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EAN : 9782215167518
Éditeur : Editions Fleurus (12/04/2019)
3.92/5   83 notes
Résumé :
Une maman et ses deux petites filles sont depuis des jours assises devant la boulangerie où Bastien prend son goûter.
Un vendredi de grosse pluie, il a la surprise de les voir débarquer dans son grand appartement d’un quartier chic de Paris : sa mère et sa petite sœur leur ont proposé la chambre d’amis. La cohabitation s’annonçait délicate, la mauvaise volonté de Bastien la rend vraiment difficile. Jusqu’à ce que, par la force des choses, l'attitude du garço... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
3,92

sur 83 notes

AudreyT
  13 juin 2020
****
Comment accepter d'aider les autres, partager sa maison, ses parents, l'attention de sa mamie ? Pourquoi se sentir honteux d'héberger une mère et ses deux filles, leur apporter un peu de confort, leur accorder du temps ? Pourquoi n'avons-nous pas tous les mêmes chances dans la vie, ou juste un toit sur sa tête et une baignoire pour y prendre des bains chauds ? Autant de questions que se pose Bastien, confronté à la misère des réfugiés...
Sophie Adriansen signe ici un très bon roman jeunesse sur des questions malheureusement bien actuelles.
Habitués aux corps assis, sur les trottoirs, à même le sol, seuls ou accompagnés, nos yeux voient mais ne regardent pas.
Dans ce roman, Bastien a 8 ans quand sa famille décide d'aider une mère et ses deux filles. Ils l'hébergent et entreprennent des démarches pour régulariser sa situation. mais quand on est un enfant, se mettre à la place de l'autre pour accepter de partager sa maison, ses parents ou même ne serait-ce que son temps, n'est pas facile. Bastien y met même beaucoup de mauvaise volonté !!
Mais la réalité va vite le rattraper et sans qu'il s'en aperçoive, son regard va changer.
J'ai apprécié les chapitres courts qui rendent le récit rythmé et facile à lire.
Les images renvoyées sont fortes et le message est clair : il ne s'agit pas d'être un super héros, il suffit de vouloir faire le bien et de tendre une main...
Ce roman redonne de l'humanité, de la générosité et le sens du mot solidarité dans notre monde parfois bien trop froid et individualiste...
Un grand merci à NetGalley et aux Éditions Fleurus pour leur confiance...
Lien : https://lire-et-vous.fr/2020..
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Waterlyly
  02 novembre 2020
Tous les jours, en rentrant de l'école, Bastien, Capucine et leur maman se rendent à la boulangerie. Là, la famille aperçoit à chaque fois une jeune femme et ses deux petites filles, qui habitent dans la rue. Un jour, Capucine et sa maman décident de leur proposer leur aide et de les héberger. Bastien ne s'y fait pas, et pourtant, c'est une belle amitié qui va prendre forme.
Je ressors tout simplement conquise par ce roman jeunesse que tout le monde devrait découvrir. C'est une véritable ode à la tolérance, à la solidarité et aux belles valeurs que nous livre ici Sophie.
Avec énormément de tact et de délicatesse, l'auteure va aborder des thématiques très dures. Elle le fera avec beaucoup de sensibilité, sans trop en faire, bien au contraire. L'histoire est riche en émotions.
Les personnages sont très bien construits, notamment celui de Bastien. On sent la réelle évolution que va subir le jeune garçon. Si au début, il est totalement réticent à partager son appartement et ses affaires avec la famille qu'ils accueillent, au fil des pages, il va pourtant se prendre d'une affection indéfectible pour la jeune femme et ses deux filles.
La plume est simple et abordable pour tous les publics. Ce roman est idéal pour sensibiliser les plus jeunes et avec un style qui parlera à tous, et avec un style qui plaira à tout le monde, l'auteure réussit à faire passer des messages forts.
Un roman à mettre entre toutes les mains et idéal pour sensibiliser les plus jeunes. Une très belle lecture qui m'a beaucoup émue et que je recommande sans hésiter.
Lien : https://mavoixauchapitre.hom..
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saomalgar
  12 juin 2020
Bastien a une vie très confortable avec des parents aimants, généreux et ouverts. Chaque jour, lorsqu'il s'arrête avec sa mère à la boulangerie, il observe une maman et ses deux petites filles sur le trottoir.
Un jour de pluie diluvienne, sa mère rentre à la maison accompagnée de cette maman réfugiée roumaine et de ses deux petites filles. La décision de les héberger et de les aider à trouver un travail et s'insérer est prise par ses parents.
Mais Bastien n'est pas vraiment heureux de partager sa maison, ses parents et même sa grand-mère avec ces nouvelles venues...
Un roman habile qui permet de déculpabiliser les jeunes de certaines "mauvaises" pensées ou tout du moins contradictoires. Il est très réaliste, sans mièvrerie aucune et chacun peut se mettre á la place de Bastien ou de ses parents (selon l'âge).
Le message est positif mais pas démagogique et montre que chacun de nous par de petites actions peut améliorer la vie de chacun et en particulier des plus fragiles.
Un magnifique hymne à la solidarité.
Et même si nous ne pouvons pas tout résoudre car nous ne sommes pas des héros , essayer peut au moins permettre, au moins momentanément, de rendre la vie plus douce.
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krol-franca
  02 mai 2020
Bastien vit dans un bel appartement parisien, ses parents sont aisés, sa vie est facile, aseptisée, et l'arrivée inopinée d'une mère et de ses deux filles, « sales », dans son microcosme familial va le mettre mal à l'aise. Il va éprouver de la jalousie, de la haine, il va vouloir cacher à son ami (détestable cet ami d'ailleurs, la caricature du fils de riche égoïste et pédant) la présence de cette famille chez lui. On entre dans les pensées honteuses d'un enfant qui est juste… un enfant. On le suit pas à pas dans la progression de ses émotions et de ses craintes, dans le cheminement (extrêmement lent) vers une compréhension des choses. Et ce que j'ai apprécié dans ce roman, c'est que la fin n'est pas mièvre, tout n'est pas beau et miraculeux comme dans les contes de fée, on reste dans le réel et les réflexions de Bastien, restent celles d'un jeune garçon. Ses remarques finales lorsqu'il s'assoit par terre sont très justes sans être moralisatrices. Ce petit garçon est humain.
Cette auteure a l'art d'aborder des sujets forts avec délicatesse, sans misérabilisme, avec juste ce qu'il faut de réalisme et de bon sens.
Le délit de solidarité : quel oxymore ! Et pourtant bien en vigueur dans notre belle démocratie. L'auteure l'aborde avec humour, Bastien cherche dans le dictionnaire, ayant peur de s'être trompé sur le sens du mot solidarité pour finalement ne pas comprendre pourquoi ces deux mots se côtoient. L'innocence des enfants face à la stupidité de certaines règles édictées par des adultes dénonce mieux l'inacceptable que n'importe quel discours d'homme politique.
Ce livre sur la tolérance et la générosité devrait être mis entre les mains de tous les enfants à partir de 9 ans. Pour aider les enfants à changer leur regard sur le monde ou pour les aider à le garder…
Lien : https://krolfranca.wordpress..
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Eowyne
  23 avril 2020
L'accueil des migrants à hauteur d'enfant, voici le thème de ce livre jeunesse. Bastien, 9 ans, est un petit garçon parisien privilégié : il part au ski et à la mer régulièrement. Il y a des personnes qui font la manche dans son quartier mais il n'y fait pas trop attention. Sa maman, en sortant de la boulangerie, donne sa monnaie à une famille de roumaines (une mère et ses deux filles) qui sont là depuis quelques jours. Alors quand Capucine, sa petite soeur, demande pourquoi sa famille ne les accueille pas, son père et lui-même se disent qu'ils ne peuvent pas "accueillir toute la misère du monde". Jusqu'à ce jour de forte pluie où la maman revient avec cette famille. Bastien et sa famille ne sont pas des héros car ils ont des à-priori qui font partie de l'imaginaire collectif mais petit à petit ils plongent dans le statut des réfugiés. Un livre court, qui se lit facilement mais très instructif et tellement vrai. J'ai apprécié que l'auteure soit au plus proche de ses personnages, en montrant leurs failles et leurs croyances. Cela les rend plus proches de nous. Enfin, elle aborde le délit de solidarité (que je ne connaissais pas) et elle explique à la fin, la genèse de ce roman avec au passage, la mise en lumière de la campagne de Marc Melki "Exils intra-muros, Et si c'était vous ?". Un livre à mettre dans toutes les mains. #Jenesuispasunhéros #NetGalleyFrance
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
les_gatesles_gates   25 janvier 2021
« Mes larmes redoublent d’intensité. Non seulement je n’ai rien fait pour
aider les olives, mais en plus, en voulant défendre Magda et Sorina l’autre jour, j’ai envoyé mes parents à la police et provoqué l’arrestation de toute la famille olive… Je suis le contraire d’un héros.

Maman ferme les yeux quelques secondes en lâchant un gros soupir.

On a tous le droit de faire des erreurs, reprend-elle en me faisant signe de venir dans ses bras. Ce qui compte, c’est d’essayer de les réparer quand on peut. C’est ça qui fait la différence entre les bonnes personnes et les autres.
Je ne suis décidément pas un héros mais alors, si j’en crois maman, je serais peut-être bien quand même une bonne personne. Ce serait déjà pas mal. Mais pourquoi est-ce que je ne réussis pas à en être tout à fait convaincu ? «
p. 163-164
Citation choisie par SANJI
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StheloBabelioStheloBabelio   05 mai 2021
- Bastien chéri, on ne va pas discuter cent sept ans. Moi aussi, je préférerais que nous dînions tranquillement tous les quatre, comme d'habitude. Je préférerais que mon parquet ne soit pas mouillé, je préférerais avoir un autre programme pour demain que chercher une association pour leur venir en aide. Mais demande-toi une chose, juste une : si tu vivais dans la rue, si tu étais sans domicile, obligé de mendier devant une boulangerie pour récolter de quoi te nourrir, est-ce qu'un jour de pluie, un jour où les trottoirs sont trempés et où les gens baissent tellement la tête pour se protéger des gouttes qu'ils ne te voient même plus, déjà qu'ils ne te voient pas beaucoup d'habitude, est-ce qu'un jour de pluie tu n'aimerais pas qu'une dame s'arrête avec sa fille et te propose de venir pour passer la nuit dans une jolie chambre d'amis, après avoir bu un thé chaud et mangé un bon plat de spaghettis ?
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StheloBabelioStheloBabelio   05 mai 2021
En approchant de l'appartement, je repense à ce qu'avait dit papa, bien avant tout ça, quand Capucine a commencé à s'intéresser aux olives : on ne peut pas accueillir toute la misère du monde chez nous. "Pas toute la misère du monde, avait répliqué ma soeur, jute cette maman-là, avec ses enfants." Cette maman et ses files, on a découvert leur histoire. Je n'ai plus pensé qu'elles faisaient partie de "toute la misère du monde" à partir du moment où j'ai su qu'elles s'appelaient Magda, Sorina et Nicky. Est-ce que tous les gens qui sont sur le trottoir n'ont pas eux aussi une histoire ?
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murielanmurielan   04 mai 2019
Ensuite, "délit de solidarité".
Cette fois, j'ai un doute. La solidarité, pour moi, c'est le fait de partager, de s'entraider. Mais je me trompe certainement de signification, on ne peut pas être convoqué au commissariat de police parce qu'on a fait preuve de solidarité si ça veut dire qu'on s'est simplement montré généreux et qu'on a aidé quelqu'un.
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StheloBabelioStheloBabelio   05 mai 2021
Qu'est-ce que ça fait, d'être installé comme ça sur le trottoir ?

Sans savoir ce qui me prend, j'enlève mon sac d'école de mon dos et je m'assieds. Là, sur le trottoir, à l'endroit exact qu'avaient choisi les olives.
Au ras du sol, tout est différent. Les voitures qui accélèrent paraissent plus menaçantes que quand je suis debout. Des passants, on voit d'abord les chaussures, il faut lever le nez pour découvrir leur visage. Et de près, le trottoir s'avère moins net qu'il n'y parait.

Mais c'est surtout, et alors que j'ai théoriquement rien à craindre, je ne suis soudain plus rassuré. La principale différence, c'est ça : je me sens vulnérable. Fragile. A la merci de n'importe qui.
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Vidéo de Sophie Adriansen
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