AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2290150630
Éditeur : J'ai Lu (16/05/2018)

Note moyenne : 3.03/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Patricia Delfine, sorcière philanthrope qui parle le langage des animaux, et Laurence Armstead, génie de l'informatique qui déteste qu'on l'appelle Larry, étaient faits pour se rencontrer. Tous deux sont des parias, incompris de leurs familles et méprisés par la société, mais l'un comme l'autre sont appelés à connaître un destin exceptionnel. Alors que la fin du monde approche, ils vont devenir à leur corps défendant les champions d'un conflit qui les dépasse et don... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  27 août 2018
Patricia et Laurence sont deux ados mal dans leur peau et marginalisés. La première est une sorcière capable de parler aux animaux et considérée par ses proches comme ses camarades comme une cinglée de première. le second est un petit génie de l'informatique capable de construire une montre capable d'avancer dans le temps (de deux secondes, mais quand même...) ou de développer une Intelligence Artificielle dans son placard. En dépit de leurs différences, une belle amitié va naître entre ces deux héros qui, chacun à leur manière, vont tout faire pour sauver notre planète de son inéluctable destruction. Récompensé en 2017 par le Prix Nebula et le Prix Locus du meilleur roman de fantasy, le roman de Charlie Jane Anders est plutôt atypique. Bourré de bonnes idées et porté par un duo convaincant, l'ouvrage reste malgré tout difficile à appréhender et à apprécier. La faute notamment à la manière dont l'auteur a construit son intrigue dont on peine pendant plus de la moitié du roman à trouver un sens. L'ouvrage est divisé en plusieurs parties qui correspondent chacune à différentes étapes de la vie des personnages. La première, consacrée à leur enfance, est relativement courte et sert à poser les bases de leurs deux personnalités et parcours : Patricia apprend soudainement qu'elle est capable de parler aux animaux, tandis que Laurence se découvre une passion pour les nouvelles technologies. Jusque là tout va bien, et on ne peut s'empêcher d'être intrigué par ce mélange prometteur entre fantasy et science-fiction. La seconde partie est elle aussi intéressante, mais beaucoup trop longue. Nos deux personnages sont désormais adolescents, une période très difficile pour l'un comme pour l'autre qui subissent les railleries et les mauvais traitements de leurs camarades de lycée. On assiste alors à la naissance de leur relation, la défiance laissant peu à peu la place à la curiosité puis à l'affection. Si cet aspect du récit est certes intéressant, l'auteur en fait par moment beaucoup trop, multipliant certains types de scènes sans que cela ne serve ni à l'intrigue, ni au développement des personnages. C'est notamment le cas du harcèlement des deux ados qui est mis en scène un nombre incalculable de fois (pour le coup leurs camarades sont vraiment inventifs !).
On finit par avoir hâte de passer à la suite, et c'est alors qu'arrive enfin la troisième partie. Et c'est seulement à ce moment là que l'intrigue se met en place ! Oui parce qu'avant cela il faut bien avouer qu'à part la relation d'amitié torturée entre Patricia et Laurence, le récit n'avait pas franchement de ligne directrice. On découvre alors que notre planète n'est pas au meilleure de sa forme au point qu'elle risque fort de disparaître dans les années à venir. Alors que les catastrophes naturelles se multiplient dangereusement, Patricia et Laurence se déchirent, chacun appartenant à un groupe d'individus convaincus d'avoir trouvé LA solution pour sauver l'humanité. Et bien sur, ces deux solutions s'excluent mutuellement. L'intrigue est loin d'être inintéressante, seulement les éléments sur lesquels elle repose tombent un peu comme un cheveu sur la soupe. Nulle mention, par exemple, de quelconques problèmes climatiques (ou alors de manière vraiment très anecdotique) qui aurait pu permettre au lecteur de mieux appréhender le contexte. Même chose pour l'histoire d'amour naissance entre les deux personnages qui se la jouent un peu à la « Quand Harry rencontre Sally » : cela fait des pages et des pages qu'on devine que ces deux là vont finir par s'avouer leur sentiment, sans que rien n'arrive et puis, tout à coup, sans plus d'explication, l'un comme l'autre ont une sorte d'épiphanie et hop, les voilà en couple ! Outre cette installation tardive de l'intrigue, on peut regretter la multiplication de sous-intrigues ou de fausses pistes qui n'ont que très anecdotiquement rapport avec le fil conducteur. C'est le cas notamment de l'énigme de l'arbre et des contacts de Patricia avec les oiseaux. C'est aussi le cas de l'assassin Theodolphus dont j'ai bien du mal à comprendre l'intérêt tant son rôle ne rime à rien. On le voit au début (ce qui permet à l'auteur de mentionner l'existence d'une secte d'assassins dont le rôle ne sera, là non plus, jamais explicité), puis il disparaît… avant de revenir… et d'à nouveau être mis sur la touche jusqu'à la fin ! Outre leur absence d'utilité, ces « fausses pistes » contribuent à donner à petit côté brouillon au roman qui donne trop souvent l'impression de partir dans tous les sens sans bien connaître sa destination. La fin est d'ailleurs assez décevante car évacuée de manière beaucoup trop rapide.
Tout cela est d'autant plus dommage que le roman ne manque pas d'éléments intéressants. L'auteur s'attarde en effet sur des thématiques importantes qu'elle exploite de manière efficace. Il y est question de marginalité, de la souffrance qu'elle engendre, mais aussi d'amitié, de sacrifice, de solitude… La dimension écologique est pour sa part trop peu exploitée puisqu'elle se contente de servir de ressort à l'intrigue sans que soit vraiment questionné notre mode de vie ou notre rapport à la nature. Les liens établis par l'auteur entre fantasy et science-fiction, magie et machine, sont en revanche abordés avec plus de subtilité. le mélange des deux genres est un peu perturbant au début, mais on finit par s'y faire et cela ouvre d'intéressantes perspectives tout en créant une ambiance particulière. Les protagonistes sont pour leur part assez sympathiques, notamment parce qu'ils cultivent leurs différences et en pâtissent : elle par son comportement étrange, lui à cause de sa passion qui lui vaut d'être catalogué comme le « geek intello ». L'auteur parvient sans mal à nous émouvoir avec cette histoire d'amitié touchante, quand bien même on voit arriver de loin le côté romantique. Tout juste pourrait-on regretter la forte tendance des personnages à se poser en martyr ou à s'apitoyer sur leur sort, ce qui peut finir par agacer. Les personnages secondaires sont en revanche très peu exploités : on connaît leur nom et ce qu'ils font dans la vie, mais pour la grande majorité d'entre eux cela s'arrête là. du coup, j'ai un peu de mal à saisir l'intérêt de les mettre en scène (à part peut-être juste pour accroître le nombre de figurants...). Les amis sorciers de Patricia sont pour leur part un peu plus présents, mais, en dépit de leur étrangeté, ne se révèlent pas plus complexes que les autres. Un mot, pour terminer, sur le style : Charlie Jane Anders possède une plume passe-partout qui facilite la lecture. En revanche, les dialogues sont assez pauvres et donne parfois davantage l'impression (contrairement à ce que stipule la quatrième de couverture) de lire du Marc Levi que du Neil Gaiman, (même si je n'ai rien contre les ouvrages de Marc Levi).
« Tous les oiseaux du ciel » est un roman incontestablement atypique, dont les principaux attraits résident à la fois dans la relation entretenue entre les deux héros, mais aussi dans le savant mélange proposé ici entre SF et fantasy. Dommage, en revanche, que l'intrigue soit aussi décousue et manque de cohérence.
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
BlackWolf
  02 août 2017
En Résumé : J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui nous plonge dans un univers étrange ou la magie existe, où il est possible d'inventer un superordinateur et une machine à voyager de deux secondes dans le futur. On se retrouve à suivre le destin de Patricia, une jeune fille qui se découvre magicienne, et Laurence jeune ingénieur surdoué. C'est un roman étrange car il m'est difficile à conseiller tant il peut captiver autant que laisser de marbre. L'univers construit par l'auteur est captivant sans sa proximité avec le nôtre et surtout dans ce côté réaliste et logique qui fait que je ne me suis jamais senti dérouté ou perdu. Les deux héros sont fascinants à découvrir, s'avérant humains, complexe et touchants et surtout évoluant, devant faire face à des choix au fil des pages. Je regretterai par contre que les personnages secondaires soit à l'inverse si peu développé, un ou deux plus présent auraient apporté un intérêt supplémentaire au récit. L'intrigue démarre un peu comme un YA, mais très vite gagne en profondeur et le moindre détail a son importance. Il nous fait aussi réfléchir sur notre avenir, sur nous-même, l'amitié, l'amour, les relations, la façon dont on gère notre planète ou encore sur notre capacité à accepter les différences. Après tout n'est pas parfait, certains deux ex machina se font ressentir, la seconde partie se révèle traité un peu trop rapidement à mon goût et, comme je l'ai dit, c'est un roman à double tranchant on se laisse emporter ou pas. La plume de l'auteur est simple, mais arrive vraiment à rendre le roman profond et vivant. de mon côté j'ai accroché en tout cas.

Retrouvez la chronique complète sur le blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
MCanard
  18 décembre 2018

Bien qu'ayant été publié en Nouveaux Millénaires - une collection de J'ai Lu destinée à la SFFF adulte, ce (premier) roman de Charlie Jane Anders n'aurait pas déparé dans une collection ados et /ou Young Adult. Ce qui n'est pas une critique négative, notez bien, mais la tonalité du texte pourra étonner voire désarçonner ceux qui suivent la collection. Si tant est que " des lecteurs qui suivent une collection ", ça existe encore. Bref.
Tous les oiseaux du ciel doit bien être un roman formidable puisqu'il est estampillé Meilleur roman Nebula (2016) et Meilleur roman de Fantasy Locus (2017). Pour ma part, j'ai certes passé un très bon moment de lecture, mais le texte ne m'a jamais paru mériter une distinction aussi prestigieuse qu'un Nebula ou qu'un Locus.
On est en présence d'une classique histoire d'amour d'enfance contrarié, fonctionnant sur un antagonisme tout aussi classique : d'un côté la fille adepte de la magie, de l'autre le garçon techno-geek, tous deux des cadors dans leurs domaines, bien sûr. Une première partie s'attarde sur leur enfance, leur rencontre, et leur éprouvante scolarité, tant ces deux-là sont ostracisés, mis à l'index et harcelés par les autres élèves et des parents obtus. Première partie initiatique, volontairement racontée à hauteur d'enfant, pleine de poésie et de brutalité, de solidarité et d'injustice, d'amitié et de haines, c'est la meilleure part du livre, là où sont peints avec justesse les drames enfantins comme ont su le faire un Spielberg ou un Mark Twain, voire un Stephen King période Carrie/Charlie.
La deuxième partie retrouve Patricia et Laurence rentrés tout juste dans l'âge adulte. le contexte d'arrière-plan - catastrophes climatiques, environnementales, politiques et sociales devient le décor de blockbuster dans lequel nos deux tourtereaux vont expérimenter, comme beaucoup l'on fait avant eux, que leurs grands pouvoirs exigent d'eux de grandes responsabilités, et des sacrifices. Malentendus, complots, passions, épreuves, trahisons, sortilèges et méga-machines infernales, suspens... Toutes les cases du cahier des charges du récit chauffé à blanc sont cochées, c'est très bien mené, et dosé et calibré, il faut le reconnaître... Ce qui sépare ma satisfaction un peu molle d'un enthousiasme franc, c'est sans doute mon état de vieux con : j'ai déjà vu et lu ça plein de fois, en plus intense, émouvant, original. Un lecteur moins désabusé - autant le dire : plus jeune, plus frais, y trouvera sans aucun doute un plaisir supérieur au mien. A juste titre, je le répète ; Charlie Jane Anders possède une plume sensible, alerte, juvénile et sincère (très bien servie par la traduction), des préoccupations très recommandables et un vrai sens de la narration.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
LesReveriesdIsis
  29 avril 2019
La couverture de ce roman m'avait interpellée par sa dimension paradoxale. Elle est à la fois très chargée puisque le lettrage se perd dans le motif, et à la fois très dépouillée puisqu'à part des oiseaux et un fond bleu, il n'y a rien.
Tous les oiseaux du ciel retrace l'histoire de Patricia, une jeune sorcière qui parle aux animaux, et celle de Laurence, un petit prodige en informatique. Tous deux sont de grands incompris à l'école et à la maison, pourtant leur destin s'annonce hors norme et chacun prendra part dans un conflit qui dépasse l'individu seul.
Voilà un résumé qui me faisait rêver! Je m'attendais à une histoire menée tambour battant, à des rebondissements, à une quête, une alliance, des déchirements… Et malheureusement, je suis restée sur ma faim. le roman commence doucement et présente les protagonistes enfants, leur calvaire à l'école, leur rencontre et leur amitié. Jusque là, je prenais mon mal en patience puisqu'il faut bien mettre en place le cadre. Mais très vite, j'ai réalisé que cette rythmique lente allait perdurer. Les dialogues ne font pas vraiment avancer le récit. L'amitié torturée, les déchirements entre les personnages perdurent en un jeu de chat et de la souris, à mon sens, très long. L'histoire se dilue donc dans les destins peu glorieux de l'un et de l'autre jusqu'à leurs prochaines retrouvailles et, avant la dernière partie de l'oeuvre, il ne se passe pas tant de choses que cela. Certains événements ne sont pas pleinement exploités à mon sens : les premiers événements surnaturels (les oiseaux qui parlent) ne sont pas suivis de conséquences, et un long creux s'installe. le personnage de Théodolphus Rose m'a semblé caricatural et sa présence sert au début, mais nous en savons trop peu sur la guilde d'assassins. Lorsque nous le retrouvons à la fin du récit, sa présence ne fait pas faire un bond en avant capital dans l'histoire… de même, Milton, le patron de Laurence m'a semblé aussi caricatural. Nous l'entrapercevons et nous ne le voyons que pour les scénarios catastrophe qu'il annonce.
de plus, fait rare, les personnages ne m'ont pas convaincue. J'aurais pu aimer Patricia, l'incomprise ou Laurence, le marginal. Mais quelque chose dans la narration m'a empêchée de m'accrocher à eux. Ils sont restés des étrangers, un peu loufoques, agaçants même, et dont les déboires ne me touchaient guère. La figure de la soeur aînée, Roberta, ne m'a pas non plus émue. Tyran dans son enfance, elle s'évanouit dans la nature et revient dans le récit sans que l'on comprenne bien l'intérêt de ce retour. C'est dommage car elle aurait pu jouer un rôle décisif dans la construction de Patricia et j'aurais aimé en savoir plus sur les deux soeurs. de même, j'ai regretté que nous n'en sachions pas plus sur l'organisation des sorciers. En effet, nous ne savons rien des études menées par Patricia dans son école de magie, ou très peu. Enfin, le conflit entre les sorciers et les ingénieurs m'a semblé réchauffé. La dichotomie des ambitions (sauver la planète et les espèces / trouver un nouvel espace à habiter et sauver une minorité) ne m'a pas bluffée.
Enfin, je pense que la plume de l'autrice ne me correspondait pas. Certains passages sont très clairement trop scientifiques pour moi et je me suis perdue dans les considérations évoquées. Certaines scènes de sexe m'ont fait lever les yeux au ciel, non que je sois prude, mais parce que le recours à une écriture crue ne m'a pas paru justifiée dans ce contexte où la relation relevait du coup de foudre, de la prise de conscience d'avoir trouvé l'être qui nous correspondait. Cependant, ce n'est ici que mon avis personnel, et ce que je n'ai pas aimé est peut-être justement ce qui en séduira d'autres. Même si le roman ne m'a pas plu, il y a des choses intéressantes : la question de l'intelligence artificielle avec la figure de Pèlerin, le système de l'Arbre et sa magie, l'alliance des deux par exemple.
En conclusion, Tous les oiseaux du ciel n'est pas un roman pour moi : trop de considérations scientifiques, un rythme de récit qui ne m'a pas emballée et des personnages qui ne m'ont pas touchée. Cela a été une lecture laborieuse mais je suis contente de l'avoir achevée et de connaître la chute.
Lien : https://lesreveriesdisis.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Acidus
  25 mars 2019
Prix Nebula et prix Locus du meilleur roman en 2017. Voilà de quoi attiser ma curiosité et m'inciter à me pencher sur ce roman d'une auteure dont le nom m'était inconnu. « Tous les oiseaux du ciel » raconte l'histoire d'amour/amitié de deux marginaux, une sorcière proche de la nature et un geek surdoué, sur fond d'une apocalypse imminente.

La lecture de ce roman fut plaisante mais pas transcendante. L'intrigue manque de piquant et de trouvailles. Elle part pourtant sur de bonnes bases mais s'enfonce dans des lieux communs au fur et à mesure de son déroulement. L'auteur a fini par me perdre et les émotions ressenties au début se sont estompées durant le dernier tiers du livre.

Une lecture sympathique que je recommanderai davantage à un public ado/jeune adulte.
Commenter  J’apprécie          10

critiques presse (2)
Elbakin.net   16 mai 2018
Charlie Jane Anders signe un roman qui refuse les classements arbitraires et qui se dévoile vraiment quand il se dérobe enfin aux attentes et s’écarte d’étapes faussement indispensables.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net   19 février 2016
Avec son duo au destin singulier que l’on suit jusque dans leur vie d’adultes dans un monde souvent intrigant, Charlie Jane Anders signe un roman qui refuse les classements arbitraires.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
MCanardMCanard   18 décembre 2018
La librairie ne sentait pas le " vieux livre " moisi et dégageait une agréable odeur de chêne qui devait ressembler, se disait Laurence, à celle des tonneaux de whisky avant que l'on y verse le liquide pour le faire vieillir. C'était un endroit parfait pour prendre de l'âge.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Charlie Jane Anders (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charlie Jane Anders
The Paranoid Optimist | Charlie Jane Anders | TEDxHarvardCollege
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Charlie Jane Anders (2) Voir plus




Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2859 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre