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L'Affiche Rouge
Liste créée par Pecosa le 19/09/2018
33 livres. Thèmes et genres : seconde guerre mondiale , résistance , occupation , nazisme , collaboration

L’Affiche rouge, placardée massivement sous l'Occupation par la propagande allemande, mentionnait 23 résistants FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans Main-d'Œuvre Immigrée), qui furent exécutés le 21 février 1944.

Leurs noms: Celestino Alfonso, Espagnol, 27 ans/ Olga Bancic, Roumaine, 32 ans/Joseph Boczov, Hongrois, 38 ans/Georges Cloarec, Français, 20 ans/Rino Della Negra, Italien, 19 ans/Thomas Elek, Hongrois, 18 ans/Maurice Fingercwajg, Polonais, 19 ans/Spartaco Fontano, Italien, 22 ans/Jonas Geduldig, Polonais, 26 ans/Emeric Glasz, Hongrois, 42 ans/Léon Goldberg, Polonais, 19 ans/Szlama Grzywacz, Polonais, 34 ans/Stanislas Kubacki, Polonais, 36 ans/Cesare Luccarini, Italien, 22 ans/Missak Manouchian, Arménien, 37 ans/Armenak Arpen Manoukian, Arménien, 44 ans/Marcel Rajman, Polonais, 21 ans/Roger Rouxel, Français, 18 ans/Antoine Salvadori, Italien, 24 ans/Willy Schapiro, Polonais, 29 ans/Amédéo Usséglio, Italien, 32 ans/Wolf Wajsbrot, Polonais, 18 ans/Robert Witchitz, Français, 19 ans.

In Memoriam.



1. L'affiche rouge
Philippe Ganier-Raymond
3.67★ (18)

Ce livre est l'histoire, presque au jour le jour, de ces hommes et d'une femme, Olga, qui portait leurs armes et mourut après eux. C'est l'histoire d'une des nuits les pluls noires, les plus héroïques de la résistance. La nuit des étrangers. A ces hommes et cette femme sublimes, dont la vie jusqu'à ce jour brûlait les yaux et la plume des historiens, le poète Louis Aragon dédia en 1955 un poème immortel : "vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes ni l'orgue ni la prière aux agonisants onze ans déjà que cela passe vite onze ans vous vous étiez servi simplement de vos armes la mort n'éblouit pas les yeux des Partisans..."
2. L'affiche rouge. 21 février 1944
Benoît Rayski
3.73★ (35)

Relate l'affaire de l'Affiche rouge qui mena au peloton d'exécution 23 jeunes hommes, juifs pour la plupart, exécutés par les nazis le 21 février 1944 pour leur appartenance au mouvement FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans français-Main-d'oeuvre immigrée), l'organisation militaire du Parti communiste français pour les immigrés.
3. Anatomie de l'Affiche rouge
Annette Wieviorka
3.83★ (71)

Suggestion de Berthelivre.
4. Les commandos de l'Affiche rouge : La vérité historique sur la première section de l'Armée secrète
Arsène Tchakarian
4.50★ (39)

Fin 1942. Dans Paris occupé par les Allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de jeunes juifs, hongrois, polonais, roumains, espagnols, italiens, arméniens, tous déterminés à combattre pour libérer la France. Dans la clandestinité et au péril de leur vie, les membres de ce groupe vont devenir des héros. Leurs actions : harceler l'occupant, dérailler les chemins de fer, arrêter les dénonciateurs. Les services spéciaux de la police anticommuniste de l'État vichyste, le B1 et le B2 installés à la préfecture de police de Paris depuis août 1942, sous les ordres du chef de la police de la sécurité, et de deux agents, Roger et Albert, infiltrés dans les organisations immigrées, permettent les arrestations des 23 combattants de la première section parisienne de l'Armée secrète, fin novembre 1943. Le 21 février suivant, les membres du groupe de Manouchian sont condamnés à mort. Les nazis vont faire de cette arrestation une propagande outrageuse et placarder des affiches de ces hommes, transformés en criminels, sur les murs du Tout-Paris et dans la France entière : "l'armée du crime". Le jour même, à 15 heures, au mont Valérien, des salves de balles vont cribler les corps de ces résistants. Arsène Tchakarian, dernier survivant de ces clandestins, continue à faire vivre la mémoire de la Résistance et pose la question sans détours. Il donne le nom du coupable, celui qui a sonné la mort de ces compagnons de l'ombre.
5. Au nom de la liberté : Joseph Boczov et Olga Bancic, deux de l'Affiche rouge
Viviane Janouin-Benanti
4.00★ (7)

Février 1944. L'Affiche rouge, montrant les visages de 10 résistants, dont ceux de Missak Manouchian et de Joseph Boczov, est placardée par la Gestapo dans toute la France. Les résistants des FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans, Main-d'oeuvre immigrée) sont dénoncés comme l'armée du crime. Joseph Boczov, de son vrai nom, Ferenz Wolf, ingénieur, commandait le 4e détachement des FTP-MOI chargé du déraillement des trains de la SS et de la Wehrmacht... Il sera fusillé au Mont Valérien le 21 février 1944, à 38 ans. Olga Bancic, ouvrière, faisait du repérage et du transport d'armes pour les FTP-MOI. Déportée en Allemagne, elle sera décapitée par les nazis à Stuttgart le 10 mai 1944, à 32 ans. Maman, elle laissait une petite Dolorès de 5 ans. Ils étaient venus à pied de Roumanie. Joseph pour aider les républicains espagnols contre Franco dans les Brigades internationales. Olga, pour fuir la répression et rejoindre la France, patrie des Droits de l'Homme. Issus de familles juives, tous les deux camarades d'Ana Pauker, ils croyaient que le communisme apporterait le bonheur en Roumanie. De la Roumanie à la France, en passant par l'Espagne, la vie de Joseph Boczov et Olga Bancic est une véritable épopée. Viviane Janouin-Benanti nous la fait revivre dans ce roman palpitant. De formation juridique, politique et santé publique, Viviane Janouin-Benanti a longtemps été membre actif du monde associatif. Elle se consacre maintenant à l'écriture de romans. Passionnée par les histoires vraies, elle a choisi de redonner vie aux protagonistes de grandes affaires criminelles.
6. Avec tous tes frères étrangers - Petite histoire de la résis: Petite histoire de la résistance FTP-MOI
Jean Vigreux
4.29★ (21)

De la MOE aux FTP-MOI. L’entrée dans le XXe siècle est marquée par le fracas des armes. Le choc des impérialismes et des nationalismes, combiné au jeu des alliances, déclenche une guerre sans précédent. À la sortie du conflit, le monde est bouleversé et la France accueille de nombreux immigrés pour se reconstruire. Toutefois, ces immigrés ne sont pas uniquement économiques, mais ce sont aussi des réfugies ou exilés qui viennent dans le « pays des droits de l’homme » pour fuir les persécutions tout au long de l’entre-deux-guerres. Dans cette France, comme ailleurs dans le monde, les espoirs sont nés de la « grande lueur » venue de l’Est avec le succès de la Révolution russe, porteuse, comme le fut la Révolution française, d’un messianisme universel. Le jeune parti communiste et en particulier sa section syndicale, la Confédération générale du Travail Unitaire (CGTU), afin d’affirmer la solidarité internationale de classe des travailleurs, fondent en mai 1923 la MOE (Main-d’œuvre étrangère). En 1932, la MOE devient MOI (Main-d’œuvre immigrée), participant alors à l’intégration de ces nouveaux arrivés. Ainsi la MOI organise la solidarité internationale et locale. C’est pourquoi elle se renforce et trouve un nouvel élan avec l’arrivée du Front populaire s’inscrivant fortement dans la lutte antifasciste et jouant un rôle essentiel dans l’organisation des Brigades internationales. C’est l’origine de ce qui constituera au cours de la Seconde Guerre mondiale le fer de lance de la lutte armée, les Francs-Tireurs et Partisans – Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI), dont le groupe le plus connu est celui de Manouchian, en région parisienne. C’est l’histoire longue de la MOI que propose cet ouvrage jusqu’aux enjeux d’une future panthéonisation.
8. Ils étaient juifs, résistants, communistes
Annette Wieviorka
4.17★ (37)

Ils s'appelaient Victor Zigelman et Henri Krasucki, Sophie Szwarc et Yanina Sochaczewska, Jacquot Szmulewicz et Étienne Raczymow, Paulette Shlivka et Esther Rozencwajg. Le plus jeune, en 1940, avait quatorze ans, le plus âgé moins de trente. Eux ou leurs parents, nés en Pologne ou en Roumanie, étaient venus en France chercher du pain et la liberté, la sécurité aussi croyaient-ils, car tous étaient juifs. Tous également étaient ou devinrent communistes, et résistants organisés au sein de la main-d'oeuvre immigrée (MOI). L'histoire de ces quelques centaines de jeunes gens, enfants de Belleville ou de la rue des Immeubles industriels à Paris, est restée largement méconnue. Pourtant, son importance est déterminante pour la communauté juive elle-même, mais aussi pour l'histoire de la Résistance et de celle, si discutée, du PCF pendant l'Occupation. L'oubli qui les a frappés est d'autant plus surprenant qu'ils payèrent leur action d'un prix démesuré. Seule une minorité en réchappa. De quel poids pesa leur identité juive, qui faisait planer sur eux une menace permanente, par rapport à leur engagement communiste, qui subordonnait tout à la défense de l'Union soviétique ? Ce dilemme fut dramatique pour beaucoup d'entre eux, notamment pour la sulfureuse Lucienne Goldfarb, dite « la Rouquine », dont un destin extraordinaire fit après la guerre une tenancière de maison close amoureuse de l'opéra. Ce portrait de groupe saisissant éclaire une page trouble, héroïque et polémique des années noires, qui continuent de hanter la mémoire collective. Directrice émérite de recherche au CNRS, Annette Wieviorka fut membre de la Mission sur la spoliation des biens des juifs de France, et préside la commission Histoire de l'antisémitisme et de la Shoah de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Spécialiste mondialement reconnue de l'histoire du génocide des juifs et du communisme français, elle a publié Le Procès Eichmann (1989), Déportation et génocide. Entre la mémoire et l'oubli (1992), L'Ère du témoin (1998), Auschwitz expliqué à ma fille (1999), Maurice et Jeannette. Biographie du couple Thorez (2010) et, chez Perrin, À l'intérieur du camp de Drancy, avec Michel Laffitte (2012).
10. Missak
Didier Daeninckx
3.64★ (311)

21 février 1944. A quelques heures de son exécution par les Allemands, Missak Manouchian écrit une lettre bouleversante à sa femme Mélinée. Janvier 1955. Louis Dragère, journaliste à L'Humanité, est missionné par le parti communiste pour retracer le parcours de ce héros de la Résistance à Paris. C'est ainsi qu'il exhume l'ultime lettre de ce communiste arménien engagé, qui contient de nombreux points de suspension, preuves d'une curieuse censure. De rencontres en découvertes d'archives inédites, Dragère comble les blancs au fur et à mesure d'une enquête passionnante où se croisent Jacques Duclos, Louis Aragon, l'ancien chef des Francs-tireurs et partisans Charles Tillon, le peintre Krikor Bedikian ou encore Henri Krasucki. Et se dessine peu à peu le profil étonnant d'un homme bien éloigné de l'image véhiculée par l'Affiche rouge. Daeninckx joue à la frontière ténue qui sépare le romancier de l'historien. Il signe ici le premier livre consacré à la mémoire d'un personnage encore trop peu honoré, Missak Manouchian, héros d'une population immigrée engagée dans la Résistance.
11. Missak, l'enfant de l'Affiche rouge (BD)
Didier Daeninckx
4.28★ (54)

Missak Manouchian est un enfant quand la guerre le pousse à grandir ailleurs, loin de sa terre d'Arménie. En France, il devient l'ami des poètes et des peintres. Il. tombe amoureux de Mélinée. En 1943, avec ses compagnons immigrés, il décide d'entrer en résistance contre la barbarie nazie, au sein du célèbre réseau de l'Affiche rouge. Un combat de tous les dangers pour la liberté.
12. Après nous
Patrick Fort
4.50★ (11)

« Biographie ? Document ? Roman noir ? Un peu de tout cela dans ce court mais poignant récit consacré à Celestino Alfonso, cet « Espagnol rouge » appartenant à l?« Armée du crime » stigmatisée par la célèbre a che de même couleur. Patrick Fort a choisi de nous raconter, à la première personne, les derniers mois de l?existence tragique de ce combattant des FTP-MOI, fusillé à vingt-sept ans au Mont-Valérien. S?il a pris le pari risqué de se glisser dans la peau d?un personnage authentique, il le fait avec un grand souci de vérité historique et une recherche scrupuleuse, et, porté par la personnalité d?Alfonso et la grandeur de son combat, il brosse avec talent et émotion, mais sans pathos, le portrait d?un homme qui sut se dresser contre l?injustice et le fascisme en s?oubliant au profi t du combat collectif. Après Le Tombeau de Tommy d?Alain Blottière, une nouvelle oeuvre indispensable à qui s?intéresse aux héros de l?A ffiche rouge. » Roger Martin
13. Le tombeau de Tommy
Alain Blottière
4.08★ (128)

« J'avais depuis longtemps le désir de réaliser un film sur un héros, un vrai, si possible mort jeune et beau, quand j'appris l'histoire de Thomas Elek, dit « Tommy », un lycéen parisien, Juif hongrois, qui combattit le nazisme aux côtés du groupe Manouchian, et figura sur la fameuse Affiche rouge. En découvrant Gabriel, un adolescent d'aujourd'hui lui ressemblant comme un frère, je crus tenir le comédien idéal pour incarner Tommy, soixante ans plus tard. J'étais loin de me douter qu'au fil du tournage se nouerait entre le défunt et son interprète une intrigue bouleversante, invisible à l'écran. Ce roman secret que je suis encore seul à connaître, le voici. »
14. La mémoire d'Hélène
Hélène Elek
4.33★ (12)

Elle s?appelle Hélène Elek, elle est la mère de Thomas Elek - il a quinze ans lorsque la Seconde Guerre mondiale commence et s?engage dans la Résistance un an plus tard. Au sein des F.T.P.-M.O.I., il participe à plusieurs attentats et déraillements de trains transportant soldats allemands et ravitaillement à leur destination. Mais quelques mois avant que ne soit signée l?Armistice, le groupe est démantelé petit à petit par les Brigades Spéciales jusqu?à ce que tous ses membres soient arrêtés et fusillés - et la seule femme qu?il aime. Elle lui donne tout jusqu?à sa mort, et même après puisqu?elle lui rend hommage en racontant son histoire dans "La mémoire d'Hélène" publié chez Maspéro (1977, épuisé), éditeur issu d?une famille de résistants.
15. Les jeunes et la Résistance
Laurence Thibault (II)
" J'étais devenue agent de liaison, ramenant les plans des défenses côtières, des terrains d'aviation relevés par les résistants du groupe [...]. C'est ainsi que dès mes dix-sept ans, je suis passée de réactions spontanées [...] à une Résistance organisée, silencieuse. Hélas, au printemps 1942, je fus arrêtée à Rennes, ainsi que les treize autres résistants du groupe... La porte sur la vie normale se refermait, et j'allais découvrir un autre monde, celui de la prison, des camps de Ravensbrück.. ", explique Marie-Jo Chombard de Lauwe. Dans cette guerre, ce sont de jeunes, parfois très jeunes, filles et garçons - eux que rien n'avait préparés à se battre, qu'aucune mobilisation ne contraignait -, qui se jettent, indignés, dans le combat pour la liberté et l'honneur de leur pays, jusqu'au sacrifice de leur vie. Si ceux qui survécurent ont peu parlé de leurs actions et des conséquences endurées dans les prisons et dans les camps, ce silence est simplement dû au fait qu'ils ne se sont pas considérés comme des héros.
16. Le sang de l'étranger
Stéphane Courtois
5.00★ (11)

Les immigrés de la M.O.I. dans la Résistance Le Parti communiste a-t-il livré Manouchian et ses camarades ? Jean Jérôme, le financier occulte du parti, ou Boris Holban, le responsable militaire immigré, ont-ils été les instruments de cette trahison ? Voilà, ex abrupto, dans quels termes sommaires la polémique était entretenue ces dernières années sur la contribution des immigrés à la Résistance française. Il fallait débrouiller ces "affaires" ; c'est ici chose faite, force archives judiciaires et policières inédites et témoignages des principaux acteurs à l'appui. Mais reprendre l'enquête, c'était aussi analyser la politique de Vichy, qu'éclairent singulièrement l'organisation et les méthodes des fameuses Brigades spéciales des Renseignements généraux. C'était enfin montrer les tenants et les aboutissants de la stratégie que développe le PCF dans la France des années sombres. De proche en proche, les auteurs repèrent quelques chemins qu'empruntèrent l'intégration des étrangers dans la société française. Une intégration payée du prix du sang.
19. Ils étaient jeunes, juifs et résistants 1940-1945
Gérard Huber
4.50★ (4)

Les témoignages vécus de jeunes Juifs qui se sont dressés les armes à la main face à la barbarie nazieUn jeune officier français organise un maquis juif ; un adolescent lance des bombes ; une jeune fille humilie son bourreau ; un gamin de quinze ans raconte comment il a participé au soulèvement d'un camp de la mort... Ces quatre récits témoignent qu'il y a eu diverses façons de se révolter, mais aussi que toutes disent la même chose à l'oppresseur : il a échoué. Se répondant les unes aux autres pour donner son sens le plus profond au mot "révolte", voici les histoires vécues de héros qui parlent pour tous ceux et celles qui se sont dressés les armes à la main contre la barbarie nazie. Ces textes sont les plus forts parmi ceux qui étaient parus dans Les Révoltés de la Shoah (Omnibus 2010). Au sommaire : - Juifs au combat , par Jacques Lazarus - Thomas Elek, un de l'Affiche rouge (extrait de La Mémoire d'Hélène), par Hélène Elek - Mala, une héroïne à Auschwitz , par Gérard Huber - Sobibor, la révolte oubliée , par Thomas Toïvi Blatt
20. On les nommait des étrangers
Gaston Laroche
Ce livre est le premier qui donne un tableau d’ensemble de la participation des combattants immigrés ci la Résistance française. Son auteur Gaston LAROCHE (Colonel F.T.P.F. Boris MATLINE) a été durant toute l'occupation un des dirigeants de la Résistance immigrée dans notre pays. Il retrace les combats menés sur notre sol par les détachements de partisans étrangers, laissant la parole aux héros mêmes de cette épopée, reproduisant leurs messages d’adieu, citant les communiqués d’opérations, les témoignages directs, les articles de la presse clandestine. Si certaines actions d'éclat font déjà partie de la légende, d'autres sont révélées ici pour la première fois.
21. 16 ans, résistant
Robert Birenbaum
4.71★ (98)

Le lendemain de la rafle du Vel d’Hiv., le 17 juillet 1942, alors qu’il allait rentrer dans l’épicerie familiale, Robert Birenbaum, jeune Français juif de bientôt 16 ans (ses parents sont Français comme lui, bien que nés en Pologne) rencontre sa tante Dora, avenue Secrétan. C’est lui qui raconte : « Elle était jeune, trente-deux ou trente-trois ans, et très belle ; c’était ma tante préférée. Elle me raconta pourquoi mon oncle avait été arrêté et mis en prison. Il était résistant. Sur sa lancée, elle me demanda si elle pouvait avoir confiance en moi. Si je le voulais, elle pouvait me faire entrer en contact avec des jeunes juifs communistes, des résistants. Mais ce devrait être un secret entre nous deux. Jamais je ne devais dire à mes parents qu’elle avait été mon instigatrice. J’acceptais sans hésiter. Elle me fit comprendre en très peu de phrases qu’il était toujours préférable de se battre, de vivre debout et dans la dignité, et de ne pas se coucher devant l’ennemi. Elle avait comme son mari un poste de responsable au sein du MOI (Mouvement Ouvrier Immigré) et me donna tout de suite un rendez-vous avec un camarade de la Jeunesse communiste. C’est ainsi que j’entrai dans la Résistance, le 17 juillet 1942. » Le 18 juin 2023, le même Robert Birenbaum reçoit – enfin – des mains du Président Emmanuel Macron, la Légion d’honneur au Mont Valérien, après s’être recueilli dans la clairière où reposent nombre de ses camarades de résistance. 81 ans après avoir pris sans s’en rendre compte la décision la plus importante de sa vie… Le 21 février 2024, le couple Manouchian sera rapatrié au Panthéon. Les Manouchian, c’est l’Affiche rouge du nom de l’affiche placardée dans tout le pays par les nazis qui recherchaient ces résistants. Arrêtés, les 22 hommes membres de l’Affiche Rouge, ces Francs-Tireurs Partisans de la MOI, seront fusillés le 21 février 1944 au Mont-Valérien. Olga Bancic, seule femme du groupe, sera décapitée le 10 mai 1944 à Stuttgart. Robert Birenbaum, malgré son très jeune âge, fit partie de 1942 à 1944 (sous le pseudo de « Guy ») de ceux qui recrutaient justement ces résistants FTP MOI. Triste ironie de l’Histoire, il devait intégrer ces FTP lorsque les membres de l’Affiche rouge furent pris. Son livre raconte à la première personne ses deux années incroyables au cours desquelles, avec d’autres jeunes gens, français et étrangers, juifs, communistes, parfois de simples adolescents comme lui, ils tinrent en respect collabos et nazis dans Paris et ses alentours. Lancers de tracts, vols d’armes, de machines à écrire, planques, attentats, sabotages et arrestations… Un récit palpitant qu’il délivre enfin à 97 ans. Raconter. Encore et encore. Pour que personne n’oublie jamais…
22. Rino Della Negra, footballeur et partisan
Jean Vigreux
4.31★ (46)

Ce livre évoque la vie, la mort et la mémoire de Rino Della Negra (1923-1944), jeune footballeur antifasciste évoluant au Red Star Saint-Ouen, membre du groupe Manouchian (L'Affiche rouge) des Francs-Tireurs et Partisans – Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI), fusillé avec ses camarades, au Mont-Valérien le 21 février 1944. Dimitri Manessis est docteur en histoire. Sa thèse portait sur les militants communistes au temps du Front populaire. Jean Vigreux est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne Franche-Comté. Il est spécialiste de l’histoire du communisme, des gauches et de la Résistance.
26. Thomas et son ombre
Thomas Stern
3.40★ (14)

« Je n?ai connu Thomas que mort. C?était mon oncle, membre des FTP-MOI. En 1944, il a été fusillé à dix-neuf ans avec ses camarades du groupe Manouchian, deux ans avant ma naissance. Mais mort ou pas, dieu sait si je l?ai connu : je suis né dans les pleurs de sa mère, le chagrin des siens, le culte de l?Affiche Rouge sur laquelle il figure. On m?a donné son prénom et j?ai même porté son nom. Son ombre n?a cessé de me suivre, moi le vivant, lui le fantôme. Ce livre est écrit pour que Thomas reprenne vie. Pour que s?approchant de vous, il s?éloigne de moi. »
27. Avec le groupe Manouchian : Les immigrés dans la Résistance
Didier Daeninckx
4.22★ (21)

Paris, durant la Seconde Guerre mondiale. La mère d'Aliona a été arrêtée lors d'une rafle antijuive, et son père s'est engagé dans la Résistance. La jeune fille est amenée à côtoyer, de cachette en cachette, les membres du groupe dirigé par Missak Manouchian...Aliona découvre alors la Résistance Antinazie, à travers les actions héroïques de ce détachement du réseau MOI (Main-d'?uvre Immigrée), qui compte des combattants venus de Hongrie, de Roumanie, de Pologne, d'Italie et même d'Allemagne. L'adolescente nous emporte sur les pas de ces étrangers dans la Résistance française, ces héros morts en martyrs au nom de la liberté...
28. La gestapo Sadorski
Romain Slocombe
4.14★ (277)

Paris, octobre 1943. Un important dignitaire nazi, le colonel SS Julius Ritter, a été assassiné en sortant de chez lui, près du Trocadéro. La Gestapo est sur les dents. Elle convoque l'inspecteur principal adjoint Sadorski pour lui confier la direction d'une petite unité de policiers français gestapistes chargée de traquer les " terroristes " juifs FTP-MOI. Sadorski caresse l'espoir de gagner de l'avancement en effectuant un brillant coup de filet. Joignant l'utile à l'agréable, il cache dans son appartement la jeune Juive Julie Odwak, qu'il a mise enceinte. La situation est des plus scabreuses : sa femme Yvette, qui ignore la véritable identité du père, doit simuler pour elle-même une grossesse afin d'éviter la curiosité des voisins lorsque l'enfant naîtra... Les choses ne se passeront pas exactement comme Sadorski l'avait prévu. Ce sera bien pire.
29. Du sang dans la clairière
Tal Bruttmann
3.85★ (16)

Au lendemain de la défaite de 1940, un petit groupe de jeunes gens se réunit. Parmi ces filles et ces garçons, beaucoup d’étrangers, de Juifs et de communistes, pour qui la défaite ne peut être une fatalité. Dans les rues de Paris ils commencent à coller des affiches hostiles à l’occupant allemand. Leur engagement et leurs actions s’intensifient au même rythme que la répression. Aux condamnations à mort prononcées par les tribunaux allemands à l’encontre des résistants et aux exécutions d’otages, ils répondront bientôt par les armes, eux aussi. Place aux attentats et à la lutte armée jusqu’à l’assassinat du colonel SS Julius Ritter. Puis il y a les arrestations, le procès, la prison et pour certains, la clairière… Ils furent 1000 hommes à perdre la vie au Mont-Valérien entre les mois de mars 1941 et août 1944. Parmi ces hommes, Marcel RAJMAN, Juif polonais FTP – MOI, exécuté dans la clairière de la forteresse le 21 février 1944 comme 22 des 23 membres du groupe Manouchian dit de « l’Affiche rouge ». À travers le récit de son aventure le lecteur appréhende les mécanismes d’entrée en Résistance et leur structuration politique et sociale, la répression allemande, l’engagement des étrangers, les persécutions exercées à l’encontre des Juifs, la collaboration française et le rôle du Mont-Valérien, principal lieu d’exécution allemande, pendant la Seconde Guerre mondiale.
30. Vivre à en mourir
Jeanne Puchol
3.84★ (54)

Vivre à en mourir conte le destin de Marcel Rayman, ce jeune juif polonais pacifiste, qui, face à l'abomination nazie, prendra les armes auprès de Missak Manoukian et d'autres résistants. Pendant deux éprouvantes années, durant lesquelles il verra sa famille déportée, Marcel Rayman fait l'apprentissage de la clandestinité, de la "guérilla urbaine", de la mort, de la peur et de la trahison. Son visage apparaîtra sur l'infamante Affiche Rouge, propagande de l'occupant destinée à discréditer les actions de la résistance parisienne.
31. Missak, Mélinée & le groupe Manouchian : Les fusillés de l'affiche rouge
Jean-David Morvan
3.84★ (157)

Torturé puis fusillé le 21 février 1944 avec 22 autres membres de son groupe Francs-Tireurs et Partisans ? Main-d'oeuvre immigrée (FTP-MOI), le poète, ouvrier et militant communiste Missak Manouchian va devenir un symbole de la Résistance intérieure française. Un martyr que le peuple opprimé n'oubliera jamais. Cette exécution, très médiatisée par les Allemands à travers la fameuse Affiche rouge, servira de propagande nazie pour déstabiliser et décrédibiliser la Résistance face au peuple français. Un destin hors du commun qui prend une nouvelle ampleur en février 2024 avec l'entrée de Missak et Mélinée, son épouse, au Panthéon. Après sa sublime série sur la résistante Madeleine Riffaud, J.-D. Morvan retrouve la prestigieuse collection « Aire Libre » pour sa première collaboration avec le dessinateur arménien Thomas Tcherkézian et nous narre le destin incroyable et tragique de Missak Manouchian et son groupe de résistants, exécutés par l'occupant allemand en février 1944.
33. Le sang des oubliés
Caroline Peiffer
4.43★ (20)

Conseil de Oran : " leur consacre un petit paragraphe en fin de livre ainsi qu'un commentaire sur l'Affiche rouge."
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