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EAN : 9782226284297
678 pages
Éditeur : Albin Michel (03/01/2013)
  Existe en édition audio
4.16/5   1421 notes
Résumé :
Une bouteille jetée à la mer, repêchée et oubliée dans un commissariat des Highlands.
À l’intérieur, un appel au secours en danois, écrit en lettres de sang. Lorsque le message échoue au Département V de la police de Copenhague, chargé des dossiers non élucidés, les années ont passé. L’imprévisible Carl Mørck, Assad, son assistant syrien au flair infaillible, et Rose, la secrétaire punk, vont-ils prendre au sérieux ce SOS ?

"Délivrance" confi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (239) Voir plus Ajouter une critique
4,16

sur 1421 notes

Ptitgateau
  20 août 2020
Je viens de terminer le troisième tome des aventures du département V et je me sens vraiment à mon aise parmi cette joyeuse équipe ! On y découvre peu à peu les différentes facettes de chaque personnage, un Carl Mørk toujours bien rebelle, ce qui l'aide à avancer dans ces enquêtes passées en classement vertical, un Assad toujours aussi débrouillard et perspicace, bien qu'il semble toujours dissimuler on ne sait quel secret et occulter une partie de sa vie, mais ça, c'est certainement pour les tomes suivants, une Rose dont on ne comprend pas toujours les excentricités et qui pimente le roman, un Hardy qui progresse, qui revient à la vie, bref, une petite famille au sein du poste de police certainement plus soudé qu'elle ne veut bien le laisser entendre.

Et Carl nous invite à partager ses ennuis, ses amours, ses emmerdes… Ses ennuis avec Assad qu'il cherche à découvrir, avec Rose qu'il voudrait pouvoir contrôler, ses amours avec Mona… A suivre… Ses emmerdes avec son ex qui voudrait revenir à la maison…

Mais il a d'autres chats à fouetter ! Il Travaille, sur un nouveau mystère : le mystère de la bouteille jetée à la mer, trouvée en Ecosse, contenant le SOS d'une personne captive.
Et comme d'habitude, le temps joue en la défaveur de Karl : cette bouteille est restée deux ou trois ans sur un bureau, et personne n'a signalé de disparition…

Pas une minute d'ennui durant cette lecture, l'auteur entrecoupant ses chapitres en montrant comment, par l'éducation, on peut transformer un individu en psychopathe, voire en sérial Killer, un tueur intelligent, qui organise son action, brouille à souhait les pistes de telle sorte qu'on se demande s'il croisera un jour le chemin de notre équipe de choc. Un homme dont les décisions vous font froid dans le dos

Je dois avouer qu'avant de commencer cette série, je craignais une certaine monotonie, il n'en est rien, les trois premiers tomes sont vraiment différents. Je n'hésiterai donc pas à me plonger dans le prochain.
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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caro64
  07 juillet 2013
Après Miséricorde et Profanation, Jussi Adler-Olsen nous livre avec Délivrance une enquête bien angoissante comme on les aime. On retrouve ainsi l'étrange trio du Département V à qui on confie systématiquement les affaires dont personne ne veut se charger.
Dès la lecture du prologue, on se doute qu'on ne va pas lâcher ce livre ! Deux frères adolescents sont séquestrés, attachés et bâillonnés depuis trois jours dans un hangar isolé du reste du monde. Avant d'être tué, un des frères réussi à écrire une lettre SOS avec son sang, qu'il glisse dans une bouteille qui tombe à l'eau… Dix ans après, elle apparaît sur le bureau de Carl Morck, l'inspecteur du département V en charge des affaires non résolues, qui croit à une plaisanterie. Malheureusement pour lui et son fidèle collaborateur Assad, cette lettre est un réel appel au secours. L'équipe va aller de surprise en surprise : la disparition de ces adolescents n'a, d'une part, jamais été déclarée par la famille qui appartient aux Témoins de Jéhovah, et deux enfants d'une autre communauté religieuse viennent d'être enlevés… Tout laisse à croire que le tueur est toujours en activité.
Adler-Olsen aime nous détourner de l'enquête au fil des chapitres, en nous racontant ces petites choses de la vie quotidienne des inspecteurs mais également en nous parlant du mode de vie des sectes religieuses et de l'éducation de leurs enfants. Ce qui bien sûr sera crucial pour comprendre le cheminement du tueur. Depuis Miséricorde, l'équipe d'enquêteurs est, du fait de nombreux non-dits, en conflit quasi permanent . Les trois personnages principaux, prennent de l'ampleur à chaque roman, devenant de plus en plus complexes et mystérieux pour notre plus grand plaisir. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises ! D'où vient Assad ? Et Rose, la secrétaire, quel jeu joue-t-elle ? Comme dans les précédents de la série, Délivrance se distingue par un ton enlevé qui alterne la comédie et l'horreur. L'humour affleure grâce à la personnalité du commissaire Mørck: bougonne, revêche et tire-au-flanc. La relation malicieuse qu'il entretient avec Assad offre des tranches de marrade bienvenues. Car la terreur insufflée par les actions du kidnappeur calculateur est glaçante. Au final, un très bon polar, bien découpé avec ses multiples rebondissements, qui se dévore d'une traite. On en redemande… et l'attente risque d'être longue avant de retrouver Carl Morck et sa drôle d'équipe dans une quatrième aventure prévue pour 2014.
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le_Bison
  18 janvier 2013
Lorsque Babelio me proposa de replonger dans un polar nordique. Ni une, ni deux, je regarde l'auteur, un danois, Jussi Adler-Olsen. Jamais entendu parler de ce type, même dans le générique de l'excellente série danoise « Borgen ». J'ai perdu le flair nordique, et en plus je n'ai même pas une bière danoise à me servir pour accompagner cette éventuelle lecture. J'en ai bien acheté une dernièrement à IKEA, mais elle est suédoise. Elle ne fera pas l'affaire. En plus, je me rends compte qu'il s'agit du troisième épisode du vice-commissaire Carl Mørg. Donc hésitation, dilemme. Dois-je passer mon tour, et décliner l'offre de prime abord alléchante ? J'ai déjà plusieurs étagères remplies de bons livres qui m'attendent sagement à la maison. Imagine le topo : tu croises au détour d'une rue sombre et malfamée une brune au pouvoir aguichant. Vas-tu refuser son invitation venue du coeur (tu as les yeux fixés sur son coeur ?), et cela sachant qu'à la maison une rousse s'y trouve. Tu vois donc ce faux dilemme parce qu'au final tu acceptes la proposition. Et ainsi, je reçus des Éditions Albin Michel, en un temps même record, les 600 pages de ce « Délivrance » de Jussi Adler-Olsen.
Carl Mørg est à la tête du Département V, avec disons des acolytes hors-norme. N'ayant pas suivi la création de ce service, j'en déduis qu'il s'occupe de vieilles affaires, en langage de série télévisée des « cold case ». C'est à la mode au même titre que les polars nordiques et les experts mi-scientifiques mi-criminologues. Peu importe, je ne vais pas te raconter l'affaire dans les détails. Une sombre affaire qui débute par une bouteille à la mer retrouvée en terre écossaise, là où la bière est bien rousse et bien mousseuse.
De l'Écosse au Danemark, la bouteille prend le ferry et atterrit dans le bureau de Carl. Je n'en dis pas plus. A toi de découvrir ce qui se cache dans cet appel au secours. Car ce polar m'a accroché de bout en bout. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vécu une telle enquête, longue et haletante. Pas de temps mort, des courses poursuite en voiture incroyable, un méchant, mais vraiment très méchant, ignoble même maître chanteur… Mais chut, le silence s'impose. Je me recueille pour toutes ses victimes, l'abominable, le perfide, l'affreux…
La « Délivrance » est venue – ou pas. J'ai achevé le roman, tout essoufflé de tant d'émotions. le suspens m'a épuisé tout comme le compte à rebours qui s'est glissé insidieusement en moi. Oui, j'avais peur, je comptais les jours, les heures, les minutes. Est-ce que Carl allait arriver à temps pour sauver une petite âme ou deux retenue(s) dans les griffes du ravisseur. J'avais envie de lui éclater la cervelle mais je savais que si je me laissais aller à mes sauvages pulsions, un gamin allait périr. Alors, je me suis contenu, je susurrai seul dans le noir la solution aux assistantes déjantées de Carl. Il fallait qu'elles m'écoutent pour se recentrer sur l'affaire et pour guider le pauvre commissaire un peu seul dans son cagibi amianté au sous-sol. C'était mon devoir de simple lecteur.

Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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litolff
  06 janvier 2013
Les pays scandinaves ont-ils un climat particulièrement propice au développement d'un bon polar ??? En tous cas, le fait est que celui-ci n'échappe pas à la règle, je l'ai lu (presque) en apnée et j'ai fait brûler mon bourguignon dont la fin de la cuisson ne coïncidait malheureusement pas avec le dénouement…
Une bouteille contenant un message ayant flotté un temps indéterminé en mer du Nord se retrouve après une longue période d'oubli sur le bureau du commissaire adjoint Carl Morck au département V, le bureau des affaires classées, les cold cases, qui en l'occurrence vont s'avérer extrêmement brûlants : disparition d'enfants, sectes religieuses et tueur en série sont au programme de ce thriller captivant et rondement mené.
Délivrance est le premier roman de Jussi Adler Olsen que je lis (merci Babelio & Albin Michel) et possède les ficelles d'un bon thriller : une équipe de flics atypique et attachante, un psychopathe vraiment-très-très-méchant, des meurtres d'enfant, un arrière-plan sociétal assez troublant et des rebondissements de dernière minute qui, comme je disais plus haut, amènent à brûler un bourguignon.
La personnalité assez réjouissante des trois principaux flics fait un contrepoids inattendu et détendant à une histoire sordide et angoissante et permet de ménager un tonalité humoristique bienvenue dans un contexte terrifiant…
Sans être vraiment révolutionnaire, l'enquête est bien menée, intelligente et haletante, mais j'ai cependant été agacée par plusieurs éléments. D'abord l'accumulation improbable d'originaux un peu cinglés qui peuplent le département V : la police danoise aurait-elle une affection et une tolérance particulière pour la fantaisie à outrance ? Ou bien recruterait-elle plus qu'ailleurs au sortir des institutions psychiatriques ? En tous cas, là j'ai trouvé, qu'il y avait un peu trop de cas « borderline». La psychologie du tueur, ensuite, dont pas un élément ne semble avoir échappé à l'auteur alors que la personnalité des enquêteurs, bien que très attachante, n'est que vaguement esquissée quand elle mériterait à mon avis, d'être un peu plus fouillée. Enfin, le milieu des sectes religieuses qui, certes, fournit un terreau parfaitement adéquat à une tragédie morbide mais les ressorts sont parfois un petit peu trop spectaculaires à mon goût…
En arrière-plan de l'intrigue on découvre un Danemark en proie à des problèmes de fond : importance grandissante des sectes, guerre des gangs, immigration, réduction d'effectifs … bref, there is maybe something rotten in the kingdom of Denmark, mais les écrivains de polar y trouvent un bon matériau !
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gruz
  27 décembre 2012
Qu'est ce qui fait un bon polar ? Une intrigue qui tient la route.
Qu'est ce qui fait un excellent polar ? Des personnages mémorables et un ton singulier. C'est grâce à cela, que ce roman tire son épingle du jeu.
L'histoire est prenante, pour peu qu'on ne recherche pas l'adrénaline à chaque page. Car Adler-Olsen prend son temps (665 pages) pour faire évoluer l'action. Il prend le temps de camper ses personnages, d'asseoir son récit, de planter le décor.
Le lecteur aura raison d'investir de son temps dans cette intrigue qui lui réservera suffisamment de surprises pour le tenir en haleine, malgré le rythme assez lent.
Car, si Adler-Olsen sort du lot, c'est à l'aide de ses personnages. Une flic au caractère bien trempé, mais surtout, oui surtout, des seconds rôles assez étonnants : un assistant syrien au parlé singulier et une secrétaire pour le moins particulière.
Entrecoupant l'enquête, cela nous donne des moments totalement décalés, voire comique, avec ces personnages excentriques et ces scènes assez inaccoutumées. Très inhabituel en tout cas, rendant le lecteur rapidement dépendant vis à vis de ces personnalités hautes en couleur.
Troisième enquête de ce trio (qui peut parfaitement se lire individuellement des deux premières), où l'on sent que l'auteur en garde sous la semelle, pour des développements futurs qu'on attendra avec impatience.
Même si le roman n'est pas exempt de défauts (certains passages inégaux, certaines progressions un peu faciles), il reste une vraie réussite dans le genre, à classer dans le haut du panier (il n'a pas obtenu deux prix scandinaves pour rien).
Merci à Babelio et à Albin Michel pour cette découverte de premier plan.
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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critiques presse (1)
Actualitte   21 avril 2021
Alors oui, là encore, comme pour Miséricorde, on est devant un vrai bon polar qui garde en haleine son lecteur jusqu'à l'extrême limite!
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (122) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   29 décembre 2012
Quand on se retrouve sur une plaque de banquise face à une femelle ours, l'écume aux lèvres, il s'agit d'évaluer au plus vite les possibilités qui vous restent. Dans le cas présent, il en avait quatre.
Sauter à l'eau et nager.
Passer sur une autre plaque de glace.
Attendre en espérant que l'ourse n'avait pas faim.
Ou tuer l'ourse.
Chacune de ces solutions avait ses avantages et ses inconvénients. Mais en l'état, la quatrième lui paraissait la plus séduisante. Son adversaire était blessée et prête à se défendre bec et ongles. En grande partie parce qu'elle était tombée amoureuse. Il aurait dû s'en apercevoir plus tôt. Il était pourtant bien placé pour savoir que les femmes perdent facilement la tête quand elles sont dans cette situation et que cela conduit le plus souvent à la catastrophe.
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le_Bisonle_Bison   30 décembre 2012
"J'imagine que vous vous rappelez votre première arrestation, non ?"
Carl opina du chef. C'était un petit ivrogne tout sale qui s'était allongé au beau milieu d'Englandsvej. Carl revoyait encore comme si c'était hier le filet de morve qui était venu se coller sur son écusson pendant qu'il se battait pour transporter cet imbécile à l'abri de la circulation. C'est sûr ! Un flic n'oubliait jamais sa première arrestation, glaires ou pas.
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le_Bisonle_Bison   24 décembre 2012
Le bar du Terminal fermait dès vingt-trois heures, mais vu l'ambiance surchauffée par les bières Hancock Hoker et le rock and roll local, il était sûr de lever une fille avant la fin de la soirée.
Il choisit une femme entre deux âges, assise près de l'entrée de la salle de jeux. Quand il était entré, elle dansait toute seule, les bras levés, au milieu de la minuscule piste de danse. Elle était assez belle et probablement pas une proie trop facile. Elle était du genre à chercher un homme sur lequel elle pourrait compter. Un gars à côté duquel on avait envie de se réveiller le matin, et elle ne s'attendait pas à le trouver dans ce bar. Elle était sortie faire la fête avec ses copines de boulot après une grosse journée, rien d'autre. Ça se voyait à des kilomètres. Le profil idéal.
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becass-inbecass-in   13 janvier 2017
... il dit d'une voix si basse que c'était presque un chuchotement :
"Est-ce que vous saviez, Chef, que le record de celui qui est capable de se tenir en position assise appuyé contre un mur comme s'il était sur une chaise n'est que de 72 heures et quelques minutes ?
- Non, je l'ignorais."
Carl se dit qu'il devait ressembler à un grand point d'interrogation sur pattes.
"Et, est-ce que vous saviez que le record de la station debout est de 17 ans et 2 mois ?
- C'est impossible.
-Pourtant, c'est la vérité, alors. C'est un gourou indien qui a fait ça. Il restait debout pour dormir.
-Vraiment. Eh bien non, Assad, je ne savais pas ça. Mais qu'est-ce que tu cherches à démontrer ?
-Simplement que certaines choses sont plus faciles qu'elles n'en ont l'air et que d'autres sont plus difficiles alors qu'elles semblent faciles.
-Mais encore ?
-Maintenant, on va trouver ce qui fait ce bruit et puis c'est tout."
Sacré Assad !
"D'accord. Mais je ne crois toujours pas à ton histoire de type qui est resté debout pendant 17 ans, riposta Carl.
-OK, Eh bien vous savez quoi Chef ?"
Son assistant le regarda d'un air grave en ravalant un nouveau renvoi.
"Non"
Assad remit les lunettes sur ses yeux. "C'est votre problème."
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Ellane92Ellane92   27 janvier 2015
Il [Carl] avait des connaissances dans beaucoup de domaines, mais pour ce qui était du dédoublement de personnalité, le seul cas qu'il avait véritablement pu expérimenter, était celui de son beau-fils par alliance qui pouvait être un gentil garçon souriant quand il avait besoin de cent couronnes et devenir en moins de dix secondes un adolescent geignard si on lui demandait de ranger sa chambre.
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