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ISBN : 2714460291
Éditeur : Belfond (07/05/2015)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 483 notes)
Résumé :
Dans une supérette de quartier, quelques clients font leur course, un jour comme tant d’autres. Parmi eux une jeune maman qui a laissé son petit garçon de trois ans seul à la maison devant un dessin animé. Seulement quelques minutes le temps d’acheter des couches pour la nuit.
Parmi eux, un couple adultère. Parmi eux une vieille dame et son aide familiale, un caissier qui attend de savoir s’il va être papa, une mère en conflit avec son adolescent.
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Critiques, Analyses et Avis (185) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  29 juin 2015
Un grand merci à Babelio et aux éditions Belfond...
Une terrible sensation de manque qui le tiraille, l'idée obsessionnelle de se faire un fixe mais pas une thune. Joachim n'a plus rien à perdre. Une cagoule, des gants, des lunettes de soleil et un pistolet. Il va prendre l'argent là où il y en a. Au coin de la rue des Thermes, une petite supérette. Presque vide, l'aubaine. La peur au ventre, une poussée d'adrénaline, il se lance, l'arme braquée sur les quelques rares clients. Dès lors tout bascule pour chacun d'eux, pour Aline qui s'est, une nouvelle fois, fâchée avec son fils Théo, resté bouder dans la voiture, pour Guillaume, le caissier de la supérette, remplaçant au pied levé sa collègue, nauséeuse après leur petit coup d'un soir, Germaine, vieille femme acariâtre, poussée dans sa chaise roulante par son aide familiale, Sophie et Thomas, deux collègues qui viennent de s'envoyer en l'air dans un hôtel et pour Léa, jeune maman du petit Emile qu'elle a laissé seul devant son DVD, juste 3 minutes... Autant de personnes qui ne se connaissaient pas jusque-là et qui vont devoir faire face, ensemble, à cette irruption aussi soudaine qu'incroyable.
Dans les premiers chapitres, l'on fait connaissance avec chacun des personnages sur lesquels l'auteur s'attarde. L'on s'attache à chacun d'eux mais l'on comprend aussi les failles et les faiblesse de certains, qu'ils soient tourmentés, emplis de remords, inquiets ou fragiles. Le braquage va évidemment révéler leurs personnalités. Face à ce junkie en plein manque, ils devront faire au mieux pour que tout se passe bien sans envenimer cette situation déjà bien compliquée. Le scénario est implacable, terriblement efficace et rusé, la tension omniprésente et croissante. Les chapitres, alternant les points de vue de chacun, s'enchaînent ainsi très vite. Malgré quelques invraisemblances, l'auteur aborde divers thèmes intéressants tels que la culpabilité, le remord ou les relations parents/enfant. L'écriture est très travaillée et percutante, chaque mot pesé. Un huis-clos enlevé, avec une petite touche d'humour et de cynisme...
L'innocence des bourreaux... tel est pris qui croyait prendre...
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cannibalector
  09 décembre 2016
On ne sait jamais qui on sera dans les 5 minutes qui suivent, n'importe quoi, n'importe qui peut nous faire basculer , peut nous faire devenir l'autre que l'on a toujours haï:
- t'es un bon père de famille qui aime sa femme et, puis, un jour, tu craques pour les nibards d'une belle standardiste et le hasard fait que ton patron va découvrir que tu baises pendant les heures de bureau..... et il va appeler ta femme!
-T'es un jeune employé, tu devais être de repos mais ta collègue demande de te remplacer pour gérer la caisse de la supérette, tu sais pourquoi, tu sais que tu n'as pas le choix mais le hasard, lui, t'as choisi cet après midi.
- T'es une mère qui s'engueule avec son putain d'ado boutonneux, tu comprends pas trop pourquoi l'amour entre une mère et son fils se transforment toujours en pugilat; tu te demandes si cet amour existe, si tout ce que tu as fait pour lui vaut vraiment le coup mais rassures toi, le hasard va te montrer que l'amour est éternel.
- T'es une vieille peau en fauteuil roulant, Tati Danielle, à coté de toi, c'est mère Théresa. tu ne crois plus en rien ni en personne mais si t'avais su que le hasard te donnerait des ailes!
- t'es l'aide familiale qui pousse la vieille peau, tu supportes tout, toi, pour gagner ta croûte, t'es l'innocence même, mais est ce que le hasard le sait?
- T'es une jeune mère de famille qui reçoit ce soir pour le dîner mais il te manque un truc , bon, ton môme, il regarde un DVD, il en a pour 20 minutes , t'as largement le temps de passer à la supérette; tu pouvais pas prévoir, qu'avec le hasard, le temps se dilate.
Le hasard, ici, est un junkie en manque, qui va braquer la supérette pour se payer sa dose.
Comme dans la supérette, il y a énormément de choix dans ce magnifique thriller sombre:addiction, renoncement, libre arbitre, sexe, remords, culpabilité, folie, amour aveugle, veulerie , il y aura forcément quelque chose qui vous touche, qui va vous rappeler la noirceur de votre vie, la noirceur de cette putain de vie.
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sabine59
  29 avril 2016

Eh bien, eh bien !! Je ressors de cette lecture le coeur battant, l'esprit en ébullition.Voilà un thriller époustouflant et fort addictif !
Imaginez-vous une situation quotidienne des plus ordinaires: des gens se rendant dans une supérette de quartier.Bon .L'idée géniale de cette romancière belge, que je ne connaissais pas , c'est de nous présenter, tour à tour, les protagonistes, quelques moments plus tôt, chacun dans sa vie, avec ses soucis, sa part d'ombre.
On avance dans le temps.Nous voici ensuite au coeur du drame: le drogué en manque présenté tout au début du livre se précipite dans la supérette et la braque pour obtenir de l'argent, retenant prisonnières les personnes présentes, celles qui nous avaient été présentées un peu avant.Dans ce huis-clos , rien ne va se passer comme prévu, croyez-moi !
Les victimes peuvent devenir bourreaux et inversement, sous le poids du stress, de la culpabilité, de la peur...et des horribles instincts tapis au fond des êtres.Le lecteur va de surprises en surprises:morts brutales, inattendues, fuite en avant, road-movie, désirs de meurtres, de suicides, tout s'enchaine à un rythme trépidant, sans laisser au lecteur une seconde de répit.
Je préfère vous laisser découvrir par vous-mêmes cet univers noir, noir car plongeant dans ce que l'être humain peut révéler d'infâme mais aussi de désespéré.Je n'évoquerai donc pas les différents personnages.Mention spéciale quand même à Germaine Dethy, une autre version de Tatie Danielle, plus incisive et spirituelle, une des " victimes".
de plus, l'auteur a une belle plume, elle sait rendre de façon très imagée les pensées , les tourments des personnages, le rythme des phrases s'accorde bien à la succession rapide des évènements.
Bref, une découverte formidable et un auteur à lire !
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gruz
  16 mai 2015
Les thrillers de Barbara Abel sont assez singuliers dans leur genre. Ils arrivent à créer une atmosphère sombre sans jamais tomber dans les situations abracadabrantes.
L'innocence des bourreaux en est, à nouveau, un parfait exemple. Les « héros » ordinaires qui composent ce roman comme autant de pièces d'un puzzle, pourraient être vos voisins. Ou vous même…
Barbara Abel labellise ses récits. Tension, émotions, sensations. L'histoire est prenante, immédiatement, et que dire des personnages !
Chacun d'entre eux, alternativement, est mis en avant dans chaque chapitre. le roman crépite d'humanité et le tout est si vivant qu'il est impossible de ne pas être embarqué, touché, entraîné (vers le fond).
Nous vivons sur une corde raide, balancés par un quotidien qui peut nous faire chuter à n'importe quel moment. Incident, cascade d'événements, effondrement. Les personnes ne sont pas toujours ce qu'elle paraissent, leurs interactions peuvent provoquer une étincelle qui pourra très vite mettre le feu aux poudres.
Avec des ingrédients de départ pourtant simples, l'auteure arrive à installer immédiatement une tension et déclencher un flot d'émotions impossible à endiguer. le barrage se rompt, la frontière entre le bien et le mal également.
A l'image de sa consoeur Karine Giébel (mais avec d'autres armes, même si elles ont de vraies affinités), cette frontière devient poreuse. Avec sa plume d'une expressivité hors norme, elle touche en plein coeur et aux tripes. Mal de bide, coup de chaud pour des personnages qu'on arrive tour à tour à aimer, détester ou plaindre.
Suggestif et démonstratif, le roman de Barbara Abel est d'une puissance d'évocation émotionnelle viscéralement remuante. Sensations comme peu d'auteurs savent les provoquer. Il faut dire que je trouve ce nouveau roman particulièrement bien écrit. Une écriture très travaillée, sans jamais perdre l'émotion en chemin. Une manière de conter cette histoire, à la fois avec violence et poésie, sans manichéisme, et sans aucun coté « donneur de leçons ».
Même si l'on retrouve ici des thématiques chères à l'auteure (comme cette relation à la maternité), elle arrive à se renouveler. Démarré comme un huis clos étouffant (avec cette prise d'otage dans un supermarché d'une triste actualité, même si les conditions sont très différentes), pour évoluer ensuite d'une manière réellement inattendue. Histoire, espoir, désespoir, laminoir. Oui, on sort un peu laminé de ce récit, ayant vécu tant d'émotions contradictoires.
Un livre qu'on referme, mais des personnages qui continuent à vivre à nos cotés, présents.
Le livre en un seul mot : Saisissant.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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jeunejane
  26 octobre 2016
Joachim Fallet, jeune drogué solitaire est en manque.
Il décide de braquer une supérette de quartier.
Avant d'assister au braquage, nous, lecteurs, faisons connaissance chapitre après chapitre avec les acteurs qui seront présents sur le terrain et vont nous accompagner une bonne partie du livre.
Germaine Dethy, une vieille dame grabataire et son aide familiale Michel Bourdieu.
Léa Fronsac, une jeune femme qui décide de laisser son petit garçon de trois ans seul pendant qu'elle va faire une course.
Thomas Priscina et Sophie Cheneux qui s'offrent une rencontre amoureuse pendant le temps de midi.
Guillaume Vanderkeren, le caissier qui a remplacé sa collègue au pied levé.
Arrive Joachim, encagoulé et armé, prêt à dévaliser le petit supermarché.
A partir de ce moment, les chapitres seront menés par un des protagonistes qui vont nous tenir au courant des faits qui se dérouleront d'une manière tout à fait inattendue avec énormément de suspense et d'action.
On aura même droit à des réflexions humoristiquement cyniques de la part de la vieille dame qui n'a plus rien à perdre.
Beaucoup de retournements de situations et de surprises sont au rendez-vous.
L'écriture de Barbara Abel est très précise, très agréable à lire et décrit les scènes plus que réalistement ( à mon avis car je n'ai jamais vécu pareille chose).
La scène du début qui décrit le jeune drogué en manque est très remuante au point de vue "émotion".
Livre magnifique dans son genre.
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critiques presse (1)
LeSoir   24 juin 2015
Comme d’habitude, elle n’épargne personne.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   05 décembre 2016
- (...). Les gens de votre espèce, ça me dégoûte !
- Les gens de mon espèce, s'offusque Germaine Dethy. Et c'est quoi, exactement, les gens de mon espèce ?
- Ceux qui adoptent constamment une attitude critique ou asociale, juste par peur du ridicule. Parce que en faisant preuve d'amour, de compassion et de générosité, ou même de faiblesse, on est toujours à la limite du ridicule.
La vieille harpie garde le silence un court moment : cette petite conne commence sérieusement à l'agacer avec ses opinions à deux balles et ses idées toutes faites. Et si elle cherche des vérités qui n'en sont pas, elle va en trouver !
- En somme, ton fils bute un gamin à peine majeur, sans aucune sommation, sous prétexte que celui-ci se carapate en douce ; toi, tu prends tout le monde en otage et, sans la moindre hésitation, tu tires dans le genou d'un pauvre gars qui ne t'a strictement rien fait, du moins pas encore, tout ça sous le couvert de sauver l'avenir de ton rejeton, assène-t-elle en passant délibérément au tutoiement, histoire de bien marquer son dédain. Et à part ça, c'est moi qui adopte un attitude critique et asociale !
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kuroinekokuroineko   12 décembre 2017
La peur viscérale, l'épouvante primitive, celle qui paralyse, celle qui vide, celle qui brouille. La terreur instinctive qui ne se raisonne pas. La bouche qui s'assèche, comme si les parois buccales n'étaient plus qu'aspérités rugueuses, absorbant la moindre touche d'humidité. Le coeur qui hésite entre le plein régime et l'arrêt total. Les muscles qui se tendent jusqu'à la tétanie. Le souffle qui suspend son vol et se bloque dans la gorge. Les cheveux qui se dressent, les pensées qui se figent, les boyaux qui se tordent.
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ZilizZiliz   10 mai 2015
Une femme et un ado. Une mère et son fils. Entre les deux, un écran. Fin du dialogue. Début des hostilités. La scène, Aline la connaît par coeur. Théo aussi, du reste. Mais alors que l'une l'appréhende, griefs amers et frein rongé, l'autre la balaie d'un revers d'insolence, la réplique au taquet. La mère tente de parer la crise de nerfs, le fils se désintéresse de la question. La femme s'agrippe aux quelques reliefs d'autorité qu'elle pense posséder encore... L'ado les désintègre d'un coup de manette de PS4. (p. 20)
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marina53marina53   29 juin 2015
La vie est un parcours qui se trace au fil du temps, autoroute bien droite pour certains, chemin de croix pour d'autres, quand le destin bascule, quand on arrive à un carrefour, quand il faut choisir un itinéraire.
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llenallena   28 décembre 2018
Cela fait plusieurs mois qu'il ne l'a pas revu, trop occupé à profiter de sa jeune existence pour perdre quelques précieuses heures auprès d'un vieillard dont la mémoire ressemble à une passoire. Ce grand-père qui autrefois l’appelait «le nabot», qui le traitait d'inculte parce qu’à 8ans, il ignorait qui étaient Victor Hugo, Edmond Rostand ou encore William Shakespeare, celui qui enseigna à l'age de 10 ans les différentes manières de tricher au poker. Celui qui, impitoyable, lui a appris à nager en le jetant à l'eau, dans le grand bassin, sans bouée et sans prévenir... Celui qui lui faisait boire en douce les fonds de verre d'alcool, qui l'emmenait en courses et lui faisait promettre de n'en rien dire à sa mère... Celui qui lui refilait parfais cent euros comme ça mais qui, aux anniversaires ou à Noël, oubliait systématiquement de lui offrir un cadeau....
De celui-là, de cet homme hors norme, de ce papy hors format, il ne reste pas grand-chose.
Tout juste un grand-père hors d'usage.
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Vidéo de Barbara Abel
Bande annonce du film Duelles (2019), adapté du roman de Barbara Abel intitulé « Derrière la haine ».
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