ISBN : 2707319821
Éditeur : Editions de Minuit (2007)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 64 notes) Ajouter à mes livres
L'étude des différentes manières de ne pas lire un livre, des situations délicates où l'on se retrouve quand il faut en parler et des moyens à mettre en oeuvre pour se sortir d'affaire montre que, contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible d'avoir un éc... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Walktapus, le 10 septembre 2010

    Walktapus
    Ce livre ne sera vraiment utile qu'à ceux qui, par leur profession, ou le milieu socio-culturel où ils évoluent, ont besoin de parler des livres et/ou d'étaler une certaine culture livresque. Nulle part il n'y est fait mention de lire un livre pour le plaisir de le lire, ni des livres qui ne relèvent pas de la "littérature" et qu'on lit pour accéder à de l'information qui n'est pas d'ordre littéraire (livres d'histoire par exemple). le livre comme prétexte à discours ou discussion et non comme objet lui-même. L'exemple de Proust évoqué plusieurs fois est d'ailleurs bien choisi. Proust, c'est bien l'emblême de la littérature que tout le monde encense mais qu'on ne lit que contraint et forcé. En écrivant ça je réagis en connaissance de cause à la provocation qui baigne cet essai du début à la fin.
    Comment parler des livres qu'on n'a pas lu ? agit comme un déculpabilisant. Parcourez un livre rapidement, abandonnez-le en cours de route, lisez-en un résumé ou des critiques, vous serez probablement aussi pertinent que votre interlocuteur qui l'a lu de bout en bout mais n'en a retenu que des fragments ou quelques idées générales, qui ne sont pas les mêmes que vous auriez retenu si vous l'aviez lu, vous. Il va jusqu'à dire qu'il est préférable de ne pas avoir lu un livre pour en parler (toujours la provocation).
    A côté des notions exposées, ou de la notation proposée qui est sensée servir à indiquer ce que l'on connait d'un livre, ce sont surtout les portraits de lecteurs/non lecteurs (Montaigne, Valéry, etc.) et les histoires (le 3ème homme, un jour sans fin, etc.) qui illustrent l'essai que j'ai appréciées.
    Mais l'ai-je vraiment lu ?
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par OhOceane, le 19 avril 2011

    OhOceane
    Ce titre est provocateur et peut sembler viser à la moquerie, mais tout juste s'agit-il d'ironie. La douce ironie du véritable homme de lettres.
    Passé le premier paragraphe assez osé, où l'auteur explique qu'il n'a pas le temps de lire, puisque il trop occupé à enseigné la littérature, on s'engage vite dans la véritable démarche de l'auteur : lire c'est quoi ? Nous lisons tous des livres, (enfin, je crois) mais tous à notre manière. Il y a les livres qu'on a lu de la première à la dernière ligne, les livres dont on nous a parlé et que bon finalement pas la peine de le lire pour en parler. Et puis il y a les souvenirs qu'on a des livres de notre lointain passé, avec ce que le temps opère de modifications à notre mémoire. Comme il y a un méta langage, il ya une méta lecture.
    S'appuyant sur des exemples de lecteurs célèbres, Pierre Bayard fait surtout l'apologie de la lecture comme plaisir libre et renouvelé, qui n'obéit à aucun carcan. Il y autant de version d'un même livre qu'il y a de lecteurs. Ce qui reste en définitive, c'est le souvenir intérieur de ce livre, propre, de fait, à chacun de nous. Il y a une sorte de bibliothèque universelle, dans laquelle il nous est donné de tracer notre propre labyrinthe.
    J'aime cet éloge de la lecture libre, parce qu'il la désacralise, il l'ouvre au plus grand nombre. Quel lecteur peut se targuer d'être le plus près de la vérité livresque ?
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par soukee, le 23 janvier 2011

    soukee
    Armé d'une argumentation tripartite, Pierre Bayard amorce dans cet essai une réflexion autour des livres que l'on n'a pas lus et la façon d'en parler (comme nous l'indique si bien le titre !)
    Il nous entraîne ainsi dans une explication sur les manières de ne pas lire un livre (allant des livres que l'on ne connaît pas aux livres qu'on a parcourus en passant par les livres lus mais oubliés et les livres dont on a entendu parler) afin d'expliquer qu'il existe plusieurs degrés de non lecture de livres.
    S'ensuit une démonstration -œuvres littéraires à l'appui - de certaines situations où il est possible de parler de livres que l'on n'a pas lus sans pour autant se couvrir de honte ou de ridicule.
    Enfin, dans la dernière partie de ce titre, Pierre Bayard nous donne les quatre clés pour réussir ce que le titre nous promet : ne pas avoir honte, imposer ses idées, inventer les livres et parler de soi.
    Pour ma part, j'ai lu cet essai. Et malgré l'apologie de la cessation de la lecture énoncée et revendiquée, je l'ai lu de bout en bout sans en sauter une ligne (heureusement pour Pierre Bayard, certains lecteurs comme moi continuent de lire sans appliquer ses méthodes, sinon personne n'aurait compris la démarche intellectuelle présentée ici).
    Si j'ai pris un certain plaisir à réfléchir aux divers degrés de non lecture d'un livre - m'interrogeant par là-même sur mes propres pratiques et souvenirs de lectures- je dois avouer avoir moins été transportée dans la deuxième et troisième partie de cet essai. Les exemples de situation tirées de livres m'ont parfois ennuyée tandis que les quatre recettes magiques données dans le dernier chapitre m'ont rappelé les précédents essais que j'avais lus de cet auteur.
    Bref, une lecture moins enthousiasmante que Qui a tué Roger Ackroyd ? et L'affaire du chien des Baskerville que je ne regrette en rien car j'en étais très curieuse, mais qui me laisse sur un sentiment d'inachevé une fois la dernière page tournée...

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/11/01/19481311.html
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    • Livres 3.00/5
    Par calimaq, le 27 décembre 2007

    calimaq
    Souvent provoquant, cet essai aborde un tabou de notre culture : celui de la non-lecture. Au delà d'un pseudo-guide pratique de conversation autour des livres que l'ont a pas lus (mais aussi de ceux que l'on a oubliés...), l'auteur propose une nouvelle théorie de la lecture autour de concepts tels que livres-écrans, bibliothèque intérieure, livres-fantômes...
    Le tout est accompagné dans les notes de bas de pages d'un nouveau type de citations bibliogrpahiques, assez décapantes!
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  • Par luna75013, le 24 février 2012

    luna75013
    Mon auteur adoré de livres critiques : Pierre Bayard ! Voici un des livres avec lequel j'ai découvert sa plume et ses théories pour le moins surprenantes ! Comment parler des livres que l'on a pas lus ? Derrière cette question se trouve toute une réflexion sur la lecture et les différentes manières de lire, et de ne pas lire. P. Bayard explique que l'on est capable de parler de livre qu'on a pas lus au sens où on l'entend couramment, et il détaille comment faire quand on doit parler d'un livre que l'on a pas lu. Avec beaucoup d'humour et de sérieux à la fois, Pierre Bayard marche sur les idées reçues avec joie et pousse son lecteur à réfléchir sur les pratiques de lectures ainsi que sur les discours que nous sommes capables de produire sur les livres. On ressort différent de cette lecture et c'est sûr, plein d'appétit pour celle-ci !
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Citations et extraits

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  • Par courgette, le 20 mai 2010

    Tissé des fantasmes propres à chaque individu et de nos légendes privées, le livre intérieur individuel est à l'œuvre dans notre désir de lecture, c'est-à-dire dans la manière dont nous recherchons puis lisons des livres. Il est cet objet fantasmatique en quête duquel vit tout lecteur et dont les meilleurs livres qu'il rencontrera dans sa vie ne seront que des fragments imparfaits, l'incitant à continuer à lire.
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  • Par courgette, le 20 mai 2010

    La lecture est d'abord la non-lecture, et, même chez les grands lecteurs qui y consacrent leur existence, le geste de saisie et d'ouverture d'un livre masque toujours le geste inverse qui s'effectue en même temps et échappe de ce fait à l'attention : celui, involontaire, de non-saisie et de fermeture de tous les livres qui auraient pu, dans une organisation du monde différente, être choisis à la place de l'heureux élu.
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  • Par lireanimes, le 10 octobre 2008

    Etre cultivé, ce n'est pas avoir lu tel ou tel livre, c'est savoir se repérer dans leur ensemble, donc savoir qu'ils forment un ensemble et être en mesure de situer chaque élément par rapport aux autres.
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  • Par hupomnemata, le 21 février 2012

    Cette rencontre avec l'infini des lectures possibles n'est pas sans rapport avec l'idée d'encourager à ne pas ne pas lire. comment ne pas se dire, face au nombre incalculable de livres publiés, que toute entreprise de lecture, même multipliée sur l'ensemble d'une vie, est parfaitement vaine au regard de tous les livres qui demeurerons à jamais ignorés?
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par hupomnemata, le 27 février 2012

    C'est soi-même qu'il s'agit d'écouter et non le livre "réel" - même si celui-ci peut servir par moments de motif -, et c'est à l'écriture de soi qu'il s'agit de se livrer, en veillant à ne pas se laisser détourner de cette tâche.
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