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ISBN : 2227492384
Éditeur : BAYARD CULTURE (04/04/2018)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Yasmina Khadra avait déjà évoqué dans des livres son passé, notamment en 2001 dans L'Ecrivain ou l'année suivante dans L'imposture des mots (Julliard), mais ici pour la première fois il accepte de raconter les détails de ses origines, de son engagement dans l'armée et ce qu'il a vécu et vu des horreurs de cette guerre contre le terrorisme en Algérie.
Il se confie à Catherine Lalanne en 6 longs chapitres passionnants :
1.les origines de sa famille ; 2... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
fanfanouche24
  31 mai 2018
Un formidable coup de coeur d'émotions et de découvertes avec ce livre d'entretiens de Yasmina Khadra....lecture dévorée en quelques heures, qui nous fait traverser une immense palette de sentiments. Que d'épreuves et de chocs pour notre "écrivain", ravi à sa mère, à neuf ans, pour être intégré par son père dans une école militaire...
Confrontations avec toutes sortes de violences; violence de cette école de cadets... où le mot "enfance" est bafoué, n'existe plus; violences de ce pays, l'Algérie...
Un hommage infini à l'écriture, aux mots, à la fiction qui a permis à ce militaire-écrivain de rester debout, de survivre mentalement, de garder espoir et courage, en dépit de toutes les horreurs traversées...
Ces entretiens menés par Catherine Lalanne se divisent en cinq parties distinctes **, suivies d'un tête à tête avec "Amal, l'ange gardien", l'épouse adorée, qui veille et encourage depuis plus de 30 ans...racontant pudiquement le couple "unique, différent" qu'elle forme avec son écrivain de mari !.... un album photo achève ce texte très personnel, où
nous apprenons mille choses sur l'histoire de l'Algérie, ainsi que sur le parcours des plus éprouvants pour ce petit garçon de 9 ans, que l'on a coupé de sa tribu, des siens, pour en faire un petit soldat... Même si cette école militaire était réputé pour son enseignement, Yasmina Khadra a été privé d'une enfance normale...Heureusement, il a trouvé très vite cette extraordinaire "bulle" qu'est La Littérature...
"C'est grâce aux écrivains de mon pays que j'ai accédé au nirvana Algérie. Ces auteurs m'ont appris à aimer et m'élever dans ma propre estime. Je ne comprendrai jamais ceux qui passent leur temps à contester la générosité des écrivains, car la littérature n'est rien d'autre qu'une formidable charité humaine. Qu'elle soit russe, scandinave, asiatique, africaine ou européenne, elle demeure notre miroir à tous. (...) le roman (...) est cette porte dérobée qui donne sur le monde qui nous fait défaut, où l'on peut aller à l'air libre, sans frontières, sans passeports biométriques ni visas, avec juste une curiosité saine en bandoulière et une empathie à cultiver. Lorsque nous ouvrons un livre, nous partons quelque part nous reconstruire." (p. 135)
Yasmina Khadra [ de son vrai nom, Mohammed Moulessehoul ] explique le choix de son pseudo construit avec deux des prénoms de son épouse bien-aimée, pour échapper à la censure et aux interdictions de l'école militaire !
Après avoir été persécuté par celle-ci,essayant par tous les moyens de le faire renoncer à l'écriture, il sera jugé, critiqué, méprisé par les intellectuels à cause de son passé militaire !! Mais il persista ...pour notre plus grand bonheur de lecteur...
"Des centaines d'écrivains sont issus de l'armée. Etre soldat et écrivain n'est pas antinomique. Bien au contraire, dans l'armée, on est au contact permanent du genre humain. C'est un formidable vivier pour un romancier. Grandir dans un internat, entouré jour et nuit d'enfants perdus, évoluer ensuite dans des casernes avec le monde entier à portée de votre
curiosité ne peut que vous apprendre à mieux cerner le facteur humain. "(p. 69)
Adoré ce dialogue très riche avec Catherine Lalanne...sur ses origines, son histoire familiale, la rencontre d'une épouse d'exception, son féminisme, ses engagements, ses combats...De nombreuses envies de lectures pour avancer dans la connaissance des écrits de Yasmina Khadra, dont un premier élan pour son ouvrage "L'Imposture des mots" que je suis impatiente de découvrir !
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[**Chapitre 1. le fils d'une lignée de poètes
Chapitre 2 : le cadet et l'écrivain
Chapitre 3 : L'ami du féminin
Chapitre 4 : L'héritier d'un Islam fraternel
Chapitre 5 : L'enfant de la Méditerranée ]
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SheilaPendragon
  07 juillet 2018
C'est le premier entretien que je lis et le deuxième livre de Yasmina Khadra. Et pour une première-deuxième expérience, c'est un succès, un coup de coeur. ♥ 
Catherine Lalanne conduit cet entretien avec maestria. Ces questions sont pertinentes et ciblées. Elles sont le fil conducteur. Elles marquent le rythme l'histoire de Yasmina Khadra et les anecdotes de sa vie. Catherine Lalanne l'interroge sur sa position vis-à-vis de la politique, de la religion, de la condition des armes, de l'armée, de l'amour... Rien n'est épargné !! Sans être pour autant du voyeurisme! Et les réponses de Yasmina Khadra sont pleine de sagesse et de justesse.. Elles se rapprochent parfois d'une leçon de vie ou plutôt il utilise ses propres expériences pour nous éclairer. ♥
De son côté Yasmina Khadra nous transporte avec lui à Alger, à Oran, à Aix-en-provence... J'ai aimé découvrir l'écrivain qui se cache derrière ces livres, les épreuves qu'il a surmonté... Tout ce que je vous dirais, c'est qu'il est resté écrivain "envers et contre tous".☻ Quand il parle de ces livres, j'ai ressenti l'amour qu'il porte à chacun de ses romans, ses personnages... Il m'a donné envie de lire plein d'autres de ses livres, pas parce qu'il en faisait la publicité. Mais parce qu'il parle de leur construction. Je suis resté bouge bée d'admiration devant ce livre. Il nous transmet plein d'émotions, il est bouleversant. ♥ J'en ai eu des frissons durant ma lecture. Je pense que c'est en partie grâce à la plume poétique, légère, et juste de Yasmina Khadra et la franchise de Catherine Lalanne. Ils ne s'encombrent pas de mots inutiles. Et la langue française est à l'honneur. 
Si vous aimez Yasmina Khadra ou que vous voulez découvrir cet auteur, je n'ai que deux mots à vous dire : LANCEZ-VOUS!!!
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Dine777
  05 juillet 2018
Une enfance bâclée, un destin contrarié, mais néanmoins, une vie engagée, celle de Yasmina Khadra, envoyé dès 9 ans chez les cadets par son père, avec une carrière de militaire pour avenir. le baiser et la morsure est le récit d'une existence, l'existence d'un homme qui n'a jamais cessé d'écrire, de raconter les Hommes, le monde. L'auteur évoque ses sentiments, sa famille, et les liens qui les unissent; mais aussi l'islamisme religieux.
Yasmina Khadra nous fait découvrir des parfums, des émotions nouvelles, qu'il a puisé de ces voyages, de son vécu, de lui.
C'est un très beau témoignage, les questions de Catherine Lalanne sont très pertinantes, et justifiées. L'auteur y répond à merveille et nous transporte avec lui.
Merci à Masse critique de me l'avoir fait découvrir, puisque je ne l'aurai sûrement pas acheté de moi même, c'est une rencontre inattendue
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chapitre
  01 juillet 2018
Yasmina Khadra a ça d'exceptionnel : même en entretien pour parler de sa vie, c'est un véritable poète. Il manie la langue avec tant d'aisance, il nous plonge dans ses souvenirs et nous avons l'impression de les (re)vivre avec lui . Les sons, les odeurs, les paysages, les personnes, tout est là, décrit avec minutie, aussi net que si le film se déroulait sous nos yeux.
C'est presque comme si vous étiez dans un de ses romans sauf que cette fois il parle de sa vie. Des rencontres qu'il a faites, des épreuves qu'il a endurées, de l'amour qu'il porte en lui pour sa famille, pour son pays. de l'espoir qui l'habite, de la tolérance dont il fait preuve. C'est un homme profondément humain et bon que l'on découvre dans le baiser et la morsure.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   30 mai 2018
C'est grâce aux écrivains de mon pays que j'ai accédé au nirvana Algérie. Ces auteurs m'ont appris à aimer et m'élever dans ma propre estime. Je ne comprendrai jamais ceux qui passent leur temps à contester la générosité des écrivains, car la littérature n'est rien d'autre qu'une formidable charité humaine. Qu'elle soit russe, scandinave, asiatique, africaine ou européenne, elle demeure notre miroir à tous. (...) Le roman (...) est cette porte dérobée qui donne sur le monde qui nous fait défaut, où l'on peut aller à l'air libre, sans frontières, sans passeports biométriques ni visas, avec juste une curiosité saine en bandoulière et une empathie à cultiver. Lorsque nous ouvrons un livre, nous partons quelque part nous reconstruire. (p. 135)
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fanfanouche24fanfanouche24   30 mai 2018
L'enfance est le socle de la vie, la base de données qui structure notre personnalité et décide de notre sort. L'-Ecrivain-, mon récit autobiographique, raconte les empêchements et les dilemmes auxquels j'ai dû faire face pour exister. (p. 45)
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fanfanouche24fanfanouche24   30 mai 2018
Cependant, dès qu'il était question de dissertation, je me sentais renaître (...)
Je devenais le roi du monde, un monde que j'inventais de toutes pièces, qui naissait au bout de ma plume, et rien, absolument rien, ne pouvait m'atteindre, ni les railleries des cancres, ni les remontrances de mes professeurs. J'étais heureux. J'étais libre. Je franchissais les grillages et les murs qui m'emprisonnaient , volute de fumée imprenable. (...) Je m'étais alors dit que la littérature pouvait me venger de ce que l'on me faisait subir. Je me mis à écrire sans répit. (p. 35)
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fanfanouche24fanfanouche24   30 mai 2018
Le monde me manquait. J'étais à l'étroit dans cette école aux allures de pénitencier. Toujours le même préau, le même réfectoire, les mêmes dortoirs, les mêmes ordres et les mêmes coups de pied au derrière. Les conditions de vie, quasi carcérales, me rendaient fou. Pour moi, les héros étaient les déserteurs. Lorsqu'un cadet prenait la clef des champs, il emportait une part de moi-même avec lui. (...)
Je crois que le goût de la fiction me vient de là. J'écrivais pour déserter. Je lisais pour aller à l'air libre. Tout ce qui ne relevait pas de la littérature ne m'enthousiasmait guère. (p. 34)
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SheilaPendragonSheilaPendragon   05 juillet 2018
Personne n'échappe à son destin. Nous héritons tous d'une vieille histoire qui se prolonge dans la notre, qui la façonné parfois, l'embellit ou la défigure. Mais il nous appartient de la subir comme une fatalité tout comme il nous revient d'essayer de l'adapter à nos aspirations. C'est très dur, mais pas impossible. On peut assujettir le malheur, l'apprivoiser, en faire quelque chose d'utile. Il y a une raison pour chaque chose ici-bas. Pas une bête, pas une plante ne vit par hasard. Comme chaque être vivant, le malheur à sa raison d'être. À nous de trouver le code pour le purger de ses énergies malsaines et en faire une leçon de vie à même de nous aider à surmonter nos peines et à réinventer nos joies. Cela a toujours été là philosophie : forger mes convictions dans les épreuves.
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