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ISBN : 2264033606
Éditeur : 10-18 (2001)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 112 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Je sais vous m'avez demandé de parler des femmes et du roman. Quel rapport, allez-vous me dire, existe-t-il entre ce sujet et une "chambre à soi" ?, interroge Virginia Woolf en ouverture d'une conférence sur le féminisme qu'elle dispensa aux étudiantes de l'université ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par IreneAdler, le 13 juin 2012

    IreneAdler
    L'histoire officielle britannique ne compte quasiment pas de femmes entre le 16è et le 19è siècle (il en va probablement de même en France). de même qu'en littérature. Pourquoi, demande Woolf. Parce qu'elles n'ont ni temps, ni argent, ni place à elles seules.
    La situation évolue lentement à partir du 19è siècle, mais la plupart des textes restent marqués par l'amertume de n'être que d'éternelles mineures ; à moins de finir sa vie dans la solitude. La plupart des femmes écrivains brûlent de l'intérieur. Woolf espère que le 20è siècle permettra aux femmes de s'émanciper de cette violence et de trouver des codes pour un roman féminin, dans le bon sens du terme : qu'il soit, dans l'esprit des critiques, des universitaires et du public, égal à celui des hommes. Égal mais différent.
    Un essai un peu dépassé actuellement, puis que les femmes sont entrées aussi bien dans l'histoire que dans la littérature. Et que les attaques sexistes ont presque disparues (maintenant, il y a du répondant en face).
    Il reste intéressant néanmoins pour avoir un aperçu de la difficulté qu'ont eu les femmes pour exister en littérature, les difficultés, à l'orée des années 1930 à réunir des fonds pour leur permettre de faire des études universitaires. Ce que l'on conçoit mal maintenant.
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    • Livres 5.00/5
    Par Chinchilla, le 12 mars 2013

    Chinchilla
    De Virginia Woolf, je connaissais Mrs Dalloway, qui m'avait laissée un peu circonspecte. Il y a bien Orlando qui patiente sagement, oublié sur une étagère depuis quelques années mais ça s'arrêtait là. Cet été, j'ai lu la biographie de Viviane Forrester qui a au moins eu le mérite de me donner envie de lire à nouveau Virginia Woolf. C'est comme ça que la semaine dernière, de passage chez mes parents et faisant ma visite habituelle à la librairie de la ville, je suis tombée sur Une chambre à soi. Je l'ai lu en voiture, sur le chemin du retour et je peux annoncer officiellement que je suis réconciliée avec Virginia Woolf et même que je l'aime d'amour !
    Dans ce petit livre, Virginia Woolf, à qui on a demandé de réfléchir sur les femmes et le roman en vient à la conclusion qu'il est impossible pour une femme d'écrire correctement si elle n'a pas un minimum de caillasse et un endroit à elle où elle peut écrire sans qu'on vienne l'emm*rder toutes les deux minutes. Bon, elle ne le dit pas comme ça, évidemment (et heureusement !^^) mais c'est l'idée.
    Virginia nous balade dans une petit voyage dans une université où la narratrice se fait jeter de la bibliothèque parce qu'elle est une femme, où elle rend visite à une amie qui enseigne dans une collège pour jeunes filles qui a eu bien du mal à voir le jour tellement il a été difficile de réunir des fonds, elle se rend ensuite au British Museum pour faire quelques recherches et se rend compte qu'il y a un nombres important d'ouvrages écrits par des hommes, sur les femmes, souvent contradictoire mais tous à peu près d'accord quant au fait que les femmes sont inférieures aux hommes. La preuve, le nombre d'auteurs femmes est bien mince à côté des rayonnages entiers de chefs d'œuvres écrits par des hommes. D'ailleurs, il n'y a pas d'équivalent féminin à un Shakespeare. Et là, Virginia Woolf nous explique ce qui serait arrivé à une hypothétique sœur du barde pourvue du même génie que son frangin. Ben, en gros, au lieu d'aller à l'école, elle aurait raccommodé des chaussettes pour qu'ensuite on la marie de force, et si comme son frère Bill elle s'était enfuit à Londres, elle n'aurait jamais pu entrer dans un théâtre, encore moins devenir actrice, quant à auteur, n'y pensons pas, elle serait morte jeune, dans le dénuement, sans avoir pu exprimer son génie littéraire. Rien que pour cet exposé, je vénère désormais Virginia Woolf. Et comme ensuite elle a dit tout le bien qu'elle pensait de Jane Austen, je l'aime encore plus. D'ailleurs, son idée que les femmes écrivains issues de la bourgeoisie au XIXe ont écrit des romans vient du fait qu'Elles devaient écrire dans le salon commun, jamais seules, interrompues sans arrêts, une situation ne permettant pas de s'adonner à la poésie ou de se lancer dans la rédaction d'une pièce de théâtre me semble très juste.
    J'ai lu ce livre en français mais je n'ai pas bloqué sur la traduction de Clara Malraux qui a très bien restitué le style de l'auteur et l'ironie du texte.
    D'ailleurs au-delà des femmes dans la littérature, c'est bien de la condition des femmes en général et de leur subordination aux hommes dans une société patriarcale qu'il est question dans ce livre, avec également un aspect social : difficile d'écrire quand on est pauvre, qu'on soit homme ou femme.

    Lien : http://celtictwilight.hautetfort.com/archive/2013/03/04/une-chambre-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Topinambulle, le 08 mars 2013

    Topinambulle
    En cette journée internationale de la femme, j'avais envie de vous parler de Une chambre à soi de Virginia Woolf.
    Publié pour la première fois en 1929, ce texte est basé sur deux conférences que Virginia Woolf donna devant des étudiantes de Cambridge sur le thème « les femmes et la fiction ».
    Dans cet essai, elle en vient à la conclusion qu'une femme qui désire écrire doit posséder de quoi vivre, du temps et Une pièce à soi.
    Ce livre, à mi-chemin entre essai et roman, m'a appris beaucoup de choses sur le destin des premières femmes écrivaines en Angleterre.
    Elles étaient au départ issues de familles nobles, comme Lady Winchelsea et Margaret Cavendish. À cet époque, l'écriture féminine était reléguée au statut de simple passe-temps. Puis, Aphra Behn marque un tournant en devenant la première dame anglaise rémunérée pour son travail. Grâce à elle, les femmes réalisent qu'Elles peuvent gagner de l'argent en écrivant.
    J'ai également été surprise d'apprendre que Jane Austen rédigeait ses romans dans un salon commun, en cachant ses manuscrits dès qu'une personne entrait dans la pièce.
    Instructif et teinté d'une belle touche d'humour, ce texte fait réfléchir, sans être trop lourd. Pour conclure, Virginia Woolf incite les femmes à prendre la plume. Pour publier des romans, bien sûr, mais également des récits de voyage, de la philosophie, de la poésie.

    Lien : http://leslecturesdetopinambulle.blogspot.ca/2013/03/une-chambre-soi..
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    • Livres 4.00/5
    Par Anadeis, le 20 novembre 2010

    Anadeis
    Cet essai, basé sur plusieurs conférences qu'a données Virginia Woolf en 1929, a pour sujet la femme et le roman. Elle s'interroge sur l'absence d'auteures féminines alors que les romans écrits par les hommes foisonnent d'héroïnes féminines. Selon elle, les femmes ont besoin de deux éléments indispensables si elles veulent écrire : avoir une chambre à elles qu'elles peuvent fermer à clé et disposer de 500 livres de rente par an qui lui permettront de vivre sans souci. Ainsi l'épanouissement littéraire et créatif ne peut être possible que si la femme possède un espace privé et une sécurité financière. Bien au-delà de la question du lien entre la femme et le roman, l'auteure nous parle plus largement de la place que la femme occupe dans la société. Contrairement aux hommes, les femmes, réduites aux travaux ménagers et à l'éducation des enfants, ne peuvent guère puiser dans leur vie pour écrire un roman. Mais loin de critiquer la gent masculine, ce qui est appréciable, Virginia Woolf préfère s'intéresser aux origines mêmes de l'inégalité qui existe entre les deux sexes. Tout au long de son récit, elle fait référence à de nombreuses femmes telles les romancières Jane Austen et Charlotte Brontë ou encore à la sœur hypothétique de Shakespeare.
    Cet essai, écrit dans un style qui mêle ironie, colère et douceur, ressemblerait presque à un roman. Cette œuvre à la croisée des genres, réunissant la prose et des passages extrêmement poétiques, est un vrai régal à la lecture. On peut ne pas être en accord avec la totalité des opinions de l'auteure mais on reste subjugué par l'incroyable modernité de son récit. Bien qu'ayant été écrit il y a presque un siècle, son sujet est malheureusement toujours d'actualité.
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  • Par keisha, le 11 juin 2010

    keisha
    "Hélas une femme qui entreprend d'écrire
    Comme une créature si présomptueuse est considérée,
    Que sa faute ne peut être par aucun mérite compensée.
    Ils nous disent que nous nous trompons de sexe et de voie;
    Bonnes manières, mode, danse, toilette, jeu,
    Voilà les talents que nous devrions briguer
    Écrire ou lire, ou penser, ou nous instruire,
    Ternirait notre beauté et épuiserait notre temps,
    Et interromprait les conquêtes de notre printemps,
    Alors que l'ennuyeuse besogne de gérer une maison asservie,
    Est tenue par certains pour notre art suprême et notre utilité."
    Ce poème est de Lady Winchelsea (née en 1661, noble,sans enfants)
    Au cours de la lecture de L'art du roman, s'était posée la question de savoir pourquoi il y a eu pas ou peu de femmes écrivains, disons avant le 18ème ou 19ème siècle. Les noms de Louise Labbé et Madame de la Fayette avaient été cités pour la France, mais quant à l'Angleterre, pas de réponse. Ici, dans cette conférence donnée à Cambridge à des étudiantes en 1928, Virginia Woolf aborde le sujet "la femme et le roman" et révèle le nom de quelques femmes ayant écrit poésie ou courriers de quelque valeur littéraire.
    Mais pour elle, clairement et abruptement, "il est nécessaire d'avoir cinq cents livres de rente et une chambre dont la porte est pourvue d'une serrure, si l'on veut écrire un oeuvre de fiction ou une oeuvre poétique." Jane Austen écrivit ses romans dans un salon commun (quelle merveilleuse plate-forme d'observation, aussi!) en ne laissant pas soupçonner la teneur de son occupation; remarquons en passant : romans mais pas poésie.
    Au cours d'une journée fictive à "Oxbridge" Virginia Woolf retrace la vision de la femme dans les écrits des hommes, les obstacles qu'elles ont dû franchir pour parvenir à écrire des romans. Ce n'est pas un sec pamphlet féministe, mais une belle promenade à travers des siècles de littérature, un aperçu de ses idées sur le roman, sur les romancières du 19ème siècle, le tout d'une manière sensible et incisive, où j'ai retrouvé son humour subtil.
    "Il est dans la nature des biscuits d'être secs et ceux-ci étaient biscuits jusqu'en leurs moindres parcelles."

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-une-chambre-a-so..
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Citations et extraits

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  • Par Nadael, le 25 janvier 2011

     Enlevez toute protection aux femmes, exposez-les aux mêmes efforts, aux mêmes activités que les hommes, faites-en des soldats, des marins et des mécaniciennes et des docteurs, et les femmes ne mourront-elles pas si vite et si jeunes qu'on dira : « J'ai vu une femme aujourd'hui », comme on disait autrefois : « J'ai vu un avion ». Tout pourra arriver quand être une femme ne voudra plus dire : exercer une fonction protégée, pensais-je, ouvrant ma porte.
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  • Par Nadael, le 25 janvier 2011

    Les difficultés matérielles auxquelles les femmes se heurtaient étaient terribles ; mais bien pires étaient pour elles les difficultés immatérielles. L'indifférence du monde que Keats et Flaubert et d'autres hommes de génie ont trouvée dure à supporter était, lorsqu'il s'agissait de femmes, non pas de l'indifférence, mais de l'hostilité. Le monde ne leur disait pas ce qu'il disait aux hommes : écrivez si vous le voulez, je m'en moque...Le monde leur disait avec un éclat de rire : Ecrire ? Pourquoi écririez-vous ?
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  • Par Donna22, le 06 mai 2012

    En imagination, elle est de la plus haute importance, en pratique, elle est complètement insignifiante. Elle envahit la poésie d'un bout à l'autre ; elle est, à peu de chose près, absente de l'Histoire. Dans la fiction, elle domine la vie des rois et des conquérants ; en fait, elle était l'esclave de n'importe quel garçon dont les parents avaient exigé qu'elle portât l'anneau à son doigt. Quelques unes des paroles les plus inspirées, quelques unes des pensées les plus profondes de la littérature tombent de ses lèvres ; dans la vie pratique elle pouvait tout juste lire, à peine écrire, et était la propriété de son mari.
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  • Par KarineBellocq, le 01 mai 2010

    Tous ces siècles, les femmes ont servi de miroirs, dotés du pouvoir magique et délicieux de refléter la figure de l'homme en doublant ses dimensions naturelles.

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  • Par Austral, le 01 mai 2012

    Ni louange ni blâme ne signifient rien. Non, quelque délicieux que puisse être le divertissement de faire des évaluations, c'est la plus vaine de toutes les occupations et se soumettre aux décisions des distributeurs de bons et de mauvais points, la plus servile des attitudes. Ecrivez ce que vous désirez écrire, c'est tout ce qui importe, et nul ne peut prévoir si cela importera pendant des siècles ou pendant des jours. Mais sacrifier un cheveu de la tête de votre vision, une nuance de sa couleur, par déférence envers quelque maître d'école tenant une coupe d'argent à la main ou envers quelque professeur armé d'un mètre, c'est commettre la plus abjecte des trahisons ; et la perte de tous les biens et celle de la chasteté, pertes dont on disait jadis qu'elles étaient les plus grands désastres connus des humains, ne sont que simple piqûre de puce en comparaison.
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La chronique de Gérard Collard - Virginia et Vita 2
Virginia et Vita de Christine Orban aux éditions Albin Michel En 1927, Virginia Woolf et son mari éditeur Léonard vivent à Monk's House dans la campagne du Sussex. Elle vient de publier "La Promenade au phare" et vit une passion tourmentée avec Vita Sackville-West, aristocrate et romancière elle aussi, qui se partage entre l'immense château paternel de Knole et Long Barn, la demeure de son époux Harold. La fascination que ressent Virginia pour Vita, l'opposition entre son milieu bohême et la vieille aristocratie anglaise l'amènent à prendre pour sujet de son nouveau roman l'excentrique Vita qui n'a pour règle que le plaisir de l'instant. Ainsi naît Orlando, homme et femme à la fois, de l'amour et de la frustration, de la jalousie et de la complicité de deux femmes exceptionnelles. Virginia va métamorphoser sa relation amoureuse en création littéraire. Vous pouvez commander "Virginia et Vita" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com











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