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Et pourquoi ?
  18 février 2018
Et pourquoi ? de Michel Van Zeveren
La crèche a raconté cette histoire à mon fils de 2 ans et demi qui a été très inquiet le soir dans sa chambre...

Il m'a demandé un couteau???

Ben pourquoi! "Pour ouvrir le ventre" m'a t'il répondu!!!

Et ensuite, si un chasseur était dans la maison...???

Bref!

Après discussion avec l'école, et lecture du livre, pour ma part, il est le culte du suicide par agacement et mal-être et la découverte du Hara Kiri!

A proscrire!!!!!
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La rose de Saragosse
  18 février 2018
La rose de Saragosse de Raphael Jerusalmy
Ça commence comme Le nom de la rose. Du moins dans le lointain souvenir que j’en ai. Et si vous êtes comme moi, cela ne doit pas manquer de vous émoustiller...

Nous sommes en 1485, dans la grande cathédrale de Saragosse, et l’inquisiteur de la ville est sauvagement assassiné. Une enquête est lancée par Torquemada lui-même pour découvrir les coupables et couper immédiatement cours à tout ce qui pourrait faire vaciller l’autorité de l’Eglise. Ici s’arrête pourtant la similitude (en dépit du titre, qui fait furieusement écho à celui du roman d’Umberto Eco), en raison du style et du format choisis. Là où l’Italien entraînait son lecteur dans une flamboyante enquête aux multiples rebondissements qui tenait son lecteur en haleine, Jerusalmy opte pour une forme d’épure, tout en retenue et en sobriété.



L’urgence à démasquer les coupables croît avec la publication de gravures caricaturant Torquemada, menaçant ainsi plus gravement encore le pouvoir qu’il prétend incarner. C’est pourquoi celui-ci fait appel à des «familiers», sortes de mercenaires vendant leurs services au plus offrant. Angel de la Cruz, noble déchu, au physique plus que rebutant, constamment flanqué d’un terrifiant molosse, est de ceux-là.

Lorsqu’il se rend chez Ménassé de Montesa, un «converso» - un juif converti - pour les besoins de son enquête, le contraste qu’il offre avec cette famille raffinée et cultivée, en particulier avec la gracieuse Léa, est plus que saisissant. Tout semble devoir les séparer.



Mais ils nourrissent une même passion pour le dessin et la gravure. L’un d’eux a-t-il à voir avec ces portraits satiriques qui se multiplient dans la ville ?



Jerusalmy met en place une intrigue subtile, qui révèle toute la portée subversive et contestataire de l’art. Mais le jeu peut se révéler dangereux. Les images ont un pouvoir d’une puissance insurpassable qu’il faut savoir manier, au risque d’en être soi-même victime. Certains, à l’aube de la Renaissance, n’hésiteront cependant pas à s’en emparer...
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En camping-car
  18 février 2018
En camping-car de Ivan Jablonka
Mitigée...Très...





Je suis incapable de dire ce que ce document a suscité chez moi.





J'ai aimé les souvenirs égrenés, les itinérances, les "éclairs d'enfance heureuse", la réminiscence des agacements, des attendrissements.





Mais je n'ai pas aimé les considérations sociologiques, le constant rappel à la judéité (si on vadrouille en camping-car c'est grâce ou à cause de nos origines juives... que pourraient dire les générations de gamins élevés en mode hippie en combi VW qui seraient cathos ou même athées ?? j'ai fini par trouver le côté "juif errant" un peu incongru), et le côté un peu décousu de la narration, sautant parfois du coq (grec) à l'âne (marocain), comme si l'ensemble manquait de construction et de structure...





Ça se lit vite, ça n'est pas déplaisant (loin de là !!) mais on se demande souvent où Ivan Jablonka veut nous conduire, au volant de son van chargé de souvenirs...



Mais, à vrai dire, cet essai oscillant entre souvenirs d'enfance (très personnels) et étude sociologique non approfondie manque de souffle et surtout, ne parvient pas à faire la différence entre les deux genres. Ni un essai, ni un regard autobiographique, un peu des deux (ou trop !).





L'impression d'être invitée chez son voisin pour regarder des diapos de vacances !
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Couleurs de l'incendie
  18 février 2018
Couleurs de l'incendie de Pierre Lemaitre
Je n'ai pas pu m'empêcher, en lisant ce nouvel opus de Pierre Lemaître, de le comparer aux feuilletons qui paraissaient dans les journaux au siècle dernier ! C'est vivant et bondissant, sans aucun temps mort, c'est Dumas qui ressuscite !





Au cœur de l'intrigue, Madeleine Péricourt, mal mariée dans Au revoir, là-haut, personnage a priori un peu fade, jeune bourgeoise effacée, et qui devient tout à coup une femme finaude, parfois calculatrice et qui rumine sa vengeance.



Il n'y a pas que les personnages principaux qui sont forts, tous les intervenants qu'on pourrait penser secondaires sont brossés à la perfection, suscitant empathie ou antipathie, trouvant la juste place dans une intrigue souvent fascinante !





J'ai été séduite, j'ai adoré, j'ai dévoré les 544 pages d'une traite, captivée par cette photographie de la France des années 30, entre folie et déliquescence, avec en toile de fond une pais européenne sur le fil.







Et évidemment, j'attends avec impatience le tome 3 !
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Les fantômes du vieux pays
  18 février 2018
Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill
Voici le premier roman de Nathan Hill, Les fantômes du vieux pays ! Un pavé de 700 pages, une fresque de vie aux Etats-Unis qui couvre plusieurs décennies jusqu’à notre époque, les différentes strates du passé se chevauchant. Ajoutez à cela un voyage en Norvège dans le présent et le passé, un nombre de personnages assez impressionnants dont le narrateur nous fait découvrir tour à tour le point de vue… Vous comprenez pourquoi les critiques parlent de roman ambitieux et de jeune prodige à propos de son auteur.



Cet enchevêtrement de faits, d’Histoire avec un grand H, la guerre du Vietnam, les révoltes féministes, Mai 68 et les émeutes de Chicago, le 11 septembre, tous ces faits historiques entremêlés à la petite histoire des vies médiocres marquées par la peur de l'échec, par le sentiment d’abandon, est assez ahurissant et vous laisse pantelant. Un chaos que l’écrivain parvient pourtant à mettre en ordre car il y a du génie dans ce roman même si parfois il y a aussi quelques faiblesses.



En tout cas, je l’ai lu avec beaucoup de plaisir, rapidement, et de temps en temps en me tordant de rire ! Mais le rire, il faut bien le dire a toujours un arrière-goût amer et ironique car il dénonce les travers de notre société ou les blessures secrètes des personnages. Ainsi l’on rit des déboires de Samuel, le personnage principal du roman, écrivain raté, professeur d’un petite université, de ses démêlés avec Laura, son étudiante, on rit de ses pleurs incessants et incontrôlables, mais l’on est en empathie avec lui, avec son enfance traumatisée par le départ de sa mère, et par son amour perdu, Bethany. Et que dire de son ami Pawnage si addict aux jeux vidéos qu’il ne vit plus dans la vie réelle et manque en mourir. Il y a là, à la fois, la critique d’une société qui finit par vivre par procuration sur écran interposé, mais aussi toute la tragédie de la solitude et de l’échec.

La satire de la société américaine actuelle est donc bien menée avec ses jeux de pouvoir entre républicains et démocrates, avec ces politiciens véreux, ces hommes de « culture » comme Periwinkle, l’éditeur de Samuel, qui ne pensent plus littérature mais argent et rentabilité. Nathan Hill n’est pas plus tendre avec la société des années soixante. La condition féminine y est décrite dans toute son horreur et c’est la mère de Samuel, alors lycéenne et étudiante qui en est marquée à jamais. Les hommes politiques n’hésitent pas à mener un jeu trouble en attisant la contestation et en ordonnant de tirer sur les étudiants. La lutte contre le racisme et la ségrégation se solde par l’assassinat de Martin Luther King.



Un roman qui a donc de grandes qualités même si parfois le récit présente des longueurs ou un trop plein ! C’est le défaut propre à un premier roman : on sent que l’écrivain veut tout dire là où il pourrait parfois suggérer ou élaguer!

D’autre part, j’ai trouvé la fin un peu trop consensuelle : les réconciliations de Faye avec son père, de Samuel avec sa mère, avec Bethany. Bien sûr, Samuel a grandi car il s’agit aussi d’un roman d’initiation mais cette « morale » qui dit que l’on doit s’efforcer de comprendre les autres, m’a paru plutôt démonstrative.

Mais pour ne pas rester sur cette note négative, je veux terminer en soulignant la maîtrise de Nathan Hill dans l’écriture de sa comédie humaine. Le roman est agréable à lire, on s’attache aux personnages, on apprécie l’humour corrosif, et l’on découvre ou l’on revit, pour les plus âgés, les évènements des cinquante dernières années des Etats-Unis qui sont aussi un peu notre histoire..


Lien : https://claudialucia-malibra..
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Mâcher la poussière
  18 février 2018
Mâcher la poussière de Oscar Coop-Phane
Le baron Stéphano est assigné à residence pour avoir tué un jeune adolescent, fils d'un mafieux de Palerne. La prison sans barreaux, la mort forcemment au bout mais avant la découverte du désir, de l'amour. Et les débauches, la trahison, ces trajets en ascenseur qui sont à eux mêmes de longs voyages. On sort de l'hotel pour mieux y revenir.
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La dévoration
  18 février 2018
La dévoration de Nicolas Estienne d'Orves
Quel objet littéraire étrange....J'ai beaucoup aimé certains passages, notamment l'aspect historique de la famille Rogis, mais la fin du livre, centré sur la dévoration, le cannibalisme, très peu pour moi. Je n'ai pas eu la force de lire ces pages.

Cependant le style de l'auteur m'a plu, je lirai d'autres choses moins trash de lui...
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Les enfants-loups, Ame & Yuki, tome 2
  18 février 2018
Les enfants-loups, Ame & Yuki, tome 2 de Mamoru Hosoda
Après un premier tome majoritairement basé sur Hana, c'est sur Ame et Yuki que se concentre cette suite des Enfants loups. Les deux petits grandissent (trop) vite et sont maintenant en âge d'aller à l'école, ainsi que de se mêler aux autres.



Toujours aussi touchante et poétique, cette histoire nous entraîne au fil des pages dans un univers soigneusement mis en valeur par la beauté des dessins et la tendresse qui émane du scénario. Les personnages nous émeuvent, aussi bien Hana qui voit grandir ses enfants, qu'eux-mêmes, dont les différences se creusent.



Si Yuki s'épanouit en allant en classe et en se liant à d'autres filles, aidée en cela par son incantation qui devient vite une mignonne ritournelle, Ame est quant à lui de plus en plus introverti. Il ne se fait pas à l'école, préférant apprendre par ses propres moyens et appréciant davantage la compagnie d'un vieux loup solitaire, dans le zoo où Hana a trouvé un travail, que celle des humains.



L'histoire prend un tournant radical en fin de tome, où l'évolution des personnages laisse place au suspens avec l'arrivée d'un nouvel élève dans la classe de Yuki, qui pose des questions dérangeantes et qui insiste lourdement alors qu'elle-même cherche à l'éviter, au point de commettre l'irréparable.



C'est avec beaucoup de plaisir que je me plongerai dans le troisième et dernier tome des Enfants loups, afin de découvrir la conclusion de ce superbe manga et le destin de cette famille aussi extraordinaire qu'attachante.
Lien : http://leslecturesdelietcyrl..
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Le Noël de Petit Lapin
  18 février 2018
Le Noël de Petit Lapin de Harry Horse
Belle histoire avec un message humaniste, très joliment illustrée, le tout dans un style un peu rétro que j'affectionne. En somme, un livre d'enfants parfait!
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L'attrapeur d'ombres : La vie épique d'Edward..
  18 février 2018
L'attrapeur d'ombres : La vie épique d'Edward S. Curtis de Timothy Egan
Peu de livres dans ma longue vie de lectrice assidue, m'ont laissé une impression aussi forte. Babelio trouve tout son sens pour moi lorsque cela arrive.

Comment ne pas partager l'émotion que m'a donné la lecture de la vie de cet homme hors normes ?

Thimothy Egan s'est lancé dans une croisade pour faire (re)découvrir la vie d'Edward S. Curtis.

Ce photographe américain du début du 20ème siècle s'est donné la tâche oh combien immense, à l'échelle d'un presque continent, de photographier, enregistrer, filmer (au fur et à mesure des évolutions technologiques) les derniers indiens d'Amérique.

Certaines tribus en 1905 ont pratiquement disparues, la situation d'autres, confinées sur des territoires qui n'étaient pas les leurs, sont au bord de la famine, leurs enfants leurs sont arrachés, leurs cultes (comme la danse du soleil ou celle des serpents) interdits alors que la liberté de culte est suivie partout et pour tous aux USA, leurs cheveux longs doivent être coupés, certains vêtements aussi sont interdits.

La politique d'éradication de "l'indien d'Amérique" bat son plein au début de ce siècle à l'évolution industrielle fulgurante.

Le temps est compté pour le photographe.

Il va sillonné l’Amérique des plaines, des lacs, des déserts et des montagnes du Nouveau-Mexique jusqu'à l'Alaska pour retrouver les quelques 80 tribus encore là, vivantes sur le sol Américain, sinon préservées.

Les Sioux, les Crows, les Cheyennes, les Hopis, les Yumas, les Papagos, les Kwakiutls, les pimas, les mojaves, les zunis, les acomas, lesShalishans sont quelques unes des tribus visitées par Curtis, il y fera de longs séjours, il y sera accepté quelques fois, ou simplement toléré, mais toujours il arrivera à photographier ces visages, ces rites, ces modes de vie, ces croyances qui disparaissent si vite.

Thimothy Egan nous retrace avec beaucoup d'humanité la vie, puis le combat d'un des rares sinon le seul homme de cette époque qui comprend que si ce travail n'est pas fait, l'humanité perdra une part importante d'elle-même.

L'ouvrage est parsemé de descriptions de quelques -unes des plus belles photos de Curtis.

Voici pour vous un lien qui vous permettra d'en voir quelques-unes

http://blog.grainedephotographe.com/the-north-american-indian-photographe-edward-curtis/

Les contemporains de Curtis ont été frappés par la beauté du travail et la profonde humanité rendu par les visages de ces hommes, femmes et enfants, dont on sent même près d'un siècle plus tard, la douleur d'un monde perdu à jamais, sourdre de leurs regards.

Il me semble important de finir, en vous précisant qu'en 1990, les Hopis ayant pu acheter le volume original qui leur était entièrement consacré (à plusieurs milliers de dollars) ont pu ainsi commencer à retrouver leurs racines perdues depuis plusieurs générations,(costumes, rites religieux, méthodes de chasse, art) au point même de retrouver leur langue,Curtis ayant glissé un glossaire complet en hopi/américain......
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Cinq minutes et des sablés
  18 février 2018
Cinq minutes et des sablés de Stéphane Servant
Billet d'Apolline (7ans et demi) dans le blog de sa grand-mère : Ma librairie

Une petite Vieille ( c’est son nom) allait mourir mais madame la Mort vient la voir pour l’amener.

« Le temps de changer de chaussures et je suis à vous » dit la petite Vieille et elle lui prépare un petit thé de chine bien corsé et des bons sablés. Après le chat vient, alléché par l’odeur des sables, la petite voisine, puis Monsieur Igor et tous les voisins du quartier. Tous ensemble ils dansent, ils chantent et madame la Mort aussi. Au moment de partir, madame la mort est trop fatiguée et elle part sans elle. Elle lui conseille : profite bien du temps qui passe » je reviendrai .



Mes phases préférées :

"Cinq minutes de plus ou cinq minutes de moins, quelle importance ? "cette phrase me plaît beaucoup parce qu’elle est amusante, parce qu’elle est répétée plusieurs fois et ça rappelle le titre.

"Vous resterez bien cinq minutes , je vais faire des sablés."

Tout m’a plu dans ce livre. C’est un coup de coeur. Parce que au lieu d’attendre la mort, la Petite Vieille joue avec le chat, elle joue à la marelle avec la petite, elle grignote de sablés, elle danse avec Monsieur Igor. La leçon du livre, c’est que, au lieu d’attendre tristement la mort, il faut profiter de la vie.

Ce qui m’a plu aussi, c’est qu’à la fin du livre il y a la recette des sablés au gingembre. J’ai essayé de les faire avec mon papa mais sans gingembre parce qu’on n'en avait pas et je l’aime pas trop.

Bravo pour Irène Bonacina : ses dessins sont trop trop trop trop trop beaux !!!!!!!!!!!!!! Ils sont gais. Madame la Mort est belle, elle ne fait pas peur.



L'avis de la grand-mère :





Cinq minutes de plus ou cinq minutes de moins, quelle importance ? cette phrase eme plaît beaucoup parce qu’elle est amusante parce qu’elle est répétée plusieurs fois. Ca rappelle le titre.

Tout m’a plu dans ce livre. C’est un coup de coeur. Parce que au lieu d’attendre la mort , la petite vieille joue avec le chat, elle joue à la marelle avec la petite, elle grignote de sablés, elle danse avec Monsieur Igor. La leçon du livre x c’est que au lieu d’attendre tristement la mort, il faut profiter de la vie.

Ce qui m’a plu aussi c’est qu’à a la fin du livre il y a la recette des sablés au gingembre. J’ai essayé de les faire des sablés sans gingembre parce qu’on en avait pas et je l’aime pas trop.

Bravo pour Irène Bonacina : ses dessins sont trop trop trop trop trop beaux ! !!!!!!!!!!!!! Ils sont gais. Madame la Mort est belle, elle ne fait pas peur.



L'avis de la grand-mère :

Je n'aurai peut-être pas osé offrir un livre sur la mort à ma petite fille mais à voir combien elle a aimé ce livre et tout ce qu'elle en a retiré, j'aurais eu tort. Voilà une manière douce, pleine de joie et d'humour, pour aborder ce thème avec des enfants. Comme le dit Apolline, la mort ne fait pas peur car l'illustratrice la représente aux antipodes de la figuration traditionnelle, effrayante et menaçante, mais au contraire avec une silhouette gracieuse, dans une tenue de coquette. Elle n'est pas animée de mauvais sentiments, elle aime les gens et les animaux mais on y apprend qu'elle est inéluctable. Elle reviendra obligatoirement un jour et c'est pour cela qu'il faut aimer la vie et tout ce qu'elle a de bon, les amis, les enfants, la musique, la danse, les animaux et, bien sûr ... les sablés !

La vie prend des couleurs ensoleillées, le mouvement de la danse et le son du violon- et oui, on croit l'entendre - rythment les illustrations de ce très beau livre.










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Le serpent
  18 février 2018
Le serpent de S. Dagerman
Parfois le hasard fait bien les choses. Pour choisir ce roman, j'ai utilisé une de mes techniques: je me ballade dans les rayons de la bibliothèque et pose ma main au hasard sans regarder sur un des livres. Cela m'a ainsi permis de découvrir un auteur suédois, très connu dans son pays mais moins hors de ses frontières et dont la carrière se sera interrompue brutalement par son suicide à seulement 31 ans.



Le Serpent est son premier roman et on y sent déjà d'énormes qualités. J'ai senti une parenté avec Faulkner (gros compliment dans ma bouche !) et la postface m'a confirmé son admiration pour cet auteur contemporain de son époque même si tout de même son aîné. Son style qui cherche à décrire par un flot continu les discussions, le décor et les pensées des personnages peut être rapproché du "courant de conscience" du grand auteur américain.



Pour son premier roman, il a également la sagesse de choisir un milieu qu'il connait bien (les casernes où il vient d'effectuer son service) et de scinder le roman en plusieurs histoires distinctes, plus faciles à maîtriser pour un jeune auteur (22 ans à la sortie du livre) sans expérience.



Son âge est celui aussi du désespoir qui remplit l'ensemble des personnages du roman. C'est moins celui de la culpabilité qui pourtant inonde toute l’œuvre, et que j'ai découvert dans la postface être celle de sa génération suédoise, "contrainte" à la neutralité pendant la Seconde Guerre Mondiale, protégeant juste leur frontière face à l'ogre nazi sans jamais l'affronter. Ce roman permet en tout cas de découvrir un auteur qui serait sans doute devenu majeur et référence si ses démons l'avaient laissé vieillir.
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Ivre de toi
  18 février 2018
Ivre de toi de Kathleen Brassard
Le commentaire de Céline :

C’est le deuxième livre que je lis de Kathleen Brassard et je peux vous dire qu’il m’a captivé autant que le premier ! Ce deuxième livre est différent du premier ! En effet ! On sait dès le début qui est l’assassin ce qui rend l’enquête encore plus passionnante, car nous avons une entrée directe dans la tête de l’assassin, ses pensées et ses moyens de déjouer la police. Kay, qui avait abandonné la brigade, devra à nouveau la rejoindre avec son associé Julius pour essayer d’enrayer cette vague de crime. Mais, ça ne sera pas facile pour elle ni pour Julius. Encore une fois, Kathleen Brassard a écrit un super roman palpitant ! J’avais décidé de lire celui-ci le soir pour éviter d’être dérangée dans ma lecture, mais, ça été une grosse erreur car je me suis couchée extrêmement tard. Je n’ai jamais été capable de mettre mon livre de côté tant que je n’ai pas vu le mot FIN. Kathleen Brassard a vraiment un don pour ce genre littéraire. Elle aurait fait une très bonne policière, car elle est capable de nous menotter à son livre. Je sais qu’elle a écrit un autre livre et j’espère sincèrement pour moi et les lecteurs et lectrices qu’elle ne s’arrêtera pas là ! Un super thriller que vous devez absolument vous procurer.



Le commentaire de Cathy :

Kay Frarma à quitté son poste d' analyste comportementale au sein du BRE, après les terribles événements qui ont eu lieu 5 ans plus tôt. Elle travaille à son propre compte avec Julius Martinez, ils forment une super équipe, ils dressent les profils psychologiques pour différents clients. Une série de meurtres vont avoir lieu et le lieutenant Abdel va demander l'aide des deux associés, après les meurtres et les disparitions inexpliquées qui vont avoir lieu, l'enquête ne fait que commencer pour découvrir le responsable.

Coup de cœur pour cette deuxième enquête de Kay Frarma.

Ce roman est construit totalement différemment que le précédent, en effet dès le début nous connaissons le responsable des meurtres et enlèvements. Les différents paragraphes sont écrits soit du point de vue de Kay soit du point de vue du meurtrier. Connaître le cheminement du meurtrier est jouissif, voir le moment où tout a basculé, où il ne peut plus se contrôler. Kay me plaît de plus en plus, maintenant qu'elle travaille avec Julius elle est plus sereine, mais on la sent plus fragile malgré tout, elle a tellement peur qu'il arrive quelques chose à son partenaire. Encore une fois, j'ai été happée par l'intrigue, le rythme et le style d'écriture est toujours aussi bon, impossible de lâcher ma lecture avant de connaître la fin. Merci Kathleen Brassard pour ce moment de lecture, je vais de suite lire la troisième enquête de Kay Frarm
Lien : http://lesmilleetunlivreslm...
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Expiation
  18 février 2018
Expiation de Ian McEwan
Voici un roman que je vous recommande de siroter, calé dans un bon fauteuil moelleux. Car il ne s’agit pas ici d’une intrigue qui vous tiendra en haleine, mais plutôt d’un texte d’ambiances, qui prend le temps de nous plonger à la fois dans le cadre de l’Angleterre des années 1935-1940, tout en nous faisant vivre de l’intérieur les sentiments de quelques personnages. Fines descriptions d’une société, fines descriptions d’individus. Un régal d’évasion.



« Expiation » est la troisième étape de ma découverte de Ian McEwan. Après « Solaire », qui m’avait un peu déçu, je voulais continuer à me faire une idée sur cet auteur, qui m’avait impressionné et ravi avec « Sur la plage de Chesil ». Bien m’en a pris, car j’ai retrouvé ici tout le plaisir que m’avait procuré ce dernier ouvrage.



Dans la première partie, l’auteur nous plonge en 1935 dans une réunion de famille bourgeoise anglaise. Briony, 13 ans, persuadée de ses talents d’écrivain, tente de persuader ses cousins d’interpréter la petite pièce qu’elle a composée pour l’occasion; malgré la différence d’époques, ces enfants qui se chamaillent m’ont rappelé les histoires de la Comtesse de Ségur (toujours un petit bonheur, l’évocation d’une lecture d’enfance…). D’autre part, Cecilia, la grande soeur de Briony, fait l’expérience de ses premiers sentiments amoureux avec Robbie; j’ai retrouvé dans ces belles pages la même finesse d’observation et la même pudeur dans la description des sentiments que celles qui m’avaient impressionné dans « Sur la plage de Chesil ». Mais Briony découvre par hasard des gestes de ces amoureux débutants. Elle interprète ces gestes comme une agression et, voulant protéger sa soeur, du haut de sa prétention, monte une machination qui causera un tort immense à Robbie.



La deuxième partie se passe en 1940, sur le front du nord de la France. On y retrouve Robbie en soldat. Il se prépare à rentrer blessé en Angleterre; sa relation avec Cecilia n’est pas éteinte. Ici encore, Ian McEwan centre son récit sur les hommes. On vit leurs souffrances, proches de celles des soldats de la Première guerre. On sent également le désarroi de la population, voyant leur cadre de vie dévasté par les bombardements.



Dans la troisième partie, on est surpris de retrouver Briony en infirmière, dans un hôpital londonien qui se prépare à l’arrivée d’un grand groupe de soldats rentrant du front français. Le texte continue à se centrer sur les personnes, ici les débuts de jeunes infirmières, montrant leur difficulté à concilier compassion et discipline, dans la tradition de Florence Nightingale. Briony est torturée; elle tente de se faire pardonner par Cecilia et Robbie..



Enfin, l’épilogue est une fiction au-dessus de la fiction: on y apprend que le livre que l’on vient de lire a été écrit en 1999 par Briony, qui a retrouvé sa passion de jeunesse. Elle explique qu’elle a dû accommoder le récit de sa vie pour éviter les poursuites des protagonistes. Remarque qui prête à réflexion, elle explique également que ses lecteurs ne l’auraient pas trouvée crédible si elle avait remplacé son happy end par la triste réalité de la vraie fin de l’histoire…



Vous risquez d’être déçus si vous vous focalisez sur la seule intrigue Briony-Cecilia-Robbie: cette intrigue est une sorte de liant entre les trois parties, mais si vous ne voyez qu’elle, vous risquez de trouver qu’il y a beaucoup trop de pages inutiles à l’intrigue. Voyez donc plutôt les trois parties comme trois tableaux de la société de l’Angleterre du début de la Seconde guerre. Et là, vous ne pourrez que tomber sous le charme de toutes les belles pages de description des ambiances et des personnes. Je vous les recommande chaleureusement !



Me voilà donc impatient de découvrir d’autres textes de Ian McEwan. Je suis preneur de vos bons conseils !
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Quand sort la recluse
  18 février 2018
Quand sort la recluse de Fred Vargas
Mon premier Fred Vargas. Jolie découverte. J'adore l'atmosphère. Adamsberg personnage à la personnalité troublante et attachante, perdu dans les méandres de ses pensées. Cela m'a donné envie d'attaquer toute la série .
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Uglies, Tome 2 : Pretties
  18 février 2018
Uglies, Tome 2 : Pretties de Scott Westerfeld
Un deuxième tome plutôt décevant. Je pense qu'on peut le qualifier de tome de "transition". Je m'attendais à beaucoup plus d'actions et de surprises. L'intrigue n'avance pas beaucoup. C'est toujours le même schéma narratif. De plus, des choses m'ont agacée: la répétition des mots "foireux" et "intense" toutes les 3 lignes, le personnage de Tally qui est pleine de bons sentiments mais je trouve que ça ne fonctionne pas? et ce triangle amoureux si prévisible et inefficace. Mais il laisse présager une bonne suite, je l'espère.
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Voyage au Centre de la Terre, tome 1 (manga)
  18 février 2018
Voyage au Centre de la Terre, tome 1 (manga) de Norihiko Kurazono
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Qui es-tu Alaska ?
  18 février 2018
Qui es-tu Alaska ? de John Green
J'ai eu du mal avec ce roman. Après avoir été déçue de "Will et Will", j'ai voulu tenter de rattraper ça avec "Qui es-tu Alaska?". Mais je pense que John Green est un auteur qui ne correspond pas à mes attentes. Ce que je n'ai pas aimé ici principalement, c'est le personnage d'Alaska, pourtant au centre de tout. Je l'ai trouvé tellement cliché et désagréable. Je n'ai pas ressenti de pitié pour elle. Je l'ai trouvé chiante. De plus, je trouve que n'était pas du tout une surprise. L'intrigue souffre avec ce personnage. Je ne l'ai pas trouvé extraordinaire. Néanmoins, j'ai apprécié la seconde partie et les réflexions sur la religion, le deuil...
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Alice au royaume de Coeur, tome 2
  18 février 2018
Alice au royaume de Coeur, tome 2 de QuinRose
Aussi bien que le premier tome, on en apprend un peu plus sur le "mécanisme" de ce monde (je me permet de reprendre le terme très juste d'une critique précédente).

Les personnages se dévoilent peu à peu et s'avèrent être plus "profonds" que ce que leurs accorde leur rôle.
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Le pensionnat des innocentes
  18 février 2018
Le pensionnat des innocentes de Angela Marsons
De quoi ça parle ?

Un squelette d'adolescente est retrouvé enterré aux alentours d'un ancien foyer d'accueil. Peu de temps avant, l'ancienne directrice de l'établissement est assassinée à son domicile, noyée dans sa baignoire. L'inspectrice Kim Stone est chargée de l'enquête et va très vite faire le rapprochement entre les deux affaires. Ancienne pensionnaire de ce genre de foyer, elle va se sentir particulièrement concernée par l'exhumation du squelette, bientôt suivie par d'autres... Kim va alors tout tenter, au mépris des procédures, pour dévoiler les secrets de l'ancien pensionnat et démasquer le meurtrier...



Mon avis :

En lisant la quatrième de couverture, j'ai eu une petite appréhension. L'histoire n'a rien d'originale et le personnage de l'inspectrice Kim Stone me semblait extrêmement caricatural. Mais en me plongeant dans ce policier, je me suis vite prise au jeu et ai oublié mes a priori.

C'est vrai que les histoires tournant autour du thème des adolescentes en difficulté, oubliées de tous, m'intéressent mais quand elles sont accompagnées de meurtres, alors là, c'est plus que tentant, bien que comme écrit plus haut l'auteure n'obtiendra pas le prix de l'idée la plus originale. Mais elle est bien écrite installant un suspense efficace et happant le lecteur rapidement. Les chapitres courts maintiennent cette envie de découvrir la suite.

Les personnages sont comme je m'y attendais stéréotypés mais ne sont pas pour autant trop lisses. Je me suis surprise à m'attacher (un peu) à la super-flic rebelle, personnage principal de l'histoire au tempérament de feu.

Il y'a plusieurs rebondissements dans ce livre, certains très prévisibles et d'autres vraiment surprenants. J'avoue avoir été surprise par l'identité du tueur.

C'est une lecture agréable et plutôt palpitante. L'histoire est bien construite, le suspense est au rendez-vous et c'est un roman qui se lit facilement et rapidement. Si vous souhaitez lire un livre sans prise de tête mais intéressant, alors lisez "Le pensionnat des innocentes". Mais je ne pense pas qu'il vous et me laissera un souvenir indélébile.
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