'indignation face à un texte médiocre…

Laisse-moi d'abord t'expliquer en quoi consiste à peu près l'essai de monsieur Zagury… Il s'agit ici de tenter d'expliquer les processus psychiques qui conduisent des individus ordinaires à commettre un crime atroce. Et ceci sans qu'une quelconque pathologie psychiatrique puisse nous donner un alibi pour ne pas nous plonger dans les méandres des processus en question. le psychiatre nous permet, en fait, d'aller à la rencontre du pire de l'humanité. Il serait tellement plus confortable de voir ces criminels, ces êtres humains, comme des monstres. Donc forcément loin de ce que nous sommes. Daniel Zagury le confirme dès la fin de la première partie, consacrée aux « crimes passionnels » :

Comme tous ceux que nous évoquons dans ce livre, ces hommes et ces quelques femmes ont commis des actes souvent atroces. Dans l'après-coup, nous pouvons essayer de décrire les failles de leur personnalité et les processus psychiques qui ont conduit au drame. Mais ce qui est impossible, c'est d'en faire des malades ou des monstres. (page 31)

Afin de mettre à mal cette idée, ce fantasme de monstruosité ou de maladie, il fait preuve d'une clarté magistrale mais jamais au détriment de ce qu'il veut que nous comprenions. Lors de l'introduction, il aborde d'ailleurs cette question de rendre accessible :

Comme expert, je crois à la pédagogie de la complexité. Je déteste être suspecté de jargonner. Certains me reprocheront peut-être d'être simpliste, comme si vouloir s'adresser à un large public éclairé était blâmable, mais c'est mon choix.(page 8)

Revenons un instant à cette question de la monstruosité… Ce que La Barbarie des hommes ordinaires m'a donné à comprendre et que, vraiment, je n'avais pas envisagé, c'est que, le plus souvent, les criminels eux-même ne se voient pas ainsi. Qu'ils ne commettent pas le mal en le définissant comme tel :

En dehors de quelques grands pervers ou délirants, le mal ne se pense pas en tant que mal.(page 5)

le psychiatre nous montre donc les processus psychiques mis en oeuvre pour que le passage à l'acte soit possible. Et il le fait pour une grande variété de crimes : les « crimes passionnels », les néonaticides, les crimes violents pour des « broutilles », l'emprise mentale, le terrorisme, les génocides… Enfin il nous parle longuement de la « banalité du mal » psychique, proposé d'abord par Hannah Arendt. Ce que j'ai apprécié c'est qu'il parvient, dans cette partie (et prépare ce phénomène avec tout le reste de l'ouvrage) à réconcilier deux écoles qui s'opposent : celle qui pense l'être humain naturellement mauvais et, à l'opposée, celle qui prétend la bonté de l'humanité. Or monsieur Zagury fait une proposition bien plus nuancée et, à mon sens, sans doute bien plus près de la vérité. Que le mal peut naître d'individus tout à fait ordinaires, au terme de processus psychiques complexes mais que cela ne signifie pas pour autant que le mal lui-même est banal. Et pour mieux exprimer ce concept, je vais laisser la parole à l'auteur, qui parvient admirablement bien à résumer le concept :

Je répète une dernière fois, ne confondons pas banalité et généralité du mal. (page 161)

En me plongeant dans La Barbarie des hommes ordinaires, je pensais apprendre des choses sur la criminologie. Ce fut bien entendu le cas mais pas seulement… En nous donnant à comprendre en partie les processus psychiques qui rendent possible l'impensable, Daniel Zagury aborde beaucoup plus que les crimes qui bouleversent régulièrement l'actualité, il nous parle de notre humanité, de ses limites, de sa complexité, des nuances qui la caractérisent. Finalement, c'est ce qui est passionnant tout autant que terrifiant dans cet ouvrage : qu'en nous parlant de meurtriers, de terroristes, de génocidaires, il parle un peu de nous tous.
Lien : http://altervorace.canalblog..
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Avant de partir dans cette critique,je dois préciser ma position de professionnelle de la santé mentale,qui me met dans une posture avertie vis à vis du vocabulaire notamment.
Et en plus je suis une inconditionnelle de Daniel Zagury.J'apprécie, à travers ses interventions, sa finesse clinique, sa capacité à expliciter sa perception des entretiens qu'il a menés,son ancrage théorique qui résiste aux classifications psychiatriques récentes ( celles qui ne peuvent malheureusement pas rendre compte des processus psychiques évolutifs), enfin je salue son engagement à soutenir une psychiatrie de qualité et je déplore comme lui l'état des lieux actuel.
Avec ce préalable,je me suis lancée dans cet ouvrage avec une curiosité toute joyeuse( le sujet ne l'est pas mais mon attente l'était).
Je ne suis pas déçue, je soutiens cette pédagogie de la complexité pour tenter d'expliquer la barbarie des hommes ordinaires, l'auteur refusant de rester dans des prototypes ou bien de ne rien avoir à en dire. Je suis admirative de son énergie au service de la compréhension de ces personnes et des processus qui les ont amenées à la criminalité.
La thèse de la banalité du mal qu'a déployée Hannah Arendt au procès d'Eichmann prend là tout son sens .Les descriptions sont précises, l'argumentation est solide et nuancée,les références bibliographiques viennent apporter un appoint très intéressant.
J'ai été absorbée par les trois premiers thèmes,ceux sur les terroristes et les génocidaires sont plus complexes à cerner mais reflètent sans doute la réalité.
Face à ces drames sociétaux qui peuvent sembler inéluctables,la proposition d'une attention portée sur l'éducation et la formation des jeunes à garder une liberté d'être,de penser et de débattre avec soi même amène une note appréciable dans la conclusion.
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C'est un essai qui a d'ores et déjà fait grand bruit à la suite de plusieurs dramatiques faits d'actualité qui ont marqué les jours et les mois passés en France et ailleurs. La barbarie des hommes ordinaires publié aux Editions de l'Observatoire est le dernier essai de Daniel Zagury, psychiatre reconnu dans sa profession mais aussi dans la voie médiatique après ses nombreuses apparitions au cours de procès ayant marqué l'histoire judiciaire française (Guy Georges, Patrice Alègre etc.) L'homme revient avec un nouveau livre qui ne vise rien d'autre qu'à nous éclairer quant à notre part de barbarie qui sommeille en chacun de nous.


Quatrième de couverture :

Pourquoi les actes les plus barbares sont-ils si souvent commis par les hommes les plus ordinaires ? Un mari assassine brutalement la femme qu'il disait aimer; une mère tue son enfant à la naissance; un homme respectable participe à un génocide; un petit délinquant prépare une tuerie. Cela suscite à chaque fois l'incrédulité et la stupéfaction de l'entourage et des médias. C'était «un homme sans histoire», «une jeune femme discrète», «un marginal sans grande envergure»... Comment ces personnes basculent-elles dans la barbarie? Quels sont les mécanismes psychiques à l'oeuvre pour que leur pensée se vide et que plus rien ne les retienne? Quelles barrières émotionnelles et morales sont un temps franchies pour que surgisse l'impensable ?

Ce livre éclaire les conditions qui, d'étape en étape, conduisent à des actes aussi atroces. Il explore la clinique de la banalité du mal. Il nous semble incroyable de commettre de telles horreurs. Cela dépasse notre entendement. Pourtant, les cas ici présentés ne relèvent ni de la maladie, ni de la perversion, ni de la psychopathie. Autrement dit, ils nous ressemblent.



« le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie. » Cette phrase restée célèbre de Claude Lévi-Strass pourrait suffire à résumer tout un pan du livre de Daniel Zagury. Au fil des pages et des cas mis en lumière, Zagury montre avec une certaine pédagogie que le ressort pathologique ne permet pas toujours d'expliquer les actes les plus horribles, les plus graves. La tendance contemporaine à « pathologiser » à outrance prend dans ce livre du plomb dans l'aile tant Daniel Zagury démontre qu'il est plus que jamais indispensable d'aller fouiller tous les rouages et toutes les réflexions profondes qui peuvent se cacher derrière un meurtre ou un acte grave et inexplicable. Sur ce point, la première partie de l'ouvrage est d'une richesse évidente tant elle prend à contre-pied nombre d'idées reçues largement diffusées ces temps-ci. L'instabilité psychiatrique supposée n'est pas cause et conséquence comme on voudrait le croire, et Daniel Zagury s'emploie à nous le prouver.


C'est sur la seconde partie que le bât blesse. L'auteur glisse doucement vers les travaux d'Hannah Arendt, quitte à en introduire d'importants passages. Et à partir de là, la réflexion se fait plus nuageuse, un brin complexe, et il devient peu aisé de voir les liens entre le procès de Nuremberg et les autres éléments que peut avancer l'auteur.


Spécialiste reconnu aussi bien en psychopathologie qu'en psychiatrie légale, Daniel Zagury s'essaie à éclairer les esprits avec La barbarie des hommes ordinaires en mobilisant nombre de concepts, avec en première ligne plusieurs travaux d'Hannah Arendt. Les différentes affaires judiciaires ayant profondément marqué l'Hexagone ces dernières années, des classifications psychiatriques de certains actes, une évaluation de notre société à la lumière des connaissances psy- (-chologiques, -chiatriques, -chopathologiques etc.)… Daniel Zagury n'épargne rien et semble peut-être vouloir trop en faire en oubliant que, à titre d'exemple, le déroulé du procès d'Outreau n'est pas une évidence pour chaque lecteur, tout comme certains termes techniques propres à sa profession. Un ouvrage à visée éclairante, c'est certain, mais qui manque peut-être le coche sur certains points et davantage sur sa conclusion qui ne tranche pas véritablement, ne se risque pas à un éclaircissement ferme et définitif. L'homme ordinaire est-il nécessairement un barbare qui s'ignore ? Peut-être…


Retrouvez la chronique en intégralité sur Lettres it be
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
(à propos des génocidaires nazis)

Evoquer l'absence de la moindre empathie de leur part est un truisme doublé d'une ingénuité. Mais au moins aurait-on pu attendre dans l'après-coup un tout petit pas vers l'humanisation des victimes. Il n'en fut rien et seule notre naïveté nous conduit à de telles espérances, fussent-elles très mesurées. Attribuer aux morts un tout petit peu de compassion authentique, c'est enclencher un processus de révision critique intolérable, non seulement au plan des idées, mais surtout à celui des fondements de l'économie psychique. C'est la loi du tout ou rien. Une toute petite révision critique, une toute petite "faiblesse", c'est mettre le doigt dans l'engrenage de la reconnaissance de l'autre qui sort de son statut de chose et menace le clivage fonctionnel. C'est le risque de l'effondrement de l'édifice.
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Le mal n’est jamais banal. Ce sont les individus qui le commettent et les mécanismes qui le permettent qui le sont, provoquant souffrance et destruction. (p.195)
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Il n’y a pas sur terre suffisamment de malades, de psychopathes ou de pervers pour déshonorer à ce point l’humanité. C’est elle-même qui s’y attelle. (p.11)
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Vidéo de Daniel Zagury
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- "LES GRANDS PROCÈS DE L'HISTOIRE. DE L'AFFAIRE TROPPMANN AU PROCÈS D'OUTREAU", PIERRAT EMMANUEL, MARTINIERE BL - "REDEMPTION", RONAN VANESSA, RIVAGES - "LES BIENVEILLANTES", LITTELL JONATHAN, GALLIMARD - "LE LIVRE NOIR DES SERIAL KILLERS - DANS LA TETE DES TUEURS EN SERIE", BOURGOIN STEPHANE, POINTS - "LE SILENCE DES AGNEAUX", HARRIS THOMAS, POCKET - "UN SINGULIER GARÇON", SUMMERSCALE KATE, 10 X 18 - "L'ORANGE MECANIQUE", BURGESS ANTHONY, ROBERT LAFFONT - "LE POETE", CONNELLY MICHAEL, LGF - "L'ETRANGE CAS DU DOCTEUR JEKYLL ET DE M. HYDE", STEVENSON R L., GALLIMARD - "EICHMANN A JÉRUSALEM", ARENDT HANNAH, GALLIMARD - "AVENUE DES GÉANTS", DUGAIN MARC, GALLIMARD - "UNE SI JOLIE PETITE FILLE - LES CRIMES DE MARY BELL", SERENY GITTA, POINTS - "L'ELIMINATION", PANH RITHY, LGF - "DE SANG-FROID", CAPOTE TRUMAN, GALLIMARD - "MONSTER INTEGRALE DELUXE T1", NAOKI URASAWA, KANA - "LA BARBARIE DES HOMMES ORDINAIRES", DANIEL ZAGURY, L'OBSERVATOIRE - "BLACK-OUT", DELARUE CECILE, PLEIN JOUR - "LA MORT EST MON METIER", MERLE ROBERT, GALLIMARD - "MON AMI DAHMER, BACKDERF DERF, POINTS - "CALIFORNIA GIRLS" LIBERATI SIMON LGF CE SOIR JE VAIS TUER L'ASSASSIN DE MON FILS EXPERT JACQUES LGF RAGE NOIRE THOMPSON JIM RIVAGES LA DEPOSITION ROBERT-DIARD PASCALE GALLIMARD UNE SAISON DE MACHETTES HATZFELD JEAN POINTS DANS LA TETE DES TUEURS DE MASSE COLLECTIF INCULTE LES ARPENTEURS ROMAN ZUPAN KIM GALLMEISTER
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