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Bernard Delvaille (Traducteur)
EAN : 9782264023889
420 pages
Éditeur : 10-18 (12/09/1999)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 17 notes)
Résumé :
" Un élément nouveau inquiète Lady Skeffington : Elle ne parvient pas à chasser de son esprit le souvenir soudain récurrent de son mari dont elle a pourtant divorcé depuis fort longtemps.
C'est une situation sans issue que de tenter de faire disparaître quelqu'un qui n'est pas là, soupire-t-elle. Ni ses anciens amants, sur qui elle cherchera à exercer une utltime séduction, ni même une vieille dame, dont elle sollicitera en vain l'amitié, ne l'aideront à détr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  03 août 2016
On connait la crise de la quarantaine, mais qu'en est-il de celle de la cinquantaine ?
Car c'est l'âge que va bientôt avoir Lady Frances Skeffington, et cela la désespère littéralement.
Car après avoir été mariée à un riche époux juif, en avoir divorcé et avoir été courtisée par toute une galerie d'hommes jeunes, beaux, riches ou puissants pendant plus de 20 ans, elle se retrouve désormais seule, affaiblie après une grave maladie et il faut bien le dire, plus très fraiche.
Sa beauté légendaire s'en est allée et rien, ni le maquillage outrancier, ni les mèches de cheveux rajoutés, ni sa tenue peu appropriée à une femme de son âge ne peuvent lui rendre les années perdues.
C'est une Fanny aigrie, flétrie, voire carrément fanée et surtout véritablement exaspérante et pathétique que l'on suit durant quelques jours.
Qu'elle s'imagine voir son ex-mari partout ou qu'elle décide de reprendre contact avec plusieurs de ses anciens soupirants, cette femme revêche mais toutefois attendrissante va se montrer sous son plus mauvais jour, car à trop vouloir agripper le passé, elle ne se rend pas compte de ses erreurs, de ses maladresses, de la gêne qu'elle génère partout et au final de tout le mal qu'elle fait à tout le monde.
L'auteur a su nous décrire avec sensibilité, finesse et intelligence une femme qui a tout eu et qui n'a pas conscience que certaines choses sont maintenant derrière elle.
Elle nous parle du temps qui passe, des choix qu'on fait, des regrets qu'on se trimballe comme un vieux manteau longtemps porté, car longtemps aimé, mais qui a bien vécu.
J'ai savouré la langue délicate d'Elizabeth von Arnim, le style est de toute beauté et rappelle celui d'Elizabeth Gaskell, de Jane Austen et d'Angela Huth, car la délicatesse et la finesse des sentiments y côtoient sans cesse les situations caustiques et une certaine forme d'humour noir.
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cmpf
  17 janvier 2016

Lady Frances Skeffington, Fanny pour les amis, revient à Londres après une longue convalescence à la campagne suite à une maladie qui aurait pu lui coûter la vie. Mais les choses semblent changées, elle ne reçoit plus de visites empressés d'admirateurs. C'est qu'elle va bientôt avoir 50 ans, et que si elle consulte sincèrement son miroir, sa beauté n'est plus. Même sa splendide chevelure nécessite maintenant les artifices de boucles postiches.
Pour une femme dont la beauté faisait cesser les conversations lorsqu'elle entrait dans une pièce, c'est un bouleversement. Soit par volonté, soit par hasard elle rencontre ses anciens amants, ceux qu'elle a eu après avoir divorcé de monsieur Skeffington, qui bien qu'amoureux d'elle, ne savait résister aux « petites dactylos ». Mais ce n'est pas auprès d'eux qu'elle peut trouver du réconfort. L'âge a accentué les traits de personnalité de ces messieurs, celui qui était ambitieux l'est encore plus et ne songe qu'à agrandir sa fortune déjà conséquente, celui qui était un peu commun est devenu franchement vulgaire…
Les femmes non plus ne lui sont d'aucun secours, ni ses cousines, ni des femmes rencontrées par hasard.
Pourtant Fanny, malgré le déchirement que constitue la perte de sa séduction n'aime pas s'apitoyer sur elle-même.
Alors que cette femme très riche grâce à son mariage, entourée d'une nuée de domestiques, et ayant pour seule préoccupation de plaire est exactement le genre de personne susceptible de m'exaspérer, grâce au talent d'Elizabeth von Arnim, que je découvrais avec ce livre, j'ai plutôt ressenti de l'empathie pour cette femme finalement seule.
Une réflexion sur l'âge qui reste valable quelle que soit l'époque (ici les années 40), et le genre de vie. Lorsque les enfants sont partis, que le temps du travail est fini, il faut bien d'une certaine façon redéfinir sa vie.
Challenge ABC
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Ys
  25 octobre 2016
Fanny est de ces femmes dont la haute naissance, l'heureux caractère et l'extrême beauté ont longtemps fait le bonheur. Une vie facile et frivole, des amoureux empressés, une belle bande d'amis, aucun engagement... que demander de plus ? Et puis au seuil terrible de la cinquantaine, une grave maladie l'écarte un temps du monde. A son retour, le verdict est sans appel : sa beauté et sa jeunesse se sont enfuies. Ses beaux cheveux dorés tombent par poignées, son exquis visage accuse enfin, et cruellement, le passage du temps.
Comment continuer à vivre, lorsque tout ce par quoi on s'est toujours défini a disparu, inexorablement ? Lorsque soudain, sans préavis, on passe de ceux qui sont à ceux qui ont été ? Lorsqu'après une longue, trop longue jeunesse trop insouciante, se révèle soudain la triste vérité du monde : les choses passent, les êtres se transforment, la déchéance guette au bout du chemin et rien, jamais, ne revient intact du passé.
Pour ne rien arranger, Fanny se trouve victime d'étranges hallucinations où son ancien mari dont elle a divorcé depuis longtemps - un Juif fortuné qui l'adorait, mais un peu trop sensible aux attraits de ses jeunes secrétaires - réapparaît dans son quotidien domestique comme s'il n'en était jamais sorti. Et le verdict de cet idiot de psychiatre qu'elle finit par consulter (retrouvez-le, réépousez-le !) est proprement outrageant !
Elizabeth von Arnim joue avec talent les équilibristes entre drame et comédie dans ce joli roman, plein d'humour malgré les ombres de son sujet. le personnage de Fanny est très réussi, une femme restée longtemps frivole par inclination personnelle mais aussi par le regard des autres, des hommes surtout, qui à quelques exceptions près l'ont longtemps cantonnée au rôle de créature exquise. Une femme qui en quelques semaines de tentatives dérisoires pour retrouver le passé, d'efforts maladroits pour appréhender la vieillesse qui se dessine, mûrit enfin et révèle (avant tout à elle-même) le fond de son caractère resté jusqu'alors assez flou. Totalement à côté de la plaque vis à vis d'une grande partie des réalités de la vie, mais assez lucide sur elle-même pour s'en rendre assez vite compte, elle manipule l'autodérision avec un charme exquis qui ne la rend pas moins touchante. Certaines scènes sont d'une drôlerie assez irrésistible, d'autres très touchantes telles la fin, tendre et triste à la fois.
Une lecture qui confirme mon coup de coeur récent pour cette auteure, dont je compte bien explorer encore d'autres textes dans un très proche avenir !
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
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5Arabella
  17 juillet 2016
Le livre devrait s'appeler Mrs Skeffington, car c'est elle que nous suivons tout au long de ce délicieux roman. Mrs Skeffington fut une femme exceptionnellement belle, habituée à avoir tous les hommes à ses pieds. Mais elle va avoir très bientôt cinquante, fut très malade, et sa beauté s'en est allée. Elle n'en est pas encore complètement consciente au début du livre, mais des rencontres, en particulier avec certains de ses ex-amants vont la mettre en face de la triste réalité. Et sans l'admiration et l'amour des hommes, la vie de Mrs Skeffington est terriblement vide, parce que c'est tout ce qui la remplissait jusque maintenant. Elle eu jadis un mari, Mr Skeffington, dont elle divorça assez rapidement, et qui la nanti confortablement en argent jusqu'à la fin de sa vie. Et ce mari qu'elle n'a jamais vraiment aimé, dont elle fut plutôt heureuse de se débarrasser, revient dans sa vie, sous forme d'un fantôme de plus en plus envahissant. Et elle apprend, qu'il est de retour à Londres….
J'ai encore plus aimé ce livre qu'Avril enchanté. Peut être parce qu'il est moins uniformément rose, quelques filets noirs apparaissent par moments. L'avenir de Fanny semble terriblement triste, et celui de ses anciens amours guerre plus reluisant. Ensuite, parce que le livre est franchement très drôle. En particulier la visite d'Edward, devenu chauve et que personne ne reconnaît, est hilarante. Mais d'autres scènes sont aussi d'une irrésistible drôlerie. J'ai juste trouvé la toute fin un peu trop chargée à mon goût, un peu artificielle. Mais ne boudons pas notre plaisir, ce livre est une petite merveille, à déguster sans modération. Une gourmandise qui ne risque pas de provoquer la moindre indigestion. Je la conseille très vivement à toutes celles qui ne l'on pas encore savourée. Quand à moi, je suis très heureuse de savoir que plusieurs autres livres d'Elisabeth von Arnim m'attendent encore.
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Titine75
  17 décembre 2013
Mrs Skeffington est de retour à Londres après être restée de longs mois alitée à la campagne. Voulant rapidement reprendre sa vie mondaine, Fanny Skeffington se tient prête à illuminer les autres de sa beauté éclatante. Mais la haute société semble moins pressée de la revoir. "Curieux comme, depuis son retour, les lettres et les messages téléphoniques semblaient dénués d'intérêt ! Qu'était-il arrivé aux gens ? Pas même une douce voix masculine au téléphone, à présent. Il y avait bien quelques appels, et quelques amies, mais les hommes, tout comme ses cheveux, semblaient avoir disparu. Elle n'aurait pas dû rester absente si longtemps. On perd vite vos traces. Dans la cohue de Londres, on vous oublie vite, à moins de supposer qu'elle seule, entre tous …" Mais cela semble impensable pour Fanny qui fut si populaire, adulée par tant d'hommes de qualité. Et pourtant aucun signe de ses courtisans … serait-ce l'arrivée de ses cinquante ans ? Fanny ne peut y croire mais elle s'inquiète surtout depuis qu'elle voit son ex-mari, Job Skeffington, partout dans la maison alors qu'il n'y vit plus depuis des décennies.
Quel bien cruel roman que "Mr Skeffington" ! Elizabeth von Arnim n'épargne pas son héroïne. Il est vrai que Fanny Skeffington est une coquette insupportable. Elle refuse de se voir telle qu'elle est, se maquille excessivement, se rajoute des mèches de cheveux. Elle ne veut pas vieillir et cela la rend très moderne. Aujourd'hui Fanny aurait fait de la chirurgie esthétique. Mais il est vrai aussi qu'il était sans doute plus difficile de vieillir seule dans les années 40. Fanny Skeffington fait un long chemin vers l'abnégation et doit faire le deuil de sa sublime beauté enfuie. Elle y croise ses anciens amants, qui sont tous assez ridicules et pathétiques et à qui elle donne des ordres comme au premier jour ! Elizabeth von Arnim assène coups sur coups à son personnage central jusqu'à la faire fléchir. "Elle le regardait en souriant. Pauvre femme, pensait-il, elle ne devrait pas sourire, car chaque fois cela révèle un peu plus ses rides." Son jeune amant la délaisse, elle passe par deux fois pour une prostituée (l'excès de maquillage sans doute) et chacun de ses anciens amants se demandent ce qui a pu arriver à son magnifique visage. La grotesque mondaine finit par devenir attachante tant elle est accablée par son entourage.
"Mr Skeffington" est le dernier roman de Elizabeth von Arnim, elle s'y moque des femmes courant après leur jeunesse et leur beauté disparues. Il y a bien entendu beaucoup d'humour dans ce roman mais également beaucoup de mélancolie. Mrs Skeffington est un personnage qui devient au fil des pages poignant.
Lien : http://plaisirsacultiver.wor..
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