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Régis Boyer (Traducteur)
ISBN : 2070440842
Éditeur : Gallimard (05/01/2011)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 32 notes)
Résumé :

Eirikr le Rouge, condamné au bannissement à la suite des meurtres d'Eyjolfr la Fiente et de Hrafn le Duelliste, met les voiles et part à la découverte du Groenland. Leifr, fils d'Eirikr et de Thjodhildr, part du Groenland vers la Norvège mais son bateau est détourné vers les Hébrides... Quant à Thorfinnr Karlsefni, fils de Thordr Tête-de-Cheval, il part explorer le Vinland, contrée lointaine de Terre-... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  26 juin 2015
Bien sûr, comme à chaque fois avec les sagas islandaises, il faut se familiariser avec le style, il faut accepter le long (ouh… trèèèès long) rappel généalogique avant la présentation de chaque protagoniste, et encore une ou deux petites conventions propre à ce type d'écrit si particulier (forme orale transcrite par écrit plusieurs siècles après les faits).
Mais lorsqu'on fait fi de tout cela, il reste des écrits particulièrement intéressants pour quiconque s'enquiert soit de l'histoire, tout simplement, soit de l'ethnologie, soit des croyances, soit de la sociologie de l'époque. Car malgré le miroir déformant des perceptions et des générations comme n'importe quel bon téléphone arabe, il y a forcément des altérations, mais certains éléments récurrents semblent avoir des fondements historiques tout à fait avérés de nos jours.
Ces deux courtes sagas, celle d'Eiríkr Le Rouge et celle des Groenlandais (qu'on désigne parfois sous l'enveloppe générique de sagas du Vinland) nous montrent d'une part comment les Scandinaves (Norvégiens et Islandais, ce qui revient, à cette époque, au même) ont d'abord prospecté plus à l'ouest et ont débarqué au Groenland.
Le personnage d'Eiríkr le Rouge ressort car il est d'abord banni de Norvège et s'installe en Islande, puis à nouveau a quelques démêlés en Islande, si bien qu'il reprend le bateau et échoue au Groenland.
Je précise, pour ceux dont la géographie nordique n'est pas extrêmement parlante que, malgré la situation particulièrement septentrionale de cette grande île, lorsqu'on part d'Islande, la pointe sud du Groenland se situe plein ouest, voire sud-ouest et donc qu'il n'est pas nécessaire de s'élever en latitude pour l'atteindre, bien au contraire.
Je signale enfin que le climat autour de l'an mille, date à laquelle se situent les faits mentionnés, était, semble-t-il, notoirement plus clément que ce qu'on a connu au XVIIIe et XIXe siècles, juste avant la grande phase de réchauffement actuel qui doit nous faire revenir à un climat assez comparable à celui qu'a expérimenté Eiríkr Le Rouge.
Le marrant de l'histoire, c'est que les sagas nous narrent de fréquents aller-retours entre le Groenland et l'Islande ou la Norvège et que c'est lors d'un de ces voyages retour qu'un fils d'Eiríkr loupe la pointe sud du Groenland à cause du mauvais temps et se retrouve encore plus à l'ouest, très probablement sur la côte de l'actuel Labrador canadien, terre nouvelle qu'ils désigneront plus tard sous le nom de Vinland car ils prétendent y avoir découvert de la vigne.
Très intéressant car on y lit encore la toute première rencontre entre des autochtones amérindiens et des explorateurs de l'ouest européen et la vision que ces derniers en donnent. Et, une fois n'est pas coutume, les Skraelingar (nom que les Scandinaves donnèrent aux autochtones, peut-être des Inuits) mirent la pâtée aux Européens, notamment en raison du nombre de combattants.
Les sagas sont peu claires sur les motifs qui ont conduit au conflit. Elles s'accordent toutefois sur le fait que c'est à la troisième rencontre que les choses ont mal tourné. Il semble que les Scandinaves, malgré le rapport qu'ils en ont fait ensuite, n'aient peut-être pas été irréprochables vis-à-vis des Skraelingar qu'ils semblent avoir très vite méprisés, tant pour leur " laideur " que pour leur mauvais sens des affaires ou encore leur méconnaissance de l'usage d'une hache, par exemple.
Donc, pourquoi l'Amérique s'appelle-t-elle Amérique ? Parce que, plus qu'être le premier à découvrir quelque chose, il faut être le premier à le maîtriser, or, les Scandinaves n'ont pas maîtrisé cette nouvelle terre pourtant prometteuse, ce qui fut le cas des Espagnols 500 ans plus tard.
Ensuite, plus qu'être le premier (le second en fait) Christophe Colomb ne croyait pas avoir découvert quelque chose de nouveau mais simplement une nouvelle voie pour aller dans un territoire connu, l'Inde. Il faut attendre Amerigo Vespucci pour tenir à la fois le discours de la découverte et celui de la nouveauté en plus de la maîtrise, d'où le nom d'America.
En somme, il y a la découverte et il y a la publicité faite autour de la découverte et, comme dans notre XXIe siècle triomphant, ceux qui ont la fibre commerçante et qui usent des moyens de communication recueillent les fruits des découvertes des autres. Une découverte non brevetée ne vous est pas attribuée, une découverte associée à une mauvaise campagne de com fait un flop. Bref, rien n'a changé…
Mais, revenons à notre livre, il y a encore des tas de notions abordées dans ces sagas et je me limiterai à une seule d'entre elles, celle de la position de la femme en cet an mille, époque qui correspond également à l'introduction du christianisme en Islande et, par contagion, au Groenland.
On constate sans peine que malgré (ou en vertu de, peut-être) leur statut de païens, les Scandinaves donnent notablement plus d'importance aux femmes que ce qu'on connaît en Europe médiévale continentale. Et ça aussi c'est intéressant quand on retrace l'histoire de l'émancipation des femmes, ou si l'on s'intéresse aux premiers auteurs, tels Henrik Ibsen, à promouvoir l'égalité homme-femme.
En somme, une plongée en immersion dans un mode de pensée et un mode de vie très éloigné du nôtre, très dépaysant et qui, en ce qui me concerne, m'a donné beaucoup de plaisir à la lecture, mais je conçois que ce type d'écrit ne soit pas du goût de tous. À vous de voir car ce n'est là qu'un avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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BazaR
  07 juin 2018
Intéressante plongée dans deux sagas nordiques rédigées vers le 12eme ou 13eme siècle et qui conte pour l'essentiel des événements du tournant du 11eme siècle.
Eiríkr le Rouge, banni d'Islande, fit voile à la recherche d'une terre à l'ouest et s'installa au Groenland. Ses fils Leifr le Chanceux et Thorvaldr, suivis par Thorfinn Karlsefni, partirent à leur tour explorer des terres encore plus à l'ouest : le Vínland. Ils s'installèrent quelques hivers dans des régions du Labrador ou de Nouvelle Angleterre, commercèrent et combattirent les Skraelingar qui pourraient être des esquimaux, mais ils ne restèrent pas et revinrent tous au Groenland ou moururent sur place.
Si vous en doutiez encore, ces sagas prouvent que les vikings étaient de remarquables explorateurs qui ont fait la nique à Christophe Colomb (bon, c'était peut-être plus simple pour eux car l'Islande et le Groenland leur ont permis de faire le voyage en plusieurs étapes).
Ces sagas assènent l'information de manière concise et directe, en prose parfois entrecoupée de passages en vers. Elles alignent les longues généalogies dont la sonorité (traduite) à l'exotisme nordique n'est pas sans véhiculer un effet hypnotique — comment ne pas sourire à ces noms éclatants tels Thorfinnr Fendeur-de-Crâne, Eyjólfr la Fiente ou Bjõrn Beurre-en-Boîte ? Elles baignent dans la magie prophétique tout en rappelant que le christianisme s'est à l'époque largement implanté.
Elles sont aussi un peu redondantes dans la mesure où l'on retrouve peu ou prou les mêmes événements dans les sagas d'Eiríkr le Rouge et des Groenlandais. Ce n'est pas un mal car cela permet de les fixer plus robustement dans ma mémoire de poisson rouge.
Le style est-il trop sec et trop austère ? Bof ! C'est sûr que ce n'est pas de la prose contemporaine mais pour qui lit des récits antiques cela n'a rien de particulièrement indigeste.
Bref je suis plutôt conquis, paré à me confronter à d'autres sagas et surtout prêt à lire la version hommage écrite au 20eme par un descendant des grands navigateurs : Poul Anderson et sa saga de Hrolf Krakí.
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zblurp
  20 mars 2019
EN SAGA
Deux sagas..
Celle d'Eric le Rouge, celle des Groenlandais...Au début on s'y perd.
Les généalogies succèdent aux noms scandinaves.
Ainsi-vous brillerez lors d'une prochaine réunion au Club des Héraldistes de votre ville !- sachez que "Thordr était le fils de Bjorn Beurre-en-Boîte, fils de Hroaldr le Triste, fils d'Asklar, fils de Bjorn Flanc de Fer, fils de Ragnarr aux braies velues*".
Mais bon, il est toujours bien de savoir qui est qui ( Tu es Bernahrd le Cagneux fils de Bernahrdt le Boiteux fils de Barnardt le Prothézeux...Sois bienvenue dans ma maison, celle que je tiens de Bjarn le Constipé, fils de Bjern le Diarrhéique fils de Bjurn au transit tranquille (extrait de "Game of thrones" raconté par Stéphane Bern).
Blague dans le coin....
Le récit devient rapidement fabuleux quand on réalise que ces Vikings**découvrent le Groenland puis le Canada...Le récit de l'implantation temporaire en terre dénommée ultérieurement "New Brunswick" rappelle le "Grand Dehors" décrit par Lewis et Clark en 1804. On rêve d'un monde autre si les scandinaves avaient décidé de rester. Ces petits hommes dans un monde hostile, se colletant sur des "super- kayaks" avec des flots déchainés, jour et nuit, sont admirables de courage, d'audace et de vaillance.Le style factuel, bref, incisif renforce le caractère extraordinaire de l'épopée.
En fait deux très beaux récits.
* p 40. Plus d'informations sur www.dailymotion.com/video/x2hwqlw
** "Cousins" des vikings qui assiègerent Paris entre 885 et 887 dont Abbon*** de Saint Germain se fît le narrateur.
*** Abbon (850-923) fils de Bahna fils de NIa fils de Koss fils de Kak-Aho (premier explorateur chinois ayant découvert l'Europe)
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Asterios
  13 mars 2018
Plein d'enthousiasme à l'idée de parcourir cette saga, j'ai vite été rebuté par le style très austère. C'est la première saga dont je fais la lecture et je ne m'attendais pas à ça. de plus la première partie s'attarde longuement sur la filiation des différents personnages, ce qui n'aide pas à se motiver pour la suite.
Je ne néglige pas l'intérêt du texte mais je dois avouer ne pas en avoir tiré beaucoup de plaisir.
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david41100
  27 février 2013
La saga du VRAI européen découvreur de l'Amérique, plusieurs siècles avant Christophe Colomb mais plusieurs millénaires APRES les peuplades qui ont donné naissance aux indiens et aux précolombiens. Une saga riche en couleur, avec le personnage d'Eirikr, haut en couleur, fort en gueule... le héros idéal dans une société rude qui plaçait l'honneur avant l'argent.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   23 juin 2015
Il y avait dans les forêts grande quantité de bêtes de toutes sortes. Ils passèrent un demi-mois là à s'amuser, sans avoir vent de personne. Ils avaient leur bétail avec eux.
Un matin de bonne heure, alors qu'ils regardaient alentour, ils virent une grande multitude de kayaks, on agitait des bouts de bois sur ces bateaux, des bouts de bois qui ressemblaient à des fléaux, et on les agitait dans le sens de la marche du soleil. Alors, Karlsefni dit : « Qu'est-ce que cela signifie ? » Snorri fils de Thorbrandr lui répondit : « Il se peut que ce soit là un signe de paix, prenons un bouclier blanc et arborons-le en échange. » C'est ce qu'ils firent. Alors, les autres ramèrent à leur rencontre et montèrent à terre. C'était des hommes noirs et hideux qui avaient de vilaines chevelures. Ils avaient de grands yeux et des pommettes larges. Ils restèrent là un moment, s'émerveillant des gens qu'ils avaient devant eux, puis s'en allèrent et doublèrent le cap à la rame.

SAGA D'EIRÍKR LE ROUGE, Chapitre X.

N. B. : Il y a quelque chose d'émouvant à cette évocation de ce qui a dû être la toute première rencontre de l'histoire entre les populations de l'extrême est avec celles de l'extrême ouest des mondes connus.
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Nastasia-BNastasia-B   28 juin 2015
Après cela ils prirent la mer et trouvèrent un second pays ; de nouveau, ils s'approchèrent et jetèrent l'ancre, lancèrent ensuite une barque et débarquèrent. Ce pays était plat et couvert de forêts, avec des étendues de sable blanc un peu partout où ils allèrent, et des côtes plates. Alors Leifr dit : « On appellera ce pays d'après son état, on l'appellera Markland. » Ensuite, ils retournèrent au bateau au plus vite.
De là, ils prirent la mer par vent du nord-est et passèrent deux jours et deux nuits avant de voir une terre sur laquelle ils se dirigèrent et arrivèrent à une île qui se trouvait au nord de la terre ferme : là, ils montèrent et regardèrent alentour par beau temps découvrant qu'il y avait de la rosée sur l'herbe et comme il leur arriva de mettre les mains dans cette rosée et de la porter à leur bouche, il leur parut n'avoir rien goûté d'aussi suave. Puis ils allèrent à leur bateau et naviguèrent dans le chenal qui sépare l'île et le cap qui s'avançait de la terre ferme vers le nord. Ils doublèrent ce cap, vers l'ouest. À marée basse, il y avait de grands hauts-fonds et leur bateau s'échoua. Vue du bateau, la mer paraissait loin. Ils étaient si curieux d'aller jusqu'à la terre qu'ils n'acceptèrent pas d'attendre que la marée vienne soulever leur bateau, ils coururent vers la terre à un endroit où une rivière sortait d'un lac ; mais dès que la mer souleva leur bateau, ils prirent la barque, ramèrent jusqu'au bateau et lui firent remonter la rivière, puis le lac. Là, ils jetèrent l'ancre, sortirent du bateau leurs hamacs et firent là des baraques ; ils prirent ensuite le parti de se préparer à passer l'hiver et érigèrent une grande maison. Il ne manquait pas de saumon ni dans la rivière ni dans le lac, et des saumons plus grands que ceux qu'ils avaient jamais vus. Le terrain était d'une telle qualité, à ce qu'il leur sembla, que le bétail n'aurait aucun besoin de fourrage en hiver ; il ne gela pas en hiver et l'herbe ne flétrissait guère. Le jour et la nuit étaient de longueurs plus égales qu'en Groenland ou en Islande. Il y avait du soleil à neuf heures du matin et à trois heures et demie de l'après-midi aux jours les plus courts.

SAGA DES GROENLANDAIS, Chapitre III.
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Nastasia-BNastasia-B   22 juin 2015
Alors qu'ils s'occupaient des marchandises, une femme passa devant les portes de la dépendance. Einarr demanda à Ormr qui était cette belle femme qui passait là devant les portes, « je ne l'ai encore jamais vue ». Ormr répondit : « C'est Gudrídr, ma fille adoptive, la fille de Thorbjörn de Laugarbrekka. » Einarr dit : « Ce doit être un bon parti, des hommes sont-ils déjà venus la demander en mariage ? » Ormr répondit : « Certes, on l'a déjà demandée en mariage, mais la chose n'est pas facile ; la difficulté, c'est qu'elle est regardante sur le choix d'un mari, et son père aussi. — Bien, dit Einarr, étant donné que voici la femme que j'ai l'intention de demander en mariage, je voudrais que tu t'enquières de ce parti auprès de Thorbjörn, son père, et que tu t'appliques avec ardeur pour que cela se fasse. Si j'obtiens ce parti, je te revaudrai cela de mon entière amitié. »

SAGA D'EIRÍKR LE ROUGE, Chapitre III.
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Nastasia-BNastasia-B   01 juillet 2015
Karlsefni et ses hommes portèrent leurs boucliers du côté rouge et marchèrent ainsi contre eux. Les Skraelingar (= les amérindiens indigènes) sautèrent de leurs bateaux, puis ils s'affrontèrent et se battirent. Il y eut rude bordée de projectiles, car les Skraelingar avaient des frondes. Karlsefni et ses hommes virent alors que les Skaelingar montaient en haut d'une perche une boule énorme, à peu près comparable à une panse de mouton, de couleur toute noire, et, de la perche, ils la lancèrent par-dessus la troupe de Karlsefni et des siens : elle fit un bruit affreux quand elle arriva par terre. À ce bruit, une grande terreur saisit Karlsefni et toute sa troupe, si bien qu'ils n'eurent plus d'autre envie que de fuir et de battre en retraite en remontant le long de la rivière, la troupe des Skraelingar leur semblant affluer sur eux de tous côtés, et ils ne s'arrêtèrent pas qu'ils ne furent arrivés à quelques rochers escarpés d'où ils firent une vive résistance. Freydís sortit et vit que Karlsefni et ses hommes battait en retraite. Elle cria : « Pourquoi fuyez-vous en courant ces misérables bonshommes, des hommes de valeur comme vous, alors qu'il me semble que vous pourriez les abattre comme du bétail ? Et si j'avais des armes, j'estime que je me battrais mieux que n'importe lequel d'entre vous. » Ils ne prêtèrent aucune attention à ses propos. Freydís voulut les suivre, mais elle fut distancée car elle était enceinte. Elle entra pourtant dans la forêt derrière eux, et les Skraelingar la suivirent. Elle trouva devant elle un homme mort : c'était Thorbrandr fils de Snorri qui avait une pierre plate enfoncée dans la tête. Son épée nue gisait auprès de lui ; elle la ramassa et se prépara à se défendre. Les Skraelingar arrivèrent alors sur elle ; elle sortit ses seins de son vêtement et frappa du plat de son épée. À cette vue, les Skraelingar prirent peur, ils battirent en retraite vers leurs bateaux et s'en allèrent à la rame.

SAGA D'EIRÍKR LE ROUGE, Chapitre XI.
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Nastasia-BNastasia-B   05 juillet 2015
Quand vint le printemps, ils virent, un matin de bonne heure, une quantité de kayaks venant du sud doubler le cap, il y en avait tant que l'on aurait cru la baie parsemée de morceaux de charbon. Dans chaque bateau, on agitait un bout de bois aussi. Karlsefni et les siens brandirent alors leurs boucliers, et quand ils se rencontrèrent, ils se mirent à faire du troc entre eux, ces gens voulant surtout avoir de l'étoffe rouge. Ils avaient à donner en échange des peaux et de la fourrure toute grise. Ils voulaient acheter aussi des épées et des lances, mais Karlsefni et Snorri l'interdirent. Pour une peau toute fraîche, les Skraelingar prenaient un empan de tissu rouge qu'ils se mettaient autour de la tête. Ces tractations durèrent un moment. Alors, l'étoffe commença à manquer chez Karlsefni et ses gens, ils la coupèrent alors en si petits morceaux qu'elle ne dépassait pas un travers de doigt et pourtant, les Skraelingar en donnaient autant qu'avant sinon davantage.

SAGA D'EIRÍKR LE ROUGE, Chapitre XI.
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