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France-Marie Watkins (Autre)
EAN : 9782277212683
221 pages
Éditeur : J'ai Lu (04/01/1999)
3.54/5   28 notes
Résumé :
Loin de la Terre tourne la planète Roland, tout en contrastes : sur les côtes, des cités modernes, des camps de chercheurs et de techniciens; à l'intérieur des terres, des paysans qui croient encore à la toute-puissance de la Reine de l'Air et des Ténèbres, aux monstres voleurs d'enfants...

Barbro, la jeune biologiste, est sceptique...jusqu'au soir où son enfant est enlevé. Seule une créature ailée a pu commetrre ce rapt ! Désespérée, elle part à la r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  30 août 2017
Ce recueil, qui bénéficie d'une jolie illustration de couverture par le grand Frazetta, regroupe 6 nouvelles.
La 1ère, "la reine de l'air et des ténèbres", a remporté de nombreux prix (Nebula en 71, Hugo et Locus en 72) ce qui n'est guère étonnant vu la qualité du récit. L'intrigue est parfaitement menée et ce qui commence comme une enquête policière dans un contexte SF s'avère très inattendue dans son développement. L'auteur instaure une tonalité parfois proche de la fantasy qui est très plaisante et donne une touche singulière à cette nouvelle. Derrière le récit divertissant sont abordés de nombreux thèmes intéressants, notamment sur la force des croyances et sur la cohabitation de plusieurs civilisations.
Ce dernier thème revient d'ailleurs tout au long des nouvelles de ce recueil et tout particulièrement dans "chez nous" qui évoque la cohabitation entre colons et autochtones, cohabitation qui semble au départ parfaite mais qui est en réalité impossible. L'auteur nous fait d'abord adopter le point de vue des colons qui veulent rester et refusent de repartir dans les vaisseaux chargés de les ramener. Volonté partagée par les autochtones avec qui ils ont noué des relations d'amitié profonde malgré des modes de vie opposés. Ce serait pour les colons comme pour les autochtones un déchirement affectif. Puis l'auteur offre le point de vue opposé, les colons doivent quitter ce monde qui n'est pas le leur, via le discours d'un de ceux qui doit les rapatrier. Discours brillant, inspiré, pertinent et qui offre une conclusion poignante à cette nouvelle qui est une véritable pépite. Ma préférée du recueil.
"L'ennemi inconnu" est un récit intéressant et plaisant à lire qui évoque les difficultés d'acclimatation de colons sur une planète hostile et leur isolement. A partir d'un point de départ classique, l'auteur est parvenu à me surprendre dans la suite du récit.
"Le faune" est une très courte nouvelle, très plaisante au propos écolo. Un récit toutefois anecdotique et dispensable.
"Dans l'ombre" est un récit dans lequel l'aspect scientifique est assez prononcé. J'ai trouvé cette nouvelle agréable à lire, je ne me suis jamais ennuyée mais j'avoue que je n'ai pas tout compris quant aux aspects scientifiques.
Enfin "décalage horaire" est un récit assez sombre, très réussi, très prenant dans lequel Poul Anderson montre toute l'étendue de son talent de conteur. le dénouement est très émouvant.
Si les nouvelles ici réunies ne se situent pas dans le même univers, elles présentent des thématiques voisines. Les regrouper était donc plutôt pertinent. Chaque récit est intéressant et bien mené. Une bonne lecture que ce recueil.
Challenge Atout prix 2017 - 9 (Nebula de la nouvelle 71, Hugo du roman court 72 et Locus de la nouvelle 72)
Challenge Multi-défis 2017 - 37 (item 68 - un livre avec un titre à rallonge)
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Fifrildi
  14 mars 2020
Pas trop inspirée ce matin pour rédiger mon billet, je crois que ces derniers jours j'ai trop regardé les infos o.O
La reine de l'air et des ténèbres (and other stories… en v.o.) est encore un très bon recueil (traduit par France-Marie Watkins) que j'ai lu avec Nadou38 : c'est toujours un plaisir ^_^
Il s'agit de 6 histoires écrites entre 1961 et 1971 qui racontent des morceaux de vies sur d'autres planètes. Qu'est-ce qu'on apprend sur elles et sur leurs relations avec les colons terriens ? « … le mal comme le bien, l'erreur comme la sagacité. »
La première nouvelle, La reine de l'air et des ténèbres (The queen of air and darkness, 1971), est fascinante et pleine de poésie. Une réflexion intéressante sur la colonisation des mondes déjà habités. Elle a reçu le Prix Nebula de la meilleure nouvelle longue (1971), le Prix Hugo de la meilleure novella (1972) et le Prix Locus de la meilleure nouvelle (1972). Je l'avais déjà lue dans la nouvelle traduction de J.-D. Brèque et si vous en avez l'occasion, privilégiez celle-là qui est beaucoup plus agréable à lire.
Chez nous (Home, 1966) est une des histoires que j'ai préféré. Des colons depuis longtemps installés et bien intégrés sur une planète doivent rentrer sur Terre. Je me suis demandée, mais pourquoi doivent-ils absolument rentrer ? Ils sont chez eux, non ?
L'ennemi inconnu (The alien enemy, 1968) est une enquête sur des bombardements qui ont eu lieu sur une lointaine colonie. Les colons doivent être rapatriés sans attendre sur Terre. Qui sont ces mystérieux ennemis? Comment ces colons vont être accueillis sur Terre ?
Le faune (The faun, 1968) est une nouvelle que j'ai moins aimé. C'est une petite histoire qui explique les interactions entre les espèces et l'importance de chacune pour préserver l'harmonie de la nature.
Dans l'ombre (In the shadow, 1969) on est plus dans la hard sf avec une aventure qui nous emmène dans l'espace. Au final, une réflexion sur le sens de la liberté.
Décalage horaire (Time lag, 1961) raconte l'histoire d'une invasion sur 30 ans à travers le personnage d'Elva. La planète Chertkoi (surpeuplée et en manque de ressources) versus la planète Vaynamo (qui contrôle les naissances et où l'espace et les ressources ne manquent pas). Tout au long de l'histoire on ne comprend pas bien dans quoi Poul Anderson nous embarque mais j'ai bien aimé la fin.
Un très bon moment de lecture, comme c'est toujours le cas avec Poul Anderson.
Challenge ATOUT PRIX 2020
Challenge mauvais genres 2020
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Nadou38
  14 mars 2020
Excellent moment de lecture, comme toujours, avec Poul Anderson !
C'est avec Fifrildi que je découvre ce sympathique recueil de 6 nouvelles. Il contient :
-La Reine de l'air et des Ténèbres,
-Chez nous,
-L'ennemi inconnu,
-Le Faune,
-Dans l'ombre,
-Décalage Horaire.
Le thème général tourne autour de la recherche et colonisation de nouvelles planètes habitables. Elle amènent toutes à un questionnement intéressant qui porte, soit sur le mode d'installation de l'homme sur une planète (domination ou cohabitation), soit sur le respect ou non de l'éco-système (exploitation des ressources à la manière terrienne ou pas), ou encore sur les limites humaines d'adaptation (si le milieu est très hostile). L'aspect politique est également abordé car il pose des problématiques en considérant ces nouveaux territoires comme des colonies de la Terre (part d'autonomie) et le rapport entre ces différentes colonies. En gros, les répercussions de la présence de l'Homme…
Je trouve pertinent le choix de ces nouvelles car elles donnent une unité cohérente au recueil en abordant, pourtant, des problématiques différentes. Elles ne m'ont pas toutes touchée de la même manière, mais se complètent bien. Et ce fut pour moi enrichissant et très plaisant de pouvoir échanger là-dessus avec Fifrildi, je l'en remercie.
Ce qui m'interpelle le plus et m'épate, c'est finalement que les sujets traités sont tout autant valables pour la survie et la préservation de notre propre planète. Comme dit si bien Thomas Pesquet, « La Terre, c'est notre vaisseau spatial, avec des ressources limitées qu'il faut entretenir si l'on veut que le voyage continue »…
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Tatooa
  01 juin 2017
Une bonne petite novella, à l'inspiration flagrante, dès le début (j'ai même trouvé dommage qu'il l'explique...). Fées, contes nordiques et changelins, il faut de toute façon connaître tout cela pour apprécier les écrits de Poul Anderson !
Une mère vient voir un détective privé car on a enlevé son fils. Tous les deux vont se mettre en quête non seulement du fils, mais également de la population indigène de la planète Roland, colonisée par les humains, qui "croient" en ce peuple qu'ils n'ont jamais croisé, du moins pour les gens du commun...
Si l'inspiration est géniale, l'écriture claire et se laissant lire facilement, j'ai trouvé le développement trop rapide, la conclusion trop facile et l'ensemble des personnages trop peu développés.
J'aurais voulu en apprendre tellement plus sur le peuple d'origine de la planète, et pas seulement sur sa capacité télépathique. Même l'héroïne, mère de ce petit garçon disparu, reste un peu pâlotte, peu "palpable", malgré le fait qu'elle soit un des personnages les plus présents et décrits.
Bref, j'ai adoré, mais j'en ressors avec un goût de "trop peu", vraiment trop trop peu...
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Lutin82
  13 février 2017
Poul Anderson nous propose un nouvelle aux confluents de diverses influences : un texte difficilement classable selon les standards de l'époque : une sf mâtinée de contes nordiques, une enquête sur la disparition d'un enfant épaissie par un mystère, une vision d'une société isolée et recluse sur une planète lointaine. Mais, il est vrai que l'auteur américain aime cet exercice d'équilibriste.
Le bref contact avec la planète Rolland laisse apparaître une contrée tirant du côté de l'Europe du Nord avec des centres urbains actifs et de vastes étendues très peu peuplées. Seuls quelques colons et des agriculteurs se sont aventurés sur ces terres inconnues plutôt inhospitalières. Reclus, loin de la « civilisation », ces habitants esseulés ont été prompts à fabriquer un folklore propre à leurs conditions de vie. L'âpreté du milieu alliée à l'isolement ont posé des explications de moins en moins rationnelles sur les phénomènes étranges dont ils étaient témoin. D'emblée, un ambiance étrangement fantastique accompagne cette nouvelle de SF.
La disparition d'un enfant prend une dimension inquiétante dans ces conditions. L'auteur joue alors sur le registre de l'angoisse, une angoisse renforcée d'une once de mystère liée à la Reine de l'Air et des Ténèbres. le lecteur notera l'inertie des forces de l'ordre si loin – physiquement et moralement- de ces contingences maternelles. C'est un détective privé qui viendra à l'aide de Barbro..
Enquête, enlèvement, thriller, fantastique, science-fiction, contes et légendes, cette novella de 65 pages offre une belle densité et une thématique assez mélancolique, il n'est donc guère surprenant qu'elle fasse le grand chelem des prix littéraires de la sfff 1971/1972!
Nous retrouvons dans ce texte l'affection et la maîtrise de Poul Anderson pour les contes et légendes nordiques, j'ai pu noté une petite saveur digne de L'Épée Brisée, à la fois par l'ambiance de la contrée proche de l'Europe scandinave, la rusticité de la vie et un folklore proche des légendes et récits mythologiques. L'auteur prouve que le futur et la SF sont en capacité de développer eux aussi un merveilleux, non pas scientifique mais le genre qui berce notre âme d'enfant.
critique plus complète sur mon blog
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   31 mai 2017
- Attendez... laissez-moi terminer ! Les récits d'Audelants - oh ! je les ai entendus, moi aussi, j'en connais des quantités et j'y croyais quand j'étais gosse - ces récits nous expliquent qu'il y en a de différentes sortes. Certains sont ailés et d'autres pas, certains sont à moitié humains d'autres le sont entièrement sauf, peut-être, qu'ils sont d'une trop grande beauté. Ce sont les mêmes contes de fées que ceux de la Terre. Non ? Un jour, pour en avoir le coeur net, j'ai compulsé des microfilms de la Bibliothèque du Patrimoine et je veux bien être pendu si je n'y ai pas retrouvé, sous une forme presque identique, les histoires que racontaient les paysans des siècles avant la conquête de l'espace !
(Dawson à Sherringford)
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laulauttelaulautte   27 décembre 2018
« [...] Je... oh ! c’est sans doute un reste de mon enfance passée en terre sauvage mais, comprenez-vous ? quand je les vois briller là-haut, je n’arrive pas à admettre que les étoiles sont des boules de gaz dont on a mesuré l’énergie, dont on a prosaïquement foulé aux pieds les planètes qui les escortent. Non, elles sont petites, elles sont froides et elles sont magiques. Notre vie est liée aux astres et, quand nous serons morts, ils parleront tout bas dans notre tombe. » Elle baissa la tête. « Je sais très bien que je dis des sottises. »
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Nadou38Nadou38   07 mars 2020
Vous prendrez toute la planète et vous assassinerez ainsi tout un mode d'existence. Comment savez-vous si ce mode n'est pas meilleur que le nôtre ? Vous n'avez certainement pas le droit de refuser à l'univers la chance d'être meilleur.
("Chez nous")
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FifrildiFifrildi   10 mars 2020
- C'est notre planète et nous avons le droit d'en faire ce que nous voulons. Si vous voulez vous reproduire comme des rats, vous devez en subir les conséquences.

(Décalage horaire)
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laulauttelaulautte   19 décembre 2018
La question qui m'intéresse le plus est peut-être de savoir pourquoi à travers le gouffre des siècles, à travers le rempart d'une civilisation mécanique et une image du monde diamétralement antinomique, sans aucune continuité dans les traditions… pourquoi des colons à la tête solide, dotés d'une organisation technologique et raisonnablement instruits ont ressorti de sa tombe la croyance dans le Vieux Peuple ?
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Videos de Poul Anderson (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Poul Anderson
http://www.librairiedialogues.fr/ Annaïs de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon Science-Fiction : Tau zero de Poul Anderson (Pocket), Omale de Laurent Genefort (Folio SF) et Le vivant de Anna Starobinets (Mirobole). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Marion le Goascoz.
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