Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Léo Lack (Autre)

ISBN : 2070377881
Éditeur : Gallimard (1987)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La jeune veuve Etsuko est amoureuse d'un domestique de la maison de son beau-père Yakichi, chez qui elle vit. Ses beaux-frères, belles-sœurs et leurs enfants vivent sous le toit de l'ancêtre, qui est devenu l'amant d'Etsuko. Une nuit, Etsuko donne rendrez-vous au garçon... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (4)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par andman, le 23 février 2013

    andman
    Etsuko est la jeune veuve de feu Ryosuké, le fils cadet de Yakichi Sugimoto
    Yakichi, rustre propriétaire d'un lopin de terre dans la région d'Osaka est lui aussi veuf depuis peu et abrite sous son toit outre sa belle-fille Etsuko, ses deux autres fils avec femme et enfants, ainsi que les deux domestiques Saburo et Miyo.
    La présence de la belle Etsuko au sein d'une telle promiscuité, chez un beau-père aux mains baladeuses, à de quoi surprendre ; à moins que secrètement elle ne soit amoureuse du beau Saburo.
    Mais le domestique ne brille pas par son intelligence et privilégie le plus court chemin, c'est-à-dire la chambre de Miyo située en face de la sienne. Cette dernière tombe bien sûr enceinte et rend Etsuko jalouse comme une tigresse. Une soif d'amour inextinguible transformera peu à peu cette jalousie en démence incontrôlable et finalement tragique.
    Dans ce huis-clos lancinant Mishima réussit avec brio à mettre en évidence les travers de la nature humaine au moyen de personnages pour la plupart frustes.
    Heureusement avec Mishima la poésie n'est jamais loin ! Celle-ci permet une lecture agréable de ce court roman et contrebalance la noirceur des protagonistes.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 25         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Florel, le 15 octobre 2010

    Florel
    Ce livre est un bijou. Une perle de l'écriture, douce, poétique mais surtout juste, ainsi qu'une perle de la nature humaine. Les sentiments décrits dans ces pages sont sur le fil du rasoir, et pourtant les personnalités qui nous sont révélées, au cour d'une situation ou au fil d'une pensée, nous paraissent sans grandes ambiguïtés, ce qui est juste un tour de force.
    Futurs lecteurs, dans ce livre vous allez découvrir que du néant, d'un rien, d'une envie, on bascule pour quelque instant dans la folie, la passion, le meurtre... comme cela peut être le cas dans la vie réelle. Certes beaucoup de livre représente cette situation, mais là c'est autre chose je vous assure, puisque l'auteur représente en plus de cela, la contradiction, l'éloignement, le silence, le déchirement des sentiments. C'est une ambiance assez étrange et bien difficile à expliquer je dois dire, mais elle reste franchement magnifique ! Et c'est d'ailleurs là, la beauté de ce livre.
    Dans ce livre j'ai aussi particulièrement adoré, Etsuko, le personnage principal qui vit dans la torpeur depuis la mort de son mari. On la croit assez impénétrable et froide mais finalement je l'ai trouvé très vraie et proche de nous. En effet l'auteur nous en dépeint un portrait psychologique très vivant, même si aux yeux des autres personnages elle paraît plutôt comme un arbre en train de se dessécher.
    En ce qui me concerne, Etsuko m'a particulièrement touchée par ses sentiments contraires qui l'enchaînent, elle est tout à la fois, passionnée et désintéressée, elle ne sait pas trop où elle en est, et même si la passion l'envahit elle dégage une certaine léthargie aussi. C'est vraiment un personnage qui nous ressemble dans la détresse, assez pur, contradictoire et très fouillé. C'est LE personnage de ce roman et je n'oublierai pas de sitôt Etsuko vous pouvez me croire !
    Petite précision avant de finir : le résumé concerne plus la fin du livre, avant cela toute une histoire est racontée et développée pour arriver à ce résumé. Mais peu importe ce détail, un livre d'une rare beauté qu'il faut lire.

    Lien : http://voyagelivresque.canalblog.com/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

  • Par kuroineko, le 17 novembre 2012

    kuroineko
    Un beau portrait de femme dévoré par une jalousie pathologique qui la pousse à des extrêmes. Comme souvent chez Mishima, l'engrenage conduit impitoyablement à la tragédie.

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par myriampele, le 05 juin 2012

    myriampele
    C'est une très belle écriture, entre réalité et fantasmes, mais je n'ai pas réussi à m'émouvoir de cette passion tellement bridée, tellement au-dehors de la vie. La peinture d'une certaine société japonaise au XXème siècle est très pessimiste.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

> voir toutes (12)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Florel, le 15 octobre 2010

    "Une trop longue souffrance rend stupide, mais celui que la souffrance a rendu stupide peut encore connaître la joie."

    « Où en es-tu ? Ton bateau est sur le point de sombrer. Et tu n’as pas encore appelé au secours ? Ce bateau, tu l’as cruellement malmené et t’es ainsi privée de port. L’heure est venue où il te faut nager de tes propres forces. Tout ce qui t’attend est la mort. Est-ce là ce que tu souhaites ? »

    Seule le souffrance peut ainsi servir d’avertissement. A sa dernière extrémité, son organisme avait tendance à perdre son support mental. Son désespoir était pareil à un mal de tête qui lui martelait le crâne comme s’il allait éclater, pareil à une grosse bille de verre qui, de sa poitrine, remonterait vers sa gorge. « Je n’appellerai jamais au secours », pensa-t-elle.

    En dépit de tout, Etsuko avait besoin d’une dure logique. Elle l’aiderait à édifier une assise, qui lui permettrait de se dire heureuse.

    Etsuko poursuivait le cours de ses pensées.

    « Il me faut tout absorber… il me faut tout absorber les yeux fermés… Cette souffrance, je dois apprendre à la savourer… Le chercheur d’or ne saurait s’attendre à ne trouver que de l’or. Il doit ramasser le sable au hasard au fond de la rivière. Il n’a pas le privilège de savoir à l’avance s’il réussira. Il se peut qu’il n’y ait pas d’or du tout et il se peut qu’il y en ait. Mais une chose est certaine : celui qui ne va pas à le recherche de l’or ne fait jamais fortune. »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par andman, le 18 février 2013

    Elle sentait encore sur tout son corps les doigts tâtonnants de Yakichi, rude et noueux. Une heure ou deux de sommeil ne suffisaient pas à la libérer de cette sensation. Une femme qui a été caressée par un squelette ne peut jamais oublier cette caresse. C'était une peau nouvelle ajoutée à la sienne : une peau moite, transparente, plus mince que celle d'un papillon sur le point de quitter sa chrysalide. Elle avait l'impression d'avoir été recouverte d'un colorant invisible qui si elle faisait le moindre mouvement, volerait en éclats lumineux dans les ténèbres.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 16         Page de la citation

  • Par andman, le 17 février 2013

    Elevée dans les milieux affreusement bourgeois de Tokyo, elle avait exigé de son mari qu'il se comportât comme un membre de la haute société. Jusqu'à la mort de sa femme, il ne lui était permis, ni de se moucher entre ses doigts, ni de se curer le nez devant les gens, ni de faire claquer sa langue en prenant son potage, ni d'expectorer des graillons dans les cendres du feu de bois, mauvaises habitudes que la société, en toute magnanimité, peut tolérer chez un héros.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la citation

  • Par andman, le 19 février 2013

    Dire que la vie est difficile n'est rien dont on puisse se vanter. Notre faculté de découvrir toutes les difficultés de la vie aide la majorité des hommes à la rendre facile. Sans cette faculté, la vie serait une sphère vide et glissante où l'on ne trouverait aucun point d'appui.

    Commenter     J’apprécie          0 19         Page de la citation

  • Par andman, le 17 février 2013

    La démarche d'Esuko évoquait celle d'un femme enceinte. Elle se mouvait avec une indolence outrée. Elle ne s'en rendait pas compte et il n'y avait personne qui pût le lui faire remarquer ; tout comme un écriteau qu'un espiègle garnement eût subrepticement accroché dans le dos d'un camarade, cette allure était, à son insu, son trait distinctif.

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
3,18 € (neuf)
2,98 € (occasion)

   

Faire découvrir Une soif d'amour par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Lecteurs (82)

> voir plus

Quiz