> Bernard Simeone (Traducteur)
> Philippe Renard (Traducteur)
> Attilio Bertolucci (Préfacier, etc.)

ISBN : 2864322838
Éditeur : Verdier (1997)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Dans un petit village de l'Apennin, le vieux curé veille sur ses ouailles. Une pauvre lavandière, taraudée par un problème tente timidement, à sa façon, de chercher aide auprès de lui. Tout aussi maladroitement, à tâtons, il veut répondre à son attente.
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par zazy, le 17 janvier 2012

    zazy
    Ce court roman, plutôt une longue poésie en prose nous promène dans les Apenins, région de montagnes où il ne se passe rien. La vie s'écoule au rythme des saisons, du passage des chèvres. Pourtant… le curé va rencontrer une vieille femme, aucune parole n'est échangée, ils se guettent pendant plusieurs semaines et un jour, Zelinda, tel est son prénom, finira pas poser Sa question : « Est-ce que, dans un cas spécial, tout à fait différent des autres, sans faire de mal à personne, quelqu'un pourrait avoir la permission de finir un peu plus tôt ? ». le prêtre ne saura lui répondre que la sauce convenue de l'Eglise et ne saura pas aider et rejoindre Zelinda. Il se retrouve face à son inutilité et part.
    Ce livre si beau est un chant mélancolique sur la solitude, le silence uniquement rompu par le bruit des clarines. C'est une ode à la beauté de cette région que Silvio D'Arzo décrit tel un peintre.
    Ce petit livre est un vrai bijou à lire, relire encore et encore. Je dois le rendre à la bibliothèque, mais une chose est certaine : je vais me l'acheter pour me repaître de cette poésie. Il n'y a pas besoin d'action, de circonvolution pour faire un beau livre. Silvio d'Arzo nous en fait une démonstration magistrale.
    Un vrai et réel coup de cœur.
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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 11 août 2010

    ivredelivres
    Montelice, un village perdu des apennins, tout juste un village d'ailleurs «sept maisons adossées et rien d'autre» le curé est là depuis trente ans, c'est lui qui raconte.
    Il raconte la vie du village, des gens qui sont là depuis toujours, qui vivent au rythme des saisons, accomplissant des tâches dures avec des gestes vieux de mille ans. Les hommes rentrent des pâturages à la lumière des lanternes le soir, le climat est rude et le curé a déjà vu trente noëls ici, sous la neige. La misère est le lot commun, le prêtre s'inquiète « j'ai vraiment peur de ne plus pouvoir être utile à grand-chose dans un cas de ce genre. Tout cela est pour moi une autre langue...Fêtes, saintes huiles, un mariage sans façon, voilà désormais mon lot.»
    Le curé s'interroge car une femme, nouvelle dans ce village, l'intrigue, elle semble toujours sur le point de lui parler mais au dernier moment renonce. C'est Zelinda, pauvre entre les pauvres, elle lave le linge des villageois, se nourrit d'un croûton de pain et du lait de ses chèvres. Elle vit hors du village « plus loin que le sentier des ormes, juste à la limite de la paroisse, et après ce ne sont que ravins, toubières ou pire encore».
    Jour après jour il la voit laver le linge, un jour elle vient au presbytère l'interroger, mais c'est une ruse, sa question est sans objet, du moins elle n'a pas posé la question qui la tourmente, elle a feinté. Quand va-t-elle se décider ? Enfin un jour elle dépose une lettre à son intention.
    J'arrête là car il y a un suspense dans ce récit, comme le vieux curé, on attend, on essaye de comprendre cette femme. Silvio d'Arzo dont c'est la nouvelle la plus connue, nous arrache à notre petite vie pour nous faire vivre au rythme de sa prose, sèche, dure, les couleurs sont sombres dans ce pays de désolation « Les ravines et les bois, les sentiers et les pâturages deviennent d'une couleur vieille rouille, puis violette, puis bleue »
    Dans une seconde nouvelle "Un moment comme ça" autour de la disparition d'un soldat son récit est sobre et tragique.
    J'ai beaucoup aimé ces deux récits, graves, cruels, qui laissent le lecteur avec des questions qui n'ont peut être pas de réponse. On peut rapprocher ce livre des récits de Ferdinando Camon (Jamais vu soleil ni lune) mais plus encore des hommes et femmes décrits par Carlo Levi dans « Le Christ s'est arrêté à Eboli ».


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/05/27/maison-de..
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    • Livres 4.00/5
    Par mimipinson, le 27 février 2011

    mimipinson
    Un petit village dans la montagne où il ne se passe rien, où la vie s'écoule jour après jour…tel est le décor de cette petite nouvelle. Un curé vit au rythme de ses habitants, des clarines, des chiens qui aboient dans la nuit, des enfants du village, des morts qu'il faut enterrer.
    « A cet instant on entendit, là dehors, un bruit de clarines de bronze, un bruissement comme de luzerne et d'eau qui envahissait la rue toute entière et un nombre infini de légers piétinements et de bêlements. »
    La vie pourrait continuer ainsi s'il n'y avait pas cette question soudaine d'une vieille du village au prêtre………question à laquelle il ne répondra pas .......lâcheté, honnêteté ?
    La solitude de l'homme d'église en général est mise en en lumière ici .Tel le commun des mortels, face aux grandes interrogations, il est face à lui même, sans réponse, livré à sa propre conscience, à ses propres doutes.
    Une courte nouvelle à lire, à relire, parce qu'elle ne livre certainement pas toutes ses richesses au premier abord.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/02/maison-des-autres.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 03 février 2011

    Lali
    Silvio D'Arzo, né Ezio Comparoni, a peu publié de son vivant et a laissé de nombreux inédits derrière lui lorsqu'une leucémie l'a emporté en 1952, alors qu'il n'avait que 32 ans. Maison des autres est un de ces titres. Un court récit d'une soixantaine de pages, considéré par certains comme un des chefs-d'œuvre de la littérature italienne.
    Il s'agit ici d'une rencontre, celle entre un curé dont la jeunesse est bien loin et une femme du même âge, qui n'attend plus rien de la vie. Juste ça. Oui. Mais pourtant. Tout est là. Dans cette question qu'elle finira par poser. Une question grave, mûrement réfléchie, qui viendra à son heure et s'inscrira dans le pudeur et le silence qui unissent ces être tous deux démunis, mais de façon bien différente.
    Un récit sobre, sans grand éclat, qui n'est pas sans rappeler Maupassant, pour lequel l'auteur avait une grande admiration et sur lequel il avait écrit, comme le note Attilio Bertolucci dans sa préface, récit suivi par la nouvelle intitulée Un moment comme ça. À découvrir.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=34740
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    • Livres 5.00/5
    Par Jollanne, le 28 mai 2010

    Jollanne
    Une écriture pure. Une histoire singulière, triste mais merveilleusement racontée. Un bijou.
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Citations et extraits

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  • Par zazy, le 19 janvier 2012

    On entendait par instants les clarines des moutons et des chèvres ça et là un peu avant les pâturages. Juste à l'heure, vous comprenez, où la tristesse de vivre semble grandir en même temps que le soir et vous ne savez qui en attribuer la faute : la mauvaise heure.
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  • Par zazy, le 19 janvier 2012

    et bien, dis-je en moi-même,quand il s'y met pour de bon, le monde peut être bien triste, va. Il est doué pour ça, et même un homme, jamais, au grand jamais, ne pourrait en faire autant.
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