La Maison du sommeilCe roman n'a pas été une vraie surprise, ou quelque chose de nouveau en ce qui me concerne, contrairement à ceux que j'avais lus de
Jonathan Coe.
J'ai lu ce livre en septembre 2011, et eu un peu de mal jusqu'à ce jour à formuler une critique objective, peut-être parce que j'affectionne cet auteur.
Je vais m'efforcer dans donner les raisons.
Ce qui aurait du ressortir du roman, a été légèrement tronqué par des réminiscences d'un film, avec
Annie Girardot « traitement de choc », et bien que l'histoire n'ait aucun rapport avec le roman.
Mais c'est étrange, cela ma poursuivi, jusqu'à ce que l'on découvre les expériences du docteur Gregory Dudden, dans le sous sol de sa clinique.
Mais en dehors de ces aspects, j'ai d'avantage été touché par les personnages.
Je me suis interrogé sur les motivations de l'auteur, où est-ce qu'il voulait nous entraîner avec eux.
Sarah, qui ne fait pas la différence entre ce qu'elle à rêvée et la réalité de son quotidien.
J'ai pour ma part, trouvé très intéressante cette étude du sommeil. La confusion entre le stade éveillé et le rêve.
Là-dessus, Je vous recommanderais «
Pierre de lune » de William
Wilkie Collins et les fameuses recherches d'Ezra
Jennings, l'assistant du docteur Candy.
Là, je peux vous dire que j'ai fais des insomnies avec ce roman, parce que l'histoire est vraiment prenante.
Ensuite il y a Robert, qui visiblement semble ne pas s'accepter. Car bien avant sa rencontre avec Sarah, on le surprendra en train de s'évertuer à effacer quelques marques de virilité.
Sa timidité l'empêchera de déclarer ouvertement se qu'il ressent pour Sarah. La folie amoureuse de Robert pour Sarah et les intérêts que celle-ci porte pour Veronica, vont le décider à faire un choix, celui de changer de sexe.
Ce n'est pas fréquent de voir un homme se métamorphoser en femme avec l'espoir de gagner son amour.
Il y a aussi Terry, féru de cinéma, insomniaque qui connait d'avantage les acteurs de films, que ces propres amis.
On retrouve dans le livre des scènes amusantes comme celle des psychiatres qui se retrouvent histoire de confondre le docteur Gregory Dudden et que l'on découvre ensuite en train d'analyser une situation, s'ils étaient en présence d'un extraterrestre. Doivent-ils l'accueillir, ou prendre toutes les précautions qui s'imposent ?
C'est le propre des écrivains anglais, réussir à glisser dans leur roman une pointe d'humour, conjuguer le drame à une subtil ironie.
Certains y on vu dan ce livre une critique amère sur le système de santé outre manche, un système médical à l'américaine. Je me garderais bien de me prononcer là-dessus.
Je garde toujours à l'esprit que cet un livre écrit par un anglais, censé toucher dans un premier temps un lectorat anglais. La traduction intégrale ne peut donc occulter certains aspects politiques du système britannique. Je ne mettrais pas mon grain de sel là-dessus.
Il faut donc considérer qu'il y a plusieurs thèmes d'abordés, et c'est peut-être cela la subtilité du roman, évoquer des aspects courant de la vie, restés en sommeil du fait qu'ils sont encore difficiles à intégrer dans notre société.
La structure du livre peut désorienter, car elle fait référence à deux périodes. Mais cela nous est indiqué au début du livre.
C'est effectivement un aspect qui correspond déjà à l'auteur sur un autre de ces romans, le fameux ‘'
Testament à l'anglaise''. (A lire absolument).
Je m'orienterais vers une seconde lecture du livre, afin d'avoir une critique plus cohérente. C'est pour cette raison que je l'ai mis dans les livres sur une ile déserte quand le temps me permettra de le relire en faisant abstraction de toutes autres références.