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EAN : 9782259249157
216 pages
Éditeur : Plon (07/04/2016)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 33 notes)
Résumé :
" Ne croyez surtout pas qu'il s'agisse de science-fiction : 18 avril 2015, une équipe de généticiens chinois entreprenait d'"améliorer' le génome de quatre-vingt-trois embryons humains.
Jusqu'où ira-t-on dans cette voie ? Sera-t-il possible un jour (bientôt ? déjà ?) d'"augmenter' à volonté tel ou tel trait de caractère de ses enfants, d'éradiquer dans l'embryon les maladies génétiques, voire d'enrayer la vieillesse et la mort en façonnant une nouvelle espèc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Aela
  10 décembre 2018
"Nous vivons une troisième révolution industrielle dont deux retombées majeures, l'une du côté de la technomédecine, l'autre du côté de l'économie dite collaborative vont bouleverser le monde davantage dans les cinquante ans qui viennent que dans les cinq mille ans qui précèdent », a déclaré l'auteur Luc Ferry dans une entrevue récente. Une troisième révolution industrielle, qui va s'accompagner certainement du transhumanisme.
Côté médecine, Luc Ferry distingue deux types de transhumanisme: un transhumanisme qui veut lutter contre une loterie génétique injuste et le posthumanisme visant une inquiétante hybridation de l'homme et de la machine.
D'un côté il s'agira d'éviter les malformations, d'améliorer l'espèce humaine, de l'autre côté il s'agira de "technofabriquer" une nouvelle humanité pourquoi pas hybridée avec des machines dotées de capacités et d'intelligence bien supérieures à la nôtre. Dans le deuxième camp, Ray Kurzweil en tête, qui nous promet la fin de la mort et un être humain "infiniment rehaussé".
On imagine bien à quel point les enjeux peuvent être importants, tant du point de vue de l'éthique que de la recherche médicale et en sciences de l'informatique et robotique.
La médecine pourra recourir à l'ingénierie médicale, pourra faire intervenir des nanorobots qui nettoieront nos cellules. L'hybridation homme/machine est un sujet de recherche et Google investit beaucoup dans ce domaine.
Ne plus subir la loterie génétique, "from chance to choice", un beau programme mais Luc Ferry nous montre qu'il faut certainement établir des garde-fous pour éviter le concept du bébé parfait génétiquement (et bien formaté?). Comment imaginer une société tolérante si chacun court à la perfection pour avoir une descendance "parfaite".
Le croisement de la robotique et de l'intelligence artificielle permettrait de connecter notre esprit avec les réseaux du Web à l'horizon 2035 ou 2040. Il y a, dans le transhumanisme, le pire et le meilleur comme on peut l'imaginer.
Des pistes de recherche sont à l'étude: à quand le transfert de notre intelligence, voire de notre conscience sur des supports? projet qui semble fou pour le moment...
Luc Ferry explore les questions de société qui fatalement vont survenir avec le développement de ces techniques révolutionnaires. Par exemple; quid des enfants?
Accepteront-ils les qualités génétiques choisies pour eux par leurs parents? Feront-ils un procès à leurs parents si ces qualités ne leur conviennent pas? Pourquoi nous a-t-on sélectionné des qualités qui peuvent être utiles aux sportifs si l'on préfère être un artiste?
Bientôt nous pourrons "copier/coller" notre ADN et l'hybrider avec le système "Crispr-Cas9" (j'aurais aimé plus d'explications techniques sur ce sujet....)
Comment imaginer une société dans laquelle les humains auraient une vie très longue?
Société rigide et peu tolérante? on peut le redouter...
Risque de voir coexister plusieurs humanités, comme le suggérait l'excellent auteur de science-fiction Issac Asimov avec des humains qui auraient des durées de vie très différentes..
Des humains qui auraient accès au "enhancement" et le commun des mortels qui devra se contenter d'une durée de vie "ordinaire"...On imagine les rébellions qui pourraient naître de ces inégalités immenses.
Comme on le voit, le sujet est explosif.
A tel point que Bill Gates, Elon Musk et le regretté Stephen Hawking ont alerté l'humanité en 2015 sur ces sujets explosifs et ont exprimé leur inquiétude sur ces "super intelligences" qui vont voir le jour.
Luc Ferry dans ce court essai a le don de mettre le doigt sur les problèmes imminents que nous allons rencontrer dans un futur proche.
Il va falloir faire preuve de discernement et être conscient à chaque étape des recherches, des enjeux et conséquences de telle ou telle utilisation des ingénieries médicales et intelligences artificielles.
Comment dès lors penser cette « révolution » ? Luc Ferry est moins convaincant lorsqu'il étend celle-ci à l'économie collaborative créée par Internet (via des applications ou sites comme Uber, BlaBlaCar ou AirBnB, qui posent certes des problèmes mais somme toute moins graves?
Bel essai qui nous plonge dans le coeur du sujet de ce que va être notre 21ème siècle commençant....
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coconut
  28 janvier 2018
Luc Ferry, ancien ministre de l'Education Nationale, se penche sur l'évolution des nouvelles technologies qui tendent à modifier notre société tant sur le plan de la santé, que sur le plan des structures économiques. Il part du constat que les avancées dans le domaine de l'Intelligence artificielle, d'une forme d'eugénisme, des économies dites « collaboratives » sont sous-estimées par les dirigeants politiques et tente, par conséquent, d'alerter un public moyennement informé sur les risques et les performances qui nous attendent, à plus ou moins court terme.
La première partie du livre est consacrée au transhumanisme et la seconde aux économies "de partage" et à l'uberisation du monde.
Le transhumanisme est en marche : les Gafa s'occupent de notre futur, dans la Silicon Valley, sans que nous ayons notre mot à dire…et peut-être devrions-nous prendre la mesure des dangers qui nous attendent avant d'être mis devant le fait accompli ? Au départ, il s'agit de s'attaquer à la maladie, à la vieillesse et à la mort mais les projets en cours peuvent aller jusqu'à des propositions posthumanistes, telles que les cyborg, ou hommes-machines tels que les imagine Kurzweiler directeur de Google. Afin de ne pas rester prostré dans des postures manichéennes, soit progressistes à l'infini, soit conservatrices à l'excès, cet essai nous invite à cerner les problématiques qui se posent et à réfléchir de manière mesurée à tous les projets afin d'être capable de faire pression sur les législateurs. Ainsi, l'eugénisme ne doit pas être systématiquement condamné. Comment refuser de modifier un patrimoine génétique porteur de maladies invalidantes, voire mortelles ? En revanche, nous devons nous interroger sur les conséquences d'une société qui reculerait l'âge de la mort, tant du point de vue des coûts induits, que du point de vue de l'égalité de l'accès aux soins ou du point de vue du sens. L'ouvrage passe en revue les différents travaux scientifiques en cours et les différents opposants à ces travaux et tente d'en faire une critique méthodique.
La deuxième partie du livre s'attaque aux nouvelles formes prises par le capitalisme, à la dérégulation des droits des travailleurs à travers le phénomène que l'on connaît sous le terme d' « ubérisation » en référence aux chauffeurs « Uber » venus concurrencer les taxis dans les grandes métropoles. Il me semble toutefois que Ferry commet une erreur en confondant « économie collaborative », « économie sociale et solidaire » « économie de partage » etc. Pour des raisons que je crois idéologiques, Ferry, dont je ne partage pas les idées politiques (plutôt du côté de la droite libérale, macronienne), se moque de Jérémy Rifkin, de ses analyses concernant « la fin du travail » du fait de la digitalisation et de la robotisation de l'économie mais aussi de son optimisme au sujet d'une société davantage tournée vers la solidarité et les échanges dans les circuits courts. Ainsi, confondre les géants du Web, les plateformes « collaboratives » de type Airbnb qui sont plutôt des économies « de prédation » (comme le dit Amid Faljaoui) avec les épiceries solidaires et tout le travail de fourmi effectué par les associations dans tous les domaines de l'économie de proximité est sinon malhonnête, du moins maladroit.
"La révolution transhumaniste" est donc à lire pour avoir sous la main, une sorte de bibliothèque de noms, de propositions en cours ou à venir ainsi qu'un panel d'arguments. Toutefois, pour ce qui est de l'analyse économique, il me semble que l'on aura intérêt à se référer à des analyses plus rigoureuses et moins marquées idéologiquement.
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Mimimelie
  24 février 2019
C'est ni fait ni à faire aurait dit ma grand-mère.
Ferry se contente de faire un état des lieux de la question du transhumanisme et reprend pour les commenter ou critiquer, l'ensemble des auteurs qui ont planché sur la question avant lui. Son apport personnel est plus que mince pour ne pas dire inexistant en ce qui concerne les enjeux de cette révolution.
En plus donc d'être fichu à l'as de pique, mal structuré, avec des répétitions à tout bout de champ et de longues citations, à n'en plus finir qui constituent à elles seules au moins le tiers du livre. Je rejoins tout-à-fait le sentiment de Le_funambule dans sa critique et pense aussi qu'il a fait là oeuvre d'opportunité.
Le plus regrettable c'est qu'il ne fait que survoler le sujet et rabâcher ce qui est dit ici et là, et ne s'est pas donné la peine d'aller au coeur du questionnement, qui est, à mon avis, à placer dans une vision utilitariste du monde qui se prépare, la monétisation de tous nos comportements, les enjeux de la perte de notre liberté de décider et de juger librement…. Nulle part il ne rentre dans des sujets précis où les applications de l'IA posent de graves problèmes, le recrutement, la justice, pour ne citer que ces exemples…sans parler de la surveillance de masse, voir l'incroyable système du « crédit social » actuellement en test en Chine …
Visiblement pour LF nul cheval de Troie d'un libéralisme échevelé ne nous menace…
Par contre il n'oublie pas de faire référence dès que l'occasion se présente, à ses précédentes publications... où il y a de la gêne y a pas d'plaisir n'est-ce pas mémé ?
Lecture pénible et sans grand intérêt.
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Patmarob
  22 août 2016
Luc Ferry aborde dans « La révolution transhumaniste » des thèmes, actuels et complexes, qui plongent le lecteur dans l'univers informatique, technique, biologique …. aux dimensions méconnues voire ignorées. Leurs applications nécessitent une réflexion philosophique, éthique sur le devenir de l'Homme. Luc Ferry met en perspective ce futur avec les bouleversements opérés par internet dans l'univers économique. le Transhumanisme, mouvement scientifique et philosophique, milite pour l'amélioration illimitée des facultés physiques et intellectuelles des humains par tous les moyens, génétiques, chimiques, informatiques ….Nées en Californie, dans la Silicon Valley, les NBIC (Nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) perfectionnent les techniques qui modifient profondément notre condition humaine et notre futur proche. Luc Ferry analyse les différents courants du transhumanisme, en perçoit les limites et perçoit les objections et critiques. Il se rapproche davantage du courant modéré qui voit dans les NBIC les moyens de vaincre les maladies, les handicaps.. mais aussi le vieillissement et la mort. Il ne s'agit plus seulement de réparer mais de modifier et d'améliorer. L'auteur s'inscrit dans le courant des Lumières du XVIII ème siècle. Il repousse le « posthumanisme » qui envisage la création d'une « nouvelle espèce » comme une combinaison de l'homme actuel avec la robotique et l'intelligence artificielle.
Luc Ferry présente ensuite la révolution numérique dans l'espace économique mondial. Il réfute l'argument d'une nouvelle économie redistributive et coopérative liée à « l'ubérisation ». A l'inverse, il affirme l'émergence d'un hyperlibéralisme « sauvagement concurrentiel » et « mercantile ».
L'auteur réalise une synthèse accessible, le style est volontairement clair. Les thèmes abordés sont nombreux, et soulèvent des questions éthiques et philosophiques fondamentales. Luc Ferry souligne le retard que l'Europe (et surtout la France) manifeste sur ces changements considérables et rapides. Il ne manque pas d'ironiser sur notre propension à commémorer et célébrer le passé. Voilà un livre qui invite à aborder d'autres ouvrages et à approfondir la réflexion.



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karmax211
  13 juin 2019
Un ouvrage de vulgarisation (ce qui oblige à ne pas trop "entrer dans les détails"), donc à la portée de tous sur ce que l'IA (intelligence artificielle… "faible" ou (et) "forte") les nanosciences, les nanotechnologies, la biochirurgie, les big data...bref les technosciences pourront avoir comme impact sur l'homme et sur le monde de demain… allons-nous inévitablement vers un transhumanisme et lequel ?
C'est le thème de ce livre correctement écrit (ne cherchez pas de la littérature dans un bouquin écrit par un philosophe sur ce genre de sujet), qui a le mérite d'apporter des infos et des éléments de réflexion à un type lambda comme moi… et de susciter un questionnement, voire l'envie d'approfondir le sujet.
Luc Ferry a tenu ses engagements… ceux qui l'ont traité d'opportuniste ("il surfe sur la mode") à la limite du plagiat (beaucoup de références empruntées aux "spécialistes" des questions abordées) lui font, à mon sens, un mauvais procès.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
aschrodaschrod   29 juillet 2020
L’économie du partage est marchandisée. Loin des idéaux postcapitalistes de la collaboration entre pairs, BlaBlaCar, Airbnb et consorts ont créé un nouveau modèle ultracompétitif. Ces plates-formes d’économie du partage s’inscrivent dans la droite ligne de l’histoire du capitalisme. Pour parler en marxiste, cette économie (marchande) du partage accentue encore la profitabilité du capital : un particulier utilise sa propriété personnelle (voiture ou logement principal) pour fournir un service payant à un autre particulier (conduite et hébergement en l’occurrence). Quand le prix du trajet BlaBlaCar baissait auparavant avec le remplissage de la voiture, il est maintenant fixé par passager. Le revenu augmente avec le nombre de voyageurs : adieu la logique initiale du partage des frais, bienvenu dans le profit ! Airbnb, BlaBlaCar et feu UberPop s’inscrivent dans la continuité historique du capitalisme : une innovation technologique fait émerger de nouveaux services qui étendent la sphère marchande à des ilots de gratuité ou d’informalité. BlaBlaCar, Airbnb et UberPop ont étendu, simplifié et monétisé l’autostop, l’échange de logement et le partage de la conduite. D’informelles et marginales, ces pratiques ont accédé à l’ampleur d’un marché et impliquent désormais transaction financière ! [Charles-Antoine Schwerer]
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aschrodaschrod   29 juillet 2020
De toute évidence, si les jeunes générations plébiscitent Autolib’, BlaBlaCar, Hitch ou naguère encore UberPop, ce n’est nullement par goût du partage, souci de l’autre, rejet du capitalisme sauvage et autres balivernes qu’on voudrait nous vendre à longueur de livres. C’est même, j’y insiste, tout l’inverse : rien à cirer du malheureux chauffeur de taxi « uberisé » de manière sauvage ! Pas davantage du prof de collège qui s’improvise chauffeur après ses heures de cours pour boucler ses fins de mois ! UberPop, c’était moins cher et plus commode qu’un taxi, point barre ! Conclusion : il est rare qu’on assiste de manière aussi claire à l’émergence de ce que Marx appelait une idéologie, c’est-à-dire un discours tout entier voué à transfigurer la réalité pour donner quelque légitimité à une nouvelle donne économique, en l’occurrence en vue de faire passer les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages et la dérégulation forcenée pour un nouveau visage de l’éthique. 
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MimimelieMimimelie   22 février 2019
...depuis toujours, les avancées de la recherche ont supposé de l'audace et des prises de risques plutôt que L'APPLICATION TATILLONNE DU PRINCIPE DE PRÉCAUTION. Du reste, si l'on suivait toujours CE FICHU PRINCIPE, même l'aspirine ne serait plus mise aujourd'hui sur le marché !
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MimimelieMimimelie   13 février 2019
Ce qui interpelle, c'est aussi ce commentaire de Bill Gates selon lequel ce qui est sidérant, "ce n'est pas que l'intelligence artificielle (IA) suscite la crainte, mais tout à l'inverse, c'est que les gens ne soient pas terrifiés !", tandis qu' Elon Musk affirme combien l'IA est "pour l'humanité la plus grande menace existentielle jamais inventée" !
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CustineCustine   16 octobre 2017
Ce livre est mal foutu, criblé de redites et de longues répétitions insupportables.
Autre nuisance, l'abus de long extraits d'autres d'ouvrages qui meublent a profusion ce mauvais livre
Y en aura t-il un autre sur ce sujet passionnant ?..
Fery collé samedi!..
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