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EAN : 9781532829109
Éditeur : CreateSpace Independent Publishing Platform (08/05/2016)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Abigaëlle, Philippe, Sofiane, Bastien, Léopold.
Margot, Daphné, Théo, Lucas, et Romane.
Le 13 novembre 2015, tous verront leur vie basculer au Bataclan.

Les personnages de cette histoire sont fictifs. Imaginés, inventés. Tels peut-être qu'ils ont habité vos pensées, car ils sont nous tous.
Ce texte est un roman, mais c'est avant tout un hommage à toutes les victimes de ce jour-là. Celles qui n'ont pas survécu, celles qui luttent ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  02 juillet 2017

Depuis le temps que Margot et William attendaient cette soirée !
Mais la baby-sitter vient d'appeler : elle ne sera finalement pas disponible pour garder le petit Sacha.
Voilà six mois maintenant que Margot est maman à temps complet et elle comptait tellement sur cette sortie pour retrouver un semblant de vie sociale !
Qu'à cela ne tienne, c'est sa belle-mère qui gardera leur bébé, à titre exceptionnel. Celle-ci se fait une joie de répondre immédiatement présente.
Une fois dans l'ascenseur, le couple s'aperçoit qu'ils ont oublié de prendre de l'argent liquide, pour les t-shirts. Demi-tour toute !
Arrivés au sous-sol, c'est la voiture qui ne démarre pas. A croire qu'ils sont maudits ... 
Mais en prenant les transports en commun, ils peuvent encore arriver à temps. Direction le métro.
Nous somme le vendredi 13 novembre 2015.
Quand les deux époux arriveront au Bataclan, le concert des Eagles of Death Metal aura déjà commencé. 
 
Parmi la foule de ce funeste soir, Amélie Antoine a fait le choix de se focaliser sur dix personnes en particulier. Comme un macabre casting, un échantillon d'individus issus de son imaginaire et pourtant étrangement réels. Dix destins qui vont lui permettre de reparler du drame pour ne pas l'oublier. Jamais.
Elle nous les présente un à un en quelques pages, dans des scènes si quotidiennes, si banales, que la force du contraste avec ce qui les attend nous émeut d'emblée. Je pense en particulier à celle d'un père qui regrette de ne pas pouvoir emmener son fils. 
Outre Margot, on retrouvera la jeune Abigaëlle qui ira au concert malgré l'interdiction de sa mère dans le simple but d'attirer l'attention d'un lycéen sur lequel elle a totalement flashé.
Philippe, presque cinquante ans, va quant à lui inviter son ami Pascal qui broie du noir depuis la perte de son emploi. Les décibels vont lui changer les idées !
Sofiane est un fan absolu des Eagles of death metal. Il retarde son départ pour le concert afin d'aider sa fiancée Héloïse dans les préparatifs de leur mariage.
Bastien vit une situation particulièrement tendue avec son père, qui a beaucoup de mal à accepter son homosexualité.
Léopold est batteur dans un groupe. Ils doivent jouer le samedi dans un café parisien mais le vendredi ils ne seront que simples spectateurs au Bataclan.
Théo n'a que dix ans. Ses parents sont divorcés. Son père insiste auprès de son ex-femme pour l'emmener voir son premier concert de rock, même si ça n'est pas son tour d'avoir la garde.
Lucas a reçu les billets de concert de la part d'Anouk, cadeau pour leur cinq ans de rencontre. Elle l'accompagnera avec un couple d'amis. 
Romane invite sa soeur Adèle à la rejoindre sur Paris. Celle-ci accepte avec plaisir cette offre de réconciliation.
Enfin, Daphné est une maman toujours prise par le temps, qui cumule deux travails. Elle est caissière en semaine et elle tient également les vestiaires du Bataclan le vendredi et le samedi soir.
Revenir sur la tragédie du Bataclan en écrivant un roman était un pari risqué, un projet qui pouvait être perçu comme maladroit voire opportuniste. Ca n'est pas le cas. Amélie Antoine explique sa démarche en avant-propos. Elle s'est sentie tellement concernée par cette fusillade aveugle qu'elle a éprouvé le besoin de la raconter à sa façon, comme un témoignage de soutien aux victimes, à leurs proches, à tous ceux qui étaient présents et pour qui il y a forcément eu un avant et un après.
Son témoignage romancé est d'ailleurs construit de cette façon. L'insouciance de l'avant, ce qui s'est passé pour ces dix personnes et leurs accompagnateurs pendant le concert, et l'après.
Juste après, une journée plus tard, un mois ou un an : un décalage volontaire afin d'offrir un aperçu le plus large possible des conséquences, du bouleversement qui aura lieu immanquablement pour chacun des survivants. 
Parce qu'on imagine dès les premières présentations que certains personnages ne rentreront jamais chez eux. Je me suis surpris à me demander comment Amélie Antoine pouvait considérer avoir le droit de vie et de mort d'ailleurs sur ces protagonistes de circonstance. Qui allait-elle choisir de tuer, de blesser ou d'épargner ? Dans ce contexte d'un évènement réél, cette toute puissance de l'écrivain m'a initialement dérangé. Jusqu'à ce que je comprenne que les balles des terroristes avaient été tirées aveuglément, que le principal objectif était de faire le plus de victimes possible.
Et c'est simplement également le cas ici, il n'y a pas un personnage plus important ou plus immunisé. La mort va simplement frapper au hasard cette fois encore. 
En tout cas je n'ai aucun doute sur la sincérité de cette oeuvre. Je commence à connaître Amélie Antoine au travers de ses écrits qui, à des degrés divers, témoignent toujours d'une sensibilité à fleur de peau.
Profondément choquée par ce massacre gratuit ( au nom de quoi ??? ), elle a décidé d'apporter sa pierre à l'édifice. A la façon d'un bouquet qui ne se fânerait pas, d'une bougie que le vent ne soufflerait pas, l'hommage littéraire est réellement poignant. 
Et inscrit dans le temps.
Si les personnages sont issus de l'imagination de l'auteure, la description des faits est très documentée, reproduisant avec une troublante fidélité le cauchemar des spectateurs. Des gens si ordinaires pris en quelques secondes dans un tourbillon de folie meurtrière. Certains ont privilégié l'entraide et la protection d'autrui, d'autres ont fui sans se retourner quitte à piétiner les gens au sol, mais c'est relaté sans le moindre jugement. Qui pourrait être certain de la façon dont il aurait réagi s'il avait été présent ?
Et c'est le coeur serré, la gorge noué, que l'on suit ces personnes créés par Amélie Antoine tenter de trouver un refuge sur les toits, derrière un faux plafond ou une porte. Seules ou emmenées par une main amicale. Immobiles au sol ou entraînées de force dans un mouvement de foule en panique.
"J'ai enfin compris que des malades jouaient au chasseur dans la salle, qu'ils nous tiraient comme du gibier."
L'auteure s'immisce dans l'esprit de ses différents narrateurs et nous restitue toutes les pensées qui ont traversé leur esprit. Des réflexions parfois totalement incongrues, de la culpabilité, de la peur, de la souffrance, de l'égoïsme. Ceux qui n'ont pas compris ce qui se passait réellement et ceux qui ont pris conscience qu'ils allaient mourir.
Ce livre aurait pu être un thriller, mais la réalité dépasse malheureusement parfois la fiction. Par conséquent il est simplement impossible d'émettre un avis sur l'histoire racontée, tant elle est vraie. Elle est en tout cas relatée avec énormément de sensibilité, de justesse et de sincérité.
Aucune explication n'est donnée, les terroristes ne sont que des ombres meurtrières et leur donner la moindre petite importance aurait été déplacé dans ce qui est un réel hommage à tous les présents, qu'ils s'en soient ou non sortis, sachant qu'avoir survécu ne signifie aucunement avoir été épargné.
Un point m'a quand même dérangé, en l'occurrence une touche d'espoir insufflée par l'auteure, comme si quelque chose de positif pouvait quand même surgir de cette barbarie. Je comprends la démarche, la volonté de se dire que peut-être de cet immense gâchis a pu surgir une minuscule lueur d'espoir, pour que tout ne soit pas totalement vain, mais j'aurais préféré qu'on en reste à une noirceur totale.
Bientôt vingt mois qu'a eu lieu la fusillade.
Une nuit qui nous aura tous choqué, attristé, révolté.
128 décès, dont plus de 80 au Bataclan, au nom de rien. Rien de tangible, rien d'explicable, une gratuité aussi inacceptable qu'impardonnable.
Et pourtant, je n'avais plus repensé à ces évènements tragiques depuis longtemps.
Le pari est donc réussi pour Amélie Antoine qui m'a permis de vivre au travers de ses personnages cette terrible soirée. de me rappeler que j'aurais pu y être. Je connais le Bataclan, mais je n'avais jamais pris la peine de visualiser ou de ressentir ce que la foule avait réellement vécu prise au piège par des fanatiques.
Une lecture forcément un peu dérangeante, dont on ne ressort pas indemne.
Un texte très fort dont j'aurais souhaité que l'issue soit différente cette fois, dans laquelle je me suis senti impliqué émotionnellement.
Comment ne pas l'être ?
Un témoignage rempli de douleur et de compassion.
Peut-être une goutte d'eau dans l'océan, mais une oeuvre très généreuse et probablement courageuse.
"Parce que je ne veux pas que l'on oublie." conclue Amélie Antoine en introduction.
En tout cas, je m'en rappellerai bien plus longtemps.

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Aliice28
  24 mars 2020
Ce texte n'est pas un témoignage à proprement parler, l'auteure a choisi de se focaliser sur dix personnages (fictifs) pour écrire sur ce thème douloureux que sont les attentats du Bataclan. Amélie Antoine décrit leur vie, avant, pendant et après. Nous assistons à la douleur des proches des disparus, ainsi qu'au traumatisme des survivants ; en effet, comment vivre après avoir vécu un tel massacre ?
Ce roman est poignant et percutant. Dommage qu'il n'ait pas été publié par un éditeur car il mériterait d'être davantage connu. À lire, ne passez surtout pas à côté !
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gerardmuller
  15 mai 2016
Au nom de quoi/Dorian Meune
Bataclan : in memoriam
Il n'était pas facile assurément de revenir sur la tragédie du 13 novembre 2015 au Bataclan pour en faire un livre. Cela pouvait prêter le flanc à la critique à savoir taxer l'auteur de voyeurisme ou d'opportunisme.
Dorian Meune a su relever le défit et rendre un vibrant et humble hommage à tous ces êtres fauchés dans leur jeunesse, massacrés ce vendredi 13 au nom de rien.
Usant de la fiction et mettant en scène des personnages tout simples représentatifs de la société, des gens qui comme beaucoup d'autres « ont peur du sida, de la crise économique, du réchauffement climatique, de la malbouffe, de la clope, du cancer, du chômage, des ondes wifi…, mais qui n'avaient pas encore pensé à ajouter le terrorisme à la liste des choses contre lesquelles il allait falloir se battre et résister…l'auteur nous fait comprendre à quel point est stochastique la destinée de chacun et particulièrement de ceux et de celles qui étaient partis joyeux au concert du Bataclan, une génération censée avoir peur de tout. Mais qui se devait, se doit et se devra de n'avoir peur de rien. »
Certes des personnages fictifs mais ô combien criants de vérité. Ce qui leur arrive au fil des pages devient insoutenable, insupportable, intolérable. Je repense notamment à l'angoisse des parents d'Abigaël qui ignorent ce qu'est devenue leur fille au sortir du lycée. Elle était allée en douce au concert.
Et puis il y a le rayon de soleil après tout cette déréliction, c'est la rencontre improbable entre Romane et Léopold à plat ventre sur le sol du Bataclan.
Ce livre qui veut réinventer la réalité pour l'exorciser et la transcender, comme dit l'auteur dans son avant propos, est un vibrant hommage à ceux qui n'ont pas survécu et à ceux qui luttent encore aujourd'hui pour continuer à vivre.
Dorian Meune n'était pas au Bataclan et on peut se dire que c'est un bonheur car il n'aurait peut-être pas pu nous offrir ce récit plein de délicatesse et de retenue.
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Livresque78
  13 juin 2016
Il y a des blessures qui sont inguérissables, elles ne peuvent jamais totalement se refermer. Elles resteront dans les mémoires, des individus, du pays, du monde…
Je n'étais pas à une terrasse de café Parisienne ce soir là, je n'étais pas non plus au Bataclan, pourtant comme chacun d'entre nous mon coeur a saigné, mes yeux ont pleuré, l'incompréhension m'a envahie.
Dorian Meune tente avec ce magnifique roman d'exorciser la douleur des terribles événements du 13 novembre 2015. Il met des mots sur tout cela en imaginant des vies qui ont basculé un soir de concert. Il nous narre un éventuel avant, pendant et après, car les personnages qu'il décrit sont fictifs, mais au final ils ont des similitudes avec ces vies fauchées au Bataclan: des êtres humains avec des familles, des rêves, des sentiments, des envies…
Lien : https://livresque78.wordpres..
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moncoinlivresque
  25 novembre 2016
Avant d'accepter la proposition de Amélie Antoine, l'auteure de « Au nom de quoi », je dois avouer que j'ai beaucoup hésité. Accepter ou décliner gentiment…accepter de revivre ce passage de ma vie, de notre vie à tous…accepter le lot d'émotions qui risquait de me submerger…ou décliner et passer mon chemin. Me protéger en définitif. Car lire un livre qui parle du 13 Novembre 2015 ce n'est pas anodin. Loin de là. Un épais brouillard émanait de ce roman…il semblait traîner avec lui un boulet, lourd, douloureux, écrasant. Revivre ces terribles événements me terrifiait. Et puis, en y réfléchissant bien, n'était-il pas temps d'arrêter de « faire l'autruche »…n'était-il pas temps d'exorciser certaines choses ? Alors j'ai accepté cette gentille proposition…et j'ai attendu…quelques jours encore, quelques semaines…j'ai attendu d'avoir le courage de débuter ma lecture…car du courage il en faut pour revivre cette soirée et se replonger dans l'horreur.
L'esprit est traître…il met sous silence ce qui lui déplaît et vous protège parfois bien malgré vous…l'oubli fait son chemin dans les coeurs et les esprits…jusqu'à ce que ne restent en vous que quelques bribes, de simples souvenirs…et les barrières se dressent, consciemment ou inconsciemment…les « je ne veux pas me souvenir », « je ne veux pas y penser » fusent…et vous oubliez, lentement. Tout se drape d'un épais brouillard. Cela vous apaise, vous anesthésie un temps.
Mais Amélie Antoine ne veut pas oublier. Elle ne veut pas que vous oubliiez non plus. Et elle a raison, nous ne le devons pas.
Avec « Au nom de quoi », elle nous livre l'histoire de 10 personnes, toutes fictives, qui ont prévu de se rendre au concert des Eagles Of Death Metal au Bataclan le 13 Novembre 2015…Ces 10 individus vont voir leur quotidien basculer en une seule soirée. Certains vont y perdre la vie. D'autres vont devoir apprendre à vivre de nouveau après cet attentat.
La construction même du roman est très bien pensée. le livre est découpé en 3 parties contenant différents chapitre. Chaque chapitre parle d'un personnage différent, ce qui permet ainsi au lecteur de s'y attacher en découvrant ses failles, ses motivations, les raisons qui l'ont poussé à vouloir assister à ce concert. Cadeau, boulot, contrainte…les raisons de leur présence au Bataclan ce 13 Novembre 2015 sont diverses et variées. Dans tous les cas, ces raisons vont les conduire à la partie « Pendant » du roman…C'est à cet instant que la réalité m'a rattrapé. J'ai eu peur des descriptions trop prononcées, des passages trop difficiles à lire. Mais l'auteur parvient à doser les choses admirablement bien. Tout est écrit avec beaucoup de respect et de pudeur, du début à la fin. Les relations et les réactions des personnes sont totalement plausibles.
Le lecteur, malgré l'imminence de l'horreur, ne peut s'empêcher de sourire à certaines conversations, d'être ému et lorsque le drame survient, il est terrifié, il craint pour chacune de ces personnes qu'il commençait à connaître…il tremble pour elles, il espère que toutes s'en sortiront…la réalité est toute autre, vous le savez. Tant de personnes sont tombées sous les balles ce soir là. le lecteur ressent la panique, il ressent l'incompréhension, la terreur qui s'emparent des protagonistes au moment où ils comprennent ce qui se passe autour d'elles. Il ne se contente pas de regarder, en simple spectateur, il prend part au chaos ambiant, il vit la scène. C'est dur, difficile par moment, mais nécessaire.
La plume de l'auteure est parfaite…justement dosée…poétique…délicate. J'ai pris énormément de plaisir à lire cette auteure. Chaque personnage est approfondi comme il se doit. Certains passages et anecdotes feront échos en vous : un parfum, une musique fredonnée, un dialogue. Et c'est ce qui fait que ce roman fonctionne à merveille. Il touche le lecteur au plus profond de son être.
En conclusion : « Au nom de quoi » est un roman magnifique et émouvant…il ne se complet pas dans un larmoiement inutile, il n'est pas là pour appuyer là où ça fait mal, il ne fait pas débat…il est juste « vrai ». J'ai eu l'impression de pouvoir toucher ces personnes, j'ai vu défiler les pages tant j'étais happée par le sort de chacune d'entre elles. L'émotion vous submerge sans que vous ne puissiez rien y faire. Et étrangement, cette lecture m'a fait du bien. Elle m'a recentré. Elle a permit à certains points et certaines barres de retrouver leur lettres respectives.
Ce n'est pas un point final…c'est un rappel. Ces personnes étaient venues célébrer la vie…et ce roman, ne se contente pas simplement d'évoquer la mort, la perte et l'horreur, non, il célèbre la vie également quelque part. Nous ne devons pas oublier parce que l'oubli est notre pire ennemi. Nous devons avoir le droit de célébrer la vie…à la terrasse d'un café, à un concert, dans les allées d'un supermarché ou les yeux levés vers le ciel, illuminés par un feu d'artifice…nous en avons le droit et nous devons le faire.
Merci à Amélie Antoine pour cette lecture…pour ce vibrant hommage…j'avais peur de me lancer dedans, peur de ce que cela impliquait. Maintenant que j'en ai tourné la dernière page, je sais que j'ai bien fait de lui faire confiance.
Je ne vous recommande pas « Au nom de quoi », je vous demande de le lire…il vous apportera quelque chose, j'en suis certaine.
Lien : http://moncoinlivresque.fr/a..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
AntyryiaAntyryia   05 juillet 2017
- Tu as vraiment envie de l'embarrasser ?
- Pourquoi une visite de son fils unique l'embarrasserait, maman ?
Elle triture ses paumes nerveusement.
- Tu sais très bien pourquoi.
- Parce que je suis gay ? Et qu'il a peur que ça se voie subitement comme le nez au milieu de la figure ?
- Il faut juste lui laisser un peu de temps pour l'accepter, Bastien, mets-toi à sa place...
- Mais comment ça se fait qu'à toi, ça te soit égal que je sois homo ? Pourquoi est-ce que lui, il aurait besoin de temps ? Pourquoi il est incapable de voir que je n'ai pas changé du jour au lendemain, que je suis toujours le même, que la seule différence, c'est que maintenant, il sait ?

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EdithBacaEdithBaca   16 août 2016
Je viens de lire un livre court mais intense de par son sujet. Trois périodes :
AVANT
Abigaelle. Philippe, Sofiane, ,Bastien, Léopold, Margot, Daphné, Théo, Lucas et Romane vont se rendre au concert des Eagles of Death Metal le 13 novembre 2015 au Bataclan pour diverses raisons : fans du groupe, place reçue en cadeau d' anniversaire ou de réconciliation,accompagner un fan ou y travailler...
PENDANT
Chacun décrit ce qu' il a entendu , compris après l' effet de surprise, sa réaction (fuir, aider, faire le mort, se cacher....)
L'APRÈS
Le plus difficile : Vivre avec ses questions, pourquoi moi, pourquoi lui.?
Tous ont vu leur vie basculer ce soir là !
Ce livre est bien écrit , déchirant et sans voyeurisme. C'est un cri de rage face à ces vies brisées et pourtant il y a un message d' amour!
Je suis reste ébranlée, j' ai le coeur serré mais je suis convaincue que nous vaincrons cette folie meurtrière en vivant chaque jour intensément.
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LaRousseBouquineLaRousseBouquine   28 juin 2016
Une génération pour qui la guerre n’existe que dans les livres d’histoire, ou loin, si loin qu’elle semble irréelle, impalpable. Une génération qui sort voir un concert de rock et qui apprécie le simple fait de se retrouver, de communier, presque, au milieu d’inconnus qui vibrent au rythme de la même musique. Une génération qui aime prendre un verre en terrasse et profiter des derniers jours de douceur automnale.

Une génération à qui l’on a appris que tant de choses étaient dangereuses, risquées. Qu’il fallait avoir peur du sida, de la crise économique, du réchauffement climatique, de la malbouffe, de la clope, du cancer, du chômage, des ondes wifi, et j’en passe.

Une génération que les parents laissaient sortir et s’amuser dehors et qui ne fera sans doute jamais de même avec ses enfants. Trop dangereux, trop risqué.

Une génération sans illusions, mais tellement pleine de rêves.

Une génération qui peut désormais ajouter « terrorisme » à la liste des choses à craindre, à la liste des choses contre lesquelles se battre et résister.

Parce que c’est ce que nous sommes, c’est ce qu’ils étaient : une génération de battants. Une génération censée avoir peur de tout, mais qui se doit de n’avoir peur de rien
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LaRousseBouquineLaRousseBouquine   28 juin 2016
A côté de nous, un groupe se relève et part en courant, enjambant les corps inertes, vivants ou non. Je me dis que c'est le moment de se casser d'ici, que bientôt on sera dans un café à boire une bière et à songer qu'on a vécu un sacré truc. On se tapera dans le dos, on s'esclaffera un peu trop fort pour évacuer la pression, on se demandera si on n'a pas fait un mauvais rêve tellement tout semblera absurde.
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cat58cat58   03 novembre 2016
« Je voudrais faire demi-tour, courir pour retrouver Anouk, mais mes jambes refusent d’avancer. La vérité, c’est que je suis mort de peur à l’idée de me rapprocher de ce bâtiment. La vérité, c’est que mes pieds ne feront pas le moindre pas pour rebrousser chemin. La vérité, c’est que ma vie m’importe plus que la sienne, même si je refuse de l’admettre et que je tente de me raisonner en me convainquant que de toute façon, ce serait stupide de retourner là-bas, que je ne peux rien pour elle. Que c’est trop tard pour changer les choses. Trop tard pour la sauver si elle ne s’est pas sauvée elle-même ».
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Avec elle - Sans elle - Solène Bakowski et Amélie Antoine - LTL # 179
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