> Jean Pavans (Traducteur)

ISBN : 2070412571
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 212 notes) Ajouter à mes livres
C'est une histoire à dormir debout, une lecture à conseiller en priorité aux insomniaques car les autres, de toute façon, risquent d'y perdre le sommeil même si le cadre du roman, la propriété d'Ashdown en Angleterre, est précis&#... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par SALOMONI-Fabrice, le 04 janvier 2012

    SALOMONI-Fabrice
    La Maison du sommeil
    Ce roman n'a pas été une vraie surprise, ou quelque chose de nouveau en ce qui me concerne, contrairement à ceux que j'avais lus de Jonathan Coe.
    J'ai lu ce livre en septembre 2011, et eu un peu de mal jusqu'à ce jour à formuler une critique objective, peut-être parce que j'affectionne cet auteur.
    Je vais m'efforcer dans donner les raisons.
    Ce qui aurait du ressortir du roman, a été légèrement tronqué par des réminiscences d'un film, avec Annie Girardot « traitement de choc », et bien que l'histoire n'ait aucun rapport avec le roman.
    Mais c'est étrange, cela ma poursuivi, jusqu'à ce que l'on découvre les expériences du docteur Gregory Dudden, dans le sous sol de sa clinique.
    Mais en dehors de ces aspects, j'ai d'avantage été touché par les personnages.
    Je me suis interrogé sur les motivations de l'auteur, où est-ce qu'il voulait nous entraîner avec eux.
    Sarah, qui ne fait pas la différence entre ce qu'elle à rêvée et la réalité de son quotidien.
    J'ai pour ma part, trouvé très intéressante cette étude du sommeil. La confusion entre le stade éveillé et le rêve.
    Là-dessus, Je vous recommanderais « Pierre de lune » de William Wilkie Collins et les fameuses recherches d'Ezra Jennings, l'assistant du docteur Candy.
    Là, je peux vous dire que j'ai fais des insomnies avec ce roman, parce que l'histoire est vraiment prenante.
    Ensuite il y a Robert, qui visiblement semble ne pas s'accepter. Car bien avant sa rencontre avec Sarah, on le surprendra en train de s'évertuer à effacer quelques marques de virilité.
    Sa timidité l'empêchera de déclarer ouvertement se qu'il ressent pour Sarah. La folie amoureuse de Robert pour Sarah et les intérêts que celle-ci porte pour Veronica, vont le décider à faire un choix, celui de changer de sexe.
    Ce n'est pas fréquent de voir un homme se métamorphoser en femme avec l'espoir de gagner son amour.
    Il y a aussi Terry, féru de cinéma, insomniaque qui connait d'avantage les acteurs de films, que ces propres amis.
    On retrouve dans le livre des scènes amusantes comme celle des psychiatres qui se retrouvent histoire de confondre le docteur Gregory Dudden et que l'on découvre ensuite en train d'analyser une situation, s'ils étaient en présence d'un extraterrestre. Doivent-ils l'accueillir, ou prendre toutes les précautions qui s'imposent ?
    C'est le propre des écrivains anglais, réussir à glisser dans leur roman une pointe d'humour, conjuguer le drame à une subtil ironie.
    Certains y on vu dan ce livre une critique amère sur le système de santé outre manche, un système médical à l'américaine. Je me garderais bien de me prononcer là-dessus.
    Je garde toujours à l'esprit que cet un livre écrit par un anglais, censé toucher dans un premier temps un lectorat anglais. La traduction intégrale ne peut donc occulter certains aspects politiques du système britannique. Je ne mettrais pas mon grain de sel là-dessus.
    Il faut donc considérer qu'il y a plusieurs thèmes d'abordés, et c'est peut-être cela la subtilité du roman, évoquer des aspects courant de la vie, restés en sommeil du fait qu'ils sont encore difficiles à intégrer dans notre société.
    La structure du livre peut désorienter, car elle fait référence à deux périodes. Mais cela nous est indiqué au début du livre.
    C'est effectivement un aspect qui correspond déjà à l'auteur sur un autre de ces romans, le fameux ‘'Testament à l'anglaise''. (A lire absolument).
    Je m'orienterais vers une seconde lecture du livre, afin d'avoir une critique plus cohérente. C'est pour cette raison que je l'ai mis dans les livres sur une ile déserte quand le temps me permettra de le relire en faisant abstraction de toutes autres références.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 06 septembre 2008

    Woland
    The House of Sleep
    Traduction : Jean Pavans
    Un modèle de construction où les chapitre impairs narrent une action se déroulant en 1983/1984 tandis que les pairs sont concentrés dans la deuxième quinzaine de juin 1996. Les personnages, quant à eux, sont exactement les mêmes, avec une quinzaine d'années en plus. L'un des protagonistes des années 80 est néanmoins décédé.
    Tous se sont croisés alors qu'ils vivaient à la résidence universitaire d'Ashdown, une demeure impressionnante nichée sur la côte anglaise. En ce temps-là, Gregory, étudiant en médecine brillant mais terriblement froid, a eu une liaison, vite rompue, avec Sarah, une jeune fille fragilisée par sa propension à s'endormir au beau milieu d'une activité et à qui il arrivait, en outre, de confondre rêve et réalité.
    Robert, autre étudiant du coin, est tombé amoureux fou de Sarah. Mais celle-ci, après sa rupture avec Gregory, lie une relation homosexuelle avec Veronica, féministe avérée. Terry, quant à lui, étudie le cinéma et ne jure que par les films d'auteurs.
    Quinze ans plus tard, le destin de tous ces personnages a suivi son cours et parfois de façon très curieuse. Ainsi, le dormeur boulimique que fut jadis Terry est devenu un critique cinématographique connu pour son insomnie chronique. Sarah, revenue à l'hérérosexualité, est institutrice et songe à Robert, lequel a un jour disparu d'Ashdown sans laisser de traces et qui ne lui a plus jamais donné de nouvelles. De Veronica, Coe ne nous dit pas grand chose. Quant à Gregory ... Je laisse au lecteur le plaisir de découvrir ce qu'il est advenu de lui. Et sur Robert non plus, je n'ajouterai rien de plus.
    L'insomnie de Terry l'ayant conduit à ne plus dormir du tout pendant plusieurs jours, il accepte de se faire soigner par le Dr Dudden, grand spécialiste des troubles du sommeil. le fait que Dudden a monté sa clinique dans l'ancienne résidence universitaire d'Ashdown n'est évidemment pas étranger à cette décision. Et bien entendu, à peine arrivé à la clinique, Terry se rémémore bien des souvenirs ...
    Allègre et mené de main de maître, ce roman n'est sans doute pas ce que l'on peut appeler une oeuvre majeure mais il se lit avec plaisir et curiosité. Les insomniaques, les gros dormeurs et, de façon générale, tous ceux qui connaissent, à quelque titre que ce soit, des troubles du sommeil seront les premiers conquis car Jonathan Coe a su capter et restituer le mystère à la fois fascinant et épuisant que représentent le sommeil et ses rêves.
    Les personnages sont complexes et bien campés. Et même si le lecteur se doute un peu trop facilement de la fin prévue par l'auteur, "La Maison du sommeil" reste un livre particulièrement ... délassant. ;o)
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par SALOMONI-Fabrice, le 04 janvier 2012

    SALOMONI-Fabrice
    La Maison du sommeil
    Ce roman n'a pas été une vraie surprise, ou quelque chose de nouveau en ce qui me concerne, contrairement à ceux que j'avais lus de Jonathan Coe.
    J'ai lu ce livre en septembre 2011, et eu un peu de mal jusqu'à ce jour à formuler une critique objective, peut-être parce que j'affectionne cet auteur.
    Je vais m'efforcer dans donner les raisons.
    Ce qui aurait du ressortir du roman, a été légèrement tronqué par des réminiscences d'un film, avec Annie Girardot « traitement de choc », et bien que l'histoire n'ait aucun rapport avec le roman.
    Mais c'est étrange, cela ma poursuivi, jusqu'à ce que l'on découvre les expériences du docteur Gregory Dudden, dans le sous sol de sa clinique.
    Mais en dehors de ces aspects, j'ai d'avantage été touché par les personnages.
    Je me suis interrogé sur les motivations de l'auteur, où est-ce qu'il voulait nous entraîner avec eux.
    Sarah, qui ne fait pas la différence entre ce qu'elle à rêvée et la réalité de son quotidien.
    J'ai pour ma part, trouvé très intéressante cette étude du sommeil. La confusion entre le stade éveillé et le rêve.
    Là-dessus, Je vous recommanderais « Pierre de lune » de William Wilkie Collins et les fameuses recherches d'Ezra Jennings, l'assistant du docteur Candy.
    Là, je peux vous dire que j'ai fais des insomnies avec ce roman, parce que l'histoire est vraiment prenante.
    Ensuite il y a Robert, qui visiblement semble ne pas s'accepter. Car bien avant sa rencontre avec Sarah, on le surprendra en train de s'évertuer à effacer quelques marques de virilité.
    Sa timidité l'empêchera de déclarer ouvertement se qu'il ressent pour Sarah. La folie amoureuse de Robert pour Sarah et les intérêts que celle-ci porte pour Veronica, vont le décider à faire un choix, celui de changer de sexe.
    Ce n'est pas fréquent de voir un homme se métamorphoser en femme avec l'espoir de gagner son amour.
    Il y a aussi Terry, féru de cinéma, insomniaque qui connait d'avantage les acteurs de films, que ces propres amis.
    On retrouve dans le livre des scènes amusantes comme celle des psychiatres qui se retrouvent histoire de confondre le docteur Gregory Dudden et que l'on découvre ensuite en train d'analyser une situation, s'ils étaient en présence d'un extraterrestre. Doivent-ils l'accueillir, ou prendre toutes les précautions qui s'imposent ?
    C'est le propre des écrivains anglais, réussir à glisser dans leur roman une pointe d'humour, conjuguer le drame à une subtil ironie.
    Certains y on vu dan ce livre une critique amère sur le système de santé outre manche, un système médical à l'américaine. Je me garderais bien de me prononcer là-dessus.
    Je garde toujours à l'esprit que cet un livre écrit par un anglais, censé toucher dans un premier temps un lectorat anglais. La traduction intégrale ne peut donc occulter certains aspects politiques du système britannique. Je ne mettrais pas mon grain de sel là-dessus.
    Il faut donc considérer qu'il y a plusieurs thèmes d'abordés, et c'est peut-être cela la subtilité du roman, évoquer des aspects courant de la vie, restés en sommeil du fait qu'ils sont encore difficiles à intégrer dans notre société.
    La structure du livre peut désorienter, car elle fait référence à deux périodes. Mais cela nous est indiqué au début du livre.
    C'est effectivement un aspect qui correspond déjà à l'auteur sur un autre de ces romans, le fameux ‘'Testament à l'anglaise''. (A lire absolument).
    Je m'orienterais vers une seconde lecture du livre, afin d'avoir une critique plus cohérente. C'est pour cette raison que je l'ai mis dans les livres sur une ile déserte quand le temps me permettra de le relire en faisant abstraction de toutes autres références.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lenaig1, le 07 avril 2011

    Lenaig1
    Dans ce roman qui s'axe autour de deux époques croisées les chapitres impairs se déroulent dans les années 80, les chapitres pairs durant l'année 96; Nous y retrouvons, en miroir, les mêmes protagonistes:Sarah,Terry,Robert, Ruby,Grégory qui se sont tous croisés durant la première époque à Ashdom, alors résidence universitaire, aujourd'hui convertie en centre d'études sur le sommeil.
    La construction de l'histoire de Jonathan Coe est très ciselée: Valses entre les deux époques,complexité des liens qui unissent les personnages....La mise en perspective du passé et du présent est un thème que l'on retrouve très souvent chez Jonathan Coe; c'est souvent autour de cet axe que se construisent clairement ces personnages,entre autre dans le rapport à leurs amours de Jeunesse (on retrouve cette thématique dans le diptyque "Bienvenue au club"et "Le Cercle fermé",mais aussi dans "L'étrange histoire de Monsieur Sim")
    Autant j'ai été très prise par le début du roman,autant la résolution de l'intrigue(très prenante au demeurant) m'a un peu déroutée:sensation d'absurde devant le sacrifice que fait Robert par amour pour Sarah,impression de malaise devant les délires de chercheur de Grégory,un peu paumée à un moment dans la construction subtile des interférences entre passé et présent.Peut être un peu déçue aussi par l'évidence de la toute dernière page...
    Ceci dit, reconnaissons ce talent à Monsieur Coe:il sait jouer avec son lecteur, et l'embarquer dans les arcanes complexes de son récit...Un maître es construction!!!!
    Donc, quand même un moment de lecture très prenant, même si mon Jonathan Coe préféré reste à ce jour "La pluie,avant qu'elle tombe"...
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 25 mai 2011

    canel
    En 1984, Ashdown est une petite résidence pour étudiants où se côtoient l'adorable Sarah, le très c*n Gregory et l'amoureux transi, Robert. Idylles, ruptures, amitiés, passions inassouvies, puis fin des études signant le départ de chacun vers de nouveaux horizons. Douze années plus tard, cette maison en bord de mer est devenue une clinique spécialisée dans les problèmes du sommeil. A sa tête, le Dr Dudden, psychiatre, se propose d'observer et de soigner des personnes atteintes de ce genre de troubles. Bien sûr, des événements relient ces deux périodes...
    Une bluette classique ? avec une juxtaposition artificielle de considérations théoriques sur le sommeil ? Tttt tttt, pas du tout. Rien de banal ni d'ennuyeux ici. Des personnages savoureux, d'abord : le Dr Dundee est délicieusement pathétique dans le rôle du savant fou givré, tandis que Sarah et Robert attendrissent avec leurs inhibitions et leurs faiblesses. Un récit habilement construit ensuite, à la manière d'un thriller : les deux histoires sont parfaitement imbriquées, le suspense - renforcé par moult rebondissements et l'alternance des périodes - va crescendo. Une thématique passionnante, aussi : le sommeil et ses troubles, les rêves... Et enfin, beaucoup d'humour : situations cocasses et dialogues amusants à gogo. Les digressions sur le cinéma sont parfois longuettes, mais c'est vraiment mon seul reproche...
    Un roman brillant et absolument réjouissant, drôle mais aussi enrichissant et grave sous ses dehors badins. J'ai pris beaucoup de plaisir à le redécouvrir treize ans après la première lecture, d'autant que j'avais oublié des éléments cruciaux... Jonathan Coe est un génie !


    Lien : http://canelkili.canalblog.com/archives/2011/05/25/21199006.html
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Citations et extraits

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  • Par Audreyy, le 12 avril 2011

    Je n'ai jamais aussi violemment désiré quelque chose, ça t'ennuie pas que je te le dise n'est-ce pas ? Je peux bien te le dire.. pendant que tu dors.. parce que ainsi mon secret sera en sécurité. Je me demande pourtant si c'est un secret... pour elle ou pour les autres.. même si ça n'a aucune importance ce que pensent les autres.
    Je ne peux pas m'imaginer capable de ne plus jamais la désirer.. Même si, peut-être avec le temps..il y en aura peut-être d'autres.. Mais je ne vois vraiment pas. Je dois la conquérir d'une façon ou d'une autre. Si elle ne m'aime pas,si elle ne peut pas m'aimer comme je suis, alors je ne peux pas non plus m'aimer. Il n'y a aucune limite à ce que je suis prêt à faire pour la pousser à désirer.
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  • Par Couperine, le 03 décembre 2010

    Elle apparut enfin : énorme, grise, imposante, écaillée, semblant défier l'océan et ses menaces de violentes intempéries. En voyant de nouveau cette masse de pierre, ses contours, ses angles, ses courbes si caractéristiques, Cléo freina brusquement pour refouler ses larmes. Qui aurait pensé qu'une simple architecture pourrait avoir une telle emprise sur ses émotions ? Elle resta un instant arrêtée, indécise, au milieu de la route déserte ; elle entendait les cris plaintifs des mouettes, et luttait pour résister au flux de nostalgie et de regrets qui l'envahissait...
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  • Par Audreyy, le 12 avril 2011

    Je suis comme ça moi. J'ai toujours adoré rigoler. Sinon, comment pourrait-on supporter la vie ? Il faut savoir rigoler pour survivre.
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  • Par zubial71, le 08 octobre 2011

    j'ai vraiment perdu la notion du temps.si on n'a plus de centre émotionnel c'est ce qui arrive.des éternités des fractions de secondes ça revient au même.on n'a plus le sens ordinaire des mesures.
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Vidéo de Jonathan Coe

Lo scrittore inglese Jonathan Coe ci racconta come è nato "I segreti di Maxwell Sim" (Feltrinelli), un romanzo sulla crisi economica, l'ecologia, i rapporti umani e la paura di essere chi si è veramente. Coe ci ha svelato qualche curiosità sul suo modo di inventare storie e sui temi che più lo interessano. (en italien)








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