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EAN : 9782226402073
640 pages
Albin Michel (29/08/2018)
  Existe en édition audio
3.64/5   922 notes
Résumé :
L'Unité Alphabet est le service psychiatrique d'un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d'atroces traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur le front de l'Est.
Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu'il a abandonné à l'Uni... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (166) Voir plus Ajouter une critique
3,64

sur 922 notes
Plusieurs auteurs de polar nordiques ont trouvé leur inspiration dans la Seconde Guerre mondiale. Jussi Adler Olsen lui, a justement écrit son premier roman policier sur cette thématique.

Les horreurs commises pendant la guerre, au nom du fanatisme, de la lâcheté, de la malveillance et de la cupidité sont innombrables.
Souvent la face la plus sombre de l'homme se révèle dans les tragédies. Certains prisonniers ont dû se battre tout simplement pour garder la raison face à tant de cruauté.
Ici il est question d'atroces traitements qu'on infligeait aux officiers SS qui revenaient blessés du front de l'Est et qui servaient des cobayes aux médecins.

Il est question d'amitié et de trahison, de l'amour qui peut se changer en haine, de réparation et de rédemption.

Malgré quelques longueurs et répétitions qui ralentissent parfois la lecture, l'Unité Alphabet est un roman aux multiples niveaux de lecture, un polar à la portée universelle, dont l'intrigue est impeccablement documentée et certains personnages foudroyants d'humanité.

On y retrouve cette touche scandinave, devenue une marque de fabrique, à base d'anti-héros plongés dans des intrigues très sombres.

Dans une langage efficace, l'auteur danois fait résonner le parcours de certains hommes comme une belle leçon de résistance.


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Un hôpital allemand perdu dans la campagne, au cours de la seconde guerre mondiale. L'Unité Alphabet.
Hôpital psychiatrique.
Dédié aux nazis blessés, ou fous, qui ne peuvent retourner chez eux, ce qui serait la honte de leurs familles. Les SS préféraient l'euthanasie, c'est plus propre, cependant dans le cas des huiles proches d'Hitler, cet hôpital soignait la folie de ces meurtriers, et préférait tout de même les y laisser le temps qu'il faut incognito.

Par électrochocs, pilules, camisoles de force, psychotropes… et mauvais traitements.
Cet internement était aussi l'intérêt de certains officiers du Reich, qui auraient dû, sinon, partir sur le front de l'Est, donc voués à une mort certaine.
Naturellement, et par conséquence, certains meurtriers nazis, vers la fin de la guerre surtout, sont devenus des simulateurs dans l'unité alphabet (mieux vaut être fou que désavoué par le Führer, ou obligé de risquer sa vie, ou devoir expliquer les crimes commis)

Deux pilotes de chasse anglais sont, par malchance, internés avec des simulateurs. Ne parlant pas allemand, ils se taisent, et sont vraiment considérés comme fous. Pourraient devenir fous. Pourtant, ils remplacent des criminels de guerre au passé horrifiant, et personne ne s'aperçoit du remplacement.

On y apprend les malversations, la corruption de ces nazis, pas seulement fiers de donner la mort parfois par des moyens « raffinés !», plus que cruels. Dans les camps de concentration, le détournement de nourriture, les sanctions en punition de crimes qu'ils n'avaient pas commis, précipitaient la mort des déportés :« cela arrangeait tout le monde» , commente Jussi Adler Olsen .
On apprend aussi les pillages, les vols d'oeuvres d'art mis à l'abri dans des banques de Bâle, les manoeuvres pour couvrir ces pillages. L'après guerre, avec ses secrets sous peine de mort, puisqu' on se doute que les anciens officiers nazis ne sont pas devenus des faibles, perpétue les forfaits et même les multiplie.
Rien ne s'oublie, les criminels habitués à massacrer continuent à le faire, vivent dans l'impunité, ressassent leur passé et pourtant ne se sentent jamais en sécurité.
Heureusement que @yaena mon amie Doriane avait chroniqué ce livre et m'avait prévenue, j'aurais été déçue sinon, puisque Jussi Adler Olsen jusque là me plaisait bien : elle énonce quelques bémols sur certains faits improbables, des assemblages faciles, des longueurs et parfois aussi des ellipses. J'en cite parmi d'autres : une anglaise parle longtemps à une allemande, et l'une des deux avoue par la suite qu'elle ne comprend pas la langue de l'autre. L'un raccroche le téléphone, sauf qu'il ne téléphonait pas.
Doriane, oui, bilan mitigé aussi pour moi.
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ALERTE QUATRIEME DE COUVERTUE TROP BAVADE : Je déconseille la lecture de la quatrième de couverture qui selon moi « divulgache » un élément crucial. J'aurais préféré ne pas avoir une des infos dès le départ car cela aurait rendu ma lecture de la première partie du livre plus prenante. Là je me suis un peu fait couper l'herbe sous le pied.

Bryan et James sont inséparables depuis l'enfance. Plus que des amis ils sont comme des frères. Ils sont mus par une même passion, celle des avions. Tous deux sont équipiers et font partie de la célèbre Royal Air Force. En plein seconde Guerre Mondiale ils sillonnent le ciel pour une mission de reconnaissance quand leur avion est abattu par l'ennemi. C'est alors que commence le cauchemar.

Pour échapper à une mort certaine ils n'ont d'autre choix que de se faire passer pour fous. Ce qu'ils ne savent pas c'est qu'ils sont à Fribourg en Allemagne, dans l'unité Alphabet : une unité de soins psychiatriques pour le gratin de l'armée Allemande, autrement dit les SS.
Les deux amis se sont jetés dans la gueule du loup. James, patient jusqu'à frôler la passivité et Bryan impulsif et nerveux réussiront-ils à donner le change et à se faire passer pour déments ? Résisteront-ils au traitement infligé aux malades mentaux de l'époque ? On est dans les années 40 et les traitements sont loin d'être tendres. Au programme camisoles chimiques et électrochocs. Ces « soins » pourraient les mener droit à la mort à moins qu'ils ne les rendent fous pour de bon. Sans oublier qu'ils sont au milieu des SS, un vrai nid de vipères. Comment se sortir de là vivants et ensemble ? Combien de temps pourront-ils survivre dans cet hôpital psychiatrique sans eux-mêmes devenir fous ? Et si les fous étaient le cadet de leurs soucis ?

1972 : La guerre est fini mais que sont devenus Bryan et James ? Sont-ils encore en vie et sains d'esprits ?
Retour à Fribourg. Mais est-ce vraiment une bonne idée de remuer le passé ? Certains ont tout intérêt à ce qu'il reste énigmatique et n'ont aucune intention de voire la petite vie tranquille qu'ils se sont construit voler en éclat. le passé vient alors se mêler au présent et l'histoire se révèle dans toute sa cruauté.

J'ai bien aimé cette lecture en mode thriller mais je l'aurais moins aimé si je l'avais abordé comme un livre historique. En effet les férus d'Histoire risquent de tiquer. le récit comporte beaucoup d'invraisemblances et l'histoire est parfois tirée par les cheveux. Tout s'assemble avec un peu trop de facilité. J'ai croisé aussi quelques longueurs et paradoxalement l'histoire comporte des ellipses qui m'ont gênées.

J'avoue que ces bémols sont contrebalancés par une plume agréable et fluide et par les personnages de James et Bryan qui ont su me séduire. Bilan mitigé mais je retenterai volontiers un autre livre de l'auteur.
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Combien de fois me suis-je dit : il faut que je lise Adler Olsen ?
Le hasard a voulu que l'on me donne quelques livres et parmi eux, L'Unité Alphabet.
Rapide coup d'oeil à la 4ème qui m'annonce ici le premier roman de l'auteur,  avant sa série Département V.
La voilà l'occasion.
1944. Bryan et James, deux inséparables amis d'enfance, sont pilotes de la RAF, au cours d'une mission, leur avion est abattu derrière les lignes ennemies.
Seule solution pour s'en sortir ? Se faire interner dans l'Unité Alphabet, le service psychiatrique d'un hôpital militaire.
Inutile de vous dire qu'en cette période de confinement, le lieu n'est pas idéal pour s'évader, surtout si vous êtes dans les pattes d'un auteur tel que celui-ci.
Je ne vous décrirais rien de ce qu'il fait vivre aux personnages que vous croiserez dans cet établissement, je fais confiance à votre imagination.
En tout cas, Adler Olsen fait partie de ces écrivains qui vous pondent des pavés, qui vous donnent une impression de lenteur, mais que vous avez énormément de mal à lâcher quand vous les avez commencé.
Terriblement addictif.
Thriller efficace étalé sur deux périodes, la Seconde Guerre mondiale d'abord puis 1972 et les Jeux Olympiques de Munich.
Bon je vous rassure, si vous devrez croiser quelques nazis fort peu sympathiques, Jussi ne vous sèvrera pas de palmarès et autres exploits sportifs, là n'est pas son but.
Par contre il usera de méthode et de médicaments sans doute peu à votre goût comme à ceux de ses protagonistes.
Ici, il y a les malades, les simulateurs et...les traîtres... et parfois les trois en même temps.
Quel que soit son rôle, un jour faudra-t-il payer ?
La vie est faite de décisions, au cours de la sienne, Bryan, en a pris plusieurs d'importantes. Qu'en est-il de la dernière, a-t-il eu raison ?
Vous avez 664 pages pour le savoir... bonne lecture


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« du suspense, du suspense, et encore du suspense »

Dès le début j'ai été prise dans l'histoire. le suspense est en continu lors de la première partie qui m'a tenu en haleine. La deuxième partie commence par un côté plus descriptif mais une fois le suspense installée, il est très intense. La fin est loin de laisser indifférente, je me suis dis que j'aurais peut-être préféré que l'histoire s'arrête deux chapitres avant avec un autre final mais la fin reste cohérente avec l'esprit tortureur de l'auteur. Je ne voulais tellement pas quitter les personnages que j'ai lu la dernière page deux fois.
Je me suis attachée à certains personnages et d'autres que j'ai détesté. L'auteur a la plume pour mettre en action et dans des conditions ses personnages. le partage des émotions est intensif.
C'est mon premier livre de cet auteur et ce ne sera pas le dernier. Je lirais toute la série du département V.
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critiques presse (1)
LeDevoir
01 octobre 2018
Avec le roman de Jussi Adler-Olsen, le lecteur se voit plongé dans l’atmosphère tendue des derniers jours de la Deuxième Guerre mondiale.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
𝙻𝚊 𝚛𝚎́𝚟𝚎́𝚕𝚊𝚝𝚒𝚘𝚗 𝚚𝚞’𝚒𝚕 𝚏𝚊𝚕𝚕𝚊𝚒𝚝 𝚎̂𝚝𝚛𝚎 𝚍𝚎𝚞𝚡 𝚙𝚘𝚞𝚛 𝚎̂𝚝𝚛𝚎 𝚊𝚖𝚒𝚜, 𝚖𝚊𝚒𝚜 𝚜𝚎𝚞𝚕 𝚙𝚘𝚞𝚛 𝚝𝚛𝚊𝚑𝚒𝚛 𝚜𝚎 𝚙𝚘𝚜𝚊 𝚜𝚞𝚛 𝚕𝚊 𝚏𝚊𝚕𝚊𝚒𝚜𝚎, 𝚘𝚜𝚌𝚒𝚕𝚕𝚊 𝚞𝚗𝚎 𝚜𝚎𝚌𝚘𝚗𝚍𝚎 𝚍𝚊𝚗𝚜 𝚞𝚗𝚎 𝚌𝚕𝚊𝚛𝚝𝚎́ 𝚜𝚞𝚛𝚗𝚊𝚝𝚞𝚛𝚎𝚕𝚕𝚎, 𝚙𝚞𝚒𝚜 𝚋𝚊𝚜𝚌𝚞𝚕𝚊𝚗𝚝 𝚍𝚊𝚗𝚜 𝚕𝚎 𝚟𝚒𝚍𝚎, 𝚗𝚎 𝚕𝚊𝚒𝚜𝚜𝚊𝚗𝚝 𝚍𝚎𝚛𝚛𝚒𝚎̀𝚛𝚎 𝚎𝚕𝚕𝚎 𝚚𝚞𝚎 𝚕𝚎 𝚙𝚛𝚎́𝚜𝚎𝚗𝚝.
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D’habitude, dans un cas clinique aussi désespéré que le sien, les SS ne faisaient pas de sentiment, c’était l’euthanasie. Mais, pour un proche collaborateur du Führer, tant qu’il restait une once d’espoir de guérison, les médecins faisaient leur possible pour le soigner.
Jusque là le sort de ces hommes avait été un secret pour tout le monde. On ne pouvait ramener chez lui un officier nazi devenu fou. Cela aurait eu un effet démoralisant, terni par la grandeur du Reich et semé le doute sur les nouvelles du front. Les Allemands perdraient foi dans l’invulnérabilité de leurs héros, et la réputation des familles de ces officiers serait salie.
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A présent qu'il avait trouvé un moyen de s'évader, il ne fallait surtout pas qu'il prenne le froid, sinon James et lui n'auraient pas le temps de s'enfuir avant la prochaine série d'électrochocs. Il fallait penser vite et bien. Et informer James de son projet. Qu'il le veuille ou non, sans James, pas de plan viable.
Et sans James, pas d'évasion.
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La révélation qu’il fallait être deux pour être amis, mais un seul pour trahir, se posa sur la falaise, oscilla une seconde dans une clarté surnaturelle, puis basculant dans le vide, ne laissant derrière elle que le présent.

(Albin Michel, p. 628)
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Mais les voies de l'automutilation sont impénétrables. L'angoisse avait des racines profondes qui pouvaient pousser une personne à se punir de la façon la plus cruelle et dans les moments les plus inexplicables.
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Videos de Jussi Adler-Olsen (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jussi Adler-Olsen
Découvrez le booktrailer de 7m² de Jussi Adler-Olsen
Combien mesure l'enfer ? 7m2.
C'est la dimension de la cellule dans laquelle Carl croupit. Témoin gênant, il a été piégé par une puissante organisation de trafic de drogue. Depuis, il est devenu l'ennemi public n°1, même aux yeux de la police.
Il ne lui reste qu'une arme : son équipe. Mais Rose, Assad, Gordon et Mona parviendront-ils à le sauver alors qu'au sein de la prison sa tête est mise à prix ?
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