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ISBN : 2265117005
Éditeur : Fleuve Editions (14/09/2017)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Stéphanie, qui a rencontré Luc quelques mois auparavant, croit être enceinte. C'est une fausse alerte, qui les incite néanmoins à fonder une famille. Le lecteur suit leur vie amoureuse, la grossesse de Stéphanie, son accouchement, puis des mois suivants jusqu'à la disparition de la linea nigra, ce tracé vertical qui court sur l'abdomen des femmes enceintes.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Sabrinaaydora
  03 novembre 2017
    Je suis infirmière. Je connais les protocoles de soin et les protocoles de chirurgie. de part ma profession, j'ai des connaissances qui me permettent d'appréhender certains événements. Comme je suis infirmière, je n'ai pas eu le même accompagnement pendant ma grossesse, car je suis dans la profession et donc je savais beaucoup de choses... J'ai manqué d'informations et heureusement, j'ai une amie sage-femme que j'ai pu harceler de question.
    Cela n'a pas empêché ma césarienne de se dérouler dans des conditions inhumaines, à vif, avec un anesthésiste qui m'a dit que je mentais lorsque je hurlais que ça me faisait mal. le produit d'anesthésie avait diffusé dans mon dos. Chaque incision a été une torture. Je suis infirmière, et je sais que le protocole n'a pas été respecté. Il était 20h un samedi... Je n'ai pas accouché. J'ai entendu les premiers cris de mon bébé, j'ai tenu jusque-là et mon coeur a lâché.
    "Linea Nigra" est un livre qui m'a fait tilt au moment où j'ai vu les éditions Fleuve en faire la promotion. Il y a des histoires qui nous heurtent, nous blessent et nous permettent de mettre à distance des événements. Sophie Adriansen, dont j'avais apprécié l'écriture avec "Les grandes jambes", nous offre ici un livre riche, pertinent, loin d'être accusateur.
    La construction du livre est très agréable : on ne suit pas de façon linéaire la grossesse de Stéphanie et la naissance d'Ulysse. le livre est découpé en citations, explications, témoignages divers, le "maintenant" pour parler de sa grossesse et de son accouchement, et "l'avant", en parlant de sa relation avec Luc.
    Ce que j'ai apprécié dans cette découpe, c'est que cela m'a permis de ne pas plonger directement dans les souvenirs. Mon expérience de lecture sera différente de la votre, car la naissance de mon fils a été différente. J'ai aimé entrecouper le récit d'éléments terre-à-terre, très factuels. Arrivée à la césarienne, je me suis fait la réflexion "ah, c'est déjà fini". Stéphanie c'était longuement préparé pour ce passage par voie basse. Elle a pu tenir et voir son fils. Je rationalise, car j'ai vécu des choses différentes. 
    Les explications données tout au long du livre et les interactions avec le personnel soignant me fait penser à plusieurs choses :
-  Tout d'abord, nous avons dans notre société de grandes idées, de grandes propositions, mais qui ne passent pas toujours les portes des maternités. Pourquoi ? Il y a une question de coût ! Eh oui, cet argent toujours qui empêche les soignants de travailler dans de vraies bonnes conditions. C'est une réalité de terrain. Aménager les maternités, former le personnel, acheter le matériel adéquat, oui ça a un coût... 
-  L'accompagnement de la femme enceinte n'est pas réalisé (pour tout le monde) à sa juste importance : en prenant le temps avant, on évite beaucoup de problèmes après. le rôle de la sage-femme n'est pas utilisé dans toutes ses possibilités. On peut encore améliorer et personnaliser le suivi des parturientes.
-  Revenir à des méthodes plus "naturelles", revient à reconsidérer toute la démarche scientifique et les avancées faites. La diminution de la mortalité infantile et maternelle est dépendante de cette science ! À mon sens, il est difficile de ne rien vouloir de "médical", mais trouver un juste-milieu. Et sans doute mieux préparer les femmes à cet événement en entendant leur souhait, et pas en soufflant en pensant que c'est encore une "lubie de retour au naturel" (oui, je l'ai entendu...). 
    L'histoire de Stéphanie avec Luc est riche de réflexion. Loin d'être mièvre ou inutiles, cela montre vraiment le cheminement dans le conscient et l'inconscient des femmes lorsqu'on porte la vie. Car oui, être enceinte, c'est une expérience incroyable, sentir cet être dépendant de nous, cette responsabilité. L'avoir dans ses bras, sentir cet incommensurable bonheur et amour envers cet être si fragile.
    Mais il y a aussi tous ces phénomènes de "rejet" de l'enfant, ces angoisses de ne pas bien faire, de ne pas savoir. Il y a un vrai poids dans notre société : tout doit se faire vite et bien. Devenir mère, cela ne s'apprend qu'au travers des expériences que nous ferons. Et tout n'est pas forcément que joie et bonheur. La dépression du post-partum n'est pas vécu de la même façon par toutes les femmes. Et elle n'est surtout pas à minimiser. 
    La place du père : il ne ressent pas les chamboulements hormonaux, le lien qui se tisse entre le foetus et sa mère. Mais les hommes, aujourd'hui, ont aussi envie de s'impliquer, dès le début. Et il n'est jamais facile de trouver sa place, je le conçois. Mais il est agréable de voir comment Sophie Adriansen lui a donné une place simple, précieuse pour Stéphanie.
 
    Chaque accouchement est différent. Chaque naissance est différente. Une réflexion du livre m'a beaucoup marqué : pourquoi faire une enquête aussi approfondie sur des gens prêts à aimer et élever un enfant lors d'une adoption, alors que des enfants sont laissés dans des situations de détresse incroyable dans certaines familles. Notre monde n'est pas parfait, loin de là. Peut-être ces enquêtes sont aussi importantes, car elles n'engagent pas la seule responsabilité des parents si quelque chose se passe mal, mais aussi ceux qui ont confiés l'enfant.
    Nous prenons conscience des choses qu'il faut améliorer. L'une des plus importantes, c'est de ne pas dénigrer la parole des "victimes". Les violences obstétricales existent. Rien n'est parfait. Mais tout est perfectible.
    Ce livre m'a touché, vous l'aurez compris, de part ma propre expérience. J'ai eu le plaisir d'y trouver des mots non-moralisateurs, sans attaque. Il n'y a pas de dénonciation gratuite, juste des éléments permettant d'approfondir la réflexion, car tant qu'il y a un débat, c'est qu'on peut échanger et avancer.
    Mon fils va bien. Je n'ai pas pardonné. Et certaines nuits, je ressens encore à ces liens qui m'entravent sur la table d'opération avec des bruits d'incision, et cette douleur qui n'en finit pas. Mais le matin, le sourire de mon fils panse cette blessure.
En bref :
Un livre que j'ai aimé, qui traite de réalité obstétricale. le tout est porté par une plume soignée et respectueuse, abordant la relation de Stéphanie et Luc, les doutes et réflexions sur la maternité. 
Lien : http://lecturedaydora.blogsp..
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LiliGalipette
  23 juillet 2017
À paraître le 14/09/17.
Nous retrouvons Stéphanie qui, dans le syndrome de la vitre étoilée, désespérait de tomber enceinte et voyait son couple parfait avec Guillaume voler en éclats. Ici, elle est en couple depuis très peu de temps avec Luc. Miraculeux Luc. Rencontré quand il le fallait. Il est l'homme de la situation. Leur amour était inattendu : il est beau, il est légendaire. Mais très vite, la question de l'enfant refait surface. « Je le soupçonne de vouloir me féconder pour verrouiller notre amour. » (p. 11) Quelle place peut prendre la grossesse dans une histoire qui commence ? Et surtout, comment devient-on mère, même quand on le souhaite de tout son corps ? Être enceinte et être mère, ce n'est visiblement pas tout à fait la même chose. « J'ai un secret dans le ventre. Et un sacré creux dans l'estomac. » (p. 70) Au fil des mois et après l'accouchement, Stéphanie révise constamment son identité de femme tout en interrogeant ses rapports avec sa mère et en cherchant à préserver sa relation avec Luc.
Linea Nigra prend la même forme que le syndrome de la vitre étoilée, avec des chapitres très courts où alternent les voix, incarnées ou non. Il y a les conseils des proches et des professionnels et les sorcières qui prodiguent de mauvaises paroles. On trouve des listes sur beaucoup de sujets, mais aussi des extraits de livres, de lois et de magazines. À mon goût, les informations et généralités sur les femmes, la grossesse et l'accouchement sont un peu en trop, ou disons un peu trop nombreuses. On comprend vite (et, si on est une femme, on sait), que la maternité et la grossesse ne sont pas libres. Pas besoin de le répéter sous tant de formes. « En intervenant dans le processus naturel, en déshumanisant l'accouchement, en légalisant la violence obstétricale, les pouvoirs publics privent les femmes de leur liberté et prennent le contrôle de leur corps. Alors qu'accoucher est un verbe intransitif. Un verbe intransitif. » (p. 146) Cela dit, le roman de Sophie Adriansen rappelle une vérité essentielle. À chaque femme son corps : non aux diktats de la maternité à tout prix, non à l'accouchement sur le dos, non aux césariennes, non à l'épisiotomie systématique. « le vrai progrès ne serait-il pas que chacune ait le choix ? » (p. 95)
Dans ce roman, Sophie Adriansen explore à nouveau l'univers sensible de la maternité, de son désir et de son refus, mais aussi des doutes qui l'entourent. Une fois encore, le sujet me touche au coeur et au ventre.
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SophieLesBasBleus
  12 octobre 2017
Stéphanie est enceinte.
Enceinte.
Le terme évoque forteresse, citadelle entourée d'une ceinture de remparts qui protègent, qui isolent parfois. Ce corps transformé en cocon il lui faut l'apprivoiser sans cesse en acceptant de le partager, en veillant à l'habiter encore plus intensément. Mais que faire de tous les récits de gestations, d'accouchements, d'expériences qui abondent dès que sa grossesse est connue ? Les occulter ? Les prendre en compte ? Y résister ? S'y soumettre ?
La crainte de ne pas savoir, de ne pas pouvoir, de souffrir, d'échouer, hante Stéphanie. Les savoirs physiologiques, scientifiques ou empiriques n'y font rien : donner la vie reste un acte secret qui appartient à l'intime d'un couple et de son enfant à naître. Dès lors, quelle place et quel rôle laisser au geste médical ? Péridurale, césarienne, accouchement déclenché, accéléré, retardé, épisiotomie, délivrance... dans ce maquis de mots et de procédures, la femme et future mère, constamment menacée d'être malmenée par des actes intempestifs, a bien du mal à préserver l'intégrité de son "enceinte". Enfermée dans des protocoles médicaux abscons et parfois superflus, la femme enceinte doit lutter sans cesse pour faire entendre sa voix et son droit au choix, au risque de passer dès avant la naissance pour une "mauvaise mère".
C'est ce parcours que Sophie Adriansen passe au crible de son analyse et de son argumentation ardente en utilisant les ressorts de la superbe histoire d'amour que tissent Stéphanie, Luc et Ulysse. Il n'est pas question ici d'affirmations péremptoires, mais d'un léger déplacement du point de vue, d'un examen précis des idées préconçues, qui permet de fructueuses mises en questions. La somme de documents, leur diversité, leur insertion naturelle dans le cours de l'histoire provoquent un effet de perspectives extrêmement riches et passionnantes. Sophie Adriansen fouille, creuse, met en lumière, interroge, et construit un roman vrai, au ton parfois incisif, parfois poétique, mais toujours juste et accessible.
"Linea nigra" restitue l'image de cette marque qui se dessine sur le ventre de la femme enceinte : un fil, une frontière sur laquelle évolue la femme, tenant un équilibre précaire entre les discours des "professionnels de la profession" interventionnistes et ceux de la tradition selon laquelle la douleur est inéluctable, voire nécessaire, pour devenir mère. Mais, contrairement à la "ligne noire" de la grossesse, celle que trace Sophie Adriansen est bien loin de s'effacer avec le temps.
Un seul regret pour moi : n'avoir pas eu l'occasion de lire ce livre lors de ma première grossesse. Combien il m'aurait rassurée !
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akahama
  19 avril 2018
Après le syndrome de la vitre étoilée, Stéphanie est enceinte. C'est donc un second roman du corps que nous livre Sophie Adriansen, un corps fécond, cette fois mais un corps qui n'appartient plus en propre à Stéphanie. Il est l'écrin dans lequel grandit l'enfant, il est l'objet de l'amour de Luc, mais il appartient en outre au corps (un autre) médical, et un peu à tout le monde aussi. le corps de la femme enceinte fascine. On a souvent envie de le toucher, comme si cela était nécessaire à se convaincre qu'un petit être grandit là-dedans. On oublie que c'est le corps d'une femme, on oublie que, pendant et après la grossesse, il est autant source d'émerveillement que de souffrances. Linea Nigra est un roman féministe: un roman qui rappelle aux femmes que leur corps leur appartient. C'est aussi un beau roman sur le lâcher prise en amour, qui est sans doute à la base de toute relation épanouie.
Côté écriture, la plume s'affute et la langue s'affine. le ton est précis et juste. Sophie Adriansen dit ce qu'elle veut dire et j'ai hâte de retrouver dans un prochain roman ce talent qui s'épanouit de texte en texte.
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Ladoryquilit
  31 octobre 2017
Stéphanie est enceinte. Confiante dans cette nouvelle aventure, son chemin semble tout tracé avant que le doute s'installe, que les nombreuses questions viennent bouleverser cette si belle confiance. Les questions sur son corps, sur le tournant que va prendre sa vie ou encore sur son couple. Nous accompagnons Stéphanie dans sa maternité, dans cette étape de sa vie, et à travers elle c'est un peu de toutes les femmes que nous retrouvons.
J'avais gagné ce roman lors d'un concours organisé par Fleuve Éditions. Oh joie, depuis le temps que je voulais découvrir Sophie Adriansen ! En ouvrant Linea Nigra, je savais que cette lecture ne me laisserait pas insensible, mais pas à ce point...
Linea Nigra, c'est donc l'histoire de Stéphanie, Stéphanie qui est enceinte et s'apprête donc à devenir maman. Mais ce n'est pas seulement ça, ce n'est pas seulement lire simplement son histoire, c'est accompagner véritablement celle-ci durant plusieurs mois, c'est prendre conscience de certains aspects de la maternité, de l'influence que peuvent avoir ceux qui nous entourent. C'est l'histoire d'amour de Stéphanie et Luc, d'Ulysse aussi, c'est une multitude de personnages que nous rencontrons au fil des pages, mais aussi une multitude de documents qui viennent ponctuer ça et là certains passages.
On sait, que nous soyons maman ou pas, que la grossesse est une étape décisive dans la vie d'une femme qui s'apprête à devenir mère, ici, c'est magnifiquement mis en lumière. Rien n'est oublié, les questionnements, les étapes au fil des mois, les réactions de l'entourage et des amis, la rencontre tant attendue avec son enfant. Tout est à sa place, sans fioritures, mais criant de vérités. À travers les chapitres et leur diversité, on passe de l'histoire "maintenant" de Stéphanie à des extraits de livres, de documents, en passant par Luc, la mère de Stéphanie ou encore la remarque d'une amie, ce livre se dévore !
Sophie Adriansen a une écriture simple, pas simple dans le sens qui n'est pas recherchée, mais simple dans le sens où elle pose les mots justes sans chercher à en faire trop pour chaque événement, chaque moment de ce roman tout en y apportant un côté poétique. Linea Nigra est d'une incroyable justesse, dans les émotions qu'il véhicule ou encore dans les événements relatés du début à la fin. L'auteure ne cherche pas à donner de leçons, mais plutôt à offrir d'autres perspectives sur la grossesse, sur la maternité, sur le droit de chacune à devenir mère sans avoir une façon imposée. Stéphanie est attachante, nous partageons presque véritablement ces quelques mois avec elle entre sourires et larmes à travers Linea Nigra.
Je ne suis pas maman, je ne sais pas si je le serais un jour, mais si c'était le cas, je sais que je ressortirais Linea Nigra à cette occasion. Ce livre, toutes les femmes devraient le lire, TOUTES ! C'est un formidable roman sur la femme, sur la maternité, sur le corps de la femme. Personnellement, j'y ai appris beaucoup de choses, la maternité ne se résume pas à ce schéma préétabli que nous pensons connaître, non loin de là, et les questions qu'on se pose n'ont pas les mêmes réponses pour toutes selon les envies de chacune.
Après ce tel coup de coeur, je me suis d'ailleurs empressée de me procurer le précédent roman de Sophie Adriansen, le syndrome de la vitre étoilée, que je compte lire rapidement. Alors un conseil, vous aussi découvrez cette auteure sans plus tarder.
Et une dernière chose, merci Sophie Adriansen d'avoir écrit ce livre.
Linea Nigra de Sophie Adriansen est disponible chez Fleuve Éditions.
Lien : https://ladoryquilit.blogspo..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   23 juillet 2017
« Je le soupçonne de vouloir me féconder pour verrouiller notre amour. » (p. 11)
Commenter  J’apprécie          70
LadoryquilitLadoryquilit   29 octobre 2017
Je suis une plage qui attend la prochaine vague, avant d'être mère je suis la mer qui avance et recule, je suis à moi seule le roulis, je suis la houle, je suis les eaux et je suis les flots sur lesquels un bateau gouverné par un matelot prénommé Ulysse s'apprête à terminer son beau voyage. L'odyssée de la vie.
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LiliGalipetteLiliGalipette   23 juillet 2017
« En intervenant dans le processus naturel, en déshumanisant l’accouchement, en légalisant la violence obstétricale, les pouvoirs publics privent les femmes de leur liberté et prennent le contrôle de leur corps. Alors qu’accoucher est un verbe intransitif. Un verbe intransitif. » (p. 146)
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SabrinaaydoraSabrinaaydora   03 novembre 2017
"Je suis nostalgique de la force qui m'habitait pendant ma grossesse, et qu'on a sortie de moi en même temps que le placenta."
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SabrinaaydoraSabrinaaydora   03 novembre 2017
"Les médecins sont des hommes comme les autres, capables de passer sur leurs patients la colère liée à une déception dans leur vie personnelle, capables de ne pas réussir, parfois, à laisser leurs soucis à la porte du cabinet ou de l'hôpital."
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