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EAN : 9782714479365
352 pages
Éditeur : Belfond (16/01/2020)
3.79/5   19 notes
Résumé :
Après l’hypnotique Desert Home, James Anderson livre un deuxième roman noir d’une étrangeté fascinante, un road novel magnétique, dans le décor envoûtant et apocalyptique du désert de l’Utah.
La neige et la glace ont envahi la route 117. Au milieu de ce décor lunaire, Ben, chauffeur routier, s’accroche à son volant comme à une planche de salut, pour oublier la disparition brutale, quelques semaines plus tôt, de la femme qu’il aimait.
Mais un matin, à l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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viou1108_aka_voyagesaufildespages
  11 février 2020
Sur la route 117 dans le désert de l'Utah, on retrouve Ben, 40 ans, chauffeur routier indépendant. Quelques mois après les événements dramatiques survenus dans "Desert Home" (le précédent roman de James Anderson), il est toujours à pied d'oeuvre pour livrer les commandes de ses clients dans cette portion de no man's land. Cette fois, nous sommes au début de l'hiver et la glace, la neige et le vent compliquent sérieusement le travail de Ben, quand ils ne mettent pas sa vie en danger. Mais c'est son lot quotidien et Ben prend son boulot à coeur, conscient qu'il est d'être souvent le seul contact humain de ses clients, ermites farfelus et parfois dangereux. Comme si les intempéries ne suffisaient pas, voilà qu'un matin, il se voit confier un colis bien encombrant : un enfant de six ans, un chien et un message désespéré de Pedro, une vague connaissance, lui demandant, sans autre explication qu'un laconique "grosse galère aujourd'hui", de s'occuper de son fils pour la journée. Lesté de ses deux improbables passagers, Ben entame sa tournée et apprend bientôt que son ami John le Prêcheur a été renversé par un chauffard anonyme et est gravement blessé. Ben va tenter de mener l'enquête, mais dans le désert, le silence et le danger règnent en maîtres.
J'aime toujours autant le style captivant de James Anderson, qui sait y faire pour créer des ambiances douces ou inquiétantes, mélancoliques ou rocambolesques. Dans ce road-trip en semi-remorque qui glisse vers le polar, on rencontre des personnages mystérieux et marginaux, attachants ou inquiétants, mais toujours extrêmement bien campés dans leur complexité. Les événements, violents ou cocasses, s'imbriquent les uns dans les autres, au point que certaines ramifications de l'intrigue m'ont semblé parfois confuses. Mais les ingrédients déjà présents dans "Desert Home" ont ici aussi transcendé cette petite faille. La prose fluide et berçante, le style poétique ou pince-sans-rire, les dialogues au scalpel, les états d'âme d'un personnage touchant, le rythme soutenu, le décor lunaire, m'ont emportée sans effort dans cet univers sombre et magnétique.
En partenariat avec les Editions Belfond via Netgalley.
#LaRoute117 #NetGalleyFrance
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Waterlyly
  12 janvier 2021
Utah, en plein désert sur la route 117. Ben, camionneur à son compte, sillonne cette étendue dans le but de livrer les rares habitants. Un jour, alors qu'il s'apprête à débuter sa journée de travail, il va se voir obligé de prendre soin d'un enfant appelé Juan, et d'un bébé. Leurs parents respectifs ont demandé à Ben de les dépanner et de bien vouloir s'en occuper. Il va alors débuter son périple avec ses nouveaux passagers et découvrir des éléments qui vont le mener au devant d'une véritable enquête.
Je ne veux pas vous dire de quel événement il s'agit, puisque ce pan prend plusieurs chapitres à se mettre en place et j'aurais la sensation de vous dévoiler un élément important dès le départ. En faisant cette découverte littéraire, je dois dire que j'ai trouvé dommage de ne pas avoir lu le précédent volet des aventures de Ben, ce qui indubitablement m'aurait donné l'occasion de mieux appréhender ce personnage.
L'histoire prend énormément de temps à se mettre en place, et j'ai bien failli abandonner à plusieurs reprises. Et pourtant, une fois la première partie de présentation faite, la deuxième devient nettement plus prenante. Il ne faut donc pas se décourager et ne pas lâcher le roman en cours de route.
Il faut dire que l'auteur n'a pas son pareil pour créer une atmosphère pesante, particulière et semblable à nulle autre. J'ai été captivée par ce décor que nous propose ici James. En plein désert, le lecteur aura presque la sensation d'être en plein huis-clos tout en ayant l'impression de se retrouver en même temps dans un paysage immense.
Les personnages sont bien esquissés. J'ai eu beaucoup de mal à cerner Ben, et j'ai eu la constante impression d'avoir perdu des éléments importants de son histoire personnelle, n'ayant pas lu le précédent opus. La galerie des personnages secondaires est intéressante et bien dépeinte.
La plume de l'auteur est fluide. C'est principalement un roman d'atmosphère et James a su maîtriser ce pan de son récit à la perfection. Sous forme de petits chapitres, l'historie se met en place de manière très lente, et c'est sans doute le bémol que je trouve à ce récit.
Un roman dont l'intrigue prend beaucoup de pages à se mettre en place, mais à l'atmosphère particulière et bien rendue. Même si je ressors plutôt mitigée de cette lecture, la deuxième partie m'a davantage captivée.
Lien : https://mavoixauchapitre.hom..
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Flaubauski
  04 février 2020
Comme tous les jours, Ben part de bon matin faire ses livraisons en camion sur la route 117, en plein désert de l'Utah. Mais, dès son passage quotidien à la station-service, les choses ne se déroulent pas du tout comme prévu, et sa route va prendre une tournure des plus inattendues : notre homme au passé trouble va en effet être confronté à divers contretemps qui vont finalement le mener à une découverte des plus macabres en fin de course…
Dans ce road-book aux allures de polar, tout est fait pour nous tenir en haleine : rencontres dramatiques ou rocambolesques de personnages plus ou moins atypiques, scènes graves ou au contraire cocasses qui donnent du fil à retordre à notre protagoniste, répliques coup de poings – au sens propre comme figuré – … L'on suit volontiers Ben sur la route 117, dans son inquiétant silence désertique hivernal qui prend des allures de no man's land dans lequel tout peut se passer, et où tout, justement, se passe. Ce rythme effréné dans lequel Ben nous embarque avec son camion est de plus servi par une intrigue qui, sans être d'une grande originalité, n'en pas moins intéressante, même si j'ai trouvé certains passages un peu alambiqués, voire peu clairs, faisant parfois caler le récit sur quelques pages, pour mieux redémarrer ensuite.
Je remercie NetGalley et les éditions Belfond de m'avoir permis de découvrir ce roman. Je pense désormais lire le premier tome des aventures de Ben, Desert Home, qui me permettra de mieux comprendre les tenants et aboutissants de son passé, parfois manquants pour une parfaite appréhension de ce personnage et de l'univers dans lequel il gravite.
Lien : https://lartetletreblog.com/..
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Corboland78
  06 mars 2020
James Anderson, écrivain américain né à Seattle dans l'Oregon, est diplômé du Reed College à Portland et titulaire d'un master d'écriture du Pine Manor College à Boston. Ses écrits ont été publiés par de nombreux magazines et il a été éditeur chez Breitenbush Books. Son second roman, La Route 117, vient de paraître.
Ben, le narrateur, chauffeur routier indépendant, passe ses journées sur la route 117 qui traverse le désert de l'Utah pour livrer les étranges habitants/marginaux qui y vivent. Un matin d'hiver neigeux, à la station service où il à l'habitude de faire le plein d'essence, une vague relation lui a laissé un colis encombrant : un gamin muet de cinq ans et son chien, avec un petit mot énigmatique « S'il te plaît, Ben. Grosse galère. Mon fils. Emmène-le aujourd'hui. Confiance à toi seulement. Pedro. »
Et nous voilà partis dans un bien étrange récit dont je ne sais pas trop bien que vous dire. J'écris toujours mes billets à froid, c'est-à-dire après une nuit de sommeil, pour éviter d'être sous le coup de la subjectivité découlant de ma lecture. Néanmoins, pour vous rassurer immédiatement, j'ai passé un très bon moment avec ce bouquin. Mais est-ce réellement un bon roman dans l'absolu, je ne sais pas.
Ce qui me gêne un peu avec ce livre, c'est qu'il ressemble à un gros ragoût dans lequel l'écrivain aurait versé tous les machins qui lui seraient tombés sous la main après avoir exploré son réfrigérateur. Ce n'est pas mauvais à déguster et même agréable je le reconnais, mais si on cherche à analyser ce qu'on mange… Sans vous en donner la recette exacte, voici ce que j'y ai trouvé :
Il y a John, un prêcheur illuminé qui arpente la 117 en trainant une énorme croix sur son dos, tué (assassiné) par un chauffard (pourquoi ?) ; un gros camion mystérieux qui fonce comme un malade sur cette route et qui disparaît (où, dans ce désert ?) sans laisser de traces ; Pedro est tué et d'autres suivront ; Ben héberge chez lui, Ginny une gamine de dix-sept ans avec un bébé tentant de refaire sa vie en combinant études et petits boulots et un banquet final (Astérix ?)… entre autres réjouissances.
Ben va mener son enquête et démêler les fils de ces histoires tarabiscotées pleines de situations peu crédibles, lui et son camion vont se prendre des coups sévères, d'autres des dérouillées mortelles dans des décors post-apocalyptiques, neige et froid la nuit, soleil le jour, désert à tous les étages et incessants va-et-vient sur cette 117 mortelle.
Le roman avance mollement - mais on ne s'ennuie jamais – et c'est pour ainsi dire sa qualité première ; le lecteur est pris dans un faux rythme, berçant et très agréable. J'ai beaucoup parlé de désert, pourtant les figures qui le peuplent sont nombreuses et valent le détour, hommes et femmes ont roulé leur bosse, on peut même dire qu'ils sont bien cabossés et du genre taiseux. Notre héros a aussi un passé bien chargé mais c'est un grand coeur. Comme le facteur dans les petits bleds, il fait sa tournée et connait tout le monde (« Il m'avait dit : « Tu sais quelle est la différence entre toi et la poste américaine ? » Je l'avais laissé répondre. « Toi tu distribue seulement ce que les gens ont demandé. »). Cet angle du roman est lui encore très plaisant.
Il n'y a que du positif dans tout cela me direz-vous, alors où est le problème ? Tu vas le crachez le morceau ? le hic, c'est l'intrigue ou les intrigues, tout le roman baigne dans une sorte de flou artistique : on ne saura jamais vraiment qui sont ou quels sont les motifs réels de leurs actes, ni même à quoi échappera la gamine prise en charge par Ben ; il est question d'un vague trafic de pneus puis d'enfants… et puis du passé revenu se venger… et Ben d'en conclure : « Il arrive que les gens fassent le mal, par bêtise, par inconscience, ou simplement parce que l'idée paraît bonne sur le moment ». Bref, une histoire de flou mais qui là encore n'est pas désagréable à suivre et vous commencez à voir mon désarroi pour avoir un avis tranché.
La route 117 n'est pas la route des vacances, c'est certain, mais elle mérite pourtant le détour.
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Kazcook
  06 février 2020
Si la mise en place m'a semblé un peu longue, j'ai de suite été séduite par la plume envoûtante de l'auteur qui a un réel talent pour nous planter le décor apocalyptique du désert de l'Utah et nous plonger dans son ambiance. On y découvre alors une écriture moderne, qui utilise passé composé et imparfait et les fait cohabiter avec brio pour servir ce roman contemporain à merveille et permettre une immersion délectable au lecteur.
J'ai mis un certain temps à tout saisir, à m'attacher aux personnages, surtout à Ben, ce routier baroudeur, et pour cause je n'avais pas lu Desert Home, mea culpa. Je me suis cependant laissé porter par les mots et cette belle prose lyrique, par l'atmosphère audacieuse, et j'ai passé un merveilleux moment de lecture dans cette intrigue pleine de mystères et donc... de choses à découvrir.
C'est un récit bourré de ramifications, complexe et passionnant, j'ai vraiment été embarquée aux côtés des personnages, à l'intérieur de ce camion, dans le désert et... dans leur tête aussi. Un énigmatique camion rouge qui semble sorti de nulle part sillonne la 117 et questionne sérieusement les protagonistes... Accident troublant, événements mystérieux, et ce Prêcheur écrasé le long de la voie vont alors déclencher moult interrogations sérieuses... Ben, qui jour après jour passe sa vie sur cette route, affublé de surprenants nouveaux compagnons de route va alors essayer de faire la lumière sur cette affaire en nous touchant en plein coeur.
Une fois tous les liens posés on ne peut que s'extasier devant l'intelligence de cette histoire.
Le cadre est singulier, un vrai plaisir de découverte tant il est bien décrit, raconté. J'adore me nourrir de nouvelles cultures en lisant et là j'ai été comblée. Entre personnages atypiques, moeurs différentes, vie sauvage, mode de vie, climat, faune et flore entremêlés aux péripéties je me suis régalée. L'enquête est riche, très prenante et originale, elle m'a captivée du début à la fin, je me suis laissé guider par l'auteur pour en savourer tous les tenants et aboutissants. C'est une histoire emplie de poésie, quelque peu magique, où l'écrivain laisse place à la rêverie. Unique en son genre, on ne peut que ressortir admiratif de ce roman atypique et réussi.
J'aurais sûrement encore plus apprécié ce texte en ayant lu Desert Home auparavant alors je vous conseille de découvrir ces deux livres, dans l'ordre, pour en apprécier toutes leurs qualités et subtilités et vous rassasier de cette magnifique plume, digne des plus grands romans noirs américains.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
etibaetiba   24 mars 2020
J’étais convaincu qu’une arme pourrait me servir à me défendre à certaines occasions, mais ce n’était pas comme ça que les pistolets étaient le plus souvent utilisés. J’y voyais un simple outil et, à moins d’être policier ou soldat, en trimballer un toute la journée revenait à emporter une clé anglaise dans sa poche au cas où on perdrait une couille. D’après mon expérience, il me semblait qu’à partir du moment où on commence à transporter cette clé anglaise, on a tendance à croire que tout le monde perd ses couilles, sauf soi.
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LalitoteLalitote   09 février 2020
Il a collé sa cigarette entre ses lèvres et s’est penché en avant. J’ai fait craquer une allumette Diamond sur ma barbe, aussi inexistante que l’allumette elle-même. Une partie du dessein de Dieu, en effet, était que je n’aurais jamais beaucoup de barbe, la faute peut-être âmes origines mêlées. La tête de l’allumette s’est embrasée et nous avons senti l’odeur âcre du soufre. Jones a tiré une bouffée et laissé la fumée s’échapper doucement dans l’air du désert.
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alapagedesuziealapagedesuzie   27 janvier 2020
Je me sentais plus à l’abri dans la nature, aussi traîtresse et impardonnable, aussi dénuée de promesses et d’illusions soit-elle que chez moi…
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Corboland78Corboland78   06 mars 2020
Je savais qu’ils étaient là et se moquaient de moi – moi, le camionneur bâtard mi-indien, mi-juif – avec leurs bouches sans têtes. Encore quelques pas, puis quelques autres, et il n’y aurait plus que la nuit, la neige, sans la moindre trace de la route ou de mon camion. Mon cœur a commencé à battre dans mes oreilles. J’ai fait quelques pas de plus en agitant ma lampe torche dans toutes les directions. Puis je l’ai éteinte. Etant donné mes origines mêlées, je pouvais m’attendre à une vision envoyée par un vieil Amérindien psalmodiant et me guidant vers la bonne direction. Ou à un vieux rabbin psalmodiant en me donnant un sandwich aux boulettes de matsa, ainsi qu’un conseil sous forme de question. Je me serai même contenté du fantôme de Joseph Smith en drag-queen. Or personne ne s’est manifesté. Comme d’habitude, je me retrouvais seul.
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Vidéo de James Anderson
Cercle Polar : de Cape Cod au Tennessee via le désert de l'Utah, la crème du roman noir américain .Quels sont les bons polars américains du moment ? En voici trois, très différents, trois romans d'écrivains véritables, princes des atmosphères à la limite de l'étrange, capables de faire vibrer les paysages autant que de faire vivre leurs personnages. Même si nous avons des réserves sur l'un d'entre eux, ils méritent tous votre attention. N'hésitez pas, après lecture, à partager vos impressions. "Petite soeur la mort" de William Gay (Seuil, coll. "Cadre noir") "Un moindre mal" de Joe Flanagan (Gallmeister, coll. "Noire") "Desert Home" de James Anderson (Belfond)
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