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EAN : 9782072867347
48 pages
Éditeur : Gallimard (27/06/2019)
4.24/5   25 notes
Résumé :
" Notre corps charnel nous est propre, mais il ne nous appartient pas comme un bien, autrement dit une propriété aliénable, que l'on peut donner ou vendre, comme un vélo ou une maison. La confusion fatale entre les deux est délibérément entretenue par l'idéologie ultralibérale qui veut nous persuader que, puisque notre corps "nous appartient", nous sommes libres de l'aliéner. Admirons le paradoxe. " Sylviane Agacinski.

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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
1peu2jujotte
  26 août 2019
L'absence de critique, d'avis, de débat sur cet ouvrage est étonnante. Voilà un texte court, argumenté, à contre-courant du « politiquement correct » des journalistes parisiens, d'une intelligence rare, et quoi, pas de commentaires. Certes c'est un livre, ou plutôt un fascicule, de philosophie, donc de lecture plus difficile qu'un roman, mais écrit dans un style que toute personne cultivée peut comprendre. Et un livre d'une intelligence incroyable, et d'une grande importance dans les débats actuels sur la bio-éthique. Alors un conseil, abandonnez pendant quelques temps la lecture de vos fictions et lisez, relisez, réfléchissez sur ce petit texte. Ce petit livre est un formidable antidote contre l'idéologie ultra-capitaliste qui voudrait nous faire croire que la PMA et les « mères porteuses » sont des progrès sociétaux et nous dissimuler qu'il y a derrière tout cela une véritable « biocratie » (le terme est de Tobie Nathan je crois) qui, à terme, veut gouverner nos corps, assouvir nos phantasmes de jeunesse et de vie éternelle, du moins pour ceux d'entre nous qui auront les moyens de nous offrir toute cette technologie médicale. Pour les autres….et bien relisez vos manuels d'histoire.
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Vermeer
  30 septembre 2020
Réflexion sur le corps contemporain. Peut-on tout faire sous prétexte qu'il nous appartient ? L'idéologie ultra libérale associée à une idéologie contemporaine qui se prétend progressiste confond corps et bien. Notre corps nous appartient, il n'est pas pour autant un bien une propriété aliénable comme une maison.
Nous ne croyons plus dans les mythes, la survivance des corps dans la résurrection mais en revanche, nous croyons en la puissance techno scientifique capable de transformer les corps.
L'auteur évoque plus particulièrement la GPA qui n'est pas seulement servitude et "location" du corps mais appropriation de la vie-même de la personne (contrôlée durant toute sa grossesse). On ne peut tout justifier par des droits individuels surtout lorsque la liberté s'exerce aux dépens du corps des autres.
L'auteur conteste également la théorie non binaire selon laquelle le genre ne serait que psychologique, subjectivité, construction sociale (même si elle n'en nie pas la part).
La disposition des corps crée des inégalités sociales et sexuelles (disproportion entre le contribution masculine et féminine dans la conception d'un enfant). le don gratuit ne suffira pas, il sera marchandisé.
Tout n'est pas permis au nom de libertés individuelles et de demandes sociétales.

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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
HevalHeval   20 novembre 2019
On sait qu'il est aujourd'hui très tendance d'adopter un style "non binaire" (NB) et les magazines nous invitent à "transgresser les codes". Ces jeux individuels ne manquent pas de charme et provoquent en effet un "trouble dans le genre", mais ils ne changent pas les codes eux-mêmes, sans lesquels aucun jeu ne serait possible. Les codes sont des systèmes symboliques propres à une culture. Personne ne décide des signifiants qui, dans une société et à un moment donné, renvoient au masculin et au féminin (gestuelle, conduite, coiffure, maquillage, vêtements, chaussures, bijoux, etc.). Finalement, les jeux se passent entre les deux et n'éliminent pas une dualité de styles, analogue à la dualité des sexes.
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DLNDLN   24 août 2019
Notre corps charnel nous est propre, mais il ne nous appartient pas comme un bien, autrement dit une propriété aliénable, que l'on peut donner ou vendre, comme un vélo ou une maison. La confusion fatale entre les deux est délibérément entretenue par l'idéologie ultralibérale qui veut nous persuader que, puisque notre corps "nous appartient", nous sommes libres de l'aliéner. Admirons le paradoxe.
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HevalHeval   20 novembre 2019
La référence "au droit de fonder une famille" est également étrange: pouvoir se marier ou procréer, avec ou sans mariage, est évidemment une liberté qui relève de la vie privée. Mais ce n'est pas un droit à quelque chose, que l'Etat devrait nous garantir en nous fournissant certains moyens (comme pour le droit à l'éducation, à la retraite ou aux soins médicaux). Un enfant est une personne, c'est à dire un sujet de droits, titulaire de droits, à la différence des choses, qui peuvent être objets de droits. C'est pourquoi il ne peut y avoir de droit à un enfant.
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HevalHeval   20 novembre 2019
Chez les humains comme chez les autres vivants, c'est la fécondité de leurs relations qui révèle l'existence de deux sexes. Leurs organes et leur dimorphisme corporel ne prennent sens qu'à partir de cette fécondité et de l'asymétrie de leurs rôles respectifs. Chez les mammifères, le rôle des femelles, celui de porter les petits, est éminemment caractéristique de cette asymétrie. Il en va de même chez les humains. C'est pourquoi la distinction entre les hommes et les femmes est universelle, quels que soient les rapports sociaux de sexe et les significations attribuées aux caractères sexuels, primaires ou secondaires, qui n'apparaissent nettement qu'à la puberté.
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HevalHeval   20 novembre 2019
En tant qu'il est un vivant, l'homme se rattache à l'ensemble des "animaux" - mais en tant qu'il parle, il s'en distingue profondément. Si on néglige sa parole, on en fait un animal comme les autres. Si on néglige sa vie, on en fait un pur esprit, une intelligence pure, désincarnée, neutre, indifférenciée.
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