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Les Enquêtes du département V tome 4 sur 9
EAN : 9782226254214
608 pages
Albin Michel (03/01/2014)
  Existe en édition audio
4.1/5   1542 notes
Résumé :
À l'origine d'un véritable phénomène d'addiction chez les lecteurs, les enquêtes du Département V ont fait de Jussi Adler-Olsen, Grand Prix policier des lectrices de Elle et Prix polar des lecteurs du Livre de poche, une figure incontournable du thriller scandinave. La nouvelle enquête du trio formé par l'inspecteur Mørck et ses assistants Assad et Rose fait monter la tension d'un cran en nous plongeant dans le sombre passé politique du Danemark.
Copenhague. ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (266) Voir plus Ajouter une critique
4,1

sur 1542 notes

Comme il s'agit du tout premier roman que je lis de cet auteur, j'ai fait la connaissance de la fine équipe d'enquêteurs de ce fameux Département V, devant se dépatouiller avec un dossier corsé. Carl, policier cynique, un brin chafouin, à la vie bien remplie, tiraillé entre sa compagne, Mona, psychologue, et son ex-femme ; Rose, tout en charme mais au furieux dédoublement de personnalité et Assad, le mystérieux, qui se complaît à cacher sa vie. Quel trio mes aïeux ! Avec de telles personnalités, on peut comprendre que ces trois-là soient relégués aux affaires non élucidées.

L'auteur va profiter d'une enquête pour exhumer une vieille affaire de l'histoire danoise : la stérilisation des femmes sur l'île de Sprogø. Des années 20 aux années 60, ce petit îlot fut la destination des jeunes filles qui dérogeaient à la règle de la bonne moralité. On cataloguait toutes celles qui étaient enceintes sans être mariées (ou toutes celles qui faisaient commerce de leur corps) d'attardées mentales et on les stérilisait contre leur gré, bien entendu, dans ce lieu éloigné. Inutile de dire que, le plus souvent, ce lieu devenait leur dernière demeure.

Dans le roman, l'équipe de Carl est chargée d'ouvrir à nouveau un vieux dossier, celui de Rita Nielsen, disparue en 1987. de fil en aiguille, elle va mener au témoignage, plus récent, de Nete, et mener à un certain centre de stérilisation tenu par Curt Wad, dangereux extrémiste appartenant au mouvement "Lutte secrète" dont le fondateur, René Linier, prônait la race pure...

Je le disais au début de ce billet, il s'agit de mon tout premier Adler-Olsen. Mais nul doute que je vais lire les autres. J'aime beaucoup cette façon d'imbriquer plusieurs histoires afin de faire référence à L Histoire avec un grand H tout en faisant réfléchir le lecteur. Je n'avais jamais entendu parler de l'île de Sprogø et cela m'a permis de me renseigner et d'en apprendre un peu sur le passé du Danemark, même s'il ne s'agit pas de la partie la plus brillante.


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C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé la fine équipe du département V, avec notre commissaire Carl Morck, dont la vie familiale est toujours aussi agitée, Rose qui met la main sur un dossier « cold case » et le suit de manière opiniâtre, et Assad sur lequel on apprend un peu plus de choses, tous trois persécutés par un virus terrible qui leur fait squatter les toilettes et renifler.

J'aime bien la façon dont l'auteur mène deux récits parallèles, entremêlant des faits remontant à 1987, quand Nette tente de régler ses comptes en nous racontant son histoire, et l'enquête de Carl Morck de nos jours qui cherche à faire un lien entre des disparitions de l'époque et l'agression d'une tenancière de bordel de nos jours.

Jussi Adler-Olsen à travers une enquête menée tambour battant, un suspense qui va crescendo, nous parle d'un problème qui m'intéresse énormément, l'eugénisme, et tout ce que l'on peut faire au nom d'une race que des médecins appellent supérieure. Cet horrible Dr Curt Wad est une émanation de Mengele, et stérilise toutes les femmes qu'il juge indigne d'enfanter. Avortements provoqués, viols, enfermement après avoir subi des soi-disant tests d'intelligence sur cette île de Sprogø, où ces femmes sont enfermées, sous camisole chimique quand elles se révoltent.

de même, il nous montre la manière dont ce médecin a pu constituer son réseau, avec d'autres confrères aussi dénaturés que lui, pour arriver à construire un parti politique et accéder au pouvoir. La façon dont il fait chanter les gens qui pensent différemment, les achetant ou s'en débarrassant, par la violence. Il se sent tellement au dessus des autres, avec sa suprématie planche qu'il n'hésite pas à tenir des propos racistes, xénophobes, sans vergogne.

Comme le souligne l'auteur dans sa note, « les stérilisations étaient pratiquées en application des lois pour la pureté de la race et l'eugénisme promulguées dans les années 1920 et 1930 dans un certains nombres de pays occidentaux dotés d'un gouvernement social-démocrate et marqués par le protestantisme » et sur l'île de Sprogø de 1923 à 1961, donc jusqu'à une période tout de même assez récente.

C'est le quatrième livre de Jussi Adler-Olsen que je lis, étant tombée sous le charme de son premier roman, j'adore cette équipe improbable et haute en couleurs, et j'apprécie ces enquêtes qui, l'air de rien, aborde toujours un phénomène de société. Ce quatrième opus m'a plu tout autant que les précédents. Au bout d'une cinquantaine de pages, j'ai dévoré, pratiquement en apnée, j'attends le suivant…

Note : 8,8/10


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On sait depuis les trois premiers livres de Jussi Adler-Olsen que Rose, l'assistante de Carl Morck est un peu dérangée : le sort d'un petit chat, trouvé presque mort d'inanition, et euthanasié par les services de police l'émeuvent, parmi tous les cold cases, les meurtres et les horreurs qui viennent de fleurir dans le département V.

Sa propriétaire ne pouvait pas le laisser sans le confier à sa voisine, déduit-t-elle, il s'agit donc d'une disparition, il y a 23 ans. L'ile de Sprogo apparaît dans les radars, deux disparitions d'anciennes surveillantes seraient intervenues le même jour.

Histoire vraie, dont l'auteur remémore le souvenir : de 1923 à 1961, les femmes déclarées débiles ou ayant été enceintes sans être mariées étaient internées sur l'ile de Srogo et ne pouvaient la quitter qu'après avoir accepté de se faire stériliser. Pire, les stérilisations forcées et les hystérectomies étaient pratiquées sans le consentement des intéressées, suivant les idées « eugénistes » , en application des lois pour la pureté raciale adoptées ensuite par l'Allemagne nazie.

Il s'agit bien d'un bagne, avec violences, travail forcé, jeux pervers, mélange de vraies attardées mentales et de pauvres victimes, de pouvoir et de ruse avec l'impossibilité de s'en sortir. L'une de ces victimes, Nete, nouvelle Justine, passe de malheur en malheur, de viol en viol, d'espoir déchu en angoisse pure, atterrit à Sprogo, rebondit pourtant, puis….

Cette enquête, partant d'une histoire vraie, et pas tellement oubliée par tous, car , en 2010, des partis d'extrême droite continuent le combat, prêchant qu'il n'y a pas de sens à laisser vivre des individus incapables d'élever un enfant : criminels, handicapés, déficients mentaux, prostituées, et… immigrés( !!!)

Ce thriller politique, sûrement le meilleur des 4 que je viens de lire de Jussi Adler-Olsen, Dossier 64, dénonciation d'une pratique qui a bien eu lieu et dont seul le Danemark, à l'inverse de la Suède, de la Norvège ou de l'Allemagne, n'a pas offert réparations ni présenté d'excuses aux victimes, nous tient en laisse, nous enferme dans cette ile perdue du Nord du Danemark, pour nous livrer un excellentissime récit, varié, avec rebondissements entre les années 1987 et 2010, entre plusieurs protagonistes, Rose déjà citée, et Assad, qui semble impliqué personnellement dans cette horrible épisode . Car racisme il y a, bien entendu, le caractère et les pensées du néo-fasciste est exposé tel qu'il pense, brut de coffrage.

Avec humour ( je crois) l'auteur nous fait participer à une vengeance dont on aime qu'elle ait lieu, un peu de justice sur la terre. Et un rebondissement qui nous réjouit, lui aussi.

Humour que l'auteur dose avec science : « une des collègues de Carl lui adresse un sourire « qui aurait été censuré dans un film des années cinquante », sa femme veut le plumer « ce n'était tout de même pas sa faute si elle avait décidé d'organiser son mariage avec un homme avant d'avoir divorcé du précédent ».

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Mauvaise surprise pour Carl Mørck quand il arrive dans le bureaux du département V en ce matin de novembre 2010. Børke Bak, flic à la retraite et ennemi personnel du commissaire, lui demande de retrouver et de punir celui qui, dans la nuit, a aspergé de soude caustique sa soeur Esther, tenancière d'une maison close dans le quartier de Vesterbro, le menaçant de faire resurgir l'histoire très ancienne de la mort de son oncle. Si Mørck est furieux, Rose, sa secrétaire, voit là l'occasion de se pencher sur une vieille affaire non résolue, la disparition, dans les années 80, de Rita Nielsen, propriétaire d'une agence d'escort girls. Sous son impulsion, le commissaire et son assistant, l'énigmatique Assad, découvrent une série de disparitions suspectes ayant les mêmes caractéristiques. Leur enquête va les conduire dans le sombre passé du Danemark sur les traces de Nete Hermansen, enfant, puis femme broyée par le système et les idées néfastes de certains.

C'est toujours un plaisir de retrouver le bougon Carl Mørck, empêtré dans une vie privée compliquée, et assisté dans son travail par deux assistants hauts en couleurs. Jussi Adler Olsen a su créer des personnages originaux et attachants qu'on aime retrouver au fil de leurs enquêtes. Cold case oblige, ils vont remonter le temps jusqu'aux années 50 dans le passé de Nete Hermansen, qu'aujourd'hui on qualifierait de ''cas social'' et de son persécuteur, le docteur Curd Wad, gynécologue à la retraite, fondateur de Renie Linie, un parti politique extrémiste en passe d'accéder au parlement en cette année 2010.

Si tous les livres de ce génie du polar sont fantastiques, tant au niveau des intrigues que de la qualité d'écriture, celui-ci est un cran au-dessus, peut-être en raison du sujet abordé, à savoir l'eugénisme. Après la deuxième guerre mondiale et la chute d'Hitler, certains danois ont continué à s'inspirer de ses idées sur la race pure. Ainsi, les femmes jugées indignes de procréer ont été avortées et stérilisées de force. Cette ''lutte secrète'' visant éliminer les familles nombreuses des classes populaires ou encore les mères célibataires s'accompagne aussi d'un racisme à peine dissimulé.

Avec Nete, le lecteur est plongé dans la vie d'une femme déchue qui s'est relevée pour tomber à nouveau et ne plus penser qu'à la vengeance. C'est avec un sentiment d'injustice et une profonde empathie que l'on suit son triste parcours.

Encore une fois, Adler Olsen frappe fort avec l'histoire de cette ''bonne fille'' qui n'a pas eu de chance. Et si le noir domine son roman, il sait aussi ménager au lecteur des plages de détente où l'on s'amuse des mésaventures de Carl avec son ex-femme ou avec sa nouvelle petite amie et de ses tentatives infructueuses pour agir en chef avec sa fine équipe. Un très bon opus, voire le meilleur de la série.

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Après trois premiers tomes bien prenants, le Danois Jussi Adler-Olsen poursuit sa série du Département V avec Dossier 64. J'y ai retrouvé avec grand plaisir le trio de choc des cold cases de Copenhague : l'inspecteur Carl Mørck, bougon, ironique, souvent dépassé entre son équipe et la smala qui vit sous son toit, son assistant Assad, à la fois attachant et ambigu par les mystères autour de lui, et la benjamine aux multiples personnalités Rose.

Le premier ennemi contre lequel doivent lutter nos héros est la grippe qui frappe la Direction de police en ce mois de novembre 2010. Pas simple de réfléchir avec la tête engluée dans la fièvre et le nez gouttant à qui mieux mieux...

Un vieux dossier de disparition datant de 1987 attire l'oeil de la gothique Rose et force est au reste du trio de s'y mettre (toujours avec un bel entrain du côté d'Assad... beaucoup moins côté Mørck). Cette enquête va les plonger dans un passé pas si ancien et très dérangeant du Danemark. En effet, durant plusieurs décennies (globalement entre 1920 et 1970), l'État mena une politique de type eugéniste en déportant et stérilisant de force des femmes jugées immorales ou qui ne rentraient pas dans les critères de valeurs établies par des médecins indignes. Rabaissées, humiliées, considérées comme mentalement déficientes et déviantes sexuelles risquant de "salir" la société des "bons" Danois en pondant gosses sur gosses en recourant à l'aide sociale, battues et enfin opérées afin de ne plus pouvoir enfanter, ces femmes étaient ensuite rendues à la vie civile, marquées comme des bêtes et généralement dans l'incapacité de s'intégrer socialement.

A ça, s'ajoute les volontés d'accès au parlement danois d'un parti d'extrême-droite aux terrifiants et nauséabonds relents nazis, Rene Linier ("lignes pures"... tout le programme dans le nom...).

Avec de tels éléments, on comprend que Rose, en tant que femme, et Assad en tant qu'immigré soient particulièrement portés et investis - professionnellement et émotionnellement - sur cette enquête. Quant à Mørck, ce n'est pas qu'il ne suive pas le mouvement, mais ressort de nouveaux points sur l'affaire du tueur aux clous antérieures à la série et qui a valu au policier de se retrouver en sous-sol au Département V, une cicatrice de blessure par balle à la tête et l'esprit encore torturé de la vision de ses collègues tombant sous l'assaut, l'un mort, l'autre tétraplégique. Plus l'agitation chez lui, plus les difficultés inhérentes aux débuts d'une liaison avec la belle Mona... Ça fait beaucoup pour un seul homme, non?

Jussi Adler-Olsen explique que le système de mise à l'écart et de stérilisations forcées a bel et bien existé et que, jusqu'à ce jour, il n'y a jamais eu de mea culpa ni de reconnaissance de cette part sombre de son XXème siècle par les gouvernements danois qui se sont succédés. N'étant pas très au fait de l'Histoire de ce pays, cette découverte m'a surprise et choquée par la violence physique et idéologique d'une telle planification eugéniste.

De même, les parties concernant l'organisation et les velléités du parti Rene Linier m'ont interpellée quant à l'actuelle montée en puissance en Europe de nombreux partis et mouvances identitaires, certains s'inscrivant ouvertement dans le prolongement de vieux démons du XXème siècle : l'idéologie mussolinienne par exemple en Italie. L'approche des élections européennes agite et met en avant ces hydres inquiétantes pour la démocratie et les valeurs humaines.

Ainsi, en plus d'être un roman passionnant à lire - peut-être même le plus abouti de la série pour l'instant -, Dossier 64 interroge à la fois sur les côtés sombres de nos Histoires (car le Danemark est loin d'être le seul à en avoir, ce serait trop simple) et sur les périls actuels des montées d'extrémismes de divers types (ici politique et idéologique, mais également religieux et sociétaux avec l'homophobie par exemple).

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critiques presse (2)
Chatelaine
02 juillet 2014
Un cocktail brillant de style, de rigueur et d’humour.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
Bibliobs
19 février 2014
Comme toujours, on est happé par un climat dense, à couper au couteau. Adler-Olsen manie les différents fils narratifs d'une intrigue qui paraît plus simple que d'habitude.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (126) Voir plus Ajouter une citation

Carl s'écroula dans son lit et se souvint du remède dit "du chapeau". D'après ce qu'il savait, son père l'utilisait aujourd'hui encore pour se soigner.

"Tu t'allonges dans ton lit", lui avait-il conseillé un jour. "Tu accroches ton chapeau au pied du lit. Puis tu prends la bouteille d'alcool qui devrait toujours être posée sur ta table de nuit et tu bois jusqu'à ce que tu voies deux chapeaux. Je te promets que tu ne seras plus malade le lendemain en te réveillant. Ou alors tu n'en auras rien à foutre de l'être encore."

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Rita respectait la colère parce que la colère avait été le moteur de sa vie. Quand elle volait, quand elle délestait un pauvre imbécile de son portefeuille ou quand elle bousculait les gens qui avaient le malheur de se trouver sur son chemin. Elle savait que la colère ne menait à rien, mais c’était un sentiment qui lui faisait du bien. Porté par la rage, on pouvait déplacer des montagnes.

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Il soupira et entreprit d’écrire un message. Il était prêt à parier que les claviers de téléphone portable avaient été conçus par un pygmée, avec des doigts aussi fins que des macaronis. Face à ces trucs-là, un utilisateur lambda originaire d’Europe du Nord et de taille moyenne se sentait comme un hippopotame à qui on demanderait de jouer de la flûte à bec.

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Au fil des années quatre-vingt, Curt Wad avait vu avec satisfaction la droite progresser dans le pays et, en cette fin de mois d'août 1987, presque tous les médias prédisaient une victoire des conservateurs aux élections.

C'était une époque formidable pour Curt Wad et pour ceux qui pensaient comme lui. Le parti d'extrême droite Opsvingspartiet pestait contre l'immigration, et de plus en plus de groupements chrétiens et d'associations à l'échelle nationale se rassemblaient autour des orateurs populistes rompus à l'art de stigmatiser la moralité moribonde et la décadence de la société, sans peur de bafouer allègrement le respect des droits de l'homme.

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Elle n'avait rien bu depuis lundi et le manque était en passe de la rendre folle. Non qu'elle fût réellement alcoolique, elle ne l'était pas, mais le petit coup de fouet, la brise légère dans sa tête, la brûlure brève sur sa langue que lui procurait l'alcool parvenaient d'une certaine manière à l'extirper du néant. Quand elle avait de l'argent à la banque, ce qui n'était jamais le cas en fin de mois, une bouteille de gin suffisait à illuminer deux journées entières. Elle n'avait pas besoin de plus et ne se considérait donc pas comme une ivrogne, elle avait seulement du chagrin.

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Videos de Jussi Adler-Olsen (25) Voir plusAjouter une vidéo
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Extrait du livre audio "Sel" de Jussi Adler-Olsen lu par Julien Chatelet. Parution CD et numérique le 6 juillet 2022.
https://www.audiolib.fr/livre/sel-les-enquetes-du-departement-v-vol-9-9791035409524/
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