> Nadia Akrouf (Traducteur)

ISBN : 2908957957
Éditeur : Le Serpent à plumes (1996)


Note moyenne : 2.6/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Livré à lui-même entre une mère qui ne quitte plus sa chambre, un père paralysé par l'échec de son couple, un frère aîné qui se réfugie dans la poésie et l'alcool, Hooker Winslow observe les événements qui se succèdent au cours d'un été qui s'achèvera tragiquement.
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Critiques et avis(2)

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  • Par bibliothequegries, le 04 avril 2012

    bibliothequegries

    L'auteur nous raconte quelques jours de sa vie dans la maison familiale durant les vacances scolaires, au sein d'une famille complètement désorganisée, tétanisée, électrisée et « déshumanisée » par la claustration volontaire de la mère dans sa chambre suite à la perte de son nouveau-né.
    Ce récit est fait par le plus jeune fils, d'une dizaine d'années, solitaire et désœuvré, sensible et perturbé par tous les faits et gestes des habitants de cette grande maison coloniale, qui se résument à une mère invisible mais omniprésente, un père présent mais lointain et indifférent à son entourage, une tante distante et froide, un grand frère, jeune adulte d'une vingtaine d'années, alcoolique et désespérément en quête d'amour, et une bonne, noire, créant seule un peu de chaleur humaine dans cet environnement désincarné et marmoréen.
    Chaque personnage, jusqu'au dénouement, ira inexorablement son chemin en renforçant son malaise et son mal-être dû à l'incommunicabilité de chacun envers tous les autres. Les seuls communiquant quelque peu, mais toujours à des moments de grande exaspération et exacerbation propres à renforcer le paroxysme de la situation, sont les deux frères, mais toujours à la demande du petit qui cherche vainement un chemin de compréhension des êtres qui l'entourent. Les faits antérieurs à ces vacances et qui expliqueraient peut-être la situation sont peu évoqués, juste effleurés, et doivent se décrypter au fil du récit.
    La folie rôde partout et celle des autres renforce celle de chacun, jusqu'aux multiples catastrophes qui s'enchaînent inexorablement et les mène au dénouement, où elle gagne magistralement la partie…
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    • Livres 2.00/5
    Par iarsenea, le 03 août 2009

    iarsenea
    Je ne sais pas trop quoi penser ni trop quoi dire à propos de ce roman de Timothy Findley à part qu'il est... particulier. L'atmosphère est particulière et les personnages sont particuliers.
    Ce qui est certain, en tout cas, c'est que l'histoire est le parfait exemple de ce à quoi la mauvaise communication entre les différents membres d'une famille peut mener.
    C'est un roman court, mais étrangement lourd à lire. J'imagine que pour comprendre ce que je veux dire, vous devriez le lire. Les mots sont inutiles.

    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2009/08/le-dernier-des-fous-la..
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Citations et extraits

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  • Par iarsenea, le 03 août 2009

    Gilbert hurla à la porte: « Toi, et la supposée -figure maternelle- qui est là-dedans, vous pouvez fermer autant de putains de portes que vous voulez, aujourd'hui et jusqu'au jour du Jugement dernier, vous ne vous débarasserez jamais de cette famille ! Nous sommes ici et nous y resterons... tu entends !»
    Il frappa la porte avec son poing. Puis, il s'aperçut en se retournant qu'un pan de sa chemise était resté coincé dans la chambranle. Il eut un râle comme Hooker n'en avait jamais entendu chez un humain. Un râle animal -de souffrance- le même que celui qu'avait lancé l'écureuil avant de mourir.
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