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ISBN : 270244251X
Éditeur : Le Masque (27/05/2015)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 91 notes)
Résumé :
D'un côté, il y a France, splendide mamie qui cherche sans relâche à repousser les atteintes de l'âge. De l'autre, il y a Marion, sa belle-fille. Entre elles, il y a une maison et le fils de Marion, Ludo. France est-elle à l'origine des incidents qui visent à déloger Marion de la demeure familiale ? Pour la jeune femme, cela ne fait aucun doute: même si France joue les grands-mères modèles auprès du petit garçon, c'est elle qui a semé des sachets de mort aux rats su... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
ClaireG
  25 septembre 2015
Aujourd'hui, la méchante reine de Blanche-Neige et les 7 nains ne se déguise plus en horrible sorcière à la pomme empoisonnée. Elle prend les traits élégants d'une mamie conteuse pour abuser de l'innocence d'un petit garçon de 5 ans. Crime infâme.
La folie et la cupidité sont sans limites dans ce thriller fort bien manigancé par Barbara Abel. L'effroi et le courage d'une mère dont on kidnappe l'enfant aussi. Les bons sentiments se heurtent aux sortilèges de cette femme ambitieuse et d'une férocité froide et calculée dans les moindres détails.
Voici un livre haletant qui ne fait pas partie de mon orientation littéraire mais que j'ai lu avec énormément d'intérêt et de délice. J'y ai trouvé une imagination féconde et une psychologie très étudiée des personnages, tous les personnages.
Essayez d'enlever un lionceau à sa mère et vous découvrirez les dents et les griffes de la lionne prête à tout pour récupérer son petit.
Passionnant et inattendu jusqu'à la dernière ligne.

Commenter  J’apprécie          340
jeunejane
  21 août 2016
France, la soixantaine est fortement marquée par des cruautés vécues pendant son enfance.
Pour survivre, elle est devenue un être machiavélique pour parvenir à ses fins.
Elle veut acquérir un tableau pour sa galerie d'art et est décidée à dépouiller son mari et sa belle-fille de leurs biens pour payer l'oeuvre d'art.
Pendant tout le roman, un suspense haletant va s'engager et Barbara Abel emploie de nombreuses ficelles pour varier et relancer l'action.
Jusqu'aux dernières pages, le lecteur n'est pas fixé, il faut vraiment un élément surprise pour lancer le mot "fin".
Les courtes parties où on lit qu'une dame conduit Ludo voir une mourante entretiennent le mystère : on se demande si c'est la jeune Marion ou la démoniaque France qui vit ses derniers instants.
Ce qui m'étonne chez Barbara Abel, c'est la qualité du style, de l'écriture par rapport aux faits d'une cruauté certaine.
L'expression une "main de fer dans un gant de velours" lui va très bien et à la lectrice que je suis également car je n'aime pas les textes trop abrupts de certains polars.
Epoustouflant...
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diablotin0
  24 février 2016
Barbara Abel a, comme à son habitude, planté un décor où la rivalité féminine ou plus exactement la rivalité maternelle est centrale.
Ici, France; la belle-mère de Marion, va plonger cette dernière dans "une véritable descente une enfers". En filigrane, l'enfance douloureuse de France va permettre, non pas d'excuser sa cruauté mais au moins d'en saisir l'origine.
Les relations père/fille et l'amour maternel sont au coeur de ce roman qui se lit rapidement et avec plaisir.
Commenter  J’apprécie          310
Neneve
  01 mars 2017
Deuxième roman pour moi de cette auteure et encore une fois j'ai apprécié ma lecture. Abel m'a accroché dès les premières phrases et mon intérêt n'a pas faibli. Une écriture simple, rythmé, de courts chapitres, bref, tout pour nous porter rapidement jusqu'à la dernière page. Abel a aussi cette qualité de bien construire la psychologie de ses personnages, souvent tordues, noires, avides, cupides… Une bonne histoire, des rebondissements et un petit doute tout le long de la lecture qui nous oblige à se rendre à la fin plutôt rapidement. Un thriller psychologique comme je les aime !
Commenter  J’apprécie          280
Ziliz
  15 août 2015
Qui a le bel âge pour mourir dans cette histoire ? La vieille sorcière ou sa belle-fille, comme dans Blanche-Neige ? La pomme de la couverture se réfère à ce conte et on trouve en effet quelques clins d'oeil au cours du récit. Ici, pas de nains (quoique...) qui partent travailler en sifflotant pendant que la belle fait la bobonne au logis, mais un petit garçon au milieu d'un duel sans merci entre deux femmes. Le lecteur prend vite parti, y a celle qu'a commencé, pis celle qu'a rien fait mais qui va devoir sortir les griffes à son tour si elle ne veut pas céder au chantage d'une folle qui nourrit un caprice complètement dingue.
On tremble, la tension va crescendo, la machine s'emballe, on voit venir certaines menaces avant les protagonistes, on se demande si on va pouvoir continuer la lecture, supporter les maltraitances promises sur l'enfant, le cas échéant...
Ce thriller ressemble beaucoup à 'Après la fin' de la même auteur, avec une maison et un enfant au centre de l'intrigue. Mais je l'ai trouvé moins subtil, plus excessif, moins crédible.
Ce qui sonne terriblement juste, en revanche - et ceci dans tous les romans que j'ai lus de Barbara Abel - ce sont les réflexions sur l'éducation, les relations mère-enfant, les tourments d'une mère, son sentiment de culpabilité.
Autre point fort à souligner : quand des objets vous pourrissent la vie, comme s'ils étaient ensorcelés (un cadre brisé, une robe tachée et des événements fâcheux qui s'ensuivent).
Stress garanti parce que l'histoire joue avec les cauchemars des mères : qu'on s'en prenne à leur enfant, qu'on le détourne d'elles, qu'on le leur arrache...
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   16 août 2015
Elle n'a qu'un mot à dire : "oui". Ce simple petit mot que Paul [son père] lui a si souvent répété durant son enfance. Car c'est si facile de dire "oui". Même si l'on sait que la réponse est "non". Les "non" sont d'affreux trolls au nez crochu qui coupent la langue des parents et font pleurer les enfants. C'est la porte ouverte aux disputes, aux tensions, aux longues soirées conflictuelles.
Il faut ensuite discuter, expliquer la raison de son refus, tenter de détourner l'attention sur autre chose, une chose que l'on peut promettre et qui a autant de valeur que celle pour laquelle on a dit "non". C'est fatigant. Ça demande une énergie folle, ça fait perdre du temps. Tandis qu'avec un "oui", tout est plus simple. On verra plus tard. On dit "oui" et après on oublie.
Sauf que l'enfant, lui, n'oublie pas. Il retient le "oui" dans sa petite caboche de bois, bien attaché aux chaînes de son désir, il s'y accroche de toutes ses forces et ensuite il le ressert tout frais menu, sur un beau plateau d'exigences légitimes. Marion n'a jamais su si elle serait une bonne mère, si elle avait les compétences adéquates pour élever un enfant et lui offrir une bonne éducation. Mais ce dont elle a toujours été certaine, c'est que jamais, au grand jamais, elle ne commettrait les mêmes erreurs que son père : promettre sans savoir si elle serait capable de tenir sa parole.
(p. 304)
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ZilizZiliz   15 août 2015
Et l'enfant, sentant que sa mère avait soudainement changé et que sa disponibilité n'était qu'apparente, était de plus en plus difficile. Il devenait irascible et colérique, testant les limites de Marion jusqu'au bout des maigres réserves de patience de la jeune femme. Inconsciemment, Ludo se sentait relégué au rang d'objet encombrant dont on cherche à se débarrasser par n'importe quel moyen.
En effet, chaque soir et malgré elle, Marion était pressée d'en finir et de le mettre au lit afin de pouvoir se détendre. Mais dès qu'il était couché, elle éprouvait une énorme culpabilité de n'avoir pas su l'écouter, de l'avoir grondé, de s'être emportée trop vite, d'être devenue une mère "comme les autres".
(p. 226-227)
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jeunejanejeunejane   21 août 2016
France est une femme de feu, qui ne décide que par instinct pour ensuite agir avec froideur. Rien ne peut la détourner de l'objectif fixé. Quel qu'en soit le prix à payer.
Et aujourd'hui, France est prête à payer très cher.
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chevalierortega33chevalierortega33   27 juillet 2015
Fonce, ma fille. Fonce droit devant toi sans t’occuper de rien. Ceux qui se dresseront sur ton chemin, écarte-les sans remords. Ceux qui chercheront à te nuire, abats-les. Ne fais confiance à personne et ne te fie qu’à toi-même. Et au moment où tu rejoindras ta dernière demeure, même si personne ne suit ton cercueil, sache que tu seras encore gagnante. Car tu seras la seule et unique personne à ignorer l’indifférence que provoque ton départ. Et ce sera ta dernière insolence.
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diablotin0diablotin0   18 février 2016
Puis il refit un tour de l'appartement, méthodiquement, pièce après pièce, faisant résonner de ses pas l'agonie de leur union, , tel un décompte final.
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Vidéo de Barbara Abel
Bande annonce du film Duelles (2019), adapté du roman de Barbara Abel intitulé « Derrière la haine ».
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